CELLULE DE REFROISSEMENT DE DENREES ALIMENTAIRES CHARGEES SUR PALETTE
L'invention a pour objet une cellule de refroidissement, de chauffage, de séchage ou de 5 maintien en température de produits, tels que denrées alimentaires, composites, porcelaine.... chargés sur un support tel que palette, chariot, container, grilles etc..
Dans la suite de la description, la cellule de l'invention est plus particulièrement décrite en relation avec le refroidissement de denrées alimentaires chargées sur palette. 10 A l'issue de leur fabrication, les produits périssables peuvent être momentanément stockés sur palette à l'intérieur de cellules dites de refroidissement , les palettes étant ensuite expédiées sur les points de ventes par camions frigorifiques. Cette solution est communément mise en oeuvre dans l'industrie laitière, en particulier pour le stockage des 15 yaourts.
Une cellule de ce type est par exemple décrite dans le document W099/11141. Plus précisément, la figure 2 représente une cellule dont les parois latérales et supérieures sont munies chacune d'une bâche venant faire étanchéité sur les faces correspondantes du 20 chargement de la palette, sous l'effet de l'air ventilé qui s'engouffre au fond desdites bâches. L'un des inconvénients majeurs du système est de générer des fuites d'air, en particulier au niveau des angles supérieurs du chargement de la palette, les bâches étant libres les unes par rapport aux autres. Ce phénomène se trouve renforcé lorsqu'on introduit des palettes de petite taille, les bâches venant alors se chevaucher de manière 25 aléatoire. En outre, la cellule décrite ne permet pas le passage d'air au niveau des faces latérales du chargement, ce qui interdit sont utilisation pour certaines applications décrites par la suite.
Le problème que se propose de résoudre l'invention est donc de mettre au point une 30 cellule du type de celle décrite précédemment qui ne présente pas les inconvénients évoqués.
Pour ce faire, le Demandeur a développé une cellule présentant des moyens d'étanchéité gonflables selon une séquence spécifique.
Plus précisément, l'invention concerne une cellule destinée à ajuster la température de denrées alimentaires chargées sur une palette, comprenant deux parois latérales reliées par un fond et une paroi supérieure, le fond étant équipé d'un moyen d'extraction d'air, caractérisé en ce que les faces internes des parois latérales et supérieure sont munies chacune d'un sac gonflable relié par un manchon à au moins un moyen d'insufflation d'air de telle sorte à ce que le sac supérieur se gonfle avant les sacs latéraux permettant ainsi d'assurer directement ou indirectement, en position gonflée, l'étanchéité de toute ou partie des parois supérieure et latérales correspondantes de la palette chargée.
Selon l'invention, le fait de gonfler successivement le sac supérieur puis les deux sacs latéraux permet de venir plaquer les sacs latéraux sur les faces latérales du sac supérieur déjà gonflé évitant ainsi tout risque de fuite d'air, en particulier au niveau des sommets de la palette chargée. En pratique, le gonflage des sacs latéraux débute avant la fin du gonflage du sac supérieur.
Selon une première caractéristique, les sacs sont reliés à un seul et même moyen d'insufflation d'air, en pratique, un ventilateur.
Pour assurer le gonflage successif des sacs, le manchon du sac supérieur reliant le moyen d'insufflation a un diamètre avantageusement supérieur au diamètre des manchons reliant les sacs latéraux au moyen d'insufflation.
De préférence, les manchons des sacs latéraux ont des diamètres égaux. En pratique, les sacs latéraux sont fabriqués en PVC, tandis que le sac supérieur est fabriqué en un matériau souple de type polyester enduit.
Pour faciliter le dégonflage des sacs latéraux rendus particulièrement rigides par le froid, 30 ceux-ci sont rendus solidaires de la paroi par le biais de tendeurs répartis sur leur périphérie.25 Selon l'invention, le sac supérieur et les sacs latéraux assurent directement ou indirectement, en position gonflée, l'étanchéité de toute ou partie des parois supérieure et latérales correspondantes de la palette chargée.
La mise en oeuvre d'une étanchéité directe ou indirecte dépend de la structure de la cellule, et de la présence ou non d'un rideau plastique translucide, positionné sur la face avant de la cellule. La plupart des cellules actuellement commercialisées en sont équipées. Dans cette hypothèse, le rideau vient se positionner, lorsque la palette est mise en place dans la cellule, entre la face supérieure du chargement et le sac supérieur. En positions gonflée, le sac vient appuyer sur le rideau, ce qui a deux effets. Le premier est d'éviter que l'extrémité inférieure du rideau ne vacille sous l'effet de la dépression créée par l'aspiration de l'air, le second étant de renforcer l'étanchéité en plaquant efficacement le rideau sur la face supérieure du chargement. On est alors dans le cas d'une étanchéité indirecte. En revanche, au niveau des parois latérales, l'étanchéité est directe dans la mesure où les sacs sont au contact direct des parois latérales.
La réalisation de l'étanchéité sur toute ou partie des parois supérieure et latérale de la palette chargée est fonction, quant à elle, du type d'emballage des produits. Le stockage des yaourts en est un exemple typique. Dans ce cas, comme il sera vu par la suite, les cellules doivent être agencées pour permettre le passage de l'air, soit de la face avant vers la face arrière, soit de l'une des faces latérales vers l'autre face latérale du chargement entreposé sur la palette, l'idéal étant de disposer d'une palette offrant l'une ou l'autre possibilité.
Dans un premier mode de réalisation, l'air transite de la face avant vers la face arrière du chargement. Dans ce cas, le sac supérieur est dimensionné de sorte à venir recouvrir, en position gonflée, au moins la partie avant de la face supérieure du chargement, sensiblement sur toute sa largeur. Lorsque la cellule est équipée d'un rideau, le sac supérieur en position gonflée, recouvre avantageusement environ le 1/3 avant (par rapport à la profondeur) de la surface supérieure du chargement, le rideau étant intercalé entre la face supérieure du chargement et la face inférieure du sac. Bien entendu, le rideau faisant office de face avant de la cellule recouvre la totalité de la surface supérieure du chargement lorsque celui-ci est positionné dans la cellule. Lorsque la cellule est dépourvue de rideau avant, le sac supérieur recouvre la totalité de la face supérieure du chargement. Dans les deux cas, les sacs latéraux recouvrent, en position gonflée, la totalité des faces correspondantes de la palette chargée, de sorte à ce que l'air ne circule que dans une seule direction de l'avant vers l'arrière de la palette.
Dans un mode de réalisation perfectionné, l'air transite à la fois d'avant en arrière et de l'une des faces latérales vers l'autre face latérale du chargement entreposé sur la palette. Dans ce cas, le sac supérieur est dimensionné de sorte à venir recouvrir, en position gonflée, la face supérieure du chargement au moins selon la diagonale dudit chargement. Dans l'hypothèse où la cellule est équipée d'un rideau avant, le sac supérieur, de par sa position selon la diagonale de la palette, maintient le rideau plaqué sur la face supérieure du chargement. Lorsque la cellule est dépourvue de rideau avant, le sac supérieur est directement en contact avec la totalité de la face supérieure de la palette chargée, à l'instar du mode de réalisation précédent. Dans les deux cas, les sacs latéraux se présentent sous la forme de boudins verticaux et sont positionnés chacun aux angles de la palette délimitant ladite diagonale. De la sorte, l'air chemine par les cotés du chargement et/ou d'avant en arrière suivant la forme du conditionnement.
S'agissant du système d'extraction, celui-ci peut avantageusement communiquer par le biais d'une canalisation avec le système d'insufflation de telle sorte à se servir d'une 20 partie de l'air extrait pour assurer le gonflage des sacs.
L'invention et les avantages qui en découlent ressortiront bien des exemples qui suivent à l'appui des figures annexées.
25 La figure 1 est une représentation des deux manières de conditionner les yaourts sur une palette.
Les figures 2 à 5 sont des représentations en perspective (figure 2), vue de dessus (figure 3), vue de coté (figure 4) et vue de face (figure 5) d'une cellule de refroidissement 30 "universelle" pour yaourts conditionnés par paquet de 4, 8 ou 16, ou par paquets de 6 ou 12.
Les figures 6 à 8 sont des représentations en perspective (figure 6), vue de dessus (figure 7), et vue de face (figure 8) d'une cellule de refroidissement pour yaourts conditionnés par paquet de 6 ou 12.
Les exemples suivants illustrent l'invention en relation avec le refroidissement de yaourts. 1/ Conditionnement des yaourts :
Sur la figure 1, on a représenté les deux façons de stocker les yaourts (1) sur une palette destinée à être maintenue dans une cellule de refroidissement. En pratique, les yaourts sont emballés à l'issue de leur fabrication soit par paquets de 6 ou 12, c'est-à-dire par multiple de 6, soit par paquets de 4, 8 ou 16, c'est-à-dire par multiple de 4. Au moment de leur stockage sur la palette, les yaourts conditionnés sont positionnés dans des casiers (2) dont les dimensions et la structure varient en fonction du conditionnement. De la configuration du stockage des casiers sur la palette dépend la structure de la cellule. Il convient d'indiquer que les casiers ont des tailles standarts normalisées par rapport à la taille des palettes, imposant leur agencement selon la description qui suit.
1.1 Conditionnements par paquet de 6 ou 12 Comme représenté sur la figure 1, les paquets de 6 ou 12 yaourts sont positionnés côte à côte dans des casiers rectangulaires (2.1) munis sur leur petit coté (2.1 a) (2.1 b) de trous (3.1 a, 3.1 b), les grands côtés (2.1 c, 2.1 d) étant pleins. Ces casiers sont stockés sur la palette dans le sens de la longueur de sorte à ce que l'air passe à travers les trous depuis la face avant de la cellule jusque vers la face arrière (voir figures 6 à 9).
1.2 Conditionnements par paquet de 4, 8 ou 16
Comme représenté sur la figure 1, les paquets de 4, 8 ou 16 yaourts sont positionnés côte à côte dans des casiers rectangulaires (2.2) munis sur leur grand coté (2.2 a) (2.2 b) de trous (3.2 a, 3.2 b), les petits côtés (2.2 c, 2.2 d) étant constitués d'une paroi pleine. Ces casiers sont stockés sur la palette dans le sens de la longueur de sorte à ce que l'air passe à travers les trous depuis l'une des faces latérales du chargement jusque vers la face opposée (voir figures 2 à 5). / Cellule de refroidissement
2.1 Pour conditionnements par paquets de 4, 8 ou 16 ou par paquets de 6 ou 12 Comme il sera vu par la suite, ces cellules sont "universelles" en ce qu'elles permettent le passage de l'air d'avant en arrière et d'une face latérale vers l'autre. Une même cellule peut donc recevoir tout type de conditionnements de yaourts. Dans cet exemple, la cellule est décrite en relation avec le stockage de yaourts par paquets de 4, 8 ou 16.
Les figures 2 à 5 sont des représentations en perspective (figure 2), vue de dessus (figure 3), vue de coté (figure 4) et vue de face (figure 5) d'une telle cellule.
Cette cellule, définie par la référence générale (4), comprend deux faces latérales (5, 6), un fond (7) et une face avant (8) munie d'un rideau plastique (9) recouvrant toute la surface de la face avant. Elle comprend également une paroi supérieure non représentée. La cellule (4) est équipée d'un sac supérieur (10) positionné selon la diagonale et de deux sacs latéraux formant boudins (11) et (12) positionnés respectivement à l'angle arrière gauche et à l'angle avant droit. Bien entendu, le dispositif peut être inversé en ce que le sac supérieur (10) peut être disposé selon l'autre diagonale et les boudins agencés à l'angle avant gauche et l'angle arrière droit. Les sacs sont rendus solidaires des parois supérieure et latérale par tout moyen adéquat, tel que par exemple des baguettes métalliques.
Chacun des sacs est relié par le biais d'un manchon (13) pour le boudin (11), (14), pour le boudin (12), (15) pour le sac supérieur (10), à un moyen d'insufflation d'air (16) positionné sur la face arrière de la cellule (voir figure 4). L'air insufflé provient, en pratique, d'une partie de l'air aspiré depuis l'avant de la cellule par le biais d'un système d'extraction (17) également positionné sur l'arrière de la cellule (voir figure 4).
Selon une caractéristique de l'invention, les manchons (13, 14) ont un diamètre inférieur au manchon (15), permettant ainsi de gonfler le sac supérieur (10), avant les boudins latéraux (1l, 12). Le diamètre des manchons (13, 14) est, dans cet exemple, diminué par rapport au diamètre du manchon (15) par la mise en place de bagues de réduction (18, 19) situées à proximité de la jonction des trois manchons (13, 14, 15). 6 La cellule de refroidissement est utilisée de la manière suivante. La palette (20) chargée de ses casiers (2) contenant des paquets de 4, 8 ou 16 yaourts est introduite dans la cellule dans le sens de la longueur. Le rideau (9) recouvre alors la face supérieure du chargement (21). Le système d'extraction d'air est alors mis en route. Selon l'invention, le sac supérieur (10) commence à se gonfler préalablement au début du gonflage des boudins latéraux (1l, 12). Une fois les sacs gonflés, le sac (10) supérieur plaque le rideau (9) sur le haut du chargement (21) tandis que les boudins latéraux (11, 12) viennent au contact des faces latérales du chargement, à proximité respectivement des angles arrière gauche et avant droit. Du fait de la structure de la cellule, l'air aspiré depuis l'extérieur est bloqué au niveau de la face avant de celle-ci, d'une part sur le côté droit (vue de face) par le boudin (12), et d'autre part par les parois pleines (2.2 c) des casiers (2).
Il s'ensuit que l'air s'engouffre entre l'extrémité avant gauche du chargement et la paroi latérale gauche pour cheminer ensuite de la face latérale gauche en direction de la face latérale droite. La présence du boudin (11) agencé au niveau de l'angle arrière gauche de la cellule interdit en effet tout passage d'air et force donc celui-ci à transiter de la face latérale gauche vers la face latérale droite. Dans cette configuration, la présence du rideau (9) plaqué sur la face supérieure du chargement (21) interdit tout passage d'air par le haut du chargement garantissant, en d'autres termes, une étanchéité totale.
Pour retirer la palette et son chargement, le système d'aération (aspiration + insufflation) est stoppé. Les sacs se dégonflent alors immédiatement libérant ainsi la contrainte exercée sur les faces supérieure et latérales du chargement. La palette peut alors être extraite sans difficultés.
Comme déjà dit, cette cellule peut recevoir non seulement des conditionnements de yaourts par paquets de 4, 8 ou 16, mais également des conditionnements par paquets de 6 à 12. Dans cette hypothèse, les casiers sont stockés de telle sorte à ce que les trous (3.1.a, 3.1.b) soient positionnés en regard des faces avant et arrière de la cellule. Dès lors, l'air transitera uniquement de la face avant vers la face arrière, dans la mesure où il sera bloqué au niveau de la face latérale gauche du chargement (21) par les faces pleines (2.1.c) constitutives des casiers (2). 8 2.2 Pour conditionnements par paquets de 6 ou 12
Les figures 6 à 8 sont des représentations en perspective (figure 6), vue de dessus (figure 7) et vue de face (figure 8) d'une cellule de refroidissement pour yaourts conditionnés par 5 paquet de 6 ou 12.
Dans ce mode de réalisation, l'air ne peut transiter que depuis l'avant du chargement vers l'arrière de celui-ci. Le passage de l'air est rendu possible par le biais des trous (3.1a, 3.1a) agencés sur les petits cotés (2.1 a) en regard des faces avant et arrière de la cellule. Si le principe du gonflage successif du sac supérieur puis des sacs latéraux subsiste, la conformation desdits sacs est quelque peu modifiée par rapport au mode de réalisation précédent. Le reste de la structure de la cellule reste en revanche identique.
15 Dans ce mode de réalisation, les sacs latéraux (22, 23) recouvrent la totalité de la surface interne des faces latérales (5, 6). Ces sacs (22, 23) sont rendus solidaire des faces latérales par le biais de tendeurs (non représentés) agencés sur toute la périphérie des sacs. Ces tendeurs assurent un dégonflage rapide des sacs lorsque le système d'aération est stoppé, permettant ainsi de sortir la palette de la cellule sans difficultés. Le sac supérieur (24) est 20 dimensionné de sorte à venir recouvrir le tiers supérieur avant du chargement, sur toute la largeur de celui-ci.
La cellule de refroidissement est utilisée de la manière suivante. La palette (20) chargée de ses casiers (2) contenant des paquets de 6 ou 12 yaourts est introduite dans la cellule 25 dans le sens de la longueur. Le rideau (9) recouvre alors la face supérieure du chargement (21). Le système d'extraction d'air est alors mis en route. Selon l'invention, le sac supérieur (24) commence à se gonfler préalablement au début du gonflage des sacs latéraux (22, 23). Une fois les sacs gonflés, le sac (24) supérieur plaque le rideau (9) sur le haut du chargement (21), sur le tiers avant tandis que les sacs latéraux (22, 23) viennent 30 au contact des faces latérales du chargement sur toute la surface. Du fait de la structure de la cellule, l'air aspiré depuis l'extérieur est bloqué par les extrémités droite et gauche de la face avant et se trouve contraint de passer par les trous (3.1 a) agencés sur les petit cotés des casiers (2). 10 Dans cette configuration, la présence du rideau (9) plaqué sur la face supérieure du chargement (21) interdit tout passage d'air par le haut du chargement garantissant, en d'autres termes, une étanchéité totale.
Pour retirer la palette et son chargement, le système d'aération (aspiration + insufflation) est stoppé. Les sacs latéraux se dégonflent alors immédiatement en étant rappelé par les tendeurs de même que le sac supérieur libérant ainsi la contrainte exercée sur les faces supérieure et latérales du chargement. La palette peut alors être extraite sans difficultés.
L'invention et les avantages qui en découlent ressortent bien de la description. On note notamment que la structure de la cellule et la séquence de gonflage permet de garantir l'étanchéité du système et ce, quelle que soit la taille de la palette. En outre, dans un mode de réalisation particulier, la cellule est universelle et apte à gérer la température de denrées par passage d'air dans le sens latéral ou d'avant en arrière de la palette.15