1 La présente invention concerne une nouvelle composition cosmétique et/ou dermatologique destinée à assurer la protection de l'épiderme, et plus particulièrement une composition à base d'extrait de Camellia japonica présentant un effet de protection de la peau, plus particulièrement un effet de prévention et de traitement des vergetures. La peau constitue un véritable organe comprenant plusieurs couches intégrées, allant de la couche superficielle, l'épiderme, jusqu'aux couches plus profondes, le derme et l'hypoderme, et chacune possède des propriétés spécifiques permettant à l'ensemble de réagir et de s'adapter aux conditions de son environnement. L'épiderme, principalement composé de kératinocytes (90% des cellules épidermiques), de mélanocytes (2 à 3% des cellules épidermiques) et des cellules de Langerhans, a une épaisseur variable selon les différentes parties du corps. Etant donné qu'il constitue la couche externe de la peau, l'épiderme joue un rôle fondamental pour assurer la protection et le maintien d'une bonne trophicité. C'est pourquoi de nombreuses compositions ont été mises au point afin de le protéger et d'améliorer ses fonctions, et notamment de renforcer son élasticité et sa fermeté. Le derme, plus épais, solide, riche en nerfs, en vaisseaux sanguins et en glandes sudoripares, se compose principalement de collagène, d'élastine et de protéoglycanes. Ces trois types de molécules sont synthétisés par les fibroblastes dermiques. Les fibres de collagène, qui représentent 70% du poids sec du derme, assurent la résistance mécanique et la texture de la peau, l'élastine est responsable de l'élasticité, et les protéoglycanes jouent un rôle majeur de structure et d'hydratation de la peau. D'autres cellules comme les macrophages et les leucocytes sont également présentes dans la couche du derme. L'hypoderme, qui est la couche la plus profonde de la 35 peau, contient les adipocytes qui produisent des lipides pour
B10056FR 2 que le tissu sous-cutané fabrique une couche grasse protégeant les muscles, les os et les organes internes contre les chocs. La peau, et chacune de ses couches constitutives, peut subir des dégradations provoquées par des causes internes ou externes, par exemple le vieillissement et des étirements excessifs. Le vieillissement de la peau se manifeste par des signes tels que la formation de rides plus ou moins profondes et étendues, outre une perte d'élasticité et un amincissement.
L'apparition des premières rides est un phénomène qui peut être aggravé par des agressions physiques ou chimiques provenant de la pollution, de l'exposition aux rayons ultra-violets ou des modes de vie qui accélèrent le vieillissement cutané.
Un équilibre entre dégradation et synthèse tissulaire existe chez les sujets normaux. Ainsi, la matrice extra-cellulaire peut être dégradée par des métallo-protéinases qui se répartissent essentiellement en trois groupes principaux qui sont les collagénases, les gélatinases et stromelysines.
Par exemple, la fibroblaste collagénase (MMP-1) fait partie des collagénases, la gélatinase A (MMP-2) et la gélatinase B (MMP-9) sont des gélatinases, et la stromelysine-1 (MMP-3) et la matrilysine (MMP-7) sont des stromelysines. Un excès de métallo-protéinases entraîne une dégradation de biomolécules telles que collagène, protéoglycanne et gélatine, qui peut avoir des conséquences néfastes sur le tissu épidermique. Aussi, de nombreuses études ont été consacrées aux propriétés inhibitrices des métallo-protéinases de diverses substances. Outre le vieillissement, une autre cause de dégradation de la peau est la formation de vergetures, ou striae distensae ou striae atrophicae, qui sont des petites stries ou déchirures de forme allongée, de longueur souvent comprise entre 5 et 15 cm environ, dues à une atrophie du réseau cutané qui résiste mal à des distensions importantes auxquelles la peau peut être soumises dans des conditions particulières. 3 Cette affection de la peau se rencontre principalement chez les femmes enceintes, au niveau de l'abdomen, mais elle peut aussi apparaître chez des personnes obèses dans le cas de prise de poids rapide. Elle a longtemps été considérée comme provoquée par un effet mécanique provoquant la distension de la peau, mais on estime aujourd'hui qu'elle peut aussi être due à un hyperfonctionnement des glandes surrénales (syndrome de Cushing). Un traitement par des corticoïdes peut avoir pour effet secondaire la formation de vergetures en perturbant la biosynthèse des fibroblastes dermiques, entraînant une diminution de la formation de collagène, d'élastine et de protéoglycanes, une inhibition partielle de la synthèse de l'acide hyaluronique et du chondroitine sulfate, ainsi qu'une altération de la production de protéines. La formation des vergetures s'accompagne généralement d'un phénomène inflammatoire. Ces effets ont pour conséquence une rupture du tissu conjonctif. Les vergetures peuvent affecter des zones relativement étendues de la peau, se présentant sous forme de stries de couleur rouge violacée qui évolue avec le temps vers une couleur plus claire. Elles procurent un effet inesthétique qui peut avoir des conséquences psychologiques néfastes chez certains sujets et il est donc important de pouvoir mettre au point des traitements susceptibles de les prévenir, de les masquer ou de les éliminer. On propose parfois le traitement des vergetures au moyen d'un laser mais les résultats sont souvent peu satisfaisants. Divers traitements de nature essentiellement cosmétique, agissant sur l'épiderme, ont aussi été utilisés, afin de masquer les vergetures, par exemple au moyen de compositions à base de silicium organique, d'acides aminés tels que la proline, des huiles polyinsaturées et insaponifiables, des vitamines à action antiradicalaire, des dérivés de Centella asiatica, ou encore des dérivés d'acide rétinoïque tels que la trétinoïne, etc. Ces traitements permettent au mieux 4 d'atténuer les effets disgracieux des vergetures mais ne les font pas disparaître. Ainsi, la demande de brevet WO 0019974 décrit l'utilisation de peptides de soja et de tripeptides constitués de glycine, histidine et lysine, pour la prévention et le traitement des vergetures de la peau. Le brevet US 7429386 décrit le traitement des vergetures par administration locale de toxine botulique par voie intradermique. De nombreux extraits végétaux ont été proposés dans des compositions cosmétiques et dermatologiques susceptibles de procurer des effets utiles dans diverses applications. Par exemple, le brevet FR-A-2 848 116 décrit une composition cosmétique et/ou dermatologique à base d'extrait de Siegesbeckia agissant comme inhibiteur de métallo- protéinases matricielles, en association avec des lipopeptides pour le traitement et la prévention des rides et de la perte d'élasticité de la peau. La demande WO-A-2007/144518 décrit l'utilisation d'un extrait de graines de mimosa, provenant en particulier des espèces Acacia dealbata, Acacia farnesiana ou Acacia decurrens, qui a pour effet de favoriser fortement la synthèse des collagènes. Dans le cas du traitement des vergetures, il est souhaitable de disposer de plantes susceptibles d'avoir une activité générale sur les radicaux libres, sur la protection de la matrice extra-cellulaire (les métalloprotéinases) et sur la protection de l'élastine (effet anti-élastasique). Une telle activité peut en effet annihiler une des principales causes de la formation des vergetures rappelées ci-dessus tout en renforçant l'élasticité et la fermeté de la peau.
Camellia japonica, communément dénommé camélia, est une plante de la famille des théaceaes originaire de l'Asie de l'est et du sud-est, notamment le Japon, la Corée et la Chine, se présentant sous forme d'un arbuste pouvant atteindre 6 à 7 m. Parmi les nombreuses espèces du genre Camellia, Camellia japonica est bien connue pour la qualité et la beauté de ses fleurs de couleur rouge ou rose. En médecine traditionnelle chinoise, les graines de Camellia japonica ont été utilisées pour leur activité anti-inflammatoire, et les fleurs pour leur effet hémostatique dans le traitement de l'hématémèse. Des études ont montré la présence de saponines dans les fruits et 5 les graines, de triterpénoïdes dans les racines, et de glucosides de flavonol dans les feuilles, présentant des propriétés anti-oxydantes, comme décrit par K. Onodera et al., Biosc. Biotech. Biochem. 70, 1995-1998 (2006). La plante est également riche en polyphénols et contient une essence aromatique. L'activité anti-herpétique de feuilles de Camellia japonica est décrite dans US 5.411.733. Polygonum hydropiper, communément dénommé poivre d'eau, est une plante de la famille des polygonacées riche en tanins et dérivés flavoniques. Elle contient aussi une huile essentielle et des aldéhydes sesquiterpéniques qui lui confèrent sa saveur brûlante justifiant sa dénomination commune de poivre d'eau. Elle a été décrite comme ayant une activité hémostatique, diurétique et hypotenseur. Des extraits de racine de Polygonum hydropiper auraient une activité contre la fertilité, comme écrit par S.K. Garg et al., J. Reprod. Fert. 29, 521-423 (1972). Bien que de nombreuses compositions dermatologiques et cosmétiques aient été proposées, il existe toujours un besoin de pouvoir disposer de nouvelles compositions topiques alternatives permettant de protéger la peau en luttant efficacement contre les signes du vieillissement cutané et contre les vergetures, et notamment des compositions topiques à base d'extraits végétaux appropriés provenant plus particulièrement de plantes connues pour leurs propriétés favorables à une telle activité. Les études effectuées par la demanderesse ont montré qu'il est possible de protéger l'épiderme et d'agir effica- cement contre les signes du vieillissement cutané et contre les vergetures, en utilisant des compositions topiques à base d'extraits d'une plante de l'espèce Camellia japonica, additionnées d'extraits d'une plante de l'espèce Polygonum 6 hydropiper. En effet, les études ont montré que les extraits de Camellia japonica possèdent une action efficace contre les rides de vieillissement cutané et contre les vergetures, tant préventive que curative, et que cette action se trouve potentialisée par l'addition d'extraits végétaux provenant de Polygonum hydropiper. Les compositions de l'invention se distinguent en ce qu'elles comprennent un extrait d'une plante de l'espèce Camellia japonica en association avec un extrait d'une plante de l'espèce Polygonum hydropiper en une quantité efficace pour procurer une protection de l'épiderme contre les signes du vieillissement cutané et contre les vergetures, ainsi que des supports et excipients acceptables en dermatologie et en cosmétologie.
La présente invention a donc pour objet une nouvelle composition cosmétique et/ou dermatologique à base de Camellia japonica, et plus particulièrement à base d'extrait de Camellia japonica, en association avec des extraits de Polygonum hydropiper.
Une telle composition présente d'excellentes propriétés utilisables en cosmétique et en dermatologie pour la protection de la peau, non seulement contre les signes du vieillissement cutané mais aussi contre les vergetures. La présente invention a également pour objet une composition topique à base de l'association d'un extrait de Camellia japonica et d'un extrait de Polygonum hydropiper pour la prévention et le traitement des signes du vieillissement cutané et des vergetures. La présente invention a encore pour objet un procédé cosmétique non thérapeutique pour prévenir et combattre les signes du vieillissement cutané et les vergetures de la peau, consistant à appliquer sur les zones de la peau concernées une composition topique contenant une quantité efficace de l'association d'extrait de Camellia japonica et d'extrait de Polygonum hydropiper selon la présente invention. 7 L'invention a également pour objet une composition pharmaceutique à base d'un extrait de Camellia japonica et d'un extrait de Polygonum hydropiper pour la protection de l'épiderme et plus particulièrement la prévention et le traitement des vergetures. Les compositions suivant la présente invention se distinguent en ce qu'elles comprennent un extrait de Camellia japonica en association avec un extrait de Polygonum hydropiper en une quantité efficace pour procurer une protection de la peau, ainsi que des supports et excipients acceptables en dermatologie et en cosmétologie. Ainsi, les compositions topiques de l'invention à base d'extraits de Camellia japonica et d'extrait de Polygonum hydropiper peuvent être utilisées avantageusement en dermatologie et en cosmétologie pour le traitement ou la prévention des signes du vieillissement cutané et des vergetures. Les essais effectués par la demanderesse ont montré que, parmi les diverses parties de la plante, il est préférable d'utiliser les parties aériennes et en particulier les feuilles. L'espèce Camellia japonica est facilement disponible et la conservation des feuilles ne soulève généralement pas de difficulté technique. Les extraits de Camellia japonica utilisés dans les compositions suivant la présente invention sont de préférence obtenus sous forme d'extrait aqueux provenant des parties aériennes de la plante préalablement séchées, broyées en poudre fine que l'on laisse macérer dans de l'eau pendant environ 12 à 14 heures.
Suivant une forme avantageuse de réalisation, l'extrait utilisable dans l'invention est obtenu par macération à partir de feuilles de Camellia japonica broyées et réduites en poudre laissée macérer dans de l'eau dans un rapport poudre/eau de 40% en poids. Le produit est ensuite décanté, exprimé puis filtré. 8 L'extrait aqueux de Camellia japonica se présente sous la forme d'un liquide de couleur jaune à ambré, d'odeur caractéristique, soluble dans l'eau et dans l'éthanol, se caractérisant par : pH compris entre 3,4 - 4,0 densité 0,990 - 1,050 indice de réfraction 1,325 - 1,345 matière sèche (%) 0,5 - 2,5 polyphénols (%/matière sèche) 1,7 La quantité de polyphénols pour 100 g d'extrait est comprise entre 0,0085 et 0,0425. Les extraits de Polygonum hydropiper utilisés dans l'invention sont obtenus à partir des parties aériennes de la plante, de préférence sous forme d'extraits aqueux après macération de la plante préalablement séchée et broyée. Suivant une forme préférentielle de réalisation, on utilise les sommités (feuilles et tiges) ou les feuilles de Polygonum hydropiper, qui sont séchées, broyées et réduites en poudre que l'on fait macérer dans l'eau, le rapport poudre / eau étant de 40%, environ 24 heures. Après décantation, expression et filtration, le filtrat est atomisé et la poudre obtenue est diluée à 50% avec de la maltodextrine. L'extrait aqueux de Polygonum hydropiper se présente sous la forme d'une poudre de couleur beige à brun, d'odeur 25 caractéristique, soluble dans l'eau, se caractérisant par : pH (solution 1%) entre 4,9 - 6,9 densité 0,990 - 1,050 indice de réfraction 1,325 - 1,345 matière sèche (%) 0,5 - 2,5 30 acide gallique (HPLC) présence polyphénols (%/matière sèche) 4,4 Les extraits utilisés dans les compositions de l'invention sont de l'ordre de 0,05 à 2,0% pour le Polygonum hydropiper et 0,1 à 10,0% pour Camellia japonica par rapport 35 au poids total de la composition. Les extraits peuvent être mélangés pour être incorporés dans la composition et la 9 quantité de mélange utilisée est généralement comprise entre 0,1 et 12% en poids par rapport au poids total de la composition. Les extraits de feuilles de Camellia japonica et les extraits de Polygonum hydropiper inclus dans les compositions suivant la présente invention ont montré dans des tests in vitro des effets de protection de l'épiderme, et plus particulièrement . - une activité sur les métalloprotéinases montrant un 10 effet protecteur et régénérant sur le collagène et l'élastine ; - une activité anti-élastase significative, impliquant une protection de l'élastine assurant une plus grande fermeté de la peau et une protection contre les vergetures ; 15 - un effet anti-radicalaire important assurant une protection efficace des cellules contre les effets de stress. Les tests ont été effectués en utilisant des échantillons dosés à 0,5% d'extrait de Polygonum piper, 5% de Camellia japonica, et une association des deux extraits, sur des 20 fibroblastes humains en culture et sur des épidermes reconstitués (Skinethic®) . Les résultats, détaillés ci-après, ont mis en évidence l'effet protecteur sans effet secondaire néfaste, et en particulier . 25 - un effet significatif, potentialisé par l'association des deux extraits, sur l'expression des métalloprotéinases 1 (MMP1), 2 (MMP2) et 9 (MMP9) permettant de stimuler la régénération du collagène et de l'élastine ; - un effet important de réduction de l'élastase au niveau 30 des fibroblastes humains en culture, avec une potentialisation de l'effet par l'association des deux extraits, montrant l'effet de protection contre les vergetures ; - un effet anti-radicalaire aussi bien dans des conditions physiologiques que dans des conditions d'induction 35 par l'hypoxanthine / xanthine oxydase, montrant l'efficacité 10 sur la protection des cellules cutanées sous l'effet du stress qui est un facteur déclenchant de la formation des vergetures. Les résultats sont explicités dans les exemples ci-après. Les compositions selon l'invention peuvent contenir, outre un extrait de feuilles de Camellia japonica et un extrait de Polygonum hydropiper, des actifs secondaires complétant avantageusement leur activité, et compatibles, c'est-à-dire non susceptibles de réagir les uns sur les autres ou de masquer ou limiter leurs effets respectifs. Plus particulièrement, les actifs secondaires peuvent être choisis parmi un extrait de graines de mimosa et un extrait de graines de souci agissant favorablement sur la stimulation des collagènes néoformés, de la Centella asiatica, du monométhylsilanol, de la proline, ou encore du beurre de Karité.
La composition selon l'invention peut comprendre par exemple entre 0,1 et 2% en poids d'extrait de Polygonum piper, entre 0,1 et 6% en poids d'extrait de Camellia japonica, et, le cas échéant, entre 1 et 5% en poids d'extrait de graines de mimosa et/ou entre 2 et 6% en poids de Centella asiatica, et/ou entre 0,5 et 2% en poids de monométhylsilanol et de proline par rapport au poids total de la composition. Suivant une forme préférentielle, ces concentrations sont respectivement de 0,2 à 1% en poids d'extrait de Polygonum hydropiper, 1 à 6% en poids d'extrait de Camellia japonica, 2 à 5% en poids d'extrait de graines de mimosa et entre 3 et 5% en poids de Centella asiatica par rapport au poids total de la composition. Comme indiqué ci-dessus, les compositions de l'invention peuvent comprendre entre 0,1% et 10% en poids d'extrait de feuilles de Camellia japonica, tel que défini ci-dessus, par rapport au poids total de la composition, et de préférence entre 1 et 6% en poids. La concentration en extrait de Polygonum hydropiper est comprise généralement entre 0,05 et 2,0%, et de préférence entre 0,1 et 1,0%.
Le choix de la concentration en chacun des composants dans la composition peut être fait en fonction de l'utili- 11 sation envisagée. Pour un traitement protecteur prolongé, on utilise de préférence des doses plus faibles, sous forme de lait ou de crème dosée à environ 1 à 6% (total des deux composants), tandis qu'un traitement ponctuel peut nécessiter des doses plus élevées, par exemple un sérum dosé entre 6 et 12%, où, de préférence, les doses d'extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper sont plus élevées. Ainsi, ces compositions topiques peuvent être utilisées avantageusement en dermatologie et en cosmétologie pour le traitement ou la prévention des signes du vieillissement cutané ainsi que pour la prévention et le traitement des vergetures. L'association d'extrait de Camellia japonica, d'extrait de Polygonum hydropiper suivant la présente invention, complétée le cas échéant par des extraits de graines de mimosa et des extraits de Centella asiatica comme indiqué ci-dessus, utilisée dans des conditions normales d'emploi pendant 20 à 30 jours consécutifs, pour traiter des vergetures, a démontré une excellente tolérance cutanée.
Les compositions conformes à la présente invention peuvent être présentées sous les formes galéniques classiquement utilisées pour une application topique, c'est-à-dire sous forme de lotion, gel, émulsion (en particulier crème ou lait), masque, pommade, nanocapsules, liposomes ou encore des patches transdermiques, contenant des excipients et supports usuels compatibles et pharmaceutiquement acceptables. Elles sont utilisées de préférence sous forme de crèmes, lait sérum et lotion. Ces formes d'administration par voie topique sont préparées par les techniques usuelles, et par exemple, dans le cas d'une crème, par dispersion d'une phase grasse dans une phase aqueuse pour obtenir une émulsion huile dans eau, ou inversement pour préparer une émulsion eau dans huile. Dans le cas de crèmes, on préfère utiliser des émulsions à structure lamellaire contenant peu de produits éthoxylés ou n'en contenant pas du tout. 12 Dans le cas des nanocapsules et des liposomes, il peut être avantageux d'utiliser un extrait aqueux de préférence à un extrait hydroglycolique. Les compositions topiques selon l'invention peuvent comprendre des excipients appropriés pour une administration topique externe, en particulier des excipients acceptables sur le plan dermatologique et cosmétologique. Ces excipients appropriés pour la formulation sont bien connus de l'homme du métier et comprennent en particulier des agents de pénétration tels que l'éthoxydiglycol, le phytantriol, l'octyl dodécanol et l'escine ; les épaississants tels que les gommes naturelles et les polymères de synthèse ; les émollients et les tensio-actifs tels que l'octanoate de cétéaryle, le myristate d'isopropyle, l'isononanoate de cétéaryle, la diméthicone, la cyclométhicone, le 3-diisostéarate de polyglycéryle, le polyisobutène hydrogéné, l'alcool cétylique, le palmitate cétylique, le phosphate cétylique ; les émulsifiants ; les conservateurs tels que le phénoxyéthanol, le parahydroxybenzoate de méthyle (méthylparaben), le parahydroxybenzoate d'éthyle (éthylparaben) et le Phenonip® associant du phénoxyéthanol et des parahydroxybenzoates ; les colorants ; les parfums ; etc. D'autres ingrédients peuvent être utilisés dans les compositions : les agents hydratants tels que le propylène glycol, la glycérine, le butylène glycol, le sel de sodium de l'acide pyrrolidone carboxylique (sodium PCA), et également les vitamines antioxydantes telles que la vitamine E, par exemple l'acétate de tocophérol ou le tocotriénol, la vitamine C, les polyphénols naturels. On peut également ajouter à la composition des agents conditionneurs de la peau tels que le nylon et le nitrure de bore, ainsi que des agents de protection contre les rayons ultraviolets, et par exemple des filtres solaires UV-A et UV-B hydrophiles ou lipophiles, choisis parmi la benzophénone ou un dérivé de benzophénone tel que la 2-hydroxy-4-méthoxy-benzophénone (Eusolex® 4360), ou un ester d'acide cinnamique et plus particulièrement le méthoxycinnamate d'octyle (Eusolex® 2292), le méthoxycinnamate 13 d'éthyl-2-hexyle (Parsol MCXO), ou encore un cyano-(3,P-diphénylacrylate tel que l'octocrylène (Eusolex® OCR), le 4-méthylbenzylidène camphre (Eusolex 6300®), et des dérivés du dibenzoylméthane tels que le 4-isopropyl dibenzoylméthane (Eusolex 8020), le t-butyl-méthoxy dibenzoylméthane (Parsol 1789®), et le 4-méthoxy-dibenzoylméthane. On peut aussi utiliser des pigments formant écran anti-ultraviolet, comme par exemple le dioxyde de titane, l'oxyde de zinc, l'oxyde de zirconium ou encore l'oxyde d'aluminium.
Les exemples suivants illustrent l'invention plus en détail sans en limiter la portée. Dans tous les exemples de compositions qui suivent, les parties sont exprimées en poids, sauf indication contraire.
Exemple 1 Suivant les techniques classiques, on prépare un lait anti-vergeture ayant la composition pondérale suivante. Phase A Huile d'amandes douces 2,00 Beurre de karité 2,00 Octyldodécanol 2,00 PEG 6/32 stéarate 5,00 Capryl/caprique triglycérides 5,00 Tocophérol 0,50 Ester glycérique de Vitamine F 1,00 Undécylénate de glycéryle 0,50 Phase B Eau déminéralisée qsp 100,00 Pentylène glycol 5,00 Acide anisique 0,10 Monométhylsilanol 1,00 Hydroxyproline 0,50 Gomme xanthane 0,50 Extrait de Camellia japonica 5,00 Extrait de Centella asiatica 5,00 Extrait de Polygonum hydropiper (sec) Parfums 0,50 0,50 L'extrait de Camellia japonica utilisé dans la composition ci-dessus est un extrait aqueux obtenu par traitement de feuilles broyées et réduites en poudre. L'extrait de Polygonum hydropiper est un extrait sec. La phase grasse A est chauffée à 70-75°C tandis que la phase aqueuse B est chauffée à 75°C, puis les deux phases sont mélangées soigneusement sous agitation. Les extraits et les parfums sont ajoutés au mélange à la température de 40°C et le pH est ajusté à 6,2 par addition de potasse ou d'acide citrique. Le lait ayant la composition indiquée ci-dessus peut être utilisé en application sur les vergetures, une à deux fois par 15 jour.
Exemple 2 Suivant les techniques classiques, on prépare une lotion raffermissante ayant la composition pondérale suivante. Eau déminéralisée qsp 100,00 20 Carboxy vinyl polymère 0,20 Pentylène glycol 5,00 Butylène glycol-1,3 2,50 Extrait de Centella asiatica 5,00 Extrait de Camellia japonica 3,00 25 Extrait de Polygonum hydropiper 0,20 Proline 1,00 Amandate de polyglycéryl-10 2,50 Acide levulinique et levulinate de sodium 0,60 Parfums 0,10 30 La lotion est préparée en réalisant le gel de polymère dans l'eau, en neutralisant et en ajoutant le reste des composants à froid.
Exemple 3 Suivant une technique usuelle, on prépare une crème raffermissante ayant la composition pondérale suivante. Phase A Eau déminéralisée qsp 100,00 Tetrasodium glutamate diacétate (sol) 0,10 Pentylène glycol 5,00 Gomme de sclerotium et gomme xanthane 0,20 Alcools C12-C16 et acide palmitique 5,00 et lécithine hydrogénée Phase B Tocophérol 0,50 Capryl/caprique triglycérides 5,00 Squalane 8,00 Octyl dodécanol 5,00 Alcool béhénylique 2,00 Ethyl hexyl glycérine 0,30 Palmitoyl proline 1,00 Phase C Eau déminéralisée 10,00 Matrixyl 3000 1,00 Monométhylsilanol 2,00 Madécassoside 0,20 Extrait de Polygonum hydropiper 0,50 Extrait de Camellia japonica 5,00 Sodium PCA 1,00 Phase D Silicate de magnésium 0,50 Phase E Parfums 0,10 La lécithine hydrogénée est hydratée dans l'eau à 75°C puis les autres ingrédients de la phase A sont ajoutés et mélangés. La phase B, préalablement homogénéisée sous turbine refroidie, est ajoutée à 78°C, puis les autres phases sont ajoutées successivement à 40°C, l'ensemble est mélangé et refroidi progressivement. 16 La crème ayant la composition indiquée ci-dessus est utilisée en application sur le visage, une fois par jour au coucher pendant une période de 1 à 3 mois.
Exemple 4 L'étude in vitro des effets des extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper utilisés dans la présente invention sur la protection de l'épiderme a été faite sur des fibroblastes humains en culture et sur des épidermes reconstitués (Skinethic®), comme indiqué plus haut.
Les cultures de fibroblastes ont été établies de manière usuelle, les fibroblastes ayant été ensemencés dans des plaques 6 puits à raison de 105 cellules par ml, puis incubation pendant 24 heures. Quatre lots de fibroblastes ont été constitués pour les tests. Lot 1 : témoin ne recevant aucun produit Lot 2 : traitement par Polygonum hydropiper 0,5% Lot 3 : traitement par Camellia japonica 5% Lot 4 : traitement par l'association Polygonum hydropiper 0,5% + Camellia japonica 5%. Etude de la viabilité cellulaire : Après 24 heures d'incubation des cellules de fibroblastes, la viabilité cellulaire a été déterminée par le test de réduction au bleu de Formazan (test MTT). Après incubation des cellules de chaque lot, les puits les contenant sont vidés et le tapis cellulaire est rincé avec le milieu de culture. On distribue dans tous les puits 200 pl d'une solution de MTT (bromure de 3-(4,5-diméthylthiazol-2-yl)-2,5-diphényltétrazolium) à 5 mg/ml, et les plaques sont incubées à 37°C pendant 3 heures. Les puits sont à nouveau vidés par retournement, et le tapis cellulaire est fixé pendant 1 minute par 200 pl de solution de formo-calcium. Les cellules sont ensuite lysées et les cristaux de bleu de Formazan sont dissous par 200 pl de diméthylsulfoxyde. La densité optique (DO) des plaques est lue, après homogénéisation de la coloration par agitation, au 17 moyen d'un spectrophotomètre à 570 nm, permettant ainsi de connaître la quantité relative de cellules vivantes et actives métaboliquement. La densité optique (DO) après 24 heures de contact est 5 indiquée dans le tableau ci-dessous. Substance Densité optique DO % Témoin 0,410 ± 0,03 - P. hydropiper 0,5% 0,440 ± 0,03 ns C. japonica 5% 0,420 ± 0,02 ns P. hydropiper 0,5% 0,410 ± 0,04 ns + C. japonica 5% La viabilité cellulaire a aussi été contrôlée au moyen des mêmes lots 1 à 4 sur un modèle in vitro d'épidermes reconstitués (Skinethic®). 10 Des kératinocytes d'origine humaine ont été ensemencés sur des filtres en polycarbonate de 0,5 cm2 dans un milieu défini (MCDB 153 modifié) et supplémenté. Les cellules ont été cultivées pendant 14 jours à l'interface air/liquide, le milieu de culture étant changé tous les deux jours. Les 15 épidermes ainsi formés ont été utilisés dans l'étude à partir du 17ème jour de culture. L'essai a été effectué en duplicate pour chaque temps expérimental de 6 et 24 heures. La viabilité cellulaire a été testée par réaction 20 colorimétrique au sel de tetrazolium (MTT). La couleur est notée après incubation de 30 minutes à température ambiante. Une couleur bleue - pourpre démontre la viabilité des cellules de l'épiderme. Les produits testés (lots 1, 3 et 4 ci-dessus) ont été 25 déposés à raison de 10 pl / cm2 sur les épidermes reconstitués pendant 24 heures. Les résultats sont indiqués au tableau ci-après.
Substance Couleur Densité optique DO Témoin Bleu 0,880 ± 0,02 C. japonica 5% Bleu 0,910 ± 0,01 P. hydropiper 0,5% Bleu 0,878 ± 0,03 + C. japonica 5% La viabilité cellulaire a aussi été contrôlée par examen histologique. Les épidermes reconstitués sont fixés dans une solution à 10% de formaldéhyde et inclus dans des blocs de paraffine. Des coupes verticales de 4 }gym ont été colorées à l'hématoxyline / éosine et photographiées sous microscope optique. L'essai a montré que l'extrait de Camellia japonica (5%) et l'association des extraits de Camellia japonica (5%) et de Polygonum hydropiper (0,5%) suivant l'invention, déposés à raison de 10 pl/cm2, sur des épidermes reconstitués traités pendant 24 heures, comparativement à des épidermes témoins, n'ont induit aucune toxicité. Après coloration HES, les images histologiques des épidermes traités sont similaires à celles des épidermes témoins. Ces résultats mettent en évidence l'absence de cytotoxicité des extraits utilisés dans l'invention.
Exemple 5 L'étude de l'effet antiradicalaire de l'association d'extraits suivant la présente invention a été faite sur un modèle in vitro d'épidermes reconstitués (Skinethic®). L'activité antiradicalaire a été mise en évidence par dosage du malondialdéhyde (MDA) après son induction par l'hypoxanthine / xanthine oxydase. Le MDA est en effet l'un des marqueurs essentiels de la cytotoxicité par les processus oxydatifs et le stress, et peut donc renseigner sur l'activité antiradicalaire d'une substance donnée (indice de lipoperoxydation). Le protocole expérimental est le même que celui de 30 l'Exemple 4 ci-dessus, à l'exception de la constitution des 19 lots, chaque essai étant réalisé en duplicate après 24 heures de contact des extraits étudiés avec l'épiderme reconstitué. Lot 1 : épiderme témoin ne recevant aucun produit Lot 2 : épiderme témoin positif traité par l'hypoxan- thine/xanthine oxydase. Lot 3 : épiderme traité par la vitamine E + hypoxanthine/xanthine oxydase. Lot 4 : épiderme traité par Camellia japonica 5% Lot 5 : épiderme traité par Polygonum hydropiper 0,5% + Camellia japonica 5%. Lot 6 : épiderme traité par Camellia japonica 5% + hypoxanthine/xanthine oxydase (HXO) Lot 7 : épiderme traité par Polygonum hydropiper 0,5% + Camellia japonica 5% + hypoxanthine/xanthine oxydase (HXO). Après 24 heures de traitement des épidermes reconstitués, les homogénats cellulaires sont remis en suspension dans : 250 pl de tampon Tris 50 mM, pH 8, contenant NaCl 0,1M et EDTA 20 mM. 25 pl de SDS à 7% 300 pl de HC1 0,1N 38 pl d'acide phosphotungstique à 1% dans l'eau 300 pl d'acide thiobarbiturique à 0,67% dans l'eau Après 1 heure d'incubation dans l'obscurité à 50°C puis refroidissement dans l'eau glacée, 300 pl de n-butanol sont ajoutés dans chaque tube. Les tubes sont centrifugés à 10000 g à 0°C pendant 10 minutes. La phase supérieure est récupérée pour le dosage du MDA. Le MDA est dosé par mesure de la fluorescence, après séparation du complexe MDA-TBA par chromatographie HPLC, au moyen d'un détecteur Jasco 821-FI avec une excitation à 515 nm et une émission à 553 nm, avec un éluant méthanol : eau (40:60 v/v), le pH étant ajusté à 8,3 par KOH 1M. Le dosage des protéines est réalisé selon la méthode de 35 Bradford. L'augmentation de l'absorbance à 595 nm est propor- 20 tionnelle à la concentration des protéines déterminées à l'aide d'un spectrophotomètre Unicam 8625. Lipoperoxydation physiologique : Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-après. Substance MDA (pM/mg protéine) diminution MDA (%) Témoin 669 ± 33 - C. japonica 5% 570 ± 40 -15 P. hydropiper 0,5% 534 ± 62 -20 + C. japonica 5% Ces résultats montrent une protection significative des extraits de l'invention, notamment de l'association d'extraits, vis-à-vis de la lipoperoxydation physiologique. Lipoperoxydation provoquée : Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-après. Substance MDA (pM/mg protéine) variation MDA (%) Témoin 669 ± 33 - HXO 950 ± 46 +42 Vitamine E + HXO 598 ± 55 -37 C. japonica 5% + HXO 765 ± 61 -19 P. hydropiper 0,5% + 680 ± 50 -28 C. japonica 5% + HXO HXO = hypoxanthine/xanthine oxydase Ces résultats montrent une protection significative des extraits de l'invention, et plus particulièrement de l'asso- ciation d'extraits, vis-à-vis de la lipoperoxydation provoquée par l'hypoxanthine/xanthine oxydase. Ces résultats démontrent l'effet antiradicalaire des extraits de la présente invention. La comparaison des résultats obtenus avec Camellia japonica avec ou sans Poly- gonum hydropiper montre que l'association potentialise l'effet antiradicalaire. 21 Exemple 6 L'évaluation de l'activité des extraits de l'invention sur la régénération cutanée a été faite par étude de la matrice extracellulaire et dosage des métalloprotéinases (MMP1, MMP2 et MMP9) sur des fibroblastes humains en culture. Les cultures de fibroblastes sont identiques à celles de l'Exemple 4 ci-dessus. Les quatre lots utilisés sont les mêmes que dans l'Exemple 4. L'essai a été conduit en triplicate après 24 heures de 10 contact des produits étudiés avec les fibroblastes humains en culture. Le dosage de la MMP1 a été réalisé par le kit ELISA au niveau du milieu de culture. Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous. Substance concentration MMP1 % (pg/ml) Témoin 135,4 ± 9,2 - P. hydropiper 0,5% 112,3 ± 10,0 -17 C. japonica 5% 105,9 ± 11,7 -22 P. hydropiper 0,5% 98,7 ± 8,5 -27 + C. japonica 5% 15 Ces résultats montrent que les deux extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper diminuent significativement l'expression de la métalloprotéinase 1 (MMP1) et que cet effet est potentialisé dans l'association. 20 Le dosage de la MMP2 a été réalisé par le kit ELISA au niveau du milieu de culture. Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous. Substance concentration MMP2 % (pg/ml) Témoin 32,8 ± 2,2 - P. hydropiper 0,5% 27,0 ± 1,5 -18 C. japonica 5% 26,4 ± 2,3 -20 P. hydropiper 0,5% 25,0 ± 3,2 -24 + C. japonica 5% 22 Ces résultats montrent que les deux extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper diminuent significativement l'expression de la métalloprotéinase 2 (MMP2) et que cet effet est potentialisé dans l'association puisque chaque extrait provoque une diminution très proche (-18 et -20% respectivement) tandis que l'association procure une plus forte diminution (-24%). Les résultats du dosage de la MMP9, réalisé par le kit ELISA au niveau du milieu de culture, sont regroupés dans le Io tableau ci-dessous. Substance concentration MMP9 % (pg/ml) Témoin 97,8 ± 7,3 - P. hydropiper 0,5% 82,6 ± 5,0 -16 C. japonica 5% 83,0 ± 6,1 -15 P. hydropiper 0,5% 75,0 ± 8,0 -23 + C. japonica 5% Ces résultats montrent que les deux extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper diminuent significativement l'expression de la métalloprotéinase 9 (MMP9) et que 15 cet effet est potentialisé dans l'association puisque chaque extrait isolément provoque une diminution très proche (-15 et -16% respectivement) tandis que l'association procure une diminution (-23%) significativement plus importante.
Exemple 7 20 L'évaluation de l'activité anti-élastase des extraits de l'invention a été faite sur les mêmes fibroblastes humains en culture que ceux de l'Exemple 4 ci-dessus. L'essai a été conduit en triplicate après 24 heures de contact des produits étudiés avec les fibroblastes humains en 25 culture, en présence de substrat N-succinyl trialanine para- nitro-anilide (SANA). Les quatre lots utilisés sont les mêmes que dans l'Exemple 4 mais du SANA a été ajouté aux lots 1 à 4.
23 Les fibroblastes ont été ensemencés dans des plaques multipuits à raison de 105 cellules par puits. Ils ont ensuite été incubés avec 2% de SVF et RMPI pendant 24 heures, puis le SVF a été remplacé par 0,2% de BSA et les cellules ont été incubées pendant 24 heures en présence des produits étudiés. En fin de traitement, les cellules ont été récupérées par grattage et les enzymes ont été extraites du culot cellulaire en utilisant 0,1% de Triton X-100 dans un tampon Tris-HCL à pH 8, Brij 35 0,1% et 20 pl d'une solution de SANA (125mM) dans la N-éthyl pyrrolidone. La réaction a été initiée à 37°C et stoppée par ajout de 50 pl d'acide acétique. Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-après. Substance Activité de Inhibition (%) l'élastase (nM de SANA hydrolysé / heure / 105 cellules Témoin + SANA 56,2 ± 2,8 - P. hydropiper 0,5% + 48,7 ± 3,3 -13 SANA C. japonica 5% + SANA 47,6 ± 4,1 -15 P. hydropiper 0,5% + 45,0 ± 2,9 -20 C. japonica 5% + SANA Ces résultats montrent que les extraits de Camellia japonica et de Polygonum hydropiper inhibent significativement l'activité de l'élastase au niveau des fibroblastes humains en culture et que cet effet est potentialisé dans l'association des extraits.