FR2683467A1 - Procede de traitement et de destruction de dechets domestiques et/ou industriels et combustible fabrique a partir de tels dechets. - Google Patents
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Abstract
La présente invention a pour objet un procédé de traitement et d'élimination de déchets solides, liquides ou pâteux, combustibles (1) selon lequel on sélectionne lesdits déchets, on broie lesdits déchets solides combustibles (5/7), parallèlement on liquéfie une partie (2k) des déchets de matières plastiques en les immergeant dans un bain de solvant (10), on mélange le broyat avec lesdits plastiques liquéfiés (11) et autres liquides et, à partir de la composition pâteuse obtenue, on réalise une pluralité d'éléments (14) et on sèche ces éléments en les chauffant (15) en vue d'obtenir un combustible enrobé dans de la matière plastique, et on détruit ce combustible (16) en le brûlant en vase clos (20/23) à haute température, avec apport d'air atmosphérique (25) ou d'oxygène pur (26).
Description
Procédé de traitement et de destruction de déchets domestiques et/ou
industriels et combustible fabriqué à partir de tels déchets.
industriels et combustible fabriqué à partir de tels déchets.
DESCRIPTION.
La présente invention a pour objet un procédé de traitement et de destruction de déchets domestiques et/ou industriels et un combustible fabriqué à partir de tels déchets.
Le secteur technique de l'invention est celui des installations, appareillages et des procédés mis en oeuvre pour la réception des déchets domestiques et industriels, la récupération de certains produits non combustibles et la destruction des autres déchets, notamment des ordures ménagères.
La destruction des déchets ménagers ou industriels constitue un problème bien connu, dont la solution actuellement appliquée est tout à la fois coûteuse et polluante, d'une part sur le plan des rejets gazeux de la combustion et, d'autre part sur le plan des déchets solides, non combustibles et non recyclables. Certains déchets ferreux, les aciers, ou à base de cuivre tels que les bronzes, les laitons ou d'autres non ferreux, tels que les alliages d'aluminium par exemple, peuvent être récupérés en vue de leur réutilisation.
Cette activité de récupération est bien connue de nos jours.
Les autres déchets non récupérables ne peuvent, dans une très large mesure, être recyclés et sont généralement déversés sur des aires de stockage en attente d'être brûlés. L'accumulation de ces déchets, dont la production est journalière, fait qu'ils deviennent dans le temps, particulièrement encombrants et polluants, notamment ceux réputés non biodégradables, tels que les matières plastiques ou les élastomères par exemple. La question des produits toxiques liquides ou pâteux très polluants, tels que les acides, les bitumes, goudrons et autres déchets de ce genre, posent également un problème majeur pour leur élimination.
On connaît des centres dits d'incinération des ordures ménagères, dans lesquels on élimine par combustion les déchets combustibles. Mais les rejets de gaz et de fumées se font à l'atmosphère et, de ce fait, contribuent à la pollution atmosphérique et à la détérioration de l'environnement.
Les installations d'incinération actuellement en activité, rejettent donc à l'atmosphère des gaz et fumées issus de la combustion desdits déchets, dont on sait que les plus nocifs et polluants sont l'oxyde de carbone et les oxydes d'azote.
La présente invention vise à apporter une solution radicale et écologique à la destruction des déchets ménagers et industriels combustibles.
Un premier objectif de l'invention est de détruire les dechets domestiques et industriels de toutes natures, solides, liquides, pâteux ou gazeux, dans des conditions favorables à l'environnement, en rejetant à l'atmosphère des gaz peu polluants.
Un second objectif est de réaliser à partir desdits déchets un combustible qui, tout en permettant leur destruction par combustion, assure un pouvoir calorifique de nature à produire de façon économique, une énergie utilisable à des fins domestiques ou industrielles.
Un autre objectif est que ce combustible soit stable dans le temps en vue de permettre son stockage prolongé et sa manutention, notamment par des moyens mécanisés.
Ces objectifs sont atteints par le procédé selon l'invention pour le traitement et l'élimination de déchets solides, liquides ou pâteux d'origine domestique et/ou industrielle, dont une partie est constituée par des déchets de matières plastiques selon lequel on sélectionne lesdits déchets, par catégorie combustible ou non combustible et on dirige les déchets de chaque catégorie vers un poste de traitement en vue de leur récupération ou de leur destruction, caractérisé par les opérations suivantes
- on sélectionne lesdits déchets solides, liquides et pâteux, destructibles par combustion
- on broie lesdits déchets solides combustibles en vue d'obtenir un broyat
- parallèlement on liquéfie une partie des déchets de matières plastiques, en les immergeant dans un bain de solvant
- on mélange ledit broyat avec lesdits plastiques liquéfiés et autres liquides toxiques ou non toxiques à détruire, que l'on malaxe et que l'on triture en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on réalise à partir de cette composition pâteuse une pluralité d'éléments, de forme générale cylindrique ou tubulaire, ou sphérique, ou ovoïde, ou annulaire, ou en forme de pastille
- on sèche en les chauffant lesdits éléments pour obtenir un combustible enrobé dans de la matière plastique et pouvant être stocké ou manutentionne mécaniquement
- et on détruit ce combustible en le brûlant en vase clos à haute température, avec apport d'air atmosphérique ou d'oxygène pur.
- on sélectionne lesdits déchets solides, liquides et pâteux, destructibles par combustion
- on broie lesdits déchets solides combustibles en vue d'obtenir un broyat
- parallèlement on liquéfie une partie des déchets de matières plastiques, en les immergeant dans un bain de solvant
- on mélange ledit broyat avec lesdits plastiques liquéfiés et autres liquides toxiques ou non toxiques à détruire, que l'on malaxe et que l'on triture en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on réalise à partir de cette composition pâteuse une pluralité d'éléments, de forme générale cylindrique ou tubulaire, ou sphérique, ou ovoïde, ou annulaire, ou en forme de pastille
- on sèche en les chauffant lesdits éléments pour obtenir un combustible enrobé dans de la matière plastique et pouvant être stocké ou manutentionne mécaniquement
- et on détruit ce combustible en le brûlant en vase clos à haute température, avec apport d'air atmosphérique ou d'oxygène pur.
Plus particulièrement, on sélectionne lesdits déchets solides liquides ou pâteux, destructibles par combustion
- on pèse en continu à l'arrivage lesdits déchets et on introduit les valeurs issues dudit pesage dans la mémoire d'une unité centrale de calcul
- on effectue le broyage desdits déchets solides combustibles en vue d'obtenir un broyat d'une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 6 millimètres
- parallèlement, on liquéfie les déchets de matière plastique de type polychlorure de vinyle, de polyéthylène, de polystyrène ou autres, en les plongeant dans un bain de solvant
- on introduit ledit broyat. lesdites matières plastiques liquéfiées et autres liquides toxiques et non toxiques à détruire, dans un malaxeur-triturateur selon des pourcentages de poids donnes par ladite unité centrale de calcul et on malaxe et on triture lesdits broyats et lesdits liquides. en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on envoie cette composition pâteuse sous pression à travers une extrudeuse-découpeuse, en vue d'obtenir une pluralité d'éléments
- on sèche lesdits éléments et on les durcit en les chauffant pour obtenir ledit combustible.
- on pèse en continu à l'arrivage lesdits déchets et on introduit les valeurs issues dudit pesage dans la mémoire d'une unité centrale de calcul
- on effectue le broyage desdits déchets solides combustibles en vue d'obtenir un broyat d'une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 6 millimètres
- parallèlement, on liquéfie les déchets de matière plastique de type polychlorure de vinyle, de polyéthylène, de polystyrène ou autres, en les plongeant dans un bain de solvant
- on introduit ledit broyat. lesdites matières plastiques liquéfiées et autres liquides toxiques et non toxiques à détruire, dans un malaxeur-triturateur selon des pourcentages de poids donnes par ladite unité centrale de calcul et on malaxe et on triture lesdits broyats et lesdits liquides. en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on envoie cette composition pâteuse sous pression à travers une extrudeuse-découpeuse, en vue d'obtenir une pluralité d'éléments
- on sèche lesdits éléments et on les durcit en les chauffant pour obtenir ledit combustible.
Pour broyer les déchets solides on opère de la façon suivante
- on effectue un premier broyage à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 25 millimètres
- on opère une première transformation de ce broyat en y ajoutant de la poudre de déchets de matières plastiques dites dures, à raison de 0,8% à 3,5% en poids et on transfère ce broyat additionné de cette poudre dans un four à cristallisation et à la sortie dudit four, on effectue un second broyage dudit broyat cristallisé, pour le réduire à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 6 millimètres.
- on effectue un premier broyage à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 25 millimètres
- on opère une première transformation de ce broyat en y ajoutant de la poudre de déchets de matières plastiques dites dures, à raison de 0,8% à 3,5% en poids et on transfère ce broyat additionné de cette poudre dans un four à cristallisation et à la sortie dudit four, on effectue un second broyage dudit broyat cristallisé, pour le réduire à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 6 millimètres.
On introduit dans le malaxeur-triturateur lesdits liquides toxiques et non toxiques pour les associer audit broyat et à la matière plastique liquéfiée.
Pour l'élimination des huiles de vidange, on incorpore au broyat et à la matière plastique liquéfiée une valeur en poids de telles huiles comprise entre 5 et 20%, en fonction de la capacité d'absorption du broyat.
Pour l'élimination des liquides toxiques ou non toxiques autres que des huiles de vidange, on incorpore au broyat et à la matière plastique. liquéfiée une valeur en poids de liquides non toxiques ou toxiques comprise entre 2,5 et 5%.
Afin d'accélérer le durcissement du combustible, on incorpore dans ladite composition pâteuse un durcisseur de type résine synthétique, à raison de 3% à 8%.
Pour amalgamer les déchets entre eux et les isoler du milieu extérieur dans une enveloppe de protection, on liquéfie lesdites matières plastiques en les plongeant dans de l'acétone ou similaire.
Pour la fabrication dudit combustible, on utilise entre 35 et 90% en poids de déchets domestiques et/ou industriels et/ou d'ordures ménagères et on y incorpore entre 10 et 23% en poids de matières plastiques liquéfiées.
Selon le procédé et, dans le but de rejeter à l'atmosphère des gaz peu polluants, on détruit ensuite le combustible par pyrolysation et les gaz issus de la pyrolyse par combustion en vase clos et à haute température, avec apport d'air atmosphérique ou suroxygéné.
Pour une protection de l'environnement plus efficace, on détruit ledit combustible par pyrolysation et les gaz issus de la pyrolyse par combustion en vase clos et à haute température avec apport d'oxygène pur, pour limiter au maximum les oxydes d'azote produits par les composants du combustible.
Selon ledit procédé, on détruit ledit combustible dans un four par pyrolysation et l'on détruit le gaz de pyrolyse par combustion dans une chaudière, pour produire une énergie utilisable. Pour ce faire, on capte les gaz de pyrolyse à la sortie dudit four et l'on détruit ces gaz dans ladite chaudière au moyen d'au moins un brûleur sur lequel on adapte en continu le débit d'air atmosphérique ou d'oxygène pur comburant, en fonction du débit et de la composition des gaz, afin d'obtenir la combustion stoechiométrique, notamment par une combustion à l'oxygène pur.
Pour la mise en oeuvre du procédé en continu et automatique, on capte le débit de gaz de pyrolyse et on prélève des échantillons de ce gaz, on envoie les informations recueillies dans un analyseur électronique associé à un automate programmable et comportant une mémoire dans laquelle sont stockés les paramètres relatifs à la nature des composants du gaz et des débits de gaz et d'air comburant ou d'oxygène pur, lequel analyseur compare les données prélevées à l'émission des gaz auxdits paramètres et gère, à travers ledit automate et une télécommande, le débit d'air comburant ou d'oxygène pur apporté audit brûleur, afin d'atteindre la combustion stoechiométrique.
Selon le procédé, on détruit le gaz de pyrolyse avec apport d'air atmosphérique ou suroxygéné, en élevant la température de combustion entre 1300 K et 2000 K.
Dans un autre mode d'application du procédé, on détruit le gaz de pyrolyse avec apport d'oxygène pur, en élevant la température de combustion entre 2500 K et 2600 K.
On capte éventuellement les gaz produits par la transformation des déchets, on mélange ces gaz aux gaz de pyrolyse et on détruit les gaz résultant par combustion.
Ces objectifs sont également atteints par le combustible selon l'invention, permettant notamment la mise en oeuvre du procédé, lequel combustible se caractérise par le fait qu'il se compose de déchets domestiques et/ou industriels solides, liquides ou pâteux, dont lesdits déchets solides reduits en un broyat et mélangés auxdits déchets liquides et/ou pâteux, sont agglomérés et liés entre eux par un agglomérant plastique qui, en outre, enrobe le combustible.
Selon l'invention, ledit agglomérant plastique est de la matière plastique de type polychlorure de vinyle, polyéthylène, polystyrène ou autres issue desdits déchets.
Ledit combustible peut adopter toute forme générale cylindrique, ou sphérique, ou ovoide, ou annulaire, ou tubulaire, ou celle d'une pastille. De préférence, il adopte la forme d'un tube cylindrique, dont le conduit central établit une circulation des gaz et de comburant à l'intérieur du combustible, pour accroître sa vitesse de destruction par une combustion régulière et rapide de la pyrolysation.
Selon un mode de réalisation, il comporte entre 35 et 90% en poids de déchets domestiques et/ou industriels et/ou d'ordures ménagères et entre 10 et 23% en poids de matière plastique de type polychlorure de vinyle, polyéthylène, polystyrène ou similaire.
Il comporte en outre un durcisseur de type résine synthétique à raison de 3% à 8% en poids.
Pour l'élimination de déchets liquides non toxiques ou toxiques comprenant ou non des huiles de vidange, le combustible comporte entre 2 et 5% en poids de liquides non toxiques ou toxiques, autres que des huiles de vidange.
Pour l'élimination des huiles de vidange, le combustible comporte entre 5 et 20% en poids de telles huiles.
Dans un mode d'exécution, ledit combustible se compose de 80 à 90% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et ledit durcisseur et de 10 à 20% en poids de matières plastiques pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 13,5 à 16,5 MJ par kilogramme.
Dans un autre mode de réalisation, il se compose de 75% en poids de déchets ménagers y compris les déchets liquides et le durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques et de 5% en poids de dechets de carton pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 17 MJ par kilogramme.
Dans un autre mode de réalisation, il se compose de 70% en poids de déchets ménagers y compris les déchets liquides et ledit durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques et de 10% en poids de déchets de papier pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 18 MJ par kilogramme.
Dans encore un autre mode de réalisation, il se compose de 65% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et ledit durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques, de 10% en poids de déchets de papier et de 5% en poids de déchets de bois pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 18,5 MJ par kilogramme.
Dans un autre exemple de réalisation, il se compose de 60% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et ledit durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques, de 5% en poids de déchets de pneumatiques, de 4% en poids de déchets de bois, de 1% en poids de déchets textiles et de 10% en poids de déchets de carton pour dégager une énergie calorifique de 20 MJ par kilogramme.
Selon un autre exemple, il se compose de 55% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et le durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques, de 15% en poids de déchets de carton et de 10% en poids de déchets de papier pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 20 MJ par kilogramme.
Selon encore un autre exemple, il se compose de 50% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et le durcisseur, de 20% en poids de matières plastiques, de 5% en poids de déchets de pneumatiques, de 5% en poids de déchets de bois, de 2% en poids de déchets textiles, de 10% en poids de déchets de papier, et de 8% en poids de déchets de carton pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 21 MJ par kilogramme.
Selon un autre exemple, il se compose de 45% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et le durcisseur, de 21% en poids de matières plastiques, de 15% en poids de déchets de carton, de 11% en poids de déchets de papier, de 2% en poids de déchets de bois, de 1% en poids de déchets de pneumatiques, de 1% en poids de déchets textiles et de 3% en poids de poussières et de terre pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 21 MJ par kilogramme.
Selon un autre exemple, il se compose de 40% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides autres que les huiles de vidange et le durcisseur, 22% en poids de matières plastiques, 15% en poids de déchets de carton, 12% en poids de déchets de papier, de 4E en poids de déchets de bois et de 7% en poids d'huiles de vidange pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 23,5 MJ par kilogramme.
Selon un autre exemple de réalisation, il se compose de 35% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides et le durcisseur, 23% en poids de matières plastiques, 20% en poids de boues de décantation, de 2% en poids de déchets de pneumatiques, de 4% en poids de déchets de bois, de 7% en poids d'huiles de vidange et de 9% en poids de déchets de carton pour dégager une énergie calorifique de l'ordre de 22,5 MJ par kilogramme.
L'invention a pour résultat l'élimination des déchets domestiques et industriels solides, liquides, pâteux ou gazeux, tout en respectant l'environnement en rejetant à l'atmosphère des gaz peu polluants ou presque totalement dépollués.
L'invention a également pour résultat un combustible permettant de produire, par la mise en oeuvre dudit procédé et de façon économique, une énergie utilisable à des fins domestiques ou industrielles.
D'autres avantages et les caractéristiques de l'invention ressortiront encore à la lecture de la description suivante donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels
- la figure 1 est un tableau synoptique d'une installation mettant en oeuvre le procédé selon l'invention
- la figure 2 est une vue en perspective à grande échelle, du combustible obtenu par ledit procédé et pour sa mise en oeuvre, dans sa forme préférentielle
- la figure 3 est une vue en coupe partielle/vue extérieure du combustible de la figure 2.
- la figure 1 est un tableau synoptique d'une installation mettant en oeuvre le procédé selon l'invention
- la figure 2 est une vue en perspective à grande échelle, du combustible obtenu par ledit procédé et pour sa mise en oeuvre, dans sa forme préférentielle
- la figure 3 est une vue en coupe partielle/vue extérieure du combustible de la figure 2.
Selon le procédé, l'élimination des déchets ménagers et industriels, y compris agricoles, passe par la mise en oeuvre d'un combustible et la destruction de ce combustible dans des conditions spécifiques telles qu'énoncées ci-dessus et qui seront exposées avec plus de détails au cours de la description donnée ci-après.
Quel que soit leur état, solide, liquide, pâteux ou gazeux, ou leur provenance, ménagère, agricole ou industrielle ou encore leur nature ou leur composition, matière plastique, caoutchouc, élastomère, bois, produits chimiques, papier et carton, textile, huile de vidange et autres, liquides toxiques ou non, boues de décantation, etc..., de tels déchets destructibles par le feu sont de nature à produire une énergie calorifique que le procédé selon l'invention, tend à valoriser.
Compte tenu de la grande variété de tels déchets et de leur provenance sur le lieu de traitement, de façon aléatoire, on comprend que les proportions et la nature des composants entrant dans la fabrication du combustible selon l'invention, peuvent varier dans une très large mesure.
Les qualités physiques et caloriques du combustible découlent donc de la nature des déchets mis à la destruction et de la collecte au jour de leur arrivage sur le site de traitement.
Néanmoins, il est possible malgré l'hétérogénéité des résidus urbains, agricoles ou industriels, d'établir une évaluation du pouvoir calorifique moyen de tels déchets, sur la base de statistiques faites sur une longue période de deux années et touchant la production de déchets d'une agglomération de l'ordre de 200.000 habitants.
De ces statistiques découle le fait que le pouvoir calorifique du tout venant en vrac à l'arrivée sur le site de traitement et avant transformation, s'établit entre 6,3 et 14,3 MJ, celui-ci étant bien entendu fonction des qualités et variétés des déchets pris en compte tels que les plastiques, les papiers et cartons par exemple qui, comme on le sait, peuvent être sujets à récupération.
L'usage de tels produits, dans le cadre du procédé, est donc tributaire du marché des matières premières de récupération et de la valeur économique de ces matières. I1 est évident que si leur valeur marchande est insuffisante, une partie au moins de ces déchets pourront entrer dans la composition du combustible en en augmentant le pouvoir calorifique, celui-ci pouvant ainsi atteindre environ 23 MJ.
Dans le cas contraire, il sera ramené à environ 13,5 MJ, étant précisé que la fabrication du combustible implique l'utilisation de déchets de matières plastiques, telles que celles provenant des bouteilles de boisson, d'emballages alimentaires, de tuyaux divers ou autres produits de telles matières à base de polymères ou de copolymères de type polychlorure de vinyle, polyéthylène, polystyrène, polyuréthanne ou autres... ces matières étant susceptibles de constituer d'une part, un agglomérant pour la liaison des déchets et former d'autre part, une enveloppe protectrice garante de la tenue dans le temps du combustible en vue de son stockage et permettant sa manutention.
Un tel combustible, dont les déchets initialement polluants sont noyés et enrobés dans ledit agglomérant plastique et durci dans sa phase de fabrication finale, offre en outre l'avantage d'être totalement non polluant, ses composants étant ainsi "piégés" dans la matière plastique.
Un exemple non limitatif de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est maintenant exposé en référence à la figure 1 du dessin relative à un synoptique donnant les phases successives dudit procédé : de la réception des déchets combustibles bruts jusqu'à leur destruction.
Le poste référencé 1 se situe donc en aval de la réception des déchets dans leur état initial, où une première sélection est faite à l'entrée du site de traitement pour diriger les produits recyclables non combustibles, tels que par exemple les produits métalliques ferreux et non ferreux et certains plastiques, vers un centre de récupération et les déchets combustibles de toute nature et origine vers ledit poste 1.
Celui-ci reçoit lesdits déchets en vrac à l'état brut. I1 peut être par exemple constitué par une aire de dépôt à partir de laquelle les déchets sont convoyés dans les divers circuits de la chaîne de traitement.
Les déchets issus du poste 1 sont acheminés au moyen par exemple, d'un convoyeur, vers un poste de triage et de pesage 2. Le pesage est opéré à ce poste au fur et à mesure de l'arrivage, au moyen d'une ou plusieurs bascules électroniques, après triage des déchets suivant leur nature. Le synoptique donne un exemple de la variété des produits triés référencés 2a à 21, soit : matières plastiques de toutes origines 2a, déchets de papier 2b, déchets de carton 2c, déchets de bois et végétaux 2d, poussières et terres 2e, huiles de vidange 2f, textiles 2g, caoutchouc et pneumatiques 2h, ordures ménagères 2j, plastiques de type PVC ou similaires 2k, déchets liquides non toxiques et toxiques autres que des huiles de vidange 21.
Les valeurs en poids de chaque nature de déchets sont introduites dans la mémoire d'une unité centrale de calcul 3, qui a également en mémoire les différents paramètres relatifs aux diverses compositions possibles du combustible, en vue de sa fabrication. Après pesage, les déchets sont momentanément stockés. En fonction des variétés de déchets et de leur quantité à l'arrivage, l'unité centrale 3 commande directement ou à travers des automates les moyens de transfert de chaque variété pour les amener jusqu'aux différents postes de la chaîne de fabrication du combustible. Les quantités de déchets gérées par ladite unité 3 sont données en pourcentage en poids et transformées par exemple dans un convertisseur numériquetanalogique pour commander le débit de matières aux différents postes de la chaîne.
Les déchets solides du poste 2 (2a à 2d et 2g à 2j) sont acheminés jusqu a un poste de broyage comportant une première unité de broyage 5, un four à cristallisation 6 et une deuxième unité de broyage 7. Une partie des matières plastiques dites dures, c'est-à- dire des pièces épaisses de polychlorure de vinyle, de polystyrène ou à base de résine polyester par exemple, font l'objet d'un premier broyage et d'un criblage au poste 4 pour réduire une partie de ces matières en poudre.
On donne ci-après, à titre d'exemple, les pourcentages en poids desdits déchets solides pouvant entrer dans la fabrication d'une tonne de combustible
- 10% de déchets de matières plastiques issus du poste 2a, soit 100 kgs,
- 10% de déchets de papiers issus du poste 2b, soit 100 kgs,
- 11% de déchets de cartons issus du poste 2c, soit 110 kgs,
- 3% de déchets de bois issus du poste 2d, soit 30 kgs,
- 1% de déchets de textiles issus du poste 2g, soit 10 kgs,
- 1% de déchets de caoutchouc/pneumatiques issus du poste 2h, soit 10 kgs,
- 40% de déchets ménagers issus du poste 2j, soit 400 kgs.
- 10% de déchets de matières plastiques issus du poste 2a, soit 100 kgs,
- 10% de déchets de papiers issus du poste 2b, soit 100 kgs,
- 11% de déchets de cartons issus du poste 2c, soit 110 kgs,
- 3% de déchets de bois issus du poste 2d, soit 30 kgs,
- 1% de déchets de textiles issus du poste 2g, soit 10 kgs,
- 1% de déchets de caoutchouc/pneumatiques issus du poste 2h, soit 10 kgs,
- 40% de déchets ménagers issus du poste 2j, soit 400 kgs.
Tous ces déchets solides sont introduits dans l'unité de broyage 5 pour les réduire par exemple à une granulométrie passant à la maille de 25 millimètres.
A la sortie de l'unité 5, les déchets broyés subissent une première transformation en y ajoutant de la poudre de matière plastique issue du poste 4, par exemple à raison de 1,5%, soit 15 kgs de poudre.
Le broyat issu de l'unité 5 additionné de cette poudre est ensuite passé à travers ledit four à cristallisation 6, pendant environ quatre minutes, à une température de l'ordre de 1800C.
A la sortie de ce four, le broyat se présente sous la forme d'agglomérats d'une résistance mécanique équivalente à celle de gaufrettes très friables.
Le broyat issu du four à cristallisation 6 est ensuite introduit dans une seconde unité de broyage 7 pour le réduire, par exemple, à une granulométrie passant à la maille de 2 millimètres.
A la sortie de l'unité de broyage 7, le broyat ainsi réduit et les poussières résultant du broyage sont envoyés dans un malaxeurtriturateur 8.
Parallèlement auxdites opérations effectuées auxdits postes de broyage 5, 6, 7, les déchets de matières plastiques à paroi mince ou souple ou friable, tels qu'à base de polychlorure de vinyle, de polyéthylène ou de polystyrène expansé, par exemple des bouteilles de boissons alimentaires, des emballages de produits alimentaires, des tissus plastiques, couvercles de boîtes, tuyaux souples ou rigides et tous autres déchets de ce genre, sont transformés de leur état solide en état liquide en passant au poste de dissolution-liquéfaction 9.
A ce poste, lesdits déchets sont immergés dans un bain d'un solvant tel que l'acétone 10 ou similaire. Les matières plastiques liquéfiées sont ensuite stockées au poste 11.
Lesdits déchets liquides provenant des postes 2f, 21 et 11, sont envoyés à travers un réseau de conduites et au moyen d'unités de pompage par exemple volumétriques, dans ledit malaxeur-triturateur 8 selon des proportions définies par l'unité centrale de calcul 3, en mettant en oeuvre des moyens numériques/analogiques, similaires à ceux utilisés pour les déchets solides.
On introduit donc dans ledit malaxeur-triturateur 8, en vue de leur mélange avec lesdits déchets solides
- 3% en poids de liquides toxiques, tels que des acides dilués dans d'autres déchets liquides issus du poste 21, soit 30 kgs,
- 6% en poids d'huiles de vidange issues du poste 2f, soit 60 kgs,
- 10% en poids de plastiques liquéfiés issus du poste 11, soit 100 kgs.
- 3% en poids de liquides toxiques, tels que des acides dilués dans d'autres déchets liquides issus du poste 21, soit 30 kgs,
- 6% en poids d'huiles de vidange issues du poste 2f, soit 60 kgs,
- 10% en poids de plastiques liquéfiés issus du poste 11, soit 100 kgs.
On introduit également dans le malaxeur-triturateur
- 2% de poussières et de terres issues du poste 2e, soit 20 kgs, ainsi que 3,5 % de durcisseur 12, soit 35 kgs.
- 2% de poussières et de terres issues du poste 2e, soit 20 kgs, ainsi que 3,5 % de durcisseur 12, soit 35 kgs.
Le temps de malaxage est d'environ cinq à six minutes.
Au terme de ce malaxage-trituration au poste 8, la composition pâteuse obtenue est envoyée sous une pression de l'ordre de 600 bars dans une unité d'extrudage-découpage 13 qui produit, à sa sortie, une pluralité d'éléments pâteux 14, pouvant adopter toutes formes notamment cylindrique, tubulaire, ovoïde, sphérique, en forme de pastille...
De préférence et pour des raisons qui seront exposées plus loin, la forme de réalisation tubulaire cylindrique a été retenue.
Lesdits éléments tubulaires pâteux sont ensuite acheminés par convoyeur ou tout autre moyen jusqu'à un poste de séchage 15 en vue d'obtenir lesdits éléments combustibles dans leur constitution définitive.
Ledit poste 14 comporte par exemple un four-tunnel dans lequel sont passés lesdits éléments pendant par exemple cinq à six minutes, et dans lequel leur transformation physique de leur état pâteux à un état solide, s' opère par thermodurcissage.
A la sortie dudit poste 15, lesdits combustibles sont stockés dans une réserve ou une aire 16, en vue de leur destruction dont les modalités opérationnelles sont exposées plus loin.
Un élément combustible selon l'invention 17, est représenté en vue extérieure à la figure 2 et en coupe partielle/vue extérieure à la figure 3. I1 adopte une forme tubulaire cylindrique, dont les dimensions peuvent varier en fonction des capacités des moyens de destruction. Ainsi, le diamètre D externe peut être par exemple compris entre 8 et 30 millimètres, le diamètre interne d du conduit central 17a, entre 3 et 15 millimètres, la longueur 1 entre 30 et 60 millimètres.
Pour des raisons pratiques inhérentes à des considérations économiques touchant l'équipement de pyrolyse/combustion mis en oeuvre par le procédé où un tel équipement est choisi de dimensions modestes, les dimensions du combustible ont été arrêtées à
- diamètre extérieur D, 8 à 10 millimètres,
- diamètre intérieur d, 3 à 4 millimètres,
- longueur 1, environ 30 millimètres.
- diamètre extérieur D, 8 à 10 millimètres,
- diamètre intérieur d, 3 à 4 millimètres,
- longueur 1, environ 30 millimètres.
Sa densité est de l'ordre de 0,3 à 0,6, foisonnement compris.
Les avantages d'un tel combustible découlant du procédé selon l'invention sont nombreux.
D'une part, l'adjonction au broyat de déchets solides et liquides, des matières plastiques dont une partie desdites matières a été liquéfiée, permet d'obtenir un combustible dont les déchets solides broyés 18 sont "piégés" dans cette matière 19. En effet, chaque particule du broyat est enrobée de matière plastique 18, cette pluralité de particules étant amalgamée au moyen dudit agglomérant 19, pour former un élément tubulaire comportant ainsi une enveloppe de protection aussi bien extérieure 19a qu'intérieure l9b, qui isole totalement les particules de déchets du milieu extérieur.
Une telle matière étant réputée non biodégradable, on conçoit que la conservation d'un tel combustible peut être de très longue durée. De plus, les déchets polluants étant isolés dans la matière plastique durcie, le stockage dudit combustible présente toutes les garanties de sécurité pour l'environnement.
Outre ces avantages écologiques, le combustible selon l'invention permet d'atteindre des résultats et autres avantages d'ordre thermique, pour son utilisation en vue de la production d'une énergie économique utilisable à des fins domestiques ou industrielles par sa destruction. Ainsi le conduit central 17a a une fonction spécifique qui permet de réaliser la circulation des gaz de pyrolyse et de comburant à la périphérie interne et externe du combustible, exerçant de ce fait une très grande influence sur la vitesse de pyrolysation du combustible.
Un premier résultat que permet d'atteindre l'invention est un gaz de pyrolyse parfaitement homogénéisé et s'auto-épurant en utilisant la couche de combustible périphérique extérieure non brûlée, comme filtre épurateur.
Un deuxième résultat obtenu est une parfaite consumation, ce qui se traduit par l'élimination quasi totale des imbrûlés et une réduction importante de cendres résiduelles de l'ordre de 10 à 15% en poids du tonnage de combustible mis à la destruction et en fonction de la nature des déchets le composant, notamment lorsqu'ils comportent des parties non combustibles.
On se reporte de nouveau au synoptique de la figure 1.
Le combustible stocké au poste 16 est, selon le procédé, détruit dans une installation spécifique permettant de produire une énergie utilisable.
Ledit combustible est ainsi détruit par pyrolyse dans un four 20, dont l'alimentation peut être réalisée en continu ou en discontinu. Il en est de même pour le déchargement du squelette" solide subsistant après la pyrolyse.
Dans ce four, à la pression quasi ambiante, ne sont présents que le combustible selon l'invention et les gaz qu'il dégage, lesquels sont à base de molécules plus ou moins complexes, elles-mêmes construites à partir du carbone, de l'hydrogène, de l'azote et de l'oxygène, tous ces éléments provenant du combustible lui-même à l'exclusion de tout apport extérieur.
Le squelette résiduel encore chaud peut être réduit en poudre et calciné ou brûlé par combustion à l'air ou à l'air suroxygéné, afin de réduire encore la masse de ce qui constitue les déchets solides irréductibles.
Il est intéressant de noter que, compte tenu de leur traitement, ces déchets de la pyrolyse sont exempts de toute pollution bactériologique. Les cendres sont évacuées en 20a.
Les gaz issus de la pyrolyse 21 sont recueillis à la sortie du four 20 et sont détruits par combustion à travers un ou plusieurs brûleurs 22, dans une chaudière 23 à vapeur ou à eau, en fonction de l'énergie 24 nécessaire à l'utilisation que l'on veut en faire, tel que par exemple l'entraînement à la vapeur de turbines électriques ou le chauffage collectif de groupes d'immeubles ou de serres de cultures par production d'eau chaude et l'autoalimentation des installations.
Cette combustion des gaz de pyrolyse est réalisée avec apport d'air atmosphérique ou suroxygéné 25, voire avec un apport d'oxygène pur issu de stockages liquides 26. L'apport du comburant au(x) brûleur(s) 22 est effectué de façon automatique, où son débit est adapté en temps réel au débit et à la composition des gaz de pyrolyse afin d'atteindre la combustion stoechiométrique.
On verra par la suite que l'usage de l'oxygène pur en tant que comburant de cette combustion permet, grâce à l'invention, de rejeter des gaz et fumées pratiquement dépollués, par ailleurs le volume des fumées est de trois à quatre fois inférieur à celui résultant d'une combustion à l'air ordinaire.
A titre d'exemple et, compte tenu de ces avantages, on expose donc ci-après les caractéristiques des moyens mis en oeuvre par le procédé pour la destruction des gaz de pyrolyse avec apport d'oxygène pur.
Pour réaliser l'apport de comburant au(x) brûleur(s) 22 de façon automatique, tel que cela a été évoqué ci-dessus, on capte par exemple en continu le débit des gaz de pyrolyse 21 issus du four 20 et on prélève des échantillons de ce gaz que l'on envoie dans un analyseur électronique 27, associé à un automate programmable 28. Ledit analyseur 27 comporte une mémoire dans laquelle sont stockés les paramètres relatifs à la nature des composants de gaz et des débits de gaz et d'oxygène comburant, lequel analyseur compare les données prélevées à l'émission des gaz auxdits paramètres et gère à travers ledit automate 28 et une télécommande 29, ledit oxygène pur apporté au(x) brûleur(s) 22.
Selon le procédé mis en oeuvre, la température des gaz est nettement plus élevée que dans le cas d'une combustion à l'air, puisque l'on n'a plus à chauffer inutilement une énorme masse d'azote de l'ordre des quatre cinquièmes de la masse totale des fumées.
Ainsi, selon l'invention, on élève la température de combustion des gaz de pyrolyse à environ 2500 K, cette température pouvant toutefois être comprise entre 2500 K et 2600 K.
Tous les gaz de combustion sont, dans ces conditions, actifs dans l'infrarouge et rayonnent vers les parois. Le flux surfacique thermique circulant vers les parois, telles que celles du four de pyrolyse 20 ou les tubes d'eau ou de vapeur de la chaudière 23 est considérablement augmenté par les trois processus suivants
- augmentation du rayonnement du fait de l'élévation de la température
- augmentation du rayonnement indépendamment de la cause cidessus par l'augmentation du facteur d'émission des gaz, tous actifs dans l'infrarouge alors que l'azote ne l'est pas
- augmentation de la convection.
- augmentation du rayonnement du fait de l'élévation de la température
- augmentation du rayonnement indépendamment de la cause cidessus par l'augmentation du facteur d'émission des gaz, tous actifs dans l'infrarouge alors que l'azote ne l'est pas
- augmentation de la convection.
Une diminution substantielle de la taille des appareils de chauffe, donc du coût de l'ensemble, résulte de cette conception.
Par ailleurs on peut, mais dans une proportion moindre que celle des deux effets radiatifs ci-dessus signalés, escompter une augmentation de la convection. A cet égard, il s'agit d'effets complexes.
La diminution de la taille des appareillages diminue la surface d'échange convectif avec les gaz chauds. Par ailleurs, ceux-ci sont en masse moindre (pas d'azote) tel qu'exposé ci-après. Mais la réduction de la section des passages des gaz augmente leur vitesse, de même qu'est augmentée la différence de température moyenne entre les fumées et les parois.
Un bilan global de ces différents aspects fait apparaître un gain convectif par rapport à la combustion à l'air.
Le volume des fumées est réduit dans un rapport de l'ordre de trois, en regard de celui des installations classiques, avec toutes les conséquences fastes exposées ci-dessus et relatives à la production économique d'une énergie et à la protection de 1' environnement..
Egalement le niveau thermique élevé du four permet un rendement de Carnot comparable, pour une installation produisant de la vapeur, à celui des meilleures centrales électriques thermiques, et donc une production d'électricité avec un excellent rendement de toute l'énergie auto-consommée par l'installation.
Cette électricité peut du reste être produite préférentiellement aux heures de pointe de la consommation.
Enfin, le procédé, selon l'invention, permet d'apporter une solution à la pollution gazeuse favorable à l'environnement, par le rejet à l'atmosphère de fumées en très grande partie dépolluées.
On a déjà exposé ci-dessus l'intérêt du procédé quant à la réduction des déchets solides issus de la pyrolyse qui peuvent encore être éventuellement réduits en cendres poudreuses par une combustion à l'oxygène et à la diminution substantielle de la masse des fumées.
On sait que les deux polluants gazeux les plus nocifs sont le CO et les NOx.
En ce qui concerne le CO, sa disparition avec l'élévation de la température est classique et connue.
En revanche, l'augmentation du niveau thermique est plutôt considérée comme étant favorable à la création des oxydes d'azote.
Ainsi, l'azote de l'air, c'est-à-dire à partir de N2, doit être dissocié en N et N à des niveaux thermiques très élevés, par exemple à des températures caractéristiques de l'ordre de 2500 K, ces atomes N et N se combinent alors à l'oxygène de l'air pour donner des oxydes d'azote. Par contre, la dissociation des azotes liés dans les déchets, est déjà obtenue totalement à des températures de l'ordre de 1500 K que réalisent les combustions ordinaires à l'air, selon le processus suivant
N lié aux déchets B CN et HCN -, NOx
T" 1500 K en présence de 02.
N lié aux déchets B CN et HCN -, NOx
T" 1500 K en présence de 02.
Dans ce processus, la combustion à l'oxygène même à température élevée, ne produit pas plus d'oxyde d'azote à partir des déchets que n'en produit la combustion à l'air ordinaire.
En revanche, l'oxyde d'azote dont l'azote initial vient de l'air comburant dans le processus classique, n'est pas produit puisque, par définition, le comburant est de l'oxygène pur.
En résumé, et concernant la question essentielle de la pollution gazeuse, 9n constate que l'élévation de la température à 2500 K à l'oxygène pur au lieu de 1500 K à l'air comburant, a pour effet
- de supprimer totalement la formation de CO,
- de ne pas produire les oxydes d'azote que produirait une combustion à l'air atmosphérique,
- de ne pas produire davantage d'oxyde d'azote à partir des déchets que n'en produit une combustion ordinaire.
- de supprimer totalement la formation de CO,
- de ne pas produire les oxydes d'azote que produirait une combustion à l'air atmosphérique,
- de ne pas produire davantage d'oxyde d'azote à partir des déchets que n'en produit une combustion ordinaire.
On peut tout au contraire envisager une purge partielle de l'azote des gaz de pyrolyse avant leur emploi comme combustible dans le(s) brûleur(s) à oxygène comburant.
La contrepartie du rejet à l'atmosphère de gaz pratiquement dépollués, implique toutefois l'usage d'un tonnage d'oxygène liquide 26 égal à 1,5 ou 2 fois le tonnage de combustible solide obtenu par le procédé.
Outre les gaz de pyrolyse, peuvent être également détruits dans les conditions qui viennent d'être exposées, les gaz de l'installation provenant par exemple de la liquéfaction des matières plastiques aux postes 9/11, au malaxage des déchets au poste 8, également les gaz émis par les liquides transitant par les postes 2f/21, ainsi que les résidus de gaz de type CFC des bombes aérosols et autres gaz produits par l'installation de traitement.
Tous ces gaz sont stockés dans une réserve 30 et sont envoyés selon des doses définies par l'unité centrale de calcul 3, par exemple à travers des vannes volumétriques, à la sortie du four 20, et sont mélangés aux gaz de pyrolyse issus dudit four pour être détruits par combustion.
Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les parties qui viennent d'être décrites à titre d'exemple, pourront être remplacées par l'homme du métier par des parties équivalentes remplissant la même fonction.
Claims (37)
1. Procédé de traitement et d'élimination de déchets solides, liquides ou pâteux d'origine domestique et/ou industrielle, dont une partie est constituée par des déchets de matières plastiques selon lequel on sélectionne lesdits déchets, par catégorie combustible (1) ou non combustible et on dirige les déchets de chaque catégorie vers un poste de traitement en vue de leur récupération ou de leur destruction, caractérisé par les opérations suivantes
- on sélectionne lesdits déchets solides, liquides et pâteux, destructibles par combustion (1)
- on broie lesdits déchets solides combustibles (5/7), en vue d'obtenir un broyat
- parallèlement on liquéfie une partie (2k) des déchets de matières plastiques, en les immergeant dans un bain de solvant (10);;
- on mélange le broyat avec lesdits plastiques liquéfiés (11) et autres liquides toxiques ou non toxiques (2f/21) à détruire, que l'on malaxe (8) et que l'on triture en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on réalise à partir de cette composition pâteuse une pluralité d'éléments (14), d'une forme générale cylindrique ou tubulaire, ou sphérique, ou ovoïde, ou annulaire, ou en forme de pastille
- on sèche en les chauffant (15) lesdits éléments (14) pour obtenir un combustible enrobé dans de la matière plastique (17), et pouvant être stocké ou manutentionné mécaniquement
- et on détruit ce combustible (16) en le brûlant en vase clos (20/23) à haute température, avec apport d'air atmosphérique (25) ou d'oxygène pur (26).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par les opérations suivantes
- on sélectionne lesdits déchets solides liquides ou pâteux, destructibles par combustion (1)
- on pèse en continu à l'arrivage lesdits déchets (2a-21) et on introduit les valeurs issues dudit pesage dans la mémoire d'une unité centrale de calcul (3)
- on effectue le broyage desdits déchets solides combustibles (2a à 2d/2g à 2j) en vue d'obtenir un broyat d'une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 6 millimètres
- parallèlement, on liquéfie les déchets de matière plastique de type polychlorure de vinyle, de polyéthylène, de polystyrène ou autres (2k), en les plongeant dans un bain de solvant (9/10)
- on introduit ledit broyat, lesdites matières plastiques liquéfiées (11) et autres liquides toxiques et non toxiques (2f/21) à détruire, dans un malaxeur-triturateur (8), selon des pourcentages de poids donnés par ladite unité centrale de calcul (3) et on malaxe et on triture lesdits broyats et lesdits liquides, en vue d'obtenir une composition pâteuse
- on envoie cette composition pâteuse sous pression à travers une extrudeuse-découpeuse (13), en vue d'obtenir une pluralité d'éléments (14)
- on sèche lesdits éléments (14) et on les durcit en les chauffant (15), pour obtenir ledit combustible (17).
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour broyer les déchets solides (2a à 2d/2g à 2j), on opère de la façon suivante
- on effectue un premier broyage (5) à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,01 et 25 millimètres ;
- on opère une première transformation de ce broyat en y ajoutant de la poudre de déchets de matières plastiques dites dures (4), à raison de 0,8% à 3,5% en poids et on transfère ce broyat additionné de cette poudre dans un four à cristallisation (6)
- et, à la sortie dudit four (6), on effectue un second broyage (7) dudit broyat cristallisé, pour le réduire à une granulométrie passant à la maille comprise entre 0,1 et 6 millimètres.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on introduit dans le malaxeur-triturateur (8) lesdits liquides toxiques et non toxiques (2f/21) pour les associer audit broyat et à la matière plastique liquéfiée (11).
5. Procédé selon la revendication 4, dont les liquides toxiques sont des huiles de vidange (2f) caractérisé en ce qu'on incorpore au broyat et à la matière plastique liquéfiée (11) une valeur en poids d'huile de vidange (2f) comprise entre 5 et 20%.
6. Procédé selon la revendication 4, dont les liquides toxiques comportent ou non des huiles de vidange, caractérisé en ce qu'on incorpore au broyat et à la matière plastique liquéfiée (11) une valeur en poids de liquides non toxiques ou toxiques (21) autres que des huiles de vidange (2f), comprise entre 2 et 5%.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu on incorpore dans ladite composition pâteuse un durcisseur (12) de type résine synthétique à raison de 3% à 8%.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on liquéfie lesdites matières plastiques (2k) en les plongeant dans de l'acétone ou similaire (10).
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, pour la fabrication dudit combustible (17), on utilise entre 35 et 90% en poids de déchets domestiques et/ou industriels et/ou d'ordures ménagères.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que pour la fabrication dudit combustible, on y incorpore entre 10 et 23% en poids de matières plastiques liquéfiées.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 10, caractérisé en ce qu'on détruit ledit combustible (17) par pyrolysation (20) et les gaz issus de la pyrolyse (21) par combustion en vase clos et à haute température, avec apport d'air atmosphérique (25) ou suroxygéné.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'on détruit ledit combustible (17) par pyrolysation (20) et les gaz issus de la pyrolyse (21) par combustion en vase clos et à haute température avec apport d'oxygène pur (26), pour limiter au maximum les oxydes d'azote produits par les composants du combustible (17).
13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 11 ou 12, caractérisé en ce que l'on détruit ledit combustible (17) dans un four (20) par pyrolysation et que l'on détruit les gaz de pyrolyse (21) par combustion dans une chaudière (23), pour produire une énergie utilisable (24).
14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'on capte les gaz de pyrolyse (21) à la sortie dudit four (20) et que l'on détruit ces gaz dans ladite chaudière (23) au moyen d'au moins un brûleur (22) sur lequel on adapte en continu le débit d'air atmosphérique (25) ou d'oxygène pur comburant (26), en fonction du débit et de la composition des gaz (21), afin d'obtenir la combustion s toechiométrique.
15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'en continu, on capte le débit de gaz de pyrolyse (21) et on prélève des échantillons de ce gaz, en ce qu'on envoie les informations recueillies dans un analyseur électronique (27) associé à un automate programmable (28) et comportant une mémoire dans laquelle sont stockés les paramètres relatifs à la nature des composants du gaz (21) et des débits de gaz (21) et d'air comburant (25) ou d'oxygène pur (26), lequel analyseur (27) compare les données prélevées à l'émission des gaz (21) auxdits paramètres et gère, à travers ledit automate (28) et une télécommande (29), le débit d'air comburant (25) ou d'oxygène pur (26) apporté audit brûleur (22), afin d'atteindre la combustion s toechiométrique.
16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 11 à 15, caractérisé en ce que l'on détruit le gaz de pyrolyse (21) avec apport d'air atmosphérique (25) ou suroxygéné en élevant la température de combustion entre 1300 K et 2000 K.
17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 11 à 15, caractérisé en ce que l'on détruit le gaz de pyrolyse (21) avec apport d'oxygène pur (26), en élevant la température de combustion entre 2500 K et 2600 K.
18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que l'on capte les gaz (30) produits par la transformation des déchets, on mélange ces gaz (30) aux gaz de pyrolyse (21) et on détruit le gaz résultant par combustion.
19. Combustible (17) caractérisé en ce qu'il se compose de déchets domestiques et/ou industriels solides, liquides ou pâteux (2a à 21), dont lesdits déchets solides réduits en un broyat (18) et mélangés auxdits déchets liquides et/ou pâteux, sont agglomérés et liés entre eux par un agglomérant plastique (19) qui, en outre, enrobe le combustible.
20. Combustible selon la revendication 19, caractérisé en ce que ledit agglomérant plastique (19) est de la matière plastique de type polychlorure de vinyle, polyéthylène, polystyrène ou autres (2k) issue desdits déchets.
21. Combustible (17) selon l'une quelconque des revendications 19 et 20, caractérisé en ce qu'il adopte une forme générale cylindrique, ou sphérique, ou ovoïde, ou annulaire, ou tubulaire, ou celle d'une pastille et est d'une densité comprise entre 0,3 et 0, 6.
22. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 et 20, caractérisé en ce qu'il adopte la forme d'un tube cylindrique (17), dont le conduit central (17a) établit une circulation des gaz et de comburant à l'intérieur du combustible, pour accroître sa vitesse de destruction par une combustion régulière et rapide de la pyrolysation.
23. Combustible (17) selon l'une quelconque des revendications 19 à 22, caractérisé en ce qu'il comporte entre 35 et 90% en poids de déchets domestiques et/ou industriels et/ou d'ordures ménagères (2j).
24 Combustible (17) selon l'une quelconque des revendications 19 à 23, caractérisé en ce qu'il comporte entre 10 et 23% en poids de matière plastique (2k) de type polychlorure de vinyle, polyéthylène, polystyrène ou similaire.
25. Combustible (17) selon l'une quelconque des revendications 19 à 24, caractérisé en ce qu'il comporte un durcisseur (12) de type résine synthétique à raison de 3% à 8% en poids.
26. Combustible (17) selon l'une quelconque des revendications 19 à 25, dont une partie des déchets domestiques et/ou industriels sont des déchets liquides non toxiques ou toxiques (21) comprenant ou non des huiles de vidange (2f), caractérisé en ce qu'il comporte entre 2 et 5% en poids de liquides non toxiques ou toxiques (21), autres que des huiles de vidange (2f).
27. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 26, dont les liquides toxiques sont des huiles de vidange (2f), caractérisé en ce qu'il comporte entre 5 et 20% en poids de telles huiles.
28. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 80 à 90% en poids de déchets ménagers, y compris les déchets liquides (21) et ledit durcisseur (12) et de 10 à 20% en poids de matières plastiques (2k) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 13,5 à 16,5 MJ par kilogramme.
29. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 75% en poids de déchets ménagers (2k) y compris les déchets liquides (21) et ledit durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k) et de 5% en poids de déchets de carton (2c) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 17 MJ par kilogramme.
30. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 70% en poids de déchets ménagers (2j) y compris les déchets liquides (21) et ledit durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k) et de 10% en poids de déchets de papier (2b) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 18 MJ par kilogramme.
31. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 65% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et ledit durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k), de 10% en poids de déchets de papier (2b) et de 5% en poids de déchets de bois (2d) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 18,5 MJ par kilogramme.
32. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 60% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et ledit durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k), de 5% en poids de déchets de pneumatiques (2h), de 4% en poids de déchets de bois (2d), de 1% en poids de déchets textiles (2g) et de 10% en poids de déchets de carton (2c) et dégageant une énergie calorifique de 20 MJ par kilogramme.
33. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 55% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et le durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k), de 15% en poids de déchets de carton (2c) et de 10% en poids de déchets de papier (2b) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 20 MJ par kilogramme.
34. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 50% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et le durcisseur (12), de 20% en poids de matières plastiques (2k), de 5% en poids de déchets de pneumatiques (2h), de 5% en poids de déchets de bois (2d), de 2% en poids de déchets textiles (2g), de 10% en poids de déchets de papier (2b), et de 8% en poids de déchets de carton (2c) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 21 MJ par kilogramme.
35. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 45% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et le durcisseur (12), de 21% en poids de matières plastiques (2k), de 15% en poids de déchets de carton (2c), de 11% en poids de déchets de papier (2b), de 2% en poids de déchets de bois (2d), de 1% en poids de déchets de pneumatiques (2h), de 1% en poids de déchets textiles (2g) et de 3% en poids de poussière de terre (2e) et dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 21 MJ par kilogramme.
36. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 40% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) autres que les huiles de vidange et le durcisseur (12), 22% en poids de matières plastiques (2k), 15% en poids de déchets de carton (2c), 12% en poids de déchets de papier (2b), de 4% en poids de déchets de bois (2d) et de 7% en poids d'huiles de vidange (2f) dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 23,5 MJ par kilogramme.
37. Combustible selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce qu'il se compose de 35% en poids de déchets ménagers (2j), y compris les déchets liquides (21) et le durcisseur (12), 23% en poids de matières plastiques (2k), 20% en poids de boues de décantation (21) et de 2% en poids de déchets de pneumatiques (2h), de 4% en poids de déchets de bois (2d), de 7% en poids d'huiles de vidange (2f) et de 9% en poids de déchets de carton (2c) dégageant une énergie calorifique de l'ordre de 22,5 MJ par kilogramme.
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