La présente invention se rapporte aux tripodes comprenant trois pieds convergents en un sommet, aue l'on met notamment au dessus d'un trou d'homme dans lequel on entre pour effectuer une réparation ou un entretien.
Le tripode signale le danger du trou d'homme ouvert sur la chaussée et le balise. Le tripode sert en outre à accrocher une sangle de sécurité en cas de chute, retenant l'opérateur qui pénètre dans le trou d'homme par une échelle qui elle est arrimée à la paroi du puit, et ce dans certaines villes depuis des siècles et est en partie au moins descellée. Le tripode utilisé actuellement comprend trois pieds de même longueur convergeant en un sommet. L'invention rompt complètement avec cette symétrie 15 de répétition apparemment logique. Dans le tripode suivant l'invention, à l'état déployé, la longueur d'un premier pied, allant du sommet à l'extrémité libre, est plus petite que la longueur d'un autre pied. De préférence, elle est plus petite que la 20 longueur de chacun des deux autres pieds et les deux autres pieds ont la même longueur. Grâce à cette structure dissymétrique, on peut monter le premier pied verticalement sur le bord d'un trou d'homme avec les avantages suivants . 25 - L'entrée dans le trou d'homme est dégagée du côté de l'ouverture du trou d'homme diamétralement opposé à l'endroit où est monté le premier pied. - La hauteur du tripode peut être petite, sans gêner l'entrée. La hauteur est réglable et peut s'adapter à l'espace disponible au-dessus du trou d'homme par simple coulissement du sommet sur le premier pied. - Les forces appliquées au tripode lorsqu'un opérateur y est suspendu par une sangle peuvent être absorbées essentiellement par le premier pied vertical auquel on donne une section transversale plus grande que celle des autres pieds. Le tripode est dans l'ensemble plus léger que les tripodes antérieurs et peut être ainsi transporté et monté plus facilement. En dépit de sa légèreté, il est plus résistant que les tripodes antérieurs puisque la force appliquée, par l'intermédiaire d'une sangle auquel est suspendu un opérateur, peut n'avoir qu'un bras de levier très petit par rapport au premier pied. En particulier, lorsque l'utilisateur descend le long d'une échelle disposée dans l'.axe du premier pied, il est assuré avec une force aussi grande que celle dont il disposerait avec un tripode classique deux fois plus haut.
Suivant un mode de réalisation facilitant l'arrimage d'une sangle, le premier pied porte un moyen d'arrimage d'une sangle, tel qu'un anneau, de préférence au dessus du sommet, ce dernier étant en une position intermédiaire sur le premier pied.
Les trois pieds sont munis à l'extrémité libre basse de moyens d'immobilisation, notamment sous forme de crampons. Mais pour faciliter la pose, les moyens d'immobilisation sont des patins de frottement, la stabilité du tripode étant assurée par deux entretoises articulées sur le premier pied et montées respectivement coulissantes sur les deux autres pieds.
De préférence, les extrémités proximales, c'est à dire du côté opposé à leur extrémité libre, des dit deux autres pieds sont solidaires de la plaque en U, de sorte que on peut, par coulissement de cette plaque, diamètre du tripode et s'adapter à différents trou d'homme. Pour que l'entreposage du tripode prenne moins de place, le sommet est constitué d'une plaque en U montée coulissante sur le premier pied avec possibilité de l'y immobiliser en une position quelconque le long du premier pied par un moyen d'immobilisation et les trois pieds ont la même longueur totale, c'est-à-dire la longueur allant d'une extrémité d'un pied à l'autre. Pour l'entreposage, on met le sommet à l'extrémité supérieure du premier pied et on rabat les deux autres pieds sur le premier pied après les avoir séparés de leurs crampons. L'invention vise aussi une installation comprenant un trou d'homme ayant une échelle fixée à une paroi latérale et un tripode au-dessus de l'ouverture du trou d'homme, le tripode étant suivant l'invention et le haut de l'échelle étant plus .près de l'extrémité libre du premier pied que de l'extrémité libre d'un autre pied. De préférence l'installation est symétrique par rapport à un plan vertical passant par le milieu de l'échelle.
Les figures 1 et 2 du dessin annexé illustrent deux installations suivant l'invention, tandis que la figure 3 est une vue en perspective du tripode de la figure 2 à l'état replié. L'installation représentée à la figure 1 comprend un 30 trou d'homme 1 cylindrique de section circulaire qui a une échelle 2 fixée sur la paroi latérale intérieure.
Au dessus de l'ouverture du trou d'homme est monté de manière amovible un tripode qui comprend un premier pied 3 et deux autres pieds 4 et 5. Les trois pieds 3, 4 et 5 convergent en un sommet 6 se trouvant en une position intermédiaire sur le premier pied 3, plus près de l'extrémité 7 supérieure que de l'extrémité 8 inférieure du pied 3. La longueur du premier pied 3, allant du sommet 6 à l'extrémité 8 inférieure, est plus petite que la longueur des pieds 4 et 5, allant du sommet 6 à leur extrémité 9, 10 inférieure. La section transversale des pieds 4 et 5 est plus petite que celle du premier pied 3. Les pieds 4 et 5 ont une section transversale circulaire, alors que le pied 3 à une section transversale carrée. A l'extrémité 7 supérieure du pied 3 est prévu un moyen 15 d'accrochage d'une sangle ou longe d'arrêt de chute, la sangle n'étant pas représentée. Les pieds 4, 5 sont articulés au sommet 6 et, par leur extrémité 9, 10 inférieure, à des crampons 11 , 12 ce qui permet d'adapter le tripode à des ouvertures de diamètres différents du trou d'homme. Le premier pied 3 a à son extrémité 8 inférieure un crampon 13 permettant de l'immobiliser sur le bord de l'ouverture du trou d'homme en une position correspondant au milieu de l'échelle 2, c'est-à-dire dans le plan vertical médian entre les deux montants de l'échelle 2. Le sommet 6 est formé par une plaque 6 en U montée coulissante sur le premier pied 3 avec possibilité de l'y immobiliser par une molette 14. Les deux pieds 4 et 5 sont articulés sur des goussets 16 solidaires d'axes 17 verticaux montés fous sur la plaque 6. Les pieds 4 et 5 ont la même longueur totale que le pied 3, d'une extrémité libre à l'autre.
L'installation de la figure 2 diffère de celle de la figure 1 en ce que les crampons aux extrémités des pieds 4, 5 sont remplacés par des patins 18 à coefficient de friction élevé et en ce qu'il est prévu deux entretoises 19 et 20 articulées au pied 3 par des chapes 21 fixées sur le pied et montées respectivement sur des chapes 22 coulissant sur les pieds 4, 5. Cet agencement permet de bien assurer la stabilité du tripode déployé tout en permettant de le replier comme représenté à la. figure 3 de manière à ce qu'il prenne peu de place.