MASQUE DE BLOC OPTIQUE DE VÉHICULE, À PAROI PARTIELLEMENT DÉPLAÇABLE L'invention concerne les blocs optiques de véhicule, éventuellement de type automobile, et plus précisément les masques que comprennent certains de ces blocs optiques. On entend ici par « bloc optique » aussi bien un projecteur qu'un feu. Comme le sait l'homme de l'art, certains blocs optiques de véhicule, Zo éventuellement de type automobile, comprennent un boîtier définissant une cavité ouverte logeant un masque qui participe à la définition d'au moins une fonction optique. Certaines parties de ces masques, visibles de l'extérieur, doivent faire l'objet d'une métallisation. Cette dernière s'effectuant généralement selon un unique axe de projection, il arrive que certaines parties 15 d'une paroi de masque, séparant deux fonctions optiques, ne puissent pas être correctement métallisées, voire ne sont pas du tout métallisées. Cela se produit notamment lorsqu'une paroi de masque présente une partie (par exemple en contre dépouille) qui est totalement masquée par une autre de ses parties suivant la direction de projection. 20 L'invention a donc pour but d'améliorer la situation. Elle propose plus précisément un masque, destiné à faire partie d'un bloc optique de véhicule, éventuellement de type automobile, et comportant au moins une paroi de séparation de fonctions comprenant au moins une première partie fixe, et une seconde partie déplaçable et solidarisée à cette 25 première partie par une partie de liaison qui est agencée de manière à permettre le déplacement de cette seconde partie par rapport à la première partie entre une position initiale et une position d'immobilisation finale. Le masque selon l'invention peut comporter d'autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et notamment : 30 - la partie de liaison peut être agencée de manière à permettre un déplacement de la seconde partie par repliement en direction de la première partie, jusqu'à la position d'immobilisation finale ; - la partie de liaison peut présenter une épaisseur réduite localement de manière à définir une zone d'affaiblissement adaptée au repliement ; • la partie de liaison peut comprendre une encoche sensiblement en forme de V et permettant de définir la zone d'affaiblissement ; - la seconde partie peut comprendre une extrémité libre munie d'une patte de fixation propre à coopérer avec un élément de fixation correspondant du masque dans la position d'immobilisation finale ; - la patte de fixation peut être propre à être clippée sur l'élément de fixation correspondant du masque ; - la première partie peut comprendre une première sous-partie, une deuxième sous-partie prolongeant la première sous-partie selon un premier angle prédéfini, strictement inférieur à 180°, et une troisième sous-partie prolongeant la deuxième sous-partie selon un second angle prédéfini et solidarisée à la partie de liaison ; - la troisième sous-partie peut prolonger la deuxième sous-partie selon un second angle strictement supérieur à 180 ° ; - dans la position d'immobilisation finale la seconde partie peut être placée sensiblement parallèlement à la deuxième sous-partie ; - il peut être réalisé par moulage dans un matériau synthétique ; - il peut être destiné à être revêtu d'une métallisation au moins sur une face dite avant de sa paroi de séparation lorsque cette dernière est dans sa position initiale (et donc avant repliement). L'invention propose également un bloc optique de véhicule comprenant un masque du type de celui présenté ci-avant.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 illustre schématiquement, dans une vue en perspective (obtenue en CAO/DAO), un exemple de réalisation d'un bloc optique muni d'un exemple de réalisation d'un masque selon l'invention, une fois sa paroi de séparation repliée, - les figures 2 et 3 illustrent schématiquement et respectivement, dans des vues en coupe et en perspective, un exemple de réalisation d'une paroi de séparation repliable d'un masque selon l'invention, avant repliement de sa seconde partie, - la figure 4 illustre schématiquement, dans une vue en coupe, la paroi de séparation repliable des figures 2 et 3, après repliement de sa seconde partie, et - la figure 5 illustre schématiquement, dans une vue en perspective, une variante de réalisation de paroi de séparation repliable, après repliement de sa seconde partie.
Les dessins annexés pourront non seulement servir à compléter l'invention, mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant. L'invention a pour but de proposer un masque (M) destiné à faire partie d'un bloc optique (BO) de véhicule, éventuellement de type automobile. Dans ce qui suit, on considère, à titre d'exemple non limitatif, que le bloc optique (BO) est un feu arrière de signalisation destiné à être installé à l'arrière d'un véhicule automobile. Mais, l'invention n'est pas limitée à ce type d'implantation. Elle concerne également certains blocs optiques, comme par exemple des phares (ou projecteurs avant), destinés à être installés à l'avant d'un véhicule, éventuellement de type automobile.
On se réfère tout d'abord à la figure 1 pour présenter un bloc optique BO équipé d'un masque M selon l'invention. Comme illustré partiellement, le bloc optique BO comprend un boîtier BB qui définit au moins une cavité ouverte dans laquelle est logé un masque M rapporté. Dans l'exemple non limitatif illustré, le masque M comprend une paroi PS dite de séparation du fait qu'elle subdivise la cavité ouverte du boîtier BB en deux sous-cavités Cl et C2 qui sont dédiées respectivement à deux fonctions optiques différentes du bloc optique BO. Ici, chaque sous-cavité Cl, C2 loge au moins partiellement une source de lumière Al, A2, comme par exemple une ampoule ou une lampe ou encore une diode électroluminescente. Par conséquent, la paroi PS du masque M assure la séparation entre deux fonctions optiques du bloc optique BO. On notera que le bloc optique BO peut éventuellement comprendre en complément au moins une glace (non représentée) solidarisée à son masque (par exemple). Selon l'invention, et comme illustré sur les figures 2 à 5, la paroi de séparation PS du masque M comprend au moins une première partie P1 fixe (et donc non mobile), une seconde partie P2 partiellement déplaçable (et donc partiellement mobile) et une partie de liaison P3. La partie de liaison P3 assure la solidarisation de la première partie P1 à la seconde partie P2. En outre, cette partie de liaison P3 est agencée de manière à permettre le déplacement de la seconde partie P2 par rapport à la première partie P1 entre une position initiale (illustrée sur les figures 2 et 3) et une position d'immobilisation finale (illustrée sur la figure 4). On notera que dans l'exemple non limitatif illustré, la première partie P1 de la paroi de séparation PS comprend trois sous-parties SPI à SP3. Plus précisément, une première sous-partie SPI est prolongée par une deuxième sous-partie SP2 selon un premier angle prédéfini qui est strictement inférieur à 180°, et une troisième sous-partie SP3 prolonge la deuxième sous-partie SP2 selon un second angle prédéfini et est solidarisée à la partie de liaison P3. On notera que les premier et second angles sont considérés par rapport à la face avant de la paroi (de séparation) PS. La face avant FV de la paroi PS du masque M est celle qui est opposée à la face arrière FR où se trouve définie (dans l'exemple non limitatif) l'encoche en V EV (sur laquelle on reviendra plus loin) et qui est destinée à être observée de l'extérieur du bloc optique BO.
Ici, le second angle est strictement supérieur à 180°. Mais, d'autres agencements (correspondant à d'autres valeurs des premier et second angles) peuvent être envisagés. On notera également que dans l'exemple non limitatif illustré, lorsque la paroi PS est dans sa position d'immobilisation finale (illustrée sur la figure 4) sa seconde partie P2 est placée sensiblement parallèlement à la deuxième sous-partie SP2 de sa première partie P1 (et ici en contre dépouille). Mais, cela n'est pas obligatoire. Le déplacement de la seconde partie P2 de la paroi PS de sa position initiale vers sa position d'immobilisation finale peut par exemple se faire par repliement en direction de la première partie P1. Par exemple, ce repliement consiste en une rotation suivant la flèche F au niveau de la partie de liaison P3. Pour ce faire, cette dernière (P3) peut, par exemple et comme illustré non limitativement, présenter une épaisseur qui est localement réduite de manière à définir une zone d'affaiblissement adaptée au repliement (ici à la rotation). Cette réduction d'épaisseur peut, comme illustré non limitativement, être obtenue au moyen d'une encoche EV sensiblement en forme de V et qui définit la zone d'affaiblissement (ou zone « charnière »).
II est important de noter que d'autres types de repliement, et plus généralement d'autres types de déplacement, de la seconde partie P2 de la paroi PS, plus complexes qu'une rotation, peuvent être envisagés. Ainsi, on pourrait par exemple envisager un déplacement par torsion. Comme illustré, l'immobilisation de la seconde partie P2 dans sa position d'immobilisation finale se fait par exemple au moyen d'une patte de fixation PF, définie au niveau de son extrémité libre (opposée à la partie de liaison P3) et propre à coopérer avec un élément de fixation EF correspondant, défini en un endroit choisi du masque M. Par exemple, et comme illustré non limitativement sur les figures 2 et 4, la patte de fixation PF peut comporter une dent à pan incliné destinée à être clippée dans un logement (trou, cran, encoche ou rainure) constituant un élément de fixation EF du masque M. Dans cet exemple de réalisation, le trou (ou élément de fixation) EF est défini sur une face arrière FR d'une portion de paroi qui prolonge sensiblement la première sous-partie SPI de la première partie fixe P1 de la paroi PS, et la patte de fixation PF est définie sensiblement perpendiculairement à la seconde partie P2 de la paroi PS, au niveau de son extrémité libre. Ainsi, une fois que la dent de la patte de fixation PF est logée dans le trou EF, la seconde partie P2 est immobilisée dans sa position d'immobilisation finale et ne peut plus revenir vers sa position initiale sans intervention d'une personne. Dans une variante de réalisation illustrée non limitativement sur la figure 5, l'élément de fixation EF est une encoche définie à l'extrémité d'une portion de paroi qui prolonge sensiblement la première sous-partie SPI de la première partie fixe P1 de la paroi PS, et la patte de fixation PF est définie sensiblement dans le prolongement de la seconde partie P2 de la paroi PS, au niveau de son extrémité libre. Ainsi, une fois que la dent de la patte de fixation PF est logée sous contrainte dans l'encoche EF, la seconde partie P2 est immobilisée sous contrainte dans sa position d'immobilisation finale et ne peut plus revenir vers sa position initiale. On notera qu'en cas de besoin la face avant FV de la paroi PS du masque M peut être avantageusement revêtue d'une métallisation après démoulage mais avant que l'on ne procède au déplacement (ici par repliement) de la seconde partie P2. On comprendra en effet qu'avant ledit déplacement, la face avant FV de la seconde partie P2 de la paroi PS peut être métallisée grâce à une projection suivant l'axe DM matérialisé sur la figure 2, ce qui serait impossible si la seconde partie P2 était initialement définie dans sa position repliée finale dans laquelle elle est placée en contre dépouille (et donc masquée par la troisième sous-partie SP3 de la première partie P1). Dans les exemples de réalisation décrits ci-avant en référence aux figures 2 à 5, la paroi de séparation PS du masque M ne comprend qu'une première partie P1 fixe à laquelle est solidarisée une seconde partie P2 partiellement déplaçable via une partie de liaison P3. Mais, on pourrait envisager que la paroi PS comprenne également une troisième partie partiellement déplaçable et solidarisée à la seconde partie P2 via une autre partie de liaison P3 (adaptée à son déplacement (éventuellement par repliement).
Par ailleurs, dans les exemples de réalisation décrits ci-avant en référence aux figures 1 à 5, le masque M ne comprend qu'une seule paroi de séparation déplaçable PS. Mais, on pourrait envisager que le masque M comprenne plusieurs (au moins deux) parois de séparation déplaçables PS. On notera qu'un masque M, selon l'invention, peut par exemple être réalisé par moulage dans un matériau synthétique. A titre d'exemple non limitatif, le matériau synthétique peut être le polycarbonate (ou PC). L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation de masque et de bloc optique décrits ci-avant, seulement à titre d'exemple, mais elle englobe toutes les variantes que pourra envisager l'homme de l'art dans le cadre des revendications ci-après.