PLAQUE MINÉRALOGIQUE UNIQUE ET NON DUPLICABLE, PROCEDE DE FABRICATION D'UNE TELLE PLAQUE ET PROCEDE D'AUTHENTIFICATION D'UNE PLAQUE MINERALOGIQUE La présente invention se rapporte à une plaque minéralogique unique et non duplicable, à un procédé de fabrication d'une plaque minéralogique unique et non duplicable et à un procédé d'authentification d'une plaque minéralogique susceptible d'être issue d'un tel procédé de fabrication. La majorité des véhicules est équipée d'une ou deux plaques io minéralogiques (ou plaques d'immatriculation) comportant de manière classique une série de chiffres et de lettres appelée numéro d'immatriculation visible depuis l'extérieur du véhicule. Un numéro d'immatriculation unique étant attribué à chaque véhicule par l'administration, le numéro d'immatriculation d'un véhicule est le meilleur moyen pour identifier 15 rapidement ledit véhicule. Cependant, une plaque minéralogique classique peut aisément être falsifiée ou dupliquée. La duplication d'une plaque minéralogique comportant un numéro d'immatriculation existant permet d'usurper l'identité d'un autre véhicule, tandis que la falsification d'une plaque minéralogique comportant 20 un numéro d'immatriculation autre que celui attribué au véhicule par l'administration ne permet plus l'identification dudit véhicule. La falsification d'une plaque minéralogique ou l'usurpation d'un numéro d'immatriculation attribué à un autre véhicule constitue un délit, motivé par exemple par le désir de ne pas être identifié lors d'un excès de vitesse en cas de contrôle 25 des radars, en cas de vol d'un véhicule, ou encore pour ne pas payer les taxes liées à une immatriculation. Afin de lutter contre ce type de délits, il est par exemple connu de l'état de la technique des dispositifs électroniques d'identification intégrés à une plaque minéralogique. De tels dispositifs comportent typiquement une 30 étiquette passive munie d'une puce du type RFID (Radio Frequency Identification) ne contenant qu'une information séquentielle renvoyant à une base de données interne. L'alimentation en courant d'une telle étiquette est assurée par l'excitation électromagnétique d'une bobine intégrée à ladite étiquette. De tels dispositifs sont par exemple décrits dans les documents FR 2 821 463 et FR 2 902 385.
Cependant, la fiabilité de tels dispositifs reste limitée, dans la mesure où une panne desdits dispositifs est possible. De plus, de tels dispositifs ne permettent pas d'empêcher la duplication d'une plaque minéralogique dotée de tels dispositifs électroniques, et ne permettent pas non plus d'en empêcher totalement la falsification, la lecture et la réalisation de puces RFID io étant aujourd'hui aisée. Il existe également des plaques minéralogiques comportant un hologramme de sécurité. Cependant, la duplication d'une telle plaque reste possible dans la mesure où des plaques vierges munies d'un tel dispositif sont toutes identiques entre elles. 15 La présente invention a pour but de pallier les défauts des plaques minéralogiques existantes et des dispositifs existants d'identification d'une plaque minéralogique, en proposant une solution qui rend à la fois infalsifiable et non duplicable une plaque minéralogique. Ainsi, une personne ou un dispositif réalisant un contrôle aura l'assurance d'être en présence de 20 la plaque d'immatriculation d'origine d'un véhicule. Plus précisément, un objet de la présente invention est un procédé de fabrication d'une plaque minéralogique unique et non duplicable, comprenant une étape d'apposition d'un numéro d'immatriculation affecté à la plaque sur un support, ledit numéro d'immatriculation étant visible et lisible depuis une 25 face avant de ladite plaque ; une étape de fixation sur la plaque d'un élément d'authentification unique et non duplicable, de sorte que ledit élément ne puisse pas être désolidarisé de ladite plaque sans être détruit ou subir une altération irréversible et que ledit élément d'authentification soit visible depuis la face avant de la plaque ; et une étape de mise en correspondance du 30 numéro d'immatriculation de la plaque avec une signature de l'élément d'authentification dans une base de données stockée indépendamment de la plaque. L'utilisation d'un élément d'authentification unique et non duplicable présente l'avantage de transmettre à la plaque minéralogique le caractère s unique et non duplicable dudit élément d'authentification. Préférentiellement, la signature de l'élément d'authentification est une représentation visuelle unique. Plus préférentiellement, l'élément d'authentification comporte une pastille de polymère emprisonnant des bulles, la représentation visuelle dudit io élément étant un agencement spatial des bulles dans ladite pastille. Un tel élément d'authentification a pour avantage d'être indépendant de dispositifs susceptibles de tomber en panne. L'utilisation d'un tel élément d'authentification est donc fiable. De plus, une telle pastille présente l'avantage d'emprisonner des bulles avec un agencement spatial unique, 15 quel que soit le nombre de pastilles fabriquées, et d'être non reproductible. Selon un mode de réalisation de l'invention, le numéro d'immatriculation de la plaque est formé sur un premier support, ledit premier support étant fixé sur une face d'un second support, de sorte que ledit numéro d'immatriculation soit visible et lisible depuis la face avant de la plaque par 20 transparence du second support ; et l'élément d'authentification est visible depuis la face avant de la plaque par transparence du second support. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le numéro d'immatriculation de la plaque est formé sur une face d'un premier support, ledit premier support étant fixé sur un second support, de sorte que ladite 25 face du premier support forme la face avant de la plaque. Préférentiellement, la fabrication de la plaque comporte ultérieurement à l'étape de fixation de l'élément d'authentification sur la plaque, une étape de pose d'une couche protectrice sur la plaque, de sorte à protéger l'élément d'authentification et le premier support. 30 L'invention a également pour objet un procédé d'authentification d'une plaque minéralogique susceptible d'être issue du procédé de fabrication tel que précédemment décrit, comprenant une étape d'acquisition dans la base de données d'un élément d'entrée figurant sur la plaque ; puis, une étape d'interrogation de la base de données pour obtenir la signature stockée dans ladite base de données et associée à l'élément d'entrée dans ladite base de s données ; une étape de comparaison de la signature associée à l'élément d'entrée dans la base de données avec la signature de l'élément d'authentification visible sur la plaque ; enfin, si les deux signatures ne sont pas identiques, il est conclu que la plaque est falsifiée ou dupliquée, ou que l'élément d'authentification a été altéré, détruit, ou remplacé. io Un tel procédé de détection de falsification ou de duplication a pour avantage d'être fiable, dans la mesure où l'élément d'authentification est unique, non duplicable et s'altère irrémédiablement ou est détruit lors d'une tentative de désolidarisation ou d'une désolidarisation dudit élément d'authentification avec la plaque. 15 Préférentiellement, la signature de l'élément d'authentification est une représentation visuelle. Préférentiellement, l'étape de comparaison de la signature associée à l'élément d'entrée dans la base de données avec la signature de l'élément d'authentification visible sur la plaque se fait au moyen d'un lecteur qui extrait 20 la signature dudit élément d'authentification visible sur la plaque, se connecte automatiquement à la base de données, puis compare la signature extraite avec la signature associée à l'élément d'entrée dans la base de données. Préférentiellement, lorsque l'élément d'entrée dans la base de données est un code de référence visible sur l'élément d'authentification, 25 l'authentification de la plaque comprend en outre, si la signature visible sur la plaque d'immatriculation et la signature associée à l'élément d'entrée dans la base de données sont identiques, une étape de comparaison du numéro d'immatriculation inscrit sur la plaque avec le numéro d'immatriculation associé à la signature dans la base de données ; puis, si les deux numéros 30 d'immatriculation sont identiques, il est conclu que la plaque est authentique, sinon il est conclu que la plaque est une plaque dupliquée ou falsifiée.
Un tel procédé d'authentification d'une plaque minéralogique présente l'avantage d'avoir un double niveau de contrôle, avec d'abord un contrôle de l'élément d'authentification et de sa signature, puis un contrôle de la correspondance entre la plaque minéralogique et l'élément d'authentification.
Préférentiellement, l'authentification de la plaque comporte en outre, s'il est conclu que la plaque est authentique, une étape de comparaison des caractéristiques d'un véhicule porteur de la plaque avec des caractéristiques d'un véhicule associé à ladite plaque dans la base de données. L'invention a également pour objet une plaque minéralogique comportant io un support avec un numéro d'immatriculation associé à ladite plaque minéralogique, ledit numéro d'immatriculation étant disposé de sorte à être visible et lisible depuis une face avant de la plaque minéralogique ; et un élément d'authentification unique et non duplicable fixé et/ou intégré à la plaque, de sorte à être visible depuis la face avant de la plaque, ledit élément 15 d'authentification comportant une signature unique, ledit élément d'authentification étant constitué pour s'altérer de manière irréversible ou se détruire, lors d'une tentative de désolidarisation ou lors d'une désolidarisation dudit élément d'authentification d'avec la plaque minéralogique. Préférentiellement, la signature de l'élément d'authentification est une 20 représentation visuelle unique. Plus préférentiellement, l'élément d'authentification comporte une pastille de polymère emprisonnant des bulles, la représentation visuelle dudit élément correspondant à un agencement spatial des bulles dans ladite pastille. 25 L'invention a également pour objet un ensemble comportant une plaque minéralogique telle que précédemment décrite et une base de données dans laquelle au moins un numéro d'immatriculation est associé à une plaque minéralogique, et dans laquelle la signature de l'élément d'authentification de la plaque est associée au numéro d'immatriculation de ladite plaque.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent. Celles-ci sont données à titre indicatif et nullement limitatif de l'invention. Les figures montrent : - Figure 1 : une vue de face d'une plaque minéralogique unique et non s duplicable, selon un mode de réalisation de l'invention ; - Figure 2a : une vue schématique en perspective d'une plaque minéralogique unique et non duplicable, selon un mode de réalisation de l'invention ; - Figure 2b : une vue schématique en perspective d'une plaque io minéralogique unique et non duplicable, selon un autre mode de réalisation de l'invention ; - Figure 3: une vue schématique en perspective d'une plaque minéralogique unique et non duplicable, selon un autre mode de réalisation de l'invention ; 15 - Figure 4 : une représentation schématique d'une base de données, dans laquelle sont associés des caractéristiques d'une plaque minéralogique selon un mode de réalisation de l'invention ; - Figure 5 : un logigramme d'un procédé d'authentification d'une plaque selon un mode de réalisation de l'invention. 20 Dans la description qui suit, on entend par plaque minéralogique ou plaque d'immatriculation, une plaque, sensiblement carrée ou rectangulaire suivant les modèles de plaques répandus, comportant un numéro d'immatriculation apposé sur ladite plaque et équipant, de façon connue, tout type de véhicule tel que camion, voiture, moto, etc. Dans les exemples 25 illustrés dans les figures, un modèle de plaque rectangulaire a particulièrement été choisi. La figure 1 montre une plaque 10 minéralogique unique et non duplicable d'un véhicule automobile (non représenté) selon un mode de réalisation de l'invention.
La plaque 10 comporte un numéro d'immatriculation 11 visible et lisible depuis une face avant 12 de ladite plaque. On entend par « face avant de la plaque », la face de la plaque visible depuis l'extérieur du véhicule. La plaque 10 comporte en outre un élément d'authentification 13 unique s et non duplicable. L'élément d'authentification 13 est fixé ou intégré à la plaque 10, de sorte qu'un élément authentifiant 14 unique et non duplicable dudit élément d'authentification soit visible depuis la face avant 12 de la plaque 10, et que ledit élément d'authentification ne gêne pas la lecture du numéro d'immatriculation 11. L'élément d'authentification 13 est apte à io s'altérer irrémédiablement ou à se détruire, lors d'une tentative de désolidarisation ou d'une désolidarisation dudit élément d'authentification d'avec la plaque 10. L'élément authentifiant 14 de l'élément d'authentification 13 comporte une signature 131 unique. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la 15 signature 131 de l'élément d'authentification 13 est une représentation visuelle unique. La représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13 et le numéro d'immatriculation 11 de la plaque 10 sont associés dans une base de données 40, dont la figure 4 est une représentation schématique. Ladite 20 base de données, par exemple gérée par l'autorité affectant les numéros des plaques minéralogiques, est stockée indépendamment de la plaque 10, par exemple sur un serveur accessible via une liaison numérique, comme le réseau internet. Préférentiellement, des informations liées au véhicule porteur de la 25 plaque 10 sont également associées à la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13 dans la base de données 40. De telles informations sont par exemple la marque, le modèle, l'année de mise en circulation du véhicule, voire des informations liées à un statut du véhicule, comme par exemple « véhicule volé », « amendes non payées », etc. 30 Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, l'élément authentifiant 14 de l'élément d'authentification 13 est une pastille de polymère emprisonnant des bulles, notamment commercialisée sous la marque Code à BullesTM. Un tel élément d'authentification 13 est fixé directement sur la plaque 10 par collage dudit élément d'authentification. Chaque pastille 14 comprend un agencement spatial tridimensionnel de s bulles issu d'un processus chaotique de formation desdites bulles dans le polymère. Ainsi, la pastille 14 est unique et impossible à reproduire. L'agencement spatial de bulles, lisible par un lecteur optique ou à l'oeil nu, constitue la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13. La technologie du Code à BullesTM présente en outre l'avantage io d'entraîner l'altération irréversible de la pastille 14 de polymère en cas de tentative de décollement ou lors d'un décollement. En effet, lorsque l'élément d'authentification 13 est décollé, l'agencement spatial des bulles et/ou la forme et la dimension desdites bulles dans la pastille 14, soit la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13, est modifié de 15 manière irréversible. Ainsi, une lecture optique ou un examen à l'oeil nu ne permet plus de restituer la représentation visuelle 131 initiale associée à l'élément d'authentification 13 dans la base de données 40. En conséquence, la plaque 10 n'est pas falsifiable, car un numéro d'immatriculation modifié ne correspondrait pas au numéro d'immatriculation 20 1 1 ' associé à l'élément d'authentification 13 sur le serveur distant. L'élément d'authentification 13 et la plaque 10 associée ne sont pas non plus duplicables, car la pastille 14 est non reproductible. De cette manière, les délits relatifs à l'usurpation de numéro d'immatriculation 11 ou au changement dudit numéro d'immatriculation sont détectables. 25 L'utilisation de la technologie du Code à BullesTM est ici citée à titre d'exemple. Bien que cette technologie soit particulièrement adaptée à la mise en oeuvre de l'invention, d'autres technologies, faisant appel à des éléments d'authentification uniques, non duplicables et aptes à s'altérer au décollement, peuvent également être utilisées. De telles technologies 30 consistent par exemple en la dispersion suivant un processus chaotique d'un ensemble complexe de fibres ou de microfibres, colorées ou non colorées, 2 98834 9 9 dans une matrice permettant leur observation par l'intermédiaire de moyens adaptés. De telles solutions permettent également de désactiver dans la base de données 40, une plaque 10 qui aurait été volée ou retirée d'un véhicule pour être fixée sur un autre véhicule sans avoir été altérée ou modifiée. Ladite plaque 10 serait donc signalée frauduleuse, avant même de savoir sur quel autre véhicule elle aurait éventuellement été fixée de manière illicite. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'élément d'authentification 13 comporte également un code de référence 15 de la io représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13. Ledit code de référence est par exemple un numéro et/ou un code à barres et/ou un autre code graphique reproductible et lisible. Le code de référence 15 est associé à la représentation visuelle 131' de l'élément d'authentification 13, ainsi qu'au numéro d'immatriculation 11' de la 15 plaque 10 dans la base de données 40. Ainsi, le code de référence 15 permet d'accéder à la représentation visuelle 131' de l'élément d'authentification 13 stockée dans la base de données 40 et au numéro d'immatriculation 11' qui lui est associé, par exemple par une saisie manuelle dudit code de référence ou une lecture optique dudit code. 20 Dans un exemple de mise en oeuvre, pour éviter des trafics d'élément d'authentification 13 et des usages illégaux, l'autorité qui attribue le numéro d'immatriculation 11 au véhicule fournit avec les documents administratifs d'immatriculation, le ou les éléments d'authentification 13 préalablement affectés audit véhicule. Les éléments d'authentification 13 sont alors remis 25 au fabricant des plaques d'immatriculation 10 pour y être intégrés, ce dernier ayant par exemple la mission de vérifier par consultation de la base de données 40 la cohérence entre chaque élément d'authentification 13 et le numéro d'immatriculation 11 à imprimer sur la plaque d'immatriculation 10 correspondante. 30 Dans un autre exemple de mise en oeuvre, des plaques vierges comportant un élément d'authentification 13 sont fournies au fabricant des plaques 10, les éléments d'authentification 13 des plaques vierges étant connus avec leurs caractéristiques stockées dans la base de données 40. Lesdites caractéristiques peuvent par exemple être associées à un code de « non activation » permettant de signifier qu'il n'a pas encore été attribué à la s plaque un numéro d'immatriculation dans ladite base de données. Lors de la fabrication d'une plaque 10, lorsque qu'un numéro d'immatriculation 11 a été apposé sur ladite plaque, le fabricant active l'élément d'authentification 13, lors d'une connexion à la base de données 40 par la saisie de données complémentaires, de sorte à inhiber le code de « non activation ». Lesdites io données complémentaires peuvent par exemple être le numéro d'immatriculation 11 apposé sur la plaque. Ainsi, des plaques vierges qui auraient été dérobées en vue d'un trafic de plaques illicites seraient identifiées lors d'un contrôle comme des plaques « non activées ». De plus, pour éviter des trafics illicites et des actes frauduleux, la 15 connexion à la base de données 40 pour en modifier le contenu est réalisée, de préférence, au moyen d'une connexion sécurisée avec authentification du fabricant de la plaque 10, au moyen par exemple d'une carte à puce de contrôle d'accès ou d'un identifiant et d'un code personnels. Suivant une autre méthode, les données complémentaires sont obtenues 20 par lecture d'un élément d'identification incorporé dans un titre de circulation du véhicule, délivré par l'administration, auquel est attribué le numéro d'immatriculation 11 apposé sur la plaque 10. Selon les modes de réalisation de l'invention présentés aux figures 2a et 2b, la plaque (20a, 20b) minéralogique comporte un matériau polymère. 25 La plaque (20a, 20b) comporte un support (26a, 26b) en matériau polymère sensiblement carré ou rectangulaire. Le support (26a, 26b) est par exemple en polyméthacrylate de méthyle, commercialisé sous la marque Plexiglas IO, ou en polycarbonate. Le support (26a, 26b) est recouvert d'une bande (27a, 27b) adhésive de 30 dimensions sensiblement égales à des dimensions du support (26a, 26b). Le numéro d'immatriculation (21a, 21b) de la plaque (20a, 20b) est imprimé sur une face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b). Préférentiellement, la face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b) comporte un fond réflectorisé. La face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b) accueille l'élément d'authentification (23a, 23b).
Selon le mode de réalisation de l'invention présenté à la figure 2a, la face avant 28a de la bande 27a est adhésive, de sorte à venir se coller contre une face arrière du support 26a. Le support 26a est alors nécessairement transparent, de sorte que le numéro d'immatriculation 21a soit visible et lisible sur la face avant 22a de la plaque 20a par transparence à travers le io support 26a, et que l'élément d'authentification 23a soit visible sur la face avant 22a de la plaque 20a par transparence à travers le support 26a. Ce mode de réalisation est particulièrement adapté, lorsque la plaque 20a est en polycarbonate. Il présente pour avantage d'assurer une protection de la bande 27a et de l'élément d'authentification 23a. 15 Selon le mode de réalisation de l'invention présenté à la figure 2b, une face arrière de la bande 27b est adhésive, de sorte à venir se coller contre une face avant du support 26b. Le support 26b n'est alors pas nécessairement transparent. La face avant 28b de la bande 27b correspond à la face avant 22b de la plaque 20b. Ainsi, le numéro d'immatriculation 21b 20 est directement visible et lisible sur la face avant 22b, et l'élément d'authentification 23b est directement visible sur ladite face avant 22b. Préférentiellement, la plaque 20b comporte une couche protectrice (non représentée) transparente de dimensions sensiblement égales aux dimensions de la bande 27b et du support 26b. Ladite couche protectrice est 25 disposée sur la face avant 28b de la bande 27b, de sorte à protéger la bande 27b et l'élément d'authentification 23b. La couche est par exemple un film en matériau polymère. La fabrication d'une telle plaque (20a, 20b) comporte par exemple les étapes suivantes : 30 - réalisation du support (26a, 26b) ; - impression du numéro d'immatriculation (21a, 21b) sur la face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b) ; - fixation de l'élément d'authentification (23a, 23b) sur la face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b), de sorte que ledit élément s d'authentification (23a, 23b) ne gêne pas la lecture du numéro d'immatriculation (21a, 21b) ; - collage de la bande (27a, 27b) sur le support (26a, 26b), de sorte que le numéro d'immatriculation (21a, 21b) imprimé sur ladite bande (27a, 27b) soit visible et lisible, et que l'élément d'authentification (23a, 23b) 10 soit visible ; - laminage de la plaque (20a, 20b), de sorte à améliorer la qualité du collage de la bande (27a, 27b) sur le support (26a, 26b), et en particulier à éviter la formation de poches d'air gênantes ; - mise en correspondance du numéro d'immatriculation (21a, 21b) de la 15 plaque (20a, 20b) avec la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification (23a, 23b) dans la base de données 40. Un tel procédé de fabrication met en oeuvre par exemple une machine intégrant une imprimante à transfert thermique pour imprimer le numéro d'immatriculation (21a, 21b) directement sur la bande (27a, 27b), et un 20 système de laminage. Selon un mode de réalisation de l'invention, le numéro d'immatriculation (21a, 21b) est imprimé sur la face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b) avant que l'élément d'authentification (23a, 23b) ne soit fixé sur ladite face avant. 25 Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'élément d'authentification (23a, 23b) est fixé à la face avant (28a, 28b) de la bande (27a, 27b) avant que le numéro d'immatriculation (21a, 21b) ne soit imprimé sur ladite face avant. De cette manière, lors de l'impression du numéro d'immatriculation (21a, 21b), un numéro d'identification (non représenté) est 30 également imprimé à cheval sur la bande (27a, 27b) et sur l'élément d'authentification (23a, 23b). Plus précisément, le numéro d'identification est partiellement imprimé sur la bande (27a, 27b) et partiellement imprimé sur l'élément d'authentification (23a, 23b). Ledit numéro d'identification est propre à chaque machine, ce qui permet de tracer ladite machine, et par conséquent de connaître l'origine de fabrication de la plaque minéralogique s (20a, 20b). On comprend ici que le support (26a, 26b) étant standard et réalisé en grand nombre indépendamment des numéros d'immatriculation, l'étape de réalisation du support est avantageusement réalisée préalablement pour un grand nombre de plaques qui sont stockées pour un usage ultérieur. io On notera également que l'étape de mise en correspondance du numéro d'immatriculation (21a, 21b) de la plaque (20a, 20b) avec la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification (23a, 23b) dans la base de données 40 peut être faite à tout moment, dés lors que l'élément d'authentification (23a, 23b) est affecté à un numéro d'immatriculation (21a, 15 21b), ce qui peut être fait préalablement ou simultanément à la fabrication de ladite plaque (20a, 20b). Selon un mode de réalisation de l'invention, la fabrication de la plaque 20b comporte en outre une étape d'assemblage de la couche protectrice avec la face avant 28b de la bande 27b, de sorte à protéger ladite bande 27b 20 et l'élément d'authentification 23b. Selon le mode de réalisation de l'invention présenté à la figure 3, la plaque 30 est en métal, par exemple en aluminium. La plaque 30 comporte une première et une deuxième plaque (36, 37) métalliques, lesdites plaques (36, 37) étant sensiblement de mêmes formes 25 et dimensions. Les première et deuxième plaques (36, 37) sont disposées l'une sur l'autre. La deuxième plaque 37 forme la face avant 32 de la plaque minéralogique 30. En général, la face avant 32 de la deuxième plaque 37 est peinte, par exemple en blanc ou en jaune.
Selon le mode de réalisation de l'invention présenté dans la figure 3, la première plaque 36 comporte une bordure 38 en relief, disposée de sorte que la deuxième plaque 37 soit encastrée dans ladite bordure 38. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, les première et s deuxième plaques (36, 37) sont assemblées par collage total ou partiel. Le numéro d'immatriculation 31 est créé par estampage sur l'ensemble formé par les première et deuxième plaques (36, 37), de sorte que des reliefs 39 formés sur la première plaque 36, traversent des découpes correspondantes formées simultanément au travers de la deuxième plaque 10 37. De cette manière, le numéro d'immatriculation 31 apparaît en relief à travers la face avant 32 de la deuxième plaque 37. La face avant 32 de la deuxième plaque 37 accueille l'élément d'authentification 33. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la plaque 30 15 comporte en outre une couche protectrice (non représentée), disposée sur la face avant 32 de la deuxième plaque 37, de sorte à protéger l'élément d'authentification 33. La couche protectrice est par exemple réalisée par collage d'un film transparent ou par application d'un vernis transparent, déposé à un stade final de réalisation de la plaque 30.
20 La fabrication d'une telle plaque 30 comporte par exemple les étapes suivantes : - assemblage de la première et de la deuxième plaque (36, 37) par un estampage périphérique, par lequel la première plaque 36 forme une bordure 38 en relief permettant d'encastrer la deuxième plaque 37, ou 25 par collage total ou partiel ; - estampage de l'assemblage de la première et de la deuxième plaque (36, 37), de sorte que des caractères du numéro d'immatriculation 31 formés en relief sur la première plaque 36 traversent les découpes correspondantes dans la deuxième plaque 37 ; - collage de l'élément d'authentification 33 sur la face avant 32 de la deuxième plaque 37, de sorte que ledit élément d'authentification 33 ne gêne pas la lecture du numéro d'immatriculation 31 ; - mise en correspondance du numéro d'immatriculation 31 de la plaque s 30 avec la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 33 dans la base de données 40. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la fabrication de la plaque 30 comprend en outre une étape d'assemblage de la couche protectrice sur la face avant 32 de la deuxième plaque 37, de sorte à io protéger l'élément d'authentification 33. On notera que, d'une manière générale, l'étape de mise en correspondance du numéro d'immatriculation 31 avec la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 33 dans la base de données 40 peut être faite à tout moment, dés lors que l'élément d'authentification 33 est is affecté à un numéro d'immatriculation 31. La figure 5 montre un schéma logique d'un procédé d'authentification d'une plaque 10 susceptible d'être issue de l'un des procédés de fabrication précédemment décrits. Au cours d'une étape 51, un élément d'entrée figurant sur la plaque 10 20 est sélectionné. Selon un mode de réalisation de l'invention, l'élément d'entrée est le code de référence 15 de l'élément d'authentification 13. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'élément d'entrée est le numéro d'immatriculation 11 de la plaque 10. Puis, une étape 52 d'acquisition, dans la base de données 40, de 25 l'élément d'entrée préalablement sélectionné est réalisée soit par lecture directe et saisie manuelle, soit par lecture optique ou autres moyens équivalents. Ensuite, la base de données 40 est interrogée au cours d'une étape 53, afin d'obtenir la représentation visuelle 131' associée à l'élément d'entrée dans ladite base de données. Si l'étape 53 d'interrogation de la 30 base de données 40 ne permet pas de restituer de représentation visuelle 131' associée à l'élément d'entrée, alors il est conclu, dans une étape 54, que l'élément d'entrée est inconnu de la base de données 40 et que par conséquent la plaque a été falsifiée, dans le cas où l'élément d'entrée choisi est le numéro d'immatriculation 11, ou bien falsifiée ou dupliquée, dans le cas où un autre élément d'entrée a été choisi. Au contraire, si l'étape 53 d'interrogation de la base de données 40 restitue une représentation visuelle 131', alors il est réalisé une étape 55 d'acquisition de la représentation visuelle 131' associée à l'élément d'entrée dans la base de données 40. Puis, la représentation visuelle 131' associée à l'élément d'entrée dans la base de données 40 et la représentation visuelle 131 de l'élément io d'authentification 13 visible sur la plaque 10 sont comparées au cours d'une étape 56. Selon un mode de réalisation de l'invention, la comparaison 56 des représentations visuelles (131, 131') est effectuée au moyen d'un lecteur, par exemple optique. Ledit lecteur extrait dans un premier temps la 15 représentation visuelle 131 visible sur la plaque 10, puis se connecte automatiquement à la base de données 40, et enfin compare la représentation visuelle extraite à la représentation visuelle 131' associée à l'élément d'entrée dans la base de données 40. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la comparaison 56 des 20 représentations visuelles (131, 131') est réalisée par une observation directe par un opérateur qui, à l'oeil nu, apprécie la similitude desdites représentations visuelles. A l'issue de l'étape 56 de comparaison, si la représentation visuelle 131 de l'élément d'authentification 13 visible sur la plaque 10 et la représentation 25 visuelle 131' associée à l'élément d'entrée dans la base de données 40 ne sont pas identiques, il est conclu, dans une étape 57, que la plaque 10 a été falsifiée ou que l'élément d'authentification 13 a été altéré ou remplacé. Au contraire, si les deux représentations visuelles (131, 131') sont identiques, l'authentification de la plaque 10 se poursuit.
30 Selon le mode de réalisation de l'invention, dans lequel l'élément d'entrée sélectionné à l'étape 51 est le code de référence 15, le numéro d'immatriculation 11 inscrit sur la plaque 10 et le numéro d'immatriculation 11' associé à la représentation visuelle 131' dans la base de données 40 sont comparés au cours d'une étape 58. Puis, si les deux numéros d'immatriculation (11, 11') ne sont pas identiques, il est conclu à l'étape 57 s que la plaque 10 a été falsifiée. Au contraire, si les deux numéros d'immatriculation (11, 11') sont identiques, il est conclu, dans une étape 59, que la plaque 10 est authentique, c'est-à-dire que ladite plaque est bien issue de l'un des procédés précédemment décrits. Selon le mode de réalisation de l'invention, dans lequel l'élément d'entrée io sélectionné au cours de l'étape 51 est le numéro d'immatriculation 11, le code de référence 15 inscrit sur l'élément de référence 13 et le code de référence 15' associé à la représentation visuelle 131' dans la base de données 40 sont comparés au cours de l'étape 58. Puis, si les deux codes de références (15, 15') ne sont pas identiques, il est conclu à l'étape 57 que 15 la plaque 10 a été falsifiée ou dupliquée. Au contraire, si les deux codes de référence (15, 15') sont identiques, il est conclu à l'étape 59 que la plaque 10 est authentique, c'est-à-dire que ladite plaque est bien issue de l'un des procédés précédemment décrits. Enfin, il est éventuellement mené une étape ultérieure de vérification des 20 caractéristiques du véhicule porteur de la plaque 10 authentique avec les caractéristiques du véhicule associées à ladite plaque dans la base de données 40, de sorte à vérifier que la plaque 10 authentique est bien placée sur le véhicule correspondant au véhicule déclaré dans la base de données 40.
25 Un tel procédé d'authentification d'une plaque 10 a pour avantage de proposer un double niveau de contrôle, avec un premier niveau de contrôle où la validité de l'élément d'authentification 13 est vérifiée, et un deuxième niveau de contrôle où la validité de la plaque 10 est également vérifiée, seulement si l'élément d'authentification 13 a été préalablement validé par le 30 premier niveau de contrôle.