Domaine technique de l'invention
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L'invention concerne une montre comportant un cadran antichoc.
Arrière-plan technologique
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De manière classique, une montre comporte une carrure, une glace et un fond amovible. Un mouvement horloger est maintenu dans la carrure par des éléments d'emboîtage.
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Un cadran visible à travers la glace est fixé sur le mouvement d'horlogerie.
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Il est connu qu'un choc accidentel sur la montre peut endommager, marquer certains composants du mouvement d'horlogerie, voire engendrer la perte de la solidarisation de certains composants.
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Il a été développé des solutions permettant de minimiser le choc subi par le mouvement d'horlogerie, notamment par l'insertion d'un amortisseur entre la carrure et le mouvement d'horlogerie.
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Toutefois, le mouvement d'horlogerie n'est pas le seul élément à pouvoir être endommagé lors d'un choc accidentel sur la montre.
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En effet, le cadran fixé sur le mouvement d'horlogerie peut également être endommagé ou déformé lors d'un choc subi par la montre.
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Par conséquent, il existe un besoin d'amélioration des cadrans pour répondre à au moins une des problématiques mentionnées précédemment.
Résumé de l'invention
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L'invention a pour objectif principal de proposer une montre comportant un cadran antichoc présentant une résistance améliorée aux chocs.
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A cette fin, l'invention vise à proposer une montre comportant une carrure, un fond amovible monté sur la carrure, un mouvement logé dans un volume interne de la carrure.
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Selon l'invention, la montre comporte un cadran, d'épaisseur es, comportant une face supérieure visible par l'utilisateur, le cadran étant solidaire d'une pièce de renfort positionnée sous le cadran, la pièce de renfort comportant un épaulement périphérique annulaire coopérant avec une portée annulaire ménagée dans la carrure, ladite pièce de renfort étant solidaire de la carrure en appui contre la portée annulaire de la carrure.
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Une telle pièce de renfort permet de réduire la flèche subie par le cadran lors d'un choc sur la montre. Ainsi, pour un même cadran (c'est à dire de matière et d'épaisseur identiques), le cadran antichoc selon l'invention permet de réduire significativement la flèche au niveau du cadran, d'au moins un facteur 2, lors d'un choc d'1 mètre subi par la montre.
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Ainsi, le cadran antichoc selon l'invention permet de fournir une solution simple et économique sans avoir besoin d'utiliser d'autres matières coûteuses et plus complexes à mettre en oeuvre pour la fabrication d'un cadran.
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Le cadran antichoc selon l'invention permet de fournir un appui renforcé sur toute la surface du cadran, et de solidariser le cadran directement à la carrure pour minimiser les contraintes et les déformations au niveau du cadran.
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Outre les caractéristiques évoquées dans le paragraphe précédent, la montre selon l'invention peut présenter une ou plusieurs caractéristiques complémentaires parmi les suivantes, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles :
- le cadran est en appui rigide sur une face supérieure de la pièce de renfort ; préférentiellement le cadran est intégralement en appui rigide sur la face supérieure de la pièce de renfort ;
- le cadran présente une portion centrale et une portion périphérique et en ce que la portion centrale et la portion périphérique sont en appui rigide sur la face supérieure de la pièce de renfort ;
- la pièce de renfort présente une portion centrale d'épaisseur e1 et une portion périphérique au niveau de laquelle l'épaulement périphérique annulaire est ménagé, la portion périphérique présentant une épaisseur e2, l'épaisseur e2 de la portion périphérique étant supérieure à l'épaisseur e1 de la portion centrale et supérieure à l'épaisseur e3 du cadran ;
- l'épaisseur e2 de la portion périphérique est au moins deux fois supérieure à l'épaisseur e1 de la portion centrale 31 et/ou supérieure à l'épaisseur e3 du cadran ;
- la pièce de renfort est solidarisée sur la carrure par vissage ;
- la pièce de renfort est solidarisée sur la carrure par vissage au niveau de la portée annulaire de la carrure ;
- la montre comporte une bague de serrage, distincte du fond amovible, vissée dans la carrure et agencée pour comprimer axialement la pièce de renfort contre la portée annulaire de la carrure ;
- la bague de serrage comporte sur une circonférence externe un filetage coopérant avec un taraudage ménagé dans la carrure ;
- le taraudage de la carrure pour le serrage de la bague de serrage est configuré pour recevoir le fond amovible (12) par vissage ;
- le cadran est monobloc avec la pièce de renfort ;
- le cadran est solidarisé par collage sur la face supérieure de la pièce de renfort par l'intermédiaire d'un élément adhésif ;
- le cadran est solidarisé par des vis sur la face supérieure de la pièce de renfort par des moyens de vissage ;
- le cadran est solidarisé par brasage ou soudage sur la face supérieure de la pièce de renfort ;
- le mouvement est emboité dans la carrure par l'intermédiaire de la pièce de renfort.
Brève description des figures
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Les buts, avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-dessous faisant référence aux figures suivantes :
- la figure 1 est une vue éclatée en perspective d'un premier exemple de réalisation d'une montre selon l'invention comportant un cadran antichoc ;
- la figure 2 est une vue en coupe transversale illustrant partiellement le premier exemple de réalisation de la montre illustrée à la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue en coupe transversale illustrant partiellement un cadran antichoc selon l'invention ;
- la figure 4 est une vue partielle en coupe transversale du deuxième exemple de réalisation d'une montre selon l'invention.
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Dans toutes les figures, les éléments communs portent les mêmes numéros de référence sauf précision contraire.
Description détaillée de l'invention
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Dans la présente demande, la direction axiale est une direction s'étendant perpendiculairement à un plan formé par le cadran du mouvement d'horlogerie, référencé ici P1. Une direction radiale est en revanche parallèle au plan P1 formé par le cadran.
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Les termes « interne », « externe » sont à considérer en référence au centre de la pièce d'horlogerie de sorte qu'une face interne est plus proche du centre qu'une face externe qui est opposée au centre de la pièce d'horlogerie.
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Les termes « supérieur » et « inférieur » sont à considérer dans un référentiel d'une montre posée sur le fond comme représenté à la figure 2.
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La figure 1 est une vue éclatée en perspective d'un premier exemple de réalisation d'une montre 100 selon l'invention, d'axe central B, comportant une carrure 10 configurée pour être fermée de part et d'autre par un fond amovible 12 et par une glace (non représentée).
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La figure 2 est une vue en coupe transversale illustrant partiellement le premier exemple de réalisation de la montre 100 illustrée à la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe transversale illustrant plus particulièrement un cadran antichoc selon l'invention.
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Par exemple, la carrure 10 est en matière métallique, céramique, en matière polymère ou encore un mixte de différentes matières.
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La montre 100 comporte un mouvement 20 logé dans un volume interne 15 délimité par la carrure 10 et maintenu en position dans la carrure 10 par des moyens d'emboîtage (non représentés).
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Le mouvement 20 peut être un mouvement mécanique, électromécanique ou électronique.
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Le mouvement 20 présente un axe central A perpendiculaire à un plan général P1. L'axe central A du mouvement 20 est parallèle ou correspond à l'axe de rotation des aiguilles du mouvement.
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L'axe central A du mouvement 20 est parallèle ou correspond à l'axe central B de la carrure 110.
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Un cadran 40, est positionné classiquement au-dessus du mouvement 20 et est visible au travers de la glace.
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Le cadran 40 présente une surface supérieure 41, visible par l'utilisateur, portant des indications et/ou des ouvertures pour l'affichage d'une information liée au temps. Le cadran 40 peut également présenter sur sa surface supérieure 41 un décor.
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Le cadran est par exemple réalisé en laiton, en aluminium, en acier, en un alliage métallique, en matière synthétique, en matières composites ou en un mélange de ces matières.
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Le cadran présente une épaisseur e3. Classiquement le cadran présente une épaisseur de 0,4mm. En fonction de la matière utilisée pour le cadran et en fonction des dimensions de celui-ci, une telle épaisseur peut poser des problèmes de rigidité et occasionner des déformations lors d'un choc subi par la montre 100.
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Pour remédier à cet inconvénient, le cadran 40 est solidaire d'une pièce de renfort 30, positionnée sous le cadran 40, l'ensemble formant un cadran antichoc selon l'invention.
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Le cadran 40 présente une portion centrale et une portion périphérique. Selon l'invention la portion centrale et la portion périphérique du cadran 40 sont en appui sur la pièce de renfort 30.
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La pièce de renfort 30 est par exemple en forme de disque présentant une portion centrale 31 et une portion périphérique 32.
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Préférentiellement la pièce de renfort 30 présente une dimension radiale supérieure à la dimension radiale du cadran 40, de sorte que le cadran 40 repose intégralement en appui sur la pièce de renfort 30.
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La pièce de renfort 30 présente une surface supérieure 33 formant une surface d'appui sur laquelle le cadran 40 est en appui et solidaire.
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La pièce de renfort 30 comporte un épaulement annulaire 36 ménagé au niveau de la portion périphérique 32 configuré pour coopérer en appui avec une portée annulaire 16 ménagée dans une portion interne de la carrure 10.
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Préférentiellement, la portion périphérique 32 présente, au niveau de l'épaulement annulaire 36, une épaisseur e2 supérieure à l'épaisseur e1 de la portion centrale 31 et à une épaisseur e3 du cadran 40. Par exemple, la portion périphérique 32 est au moins deux fois plus épaisse que la portion centrale 31 de manière à assurer une rigidité du cadran 40 de plus faible épaisseur.
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La pièce de renfort 30 est solidaire de la carrure 10 en appui contre la portée annulaire 16 au niveau de l'épaulement périphérique annulaire 36.
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Dans ce premier exemple de réalisation illustré aux figures 1 et 2, la pièce de renfort 30 est solidarisée sur la carrure par des moyens de vissage, tels que des vis.
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Par exemple, la pièce de renfort 30 est solidarisée sur la carrure 10 au moyen de vis coopérant avec des taraudages ménagés au niveau de la portée annulaire 16. Les moyens de vissage permettent d'assurer un maintien rigide de la pièce de renfort 30 contre la portée annulaire 16 de la carrure 10.
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Dans un deuxième exemple de réalisation illustré à la figure 4, la pièce de renfort 30 est solidarisée rigidement sur la carrure 10 par l'intermédiaire d'une bague de serrage 50, distinct du fond amovible 12. La bague de serrage 50 est vissée dans la carrure 10 et configurée pour venir serrer et comprimer axialement la pièce de renfort 30 contre la portée annulaire 16 de la carrure 10.
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La bague de serrage 50 comporte sur sa circonférence externe un filetage configuré pour coopérer avec un taraudage 17 ménagé sur une face interne axiale de la carrure 10.
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La bague de serrage 50 peut comporter au niveau de sa face inférieure des empreintes permettant l'introduction d'un outil pour faciliter le serrage de la bague de serrage 50 dans la carrure 10.
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Préférentiellement, le taraudage 17 pour le serrage de la bague de serrage 50 est identique au taraudage pour le montage et le serrage du fond amovible 12.
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La bague de serrage 50 peut être réalisée dans n'importe quel matériau rigide et non élastomère, par un exemple un métal ou dans un matériau synthétique.
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Par exemple, la bague de serrage 50 est réalisée dans un matériau rigide et non élastomère présentant un module de Young supérieur à 50 GPa.
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Préférentiellement, la pièce de renfort 30 recouvre intégralement le mouvement 20 et présente des ouvertures nécessaires pour l'affichage d'information au niveau du cadran 40.
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La pièce de renfort 30 peut être ménagée en contact du mouvement 20, par exemple en contact avec la face supérieure du mouvement 20. La pièce de renfort 30 peut également être positionnée à une distance du mouvement 20 de manière à présenter axialement un espace entre la pièce de renfort 30 et le mouvement 20.
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Le cadran 40 peut comporter de manière classique des pieds de fixation 42 coopérant avec des orifices ménagés dans la portion centrale 31 de la pièce de renfort 30. Ces pieds de fixation 42 forment un moyen d'indexation pour positionner correctement le cadran 40 sur la pièce de renfort 30.
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Le cadran 40 est par exemple solidarisé sur la pièce de renfort 30 par collage au moyen d'un élément adhésif 14, par exemple un film adhésif.
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Ainsi, l'élément adhésif 14 forme une couche d'interface entre le cadran 40 et la pièce de renfort 30.
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Le cadran 40 est par exemple solidarisé par vissage sur la pièce de renfort 30, par exemple par des vis coopérant avec des taraudages ménagés sur face supérieure 33 de la pièce de renfort 30.
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Le cadran 40 est par exemple solidarisé par soudage ou brasage sur la pièce de renfort 30.
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A titre d'exemple, le cadran 40 est en laiton et présente une épaisseur e3 de 0,4mm. La pièce de renfort 30 est en acier et présente une épaisseur e1 de 0,4mm et une épaisseur e2 de 0,9mm.
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Selon une variante de réalisation, le cadran 40 est par exemple monobloc avec la pièce de renfort 30. Dans cette variante de réalisation, la surface décorative est directement appliquée sur la pièce de renfort 30.