FR3038510A1 - Methode de conception d'une orthese d'avancee mandibulaire, orthese d'avancee mandibulaire et orthese intra-orale - Google Patents
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Abstract
Méthode pour déterminer un plan occlusal en ouverture (60) d'un patient, comprenant : - l'obtention d'un modèle global de la mâchoire du patient incluant un modèle de la mandibule (112) et du maxillaire mis en articulation; - la détermination (120) du plan d'occlusion naturel (20) du patient à partir du modèle global de la mâchoire en position d'occlusion centrique; - la détermination (122) de l'ouverture (O) nécessaire pour permettre l'avancée de la mandibule (112) du patient; - la détermination (125) du plan virtuel mandibulaire (50) à partir du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l'ouverture (O) déterminée; et - la détermination (126) du plan occlusal en ouverture (60) à partir du plan virtuel mandibulaire (50), du plan d'occlusion naturel (20) et du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l'ouverture (O) déterminée. Orthèse d'avancée mandibulaire et orthèse intra-orale réalisées selon cette méthode.
Description
Méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire, orthèse d’avancée mandibulaire et orthèse intra-orale
La présente invention concerne une méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire. Elle concerne également une orthèse dentaire d’avancée mandibulaire et une orthèse intra-orale conçues par cette méthode.
Pendant le sommeil, il se produit chez l’humain un relâchement musculaire dans la zone de la gorge provoquant ainsi un rétrécissement du pharynx. Chez certains humains, ce rétrécissement crée un problème du débit de l’air et peut occasionner un bruit appelé « ronflement », qui peut atteindre 90 décibels.
Dans certains cas, il est possible que le rétrécissement soit si important que la respiration soit suspendue pendant une certaine période de temps. Ce phénomène d’arrêt respiratoire est appelé « apnée du sommeil ».
Il existe de nombreux appareils permettant de prévenir le ronflement et l’apnée du sommeil. Parmi les appareils existants, l’un des plus efficaces est une orthèse dentaire qui permet l’avancée de la mandibule, souvent référée comme orthèse de protrusion mandibulaire ou orthèse d’avancée mandibulaire. Cette avancée de la mandibule permet de maintenir autant que possible l’ouverture du pharynx, c’est-à-dire de minimiser son rétrécissement lors du relâchement musculaire.
Il existe différents types d’appareils dentaires permettant l’avancée de la mandibule. Certains comprennent deux gouttières, indépendantes l’une de l’autre et respectivement adaptées aux dents supérieures et inférieures. Ces deux gouttières sont reliées par deux tiges de retenue (souvent référées comme « tirants » ou « biellettes »). Les tiges de retenue sont fixées sur la gouttière supérieure au niveau des canines et sur la gouttière inférieure au niveau des premières ou deuxièmes molaires. La longueur des tiges de retenue est sélectionnée de manière à ce que lorsque l’orthèse est en bouche, la mâchoire du patient est maintenue en position avancée.
Tel qu’illustré à la figure 1, l'articulation temporo-mandibulaire (ATM, ou condyle temporo mandibulaire) est une articulation mobile (ou synoviale) qui unit la fosse mandibulaire de l'os temporal avec le condyle de la mandibule par l'intermédiaire d'un disque articulaire fibrocartilagineux. Lors de l’ouverture de la bouche, il y a un mouvement de rotation du condyle de la mandibule dans la capsule de ΓΑΤΜ. Ce mouvement est naturel et, en principe, n’occasionne aucune douleur.
Tel qu’illustré sur la figure 2, en maintenant la mandibule en position avancée, ΓΑΤΜ se retrouve également en position avancée. Cet avancement de ΓΑΤΜ peut parfois occasionner des douleurs au patient.
De plus, de nombreux cas de décrochages des gouttières durant le sommeil sont observés. Ces décrochages sont occasionnés par le fait que les tiges de retenue sont orientées obliquement, dans une mauvaise position et parfois trop rigides. Lorsque les gouttières se décrochent, l’orthèse est expulsée de sa position de protrusion et le patient n’est plus traité.
Certaines orthèses incluent un système d’ajustement des tiges de retenue. Toutefois, celles-ci sont généralement difficiles à contrôler, c’est-à-dire qu’il est difficile de connaître avec précision la distance (en millimètres) d’avancement de la mâchoire inférieure. Or, l’avancée de la mandibule (mâchoire inférieure) est la clé du succès de l’orthèse d’avancée mandibulaire pour la prévention du ronflement et de l’apnée obstructive du sommeil. De plus, l’ATM est sensible à chaque demi-millimètre d’avancée et chaque demi-millimètre d’avancée est très important pour un patient sensible à la douleur.
Pour permettre à la mandibule de se retrouver en position avancée, la mandibule doit être ouverte afin de lui permettre de passer au-dessus de tous les cuspides de dents supérieures et inférieures. Ainsi, les orthèses d’avancée mandibulaire ont pour effet de garder, durant plusieurs heures, la mâchoire en position ouverte et de maintenir le condyle osseux dans une position avancée et non-naturelle dans la capsule, tel qu’illustré sur la figure 2. Pour passer au-dessus de tous les cuspides de dents supérieures et inférieures, l’ouverture de la mâchoire créée par les orthèses est souvent de 3 à 4 millimètres et, parfois plus, ce qui est non-négligeable. Par conséquent, il est important que les tiges de retenue reliant les gouttières de l’orthèse travaillent autant que possible dans le même plan que celui de ΓΑΤΜ.
En référence à la figure 3, le plan occlusal (ou plan d’occlusion) naturel 20 d’un patient est défini comme une surface virtuelle qui correspond à l’occlusion centrique d’un patient. Plus particulièrement, il est défini par le champ d’affrontement des dents antagonistes, c’est-à-dire lorsque les faces occlusales des dents de la mandibule et du maxillaire sont en contact, tangent aux bords incisifs, aux pointes cuspidiennes des prémolaires et des molaires de chaque mâchoire. Le plan d’occlusion naturel 20 respecte alors la position de ΓΑΤΜ naturelle du patient, illustrée à la figure 1.
La majorité des orthèses sont conçues sans considérer le plan occlusal naturel 20 d’un patient. Certaines orthèses toutefois sont conçues de manière à ce qu’elles respectent approximativement ce plan, bien qu’il n’existe actuellement aucune manière permettant à une orthèse de respecter exactement le plan occlusal du patient. De plus, avec une ouverture approximative de 3 à 4 millimètres, le plan occlusal naturel 20 du patient n’est plus valide.
Par conséquent, un objet de la présente invention est de fournir des méthodes et des orthèses d’avancée mandibulaire pour pallier à au moins un inconvénient de l’art antérieur.
Une méthode pour déterminer un plan occlusal en ouverture d’un patient est un aspect général de l’invention. Cette méthode comprend : l’obtention d’un modèle global de la mâchoire du patient incluant un modèle de la mandibule et du maxillaire mis en articulation; la détermination du plan d’occlusion naturel du patient à partir du modèle global de la mâchoire en position d’occlusion centrique; la détermination de l’ouverture nécessaire pour permettre l’avancée de la mandibule du patient; la détermination du plan virtuel mandibulaire à partir du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture déterminée; et la détermination du plan occlusal en ouverture à partir du plan virtuel mandibulaire, du plan d’occlusion naturel et du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture déterminée.
Dans une réalisation, la détermination du plan occlusal en ouverture comprend la détermination de la ligne médiane entre le plan virtuel mandibulaire et le plan d’occlusion naturel en position ouverte selon l’ouverture déterminée, la ligne médiane s’étendant entre une section postérieure et une section antérieure du modèle global de la mâchoire.
Dans une réalisation, la détermination du plan occlusal en ouverture comprend la représentation du plan occlusal en ouverture dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture déterminée.
Dans une réalisation, la détermination de l’ouverture nécessaire comprend la représentation du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture déterminée.
Dans une réalisation, la détermination du plan occlusal en ouverture comprend la représentation du plan d’occlusion naturel dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture déterminée.
Dans une réalisation, la détermination du plan virtuel mandibulaire en position ouverte de la mandibule du patient comprend la représentation du plan virtuel mandibulaire dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte.
Dans une réalisation, la détermination du plan d’occlusion naturel du patient à partir du modèle global de la mâchoire comprend : la configuration du modèle global de la mâchoire en position d’occlusion centrique et la définition d’une ligne s’étendant entre les faces occlusales des dents de la mandibule et du maxillaire en contact, tangent aux bords incisifs, aux pointes cuspidiennes des pré-molaires et des molaires de la mâchoire supérieure et de la mâchoire inférieure. La méthode peut comprendre la définition d’un point de contact maxillaire correspondant à l’intersection du plan d’occlusion naturel sur les incisives maxillaires en position d’occlusion centrique et d’un point de contact mandibulaire correspondant à l’intersection du plan d’occlusion naturel sur les incisives mandibulaires en position d’occlusion centrique. La détermination du plan virtuel mandibulaire en position ouverte peut comprendre la définition d’une ligne s’étendant entre la face occlusale d’au moins une des molaires et des pré-molaires mandibulaires et le point de contact mandibulaire sur les incisives mandibulaires.
Dans une réalisation, la détermination de l’ouverture nécessaire comprend l’évaluation de la distance permettant aux incisives de la mandibule d’être avancées sans entrer en interférence avec les incisives du maxillaire.
Dans une réalisation, l’obtention d’un modèle global de la mâchoire comprend : l’obtention du modèle de la mandibule et du modèle du maxillaire; l’obtention d’un modèle de l’occlusion centrique; et la combinaison du modèle de la mandibule, du modèle du maxillaire et du modèle de de l’occlusion centrique pour générer le modèle global de la mâchoire dans lequel les modèles de la mandibule et du maxillaire sont mis en articulation. L’obtention du modèle de la mandibule et du modèle du maxillaire peut comprendre la réalisation d’une numérisation optique de la mandibule et du maxillaire ou d’un modèle physique de la mandibule et du maxillaire. L’obtention du modèle de l’occlusion centrique peut comprendre la réalisation d’une numérisation optique de la mandibule et du maxillaire en position d’occlusion centrique ou d’un modèle physique de la mandibule et du maxillaire en position d’occlusion centrique.
Une méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire pour un patient incluant une gouttière inférieure et une gouttière supérieure est un autre aspect général. La méthode comprend : la détermination du plan occlusal en ouverture du patient par la méthode décrite ci-dessus; la détermination de tiges de retenue pour l’orthèse d’avancée mandibulaire, les tiges de retenue ayant une ligne centrique, un ancrage antérieur, un ancrage postérieur et une longueur L entre l’ancrage antérieur et l’ancrage postérieur; le positionnement des ancrages antérieur et postérieur de manière à ce que la ligne centrique des tiges de retenue s’étende de manière substantiellement parallèle et au-dessus du plan occlusal en ouverture du patient; et la conception de la gouttière inférieure et de la gouttière supérieure de l’orthèse à partir du modèle global de la mâchoire et de manière à ce que les ancrages antérieurs des tiges de retenue soient connectables à la gouttière supérieure et que les ancrages postérieurs des tiges de retenue soient connectables à la gouttière inférieure.
Dans une réalisation, la méthode comprend l’obtention de l’avancée maximale du patient et le positionnement du modèle de la mandibule et du maxillaire en position ouverte dans une position avancée de la mandibule par un déplacement selon le plan occlusal en ouverture et d’une distance correspondant à l’avancée maximale du patient. La détermination des tiges de retenue et le positionnement des ancrages antérieur et postérieur peut s’effectuer sur le modèle de la mandibule et du maxillaire en position ouverte et avancée selon l’avancée maximale du patient.
Dans une réalisation, le positionnement des ancrages antérieur et postérieur comprend : le positionnement de l’ancrage antérieur de chacune des tiges de retenue relativement à une canine respective des canines maxillaires sur le modèle global de la mâchoire; et le positionnement de l’ancrage postérieur de chacune des tiges de retenue de manière à ce que la ligne centrique des tiges de retenue s’étende de manière substantiellement parallèle au plan occlusal en ouverture sur le modèle global de la mâchoire. Le positionnement de l’ancrage postérieur peut comprendre la détermination de la position postérieure à l’ancrage antérieur, d’une distance correspondant à la longueur L, dans une direction parallèle au plan occlusal en ouverture sur le modèle global de la mâchoire en position ouverte.
Dans une réalisation, la conception de la gouttière inférieure comprend la conception d’extensions s’étendant au-dessus des surfaces d’occlusion dans les sections postérieures et alignées avec l’ancrage postérieur d’une des tiges de retenue.
Dans une réalisation, la détermination de l’ouverture nécessaire comprend l’évaluation de la distance permettant aux incisives de la mandibule d’être avancées sans entrer en interférence avec les incisives du maxillaire en incluant l’épaisseur de la gouttière supérieure et de la gouttière inférieure de l’orthèse.
Une orthèse d’avancée mandibulaire est un autre aspect général. L’orthèse d’avancée mandibulaire comprend: une gouttière supérieure et une gouttière inférieure conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenue connectant la gouttière inférieure et la gouttière supérieure, les tiges de retenue s’étendant de manière parallèle et au-dessus du plan occlusal en ouverture, déterminé par la méthode décrite ci-dessus, les tiges de retenue ayant une longueur permettant de maintenir la mâchoire inférieure dans une position avancée par rapport à la mâchoire supérieure lors du port de l’orthèse.
Dans une réalisation, la gouttière inférieure et la gouttière supérieure comprennent des surfaces planes au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures. Les surfaces planes de la gouttière supérieure sont plus courtes que les surfaces planes de la gouttière inférieure.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent approximativement à partir de la canine maxillaire et postérieurement au moins jusqu’au distal de la première prémolaire.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire.
Une orthèse d’avancée mandibulaire est encore un autre aspect général. Elle comprend une gouttière supérieure et une gouttière inférieure conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenue connectant la gouttière inférieure et la gouttière supérieure, la gouttière supérieure, la gouttière inférieure et les tiges de retenue étant conçues selon la méthode décrite ci-dessus.
Dans une réalisation, la gouttière inférieure et la gouttière supérieure comprennent des surfaces planes au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures. Les surfaces planes de la gouttière supérieure peuvent être plus courtes que les surfaces planes de la gouttière inférieure.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent approximativement à partir de la canine maxillaire et postérieurement au moins jusqu’au distal de la première prémolaire.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire.
Une orthèse intra-orale est également un autre aspect général. L’orthèse intra-orale comprend une gouttière supérieure et une gouttière inférieure conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenues connectant la gouttière inférieure et la gouttière supérieure et ayant une longueur permettant de maintenir la mâchoire inférieure dans une position ouverte et avancée par rapport à la mâchoire supérieure et orientées de manière parallèle à un plan occlusal en ouverture déterminé par l’ouverture nécessaire pour avancer et maintenir la mâchoire inférieure dans la position ouverte et avancée.
Dans une réalisation, la gouttière inférieure et la gouttière supérieure comprennent des surfaces planes au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures. Les surfaces planes de la gouttière supérieure peuvent être plus courtes que les surfaces planes de la gouttière inférieure.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent approximativement à partir de la canine maxillaire et postérieurement jusqu’à au moins au distal de la première prémolaire.
Dans une réalisation, les surfaces planes de la gouttière supérieure s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire. L’invention va à présent être décrite en référence aux figures annexées suivantes : - la figure 1 est une vue schématique d’un condyle temporo mandibulaire (ATM) dans une position normale; - la figure 2 est une vue schématique d’un condyle temporo mandibulaire (ATM) dans une position avancée; - la figure 3 inclut les figures 3a et 3b, la figure 3a est une vue schématique du plan occlusal naturel d’un patient incluant ΓΑΤΜ et la figure 3b est une vue en élévation du plan occlusal naturel représenté sur une portion d’un modèle global de la mâchoire incluant un modèle du maxillaire et de la mandibule d’un patient en position d’occlusion centrique et illustrant les dents incisives et les dents prémolaires ou molaires du patient; - la figure 4 est une vue en perspective d’une orthèse d’avancée mandibulaire selon une réalisation; - la figure 5 inclut les figures 5a et 5b, la figure 5a est une vue schématique du plan occlusal naturel et du plan occlusal en ouverture de la mandibule d’un patient incluant ΓΑΤΜ et la figure 5b est une vue en élévation du plan occlusal naturel et du plan occlusal en ouverture de la mandibule d’un patient représenté sur la portion du modèle global de la figure 3b; - la figure 6 est une vue en élévation de face d’une tige de retenue d’une orthèse d’avancée mandibulaire selon une réalisation; - la figure 7 est une vue en élévation de la tige de retenue de la figure 6 représentée sur la portion du modèle global de la figure 5b et s’étendant en parallèle avec le plan occlusal en ouverture du patient; - la figure 8 est un logigramme schématique montrant une méthode pour déterminer le plan occlusal en ouverture du patient selon une réalisation; - la figure 9 est un logigramme schématique montrant une méthode pour concevoir une orthèse d’avancée mandibulaire à partir du plan occlusal en ouverture selon une réalisation; - la figure 10 est une vue en élévation de face d’une canine maxillaire avec une représentation du point d’ancrage antérieur de la tige de retenue; - la figure 11 est une vue en élévation de côté d’une portion du modèle global de la mâchoire incluant une représentation d’une extension postérieure de l’orthèse et une tige de retenue avec les ancrages antérieur et postérieur positionnés respectivement sur la canine maxillaire et sur l’extension postérieure de la portion du modèle global de la mâchoire; - la figure 12 est une vue en élévation du dessus de l’orthèse d’avancée mandibulaire de la Figure 4, selon une réalisation; - la figure 13 est une vue en élévation de côté schématique d’une portion de l’orthèse produite par la méthode, selon une réalisation; et - la figure 14 est une vue en élévation de côté schématique d’une portion de l’orthèse produite par la méthode, incluant un système d’attache des gouttières supérieure et inférieure.
En référence aux figures, une orthèse d’avancée (de protrusion) mandibulaire 40 et une méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire seront décrites.
En référence à la figure 4, il est montré qu’une orthèse d’avancée mandibulaire 40 comprend une gouttière supérieure (ou maxillaire) 42 ayant une cavité conçue pour recevoir le maxillaire d’un patient et une gouttière inférieure (ou mandibulaire) 44 ayant une cavité conçue pour recevoir la mandibule du patient. Chaque gouttière 42, 44 inclut une surface d’occlusion, 43 (sur la figure 4, uniquement la surface d’occlusion de la gouttière inférieure 44 est illustrée), c’est-à-dire les surfaces des gouttières qui sont en contact en position d’occlusion. Dans les sections postérieures, la gouttière inférieure 44 comprend deux extensions 46, s’étendant vers la gouttière supérieure 42 à partir des surfaces extérieures. Dans la réalisation illustrée, ces deux extensions s’étendent au-delà de la surface d’occlusion 43 de la gouttière inférieure 44.
Les gouttières supérieure 42 et inférieure 44 sont reliées par deux tiges de retenue (ou tirants) 48. Les extrémités des tiges de retenue 48 sont connectées de manière pivotante aux gouttières supérieure 42 et inférieure 44. Plus particulièrement, les tiges de retenue 48 engagent les extensions 46 de la gouttière inférieure 44. Dans une réalisation, les tiges de retenue 48 comprennent des têtes (non-illustrées) qui s’engagent dans des ouvertures (non-illustrées) définies respectivement dans la section antérieure de la gouttière supérieure 42 et dans les extensions 46 de la gouttière inférieure 44. Dans une réalisation, les têtes des tiges de retenue 48 et les ouvertures sont configurées de manière à ce que les tiges de retenue 48 ne peuvent pas se détacher des gouttières 42, 44 dans des positions d’utilisation normales. Il est apprécié que dans des configurations alternatives (non-illustrées), les moyens d’attache entre les tiges de retenue 48 et les gouttières 42, 44 peuvent varier. Par exemple et sans être limitatif, les tiges de retenue 48 peuvent inclure des connecteurs de type femelle alors que les gouttières 42, 44 peuvent inclure des connecteurs complémentaires de type mâle.
Dans la réalisation illustrée à la figure 4, les tiges de retenue 48 engagent les extensions 46 à partir de l’intérieur vers l’extérieur alors qu’elles engagent la gouttière supérieure 42 à partir de l’extérieur vers l’intérieur de la gouttière 42.
Tel que mentionné ci-dessus, lorsqu’un patient porte les deux gouttières 42, 44 et que les tiges de retenue 48 sont connectées à celles-ci, la mandibule du patient est configurée en position avancée et ouverte.
Il est apprécié que l’orthèse, illustrée à la figure 4, est un exemple seulement d’une orthèse d’avancée mandibulaire (ou de protrusion mandibulaire) et de nombreuses variantes à celle-ci sont possibles.
Tel qu’illustré sur la figure 5, lors de l’ouverture de l’articulation « O >> d’un patient au niveau des dents antérieures 28, 30, par exemple, d’un millimètre en hauteur, l’ouverture atteinte au niveau des dents postérieures 24, 34 n’est pas d’un millimètre. En effet, l’ouverture n’est pas parallèle à la dentition, ce qui occasionne un changement du plan occlusal.
En dentisterie, pour certains patients, une ouverture antérieure entre la mandibule et le maxillaire de 1 mm peut occasionner des douleurs à l’ATM. Toutefois, on observe généralement que, avec le temps, l’ATM va s’assouplir et la douleur disparaîtra.
Avec une orthèse d’avancée mandibulaire 40, la mandibule est avancée vers l’avant, selon l’axe « X >>. Lorsque la mandibule est avancée vers l’avant, les dents antérieures mandibulaires et maxillaires ne s’emboîtent plus, ce qui occasionne un important déséquilibre de ΓΑΤΜ.
De plus, pour permettre l’avancée de la mandibule, sans créer d’interférence entre les dents mandibulaires et maxillaires, il faut, en moyenne, ouvrir l’articulation de trois à six millimètres. Cette ouverture « O >> doit être maintenue durant les nuits entières.
Avec cette ouverture « O >>, l’ATM se trouve dans une position anormale, qui peut être inconfortable pour le patient. Lors du maintien en position ouverte et avancée de la mandibule, le patient peut bouger latéralement la mandibule, c’est-à-dire de gauche à droite et vice-versa. De plus, chez d’autres patients, le maintien en position ouverte et avancée de la mandibule occasionne du bruxisme et/ou peut inciter à ouvrir la bouche.
Maintenir la mandibule en position ouverte durant une longue période de temps a pour effet de créer un nouveau plan occlusal 60 qui est différent du plan occlusal naturel 20, tel qu’illustré sur la figure 5. Ce nouveau plan occlusal est référé comme le « plan occlusal en ouverture » 60. Il est calculé en fonction de l’ouverture de l’occlusion « O >>. Plus particulièrement, le plan occlusal en ouverture 60 est calculé à partir du plan occlusal naturel 20 du patient ainsi que la position de la mandibule et du maxillaire en position ouverte. Plus particulièrement, le plan occlusal naturel 20 du patient est représenté par la ligne s’étendant entre la face occlusale 22 des molaires/prémolaires maxillaires 24 ainsi que le point de contact 26 sur les incisives maxillaires 28. Le point de contact sur les incisives maxillaires 28 correspond au point de contact 26 entre les incisives maxillaires 28 et mandibulaires 30 en position d’occlusion (Figure 3). À partir du plan occlusal naturel 20 représenté alors que la mandibule est en position ouverte, un plan mandibulaire virtuel 50 est défini (Figure 5b). Celui-ci correspond à une ligne s’étendant entre la face occlusale 22 des molaires/prémolaires mandibulaires 34 ainsi que le point de contact sur les incisives mandibulaires 30 (ou sommet des incisives mandibulaires). Le point de contact sur les incisives mandibulaires 30 correspond au point de contact entre les incisives maxillaires 28 et mandibulaires 30 en position d’occlusion (Figure 3B). À partir du plan occlusal naturel 20, représenté en position ouverte et du plan mandibulaire virtuel 50, le plan occlusal en ouverture 60 est déterminé. Il correspond à la médiane entre le plan occlusal naturel 20 et le plan virtuel mandibulaire 50, tant au niveau antérieur qu’au niveau postérieur. Donc, en position ouverte, l’angle défini entre le plan occlusal naturel 20 et le plan occlusal en ouverture 60 est substantiellement égal à l’angle défini entre le plan occlusal en ouverture 60 et le plan virtuel mandibulaire 50. Plus l’ouverture entre la mandibule et le maxillaire sera importante, plus le plan occlusal en ouverture 60 va être différent du plan occlusal naturel 20 du patient.
Tel que mentionné ci-dessus, les gouttières supérieure et inférieure (maxillaire et mandibulaire) 42, 44 sont retenues par des tiges de retenue 48, qui doivent travailler dans le plan occlusal en ouverture 60 afin de protéger l’ATM. En référence à la figure 6, une tige de retenue 48 comprend deux points d’ancrage 49a, 49b, espacés l’un de l’autre, pour engager respectivement les gouttières supérieure et inférieure 42, 44. Plus particulièrement, la gouttière supérieure 42 est connectée au point d’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48 alors que la gouttière inférieure 44 est connectée au point d’ancrage postérieur 49b de la tige de retenue 48. Chacun de ces points d’ancrage 49 est caractérisé par un centre 51 avec une ligne centrique 52 s’étendant entre les deux centres 51 des points d’ancrage 49 d’une tige de retenue 48.
Pour les raisons décrites ci-dessus, l’avancement de la mandibule affecte la position du condyle dans la capsule articulaire. Afin de minimiser les effets secondaires sur l’ATM, tel qu’illustré sur la figure 7, dans l’orthèse d’avancée mandibulaire proposée, les tiges de retenue 48 sont maintenues dans un plan parallèle et au-dessus du plan occlusal en ouverture 60, plan créé dû à l’ouverture et au maintien de la mandibule dans la position avancée. Plus particulièrement, en alignant les tiges de retenue 48 avec le plan occlusal en ouverture 60, il a été observé qu’il est possible de réduire le stress au niveau de ΓΑΤΜ. Tel qu’il sera décrit plus en détails ci-dessous, lors du port de l’orthèse de protrusion mandibulaire 40, la mandibule en position avancée glisse parallèlement, selon l’axe X (Figure 5B), au plan occlusal en ouverture 60, qui est différent du plan occlusal naturel 20, et sur les surfaces d’occlusion des gouttières supérieure et inférieure 42, 44.
En référence avec les figures 8 et 9, une méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire 40 est décrite. Cette méthode inclut tout d’abord une méthode pour déterminer le plan occlusal en ouverture 60. Cette méthode peut être réalisée à l’aide d’un ordinateur incluant un logiciel spécialisé et d’au moins un numériseur (ou « scanneur »). Le logiciel spécialisé peut être conçu pour réaliser, au moins partiellement, la méthode décrite ci-dessous.
Toute d’abord, en référence aux les figures 7 et 8, le plan occlusal en ouverture 60 doit être déterminé. Afin de calculer le plan occlusal en ouverture 60, un modèle numérique de la bouche doit être obtenu. Ce modèle peut être obtenu à partir d’une numérisation (ou « scan >>) optique d’un modèle physique, par exemple en plâtre, de la bouche du patient ou à partir d’une numérisation réalisée directement dans la bouche du patient. Par exemple et sans être limitatif, la numérisation peut être réalisée à l’aide de caméras optiques intra-orales ou d’un scanner de table. La première étape de numérisation permet de générer un fichier informatique en trois dimensions (3D) incluant un modèle de la dentition du patient incluant le maxillaire 110 et la mandibule 112. Ces premiers modèles sont enregistrés dans la mémoire de l’ordinateur ou tout autre support permettant de contenir ces modèles numériques.
Par la suite, l’occlusion « centrique », aussi référée comme « bite » doit être modélisée. L’occlusion consiste en la manière que les dents supérieures (dents maxillaires) et inférieures (dents mandibulaires) entrent en contact lorsque la bouche est en position fermée. L’occlusion centrique consiste en la manière que les dents supérieures et inférieures entrent en contact lorsque la bouche est en position fermée et que la mandibule est en position centrique. L’occlusion centrique est le premier contact des dents et peut ou peut ne pas coïncider avec l’intercuspidie maximale. Cette étape 114 peut être réalisée en numérisant les deux modèles de plâtre alors qu’ils sont configurés en position centrique. Cette étape 114 peut également être réalisée directement dans la bouche du patient en demandant à ce dernier de fermer sa bouche en occlusion centrique et de réaliser la numérisation à l’aide d’une caméra optique intra-orale, tel qu’un scanner optique, alors que la bouche est dans cette position. Cette étape 114 de numérisation de l’occlusion centrique permet de générer un modèle en trois dimensions (3D) de l’occlusion centrique du patient qui servira d’articulateur des modèles de la mandibule et du maxillaire. Ce modèle est également enregistré dans la mémoire de l’ordinateur ou tout autre support permettant de contenir ces modèles numériques.
Les modèles du maxillaire, de la mandibule et de leur occlusion centrique du patient sont par la suite combinés, à l’aide d’un logiciel adapté, pour générer un modèle global de la mâchoire en trois dimensions (3D) 118. Ce modèle global de la mâchoire est obtenu sous la forme d’un fichier informatique en trois dimensions (3D) incluant la combinaison des modèles, qui est enregistré dans la mémoire de l’ordinateur ou tout autre support permettant de contenir ce modèle numérique global. Il représente la dentition du patient en position centrique dans un articulateur virtuel. L’articulateur virtuel permet la reproduction informatique du mouvement moyen de la mandibule, c’est-à-dire l’ouverture, la fermeture, l’avancement et les déplacements latéraux (à gauche et/ou à droite). Il sera utilisé pour déterminer le plan occlusal en ouverture 60.
Par la suite, le plan d’occlusion naturel 20 du patient doit être déterminé 120. Le plan d’occlusion naturel 20 est déterminé comme le plan s’étendant entre la face occlusale 22 des molaires/prémolaires maxillaires 24 ainsi que les points de contact maxillaire et mandibulaire 26a, 26b sur les incisives maxillaires 28, tel qu’illustré sur la figure 3. Ce plan peut être déterminé à l’aide de l’ordinateur incluant un logiciel adapté et du modèle de la mâchoire global obtenu précédemment combinant, dans l’articulateur virtuel, les modèles du maxillaire et de la mandibule. Pour la détermination du plan d’occlusion naturel 20 du patient, la mandibule et le maxillaire sont configurés en position d’occlusion centrique dans le modèle global de la mâchoire. La détermination du plan d’occlusion naturel 20 inclut l’identification des points de contact entre les molaires/prémolaires maxillaires 24 et mandibulaires 34 ainsi que les points de contacts 26a, 26b entre les incisives maxillaires 28 et mandibulaires 30.
Une fois le plan d’occlusion naturel 20 en position d’occlusion centrique déterminé, l’ouverture « O » nécessaire entre la mandibule et le maxillaire est déterminée 122. Cette ouverture «O» doit être suffisante pour permettre aux incisives de la mandibule 30 d’être avancées sans entrer en interférence avec les incisives du maxillaire 28. Cette détermination doit être faite en considérant l’épaisseur nécessaire du matériel constituant la gouttière supérieure et inférieure 42, 44. Cette évaluation peut être faite à l’aide du modèle global de la mâchoire ainsi que de l’ordinateur incluant le logiciel spécialisé. À partir de cette information, les modèles de la mandibule et du maxillaire du modèle global de la mâchoire sont configurés en position ouverte, correspondant à l’ouverture « O >> à partir de l’information obtenue à l’étape 122.
Avec le modèle global de la mâchoire configuré en position ouverte, une ligne, correspondante au plan occlusal naturel en position ouverte, est représentée 124, tel qu’illustré sur la figure 5. Cette ligne s’étend entre la face occlusal 22 des molaires/prémolaires maxillaires 24 ainsi que le point de contact maxillaire 26a sur les incisives maxillaires 28. Encore une fois, cette représentation est faite à l’aide du modèle global de la mâchoire et du logiciel spécialisé inclus dans l’ordinateur.
Par la suite, une ligne s’étendant entre la face occlusale 22 des molaires/prémolaires mandibulaires 34 ainsi que le point de contact mandibulaire 26b sur les incisives mandibulaires 30 est déterminée 125. Cette étape 125 consiste en l’identification du plan mandibulaire virtuel 50 (Figure 5). À l’aide des deux lignes (plan occlusal naturel 20 représenté en position ouverte (représenté à l’étape 124) et plan mandibulaire virtuel 50 (étape 125)), le plan occlusal en ouverture 60 est déterminé 126. Celui-ci correspond à la ligne médiane entre les deux lignes 20, 50, tel que décrit ci-dessus en référence à la figure 5. Il est donc situé à mi-chemin entre le plan occlusal naturel 20 en position ouverte et le plan virtuel mandibulaire 50. Une fois déterminé, le plan occlusal en ouverture 60 est représenté sur le modèle global de la mâchoire configuré en position ouverte selon l’ouverture « O ».
Maintenant, en référence à la figure 9, à partir du plan occlusal en ouverture 60, l’orthèse d’avancée mandibulaire 40 peut être conçue. Pour concevoir une orthèse d’avancée mandibulaire 40 à partir du plan occlusal en ouverture 60, la mandibule doit être avancée selon l’avancée maximale du patient. L’avancée maximale du patient est déterminée et enregistrée par le dentiste. Par exemple, elle est fournie avec la prescription pour l’orthèse d’avancée mandibulaire. L’avancée maximale est différente pour chaque patient. Pour réaliser l’avancée de la mandibule selon l’avancée maximale du patient, les dents de la mandibule sont glissées selon l’axe « X » (figure 5B) en respectant le plan occlusal en ouverture 60 déterminé précédemment.
Une fois l’avancée réalisée sur le modèle, les tiges de retenue 48 qui seront employées avec l’orthèse 40 seront sélectionnées. Celles-ci sont caractérisées par deux points d’ancrage 49a, 49b ayant chacun un centre 51, une ligne centrique 52 s’étendant entre les deux centres 51 des points d’ancrage 49a, 49b et une longueur déterminée par la longueur de la tige centrique 52 entre les deux centres 51. Si la ligne centrique 52 n’est pas fournie lors de l’identification des tiges de retenue 48 qui seront employées avec l’orthèse 40, celle-ci est tout d’abord déterminée à l’aide du logiciel spécialisé. Cette ligne centrique 52 des tiges de retenue 48 sera employée lors du positionnement des tiges de retenue 48 par rapport aux gouttières supérieure et inférieure 42, 44. Plus particulièrement et, tel que décrit plus en détails ci-dessous, la ligne centrique 52 des tiges de retenue 48 sera positionnée au-dessus de la ligne du plan occlusal en ouverture 60 et parallèle à celle-ci.
Bien que la méthode inclut le positionnement de deux tiges de retenue 48, une pour le côté droit et une pour le côté gauche de l’orthèse 40, la méthode décrite ci-dessous se rapporte au positionnement d’une des deux tiges de retenue 48, la méthode étant répétée pour l’autre tige 48. La méthode décrite ci-dessous permet de positionner la ligne centrique 52 de la tige de retenue 48 au-dessus de la ligne du plan occlusal en ouverture 60 et parallèle à celle-ci.
La distance entre la tige de retenue 48 et le plan occlusal en ouverture 60 est tout d’abord déterminée 130. Cette distance est typiquement entre 4 et 15 mm et est représentée par les lignes 80a, 80b sur la figure 11. Dans une réalisation, cette distance est déterminée indirectement en positionnant le centre 51 de l’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48 relativement à la canine maxillaire 70 sur le modèle global. Dans certaines réalisation, le centre 51 de l’ancrage antérieur 49a est positionné 132 vers le tiers moyen de la canine maxillaire 70, tel qu’illustré sur la figure 10. Ce positionnement peut être réalisé à l’aide du logiciel spécialisé avec le contrôle du technicien dentaire ou d’une autre personne versée dans l’art.
Une canine maxillaire 70 est caractérisée par un côté distal 72 (c’est-à-dire éloigné du milieu, le côté d’une dent qui est le plus proche du postérieur ou de l’arrière de la bouche), un côté mésial 74 (c’est-à-dire orienté vers le milieu, le côté d’une dent qui est le plus proche de l’antérieur ou de l’avant de la bouche), une pointe incisive 76, opposée à un collet de la dent 78. Lors du positionnement du centre 51 de l’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48 relativement à la canine maxillaire 70 du patient 132, le technicien peut bouger le centre 51, soit vers le côté mésial 74, soit vers le côté distal 72, soit vers la pointe incisive 76, soit vers le collet de la dent 78. L’étape suivante consiste à concevoir le support, c’est-à-dire l’extension 46, de la tige de retenue 48 à la gouttière inférieure 44. Une fois la position de l’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48 déterminée (étape 132), on procède à la construction de la forme de l’extension 46, qui servira d’ancrage de la tige de retenue 48 à la gouttière inférieure 44 (étape 136).
Selon l’avancée maximale du patient, la longueur de la tige de retenue 48 est déterminée. Cette longueur varie selon les patients. La tige de retenue 48 est alors positionnée selon l’étape 132 et de manière parallèle au plan occlusal en ouverture 60.
Tel que mentionné ci-dessus, l’ancrage postérieur 49b de la tige de retenue 48 est connecté à la gouttière inférieure 44 et, dans une réalisation, à une des extensions 46 de la gouttière inférieure 44. Par conséquent, la gouttière inférieure 44 de l’orthèse doit au moins être partiellement conçue en incluant la section sur laquelle l’ancrage postérieur 49b de la tige de retenue 48 sera connectée.
La position de l’ancrage postérieur 49b de la tige de retenue 48 et, par conséquent, de l’extension 46, s’il y a lieu, dépend de la longueur de la tige de retenue 48 choisie, c’est-à-dire la longueur de la ligne centrique 52. La longueur de la tige de retenue 48 servira d’un avancement de départ à partir de la position de l’ancrage antérieur. Plus particulièrement, à l’aide du modèle global dans lequel le maxillaire et la mandibule, mis en articulation, sont positionnés en position ouverte et avancée, la tige de retenue 48 est positionnée 138 de manière parallèle au plan occlusal en ouverture 60, en s’étendant vers la section postérieure de la gouttière 44 à partir de la position de l’ancrage antérieur de la tige de retenue 48. Ce positionnement de la tige de retenue 48 peut être réalisé à l’aide du logiciel spécialisé et du modèle global. Cette étape 138 permet de déterminer le point d’ancrage de la tige de retenue 48 sur la gouttière inférieure 44 et, dans une réalisation, sur les extensions 46 de la gouttière inférieure 44, de manière à ce qu’elles s’étendent parallèlement au plan occlusal en ouverture 60.
Plus particulièrement, dans une réalisation, en référence à la figure 11, à l’aide de calculs géométriques, la position du point d’ancrage postérieur 49b de la tige de retenue 48, est déterminée 138 à partir de : la position de l’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48, la longueur de la ligne centrique 52 de la tige de retenue 48 et la position du plan occlusal en ouverture 60. Tel que montré sur la figure 11, des angles droits (90°) sont définis entre deux lignes 80a, 80b s’étendant perpendiculairement au plan occlusal en ouverture 60, vers le maxillaire, et la ligne centrique 52 de la tige de retenue 48.
Plus particulièrement, dans une réalisation, le positionnement de l’ancrage antérieur 49a de la gouttière supérieure 42 et l’ancrage postérieur 49b de la gouttière inférieure 44 est réalisé de la manière suivante. Tel que mentionné ci-dessus, on détermine tout d’abord la position du point d’ancrage antérieur 49a des tiges de retenue 48 de la gouttière supérieure 42 au niveau des canines 70 (étape 136). Ce point 49a est généralement situé au tiers moyen ou au tiers cervical. Lorsque l’ancrage antérieur 49a est positionné sur le modèle global dans lequel le maxillaire et la mandibule, mis en articulation, sont positionnés en position ouverte et avancée, le logiciel projette la ligne 80a à partir du centre 51 du point d’ancrage antérieur 49a vers la ligne représentant le plan occlusal en ouverture 60 de manière à ce que la ligne 80a soit perpendiculaire (définissant un angle de 90°) au plan occlusal en ouverture 60. À partir de l’intersection entre la ligne 80a et le plan occlusal en ouverture 60 (point A), le logiciel détermine un point (point B), par translation dans la direction postérieure et le long du plan occlusal en ouverture 60. La distance de la translation dans la direction postérieure et le long du plan occlusal en ouverture 60 à partir de l’intersection entre la ligne 80a et le plan occlusal en ouverture 60 est déterminée par la longueur de la ligne centrique 52 (entre les deux centres 51). À partir de ce nouveau point B, le logiciel détermine le point d’ancrage postérieur 49b (étape 138), sur la gouttière inférieure 44, en effectuant une translation vers le haut, perpendiculairement au plan occlusal en ouverture 60, le long de la ligne 80b. La distance de translation est déterminée par la longueur de ligne 80a ou la translation est réalisée jusqu’à l’intersection avec la ligne centrique 52 de la tige de retenue 48, qui s’étend parallèlement au plan occlusal en ouverture 60. Puisque la tige de retenue 48 s’étend parallèlement au plan occlusal en ouverture 60, les lignes 80a et 80b ont la même longueur et s’étendent perpendiculairement à la ligne centrique 52 de la tige de retenue 48 et au plan occlusal en ouverture 60.
Ainsi, la tige de retenue 48 se retrouvera au-dessus du plan occlusal en ouverture 60, au-dessus du plan occlusal naturel 20 et s’étendra parallèlement au plan occlusal en ouverture 60.
Lorsque la position de l’ancrage postérieur 49b est déterminée, le logiciel, avec la collaboration d’une personne versée dans l’art telle qu’un technicien dentaire, complète la conception des gouttières supérieure 42 et inférieure 44 (étape 140). Dans cette étape, la forme géométrique de l’extension 46 réunissant le point d’ancrage postérieur 49b à la gouttière inférieure 44 est déterminée.
Toujours dans le but de protection de l’ATM, cette invention permet aussi de s’assurer qu’il n’y a substantiellement pas de tension sur les tiges de retenue due à des ancrages en position contraire. En référence avec la figure 12, qui est une vue du dessus d’une orthèse 40 conçue par la méthode proposée, les surfaces 47 des ancrages antérieur 49a et postérieur 49b auxquelles les extrémités des tiges de retenue 48 sont engagées s’étendent de manière substantiellement parallèles l’une à l’autre. Dans la réalisation illustrée, les deux surfaces 47 sont parallèles et alignées le long de l’axe « T ». Toutefois, dans une réalisation alternative (non-illustrée), les deux surfaces 47 peuvent être parallèles mais non alignées selon le même axe. Ainsi, il est possible de positionner les ancrages antérieur 49a et postérieur 49b en respectant la forme initiale des tiges de retenue 48. Lorsque la mandibule est en position avancée, c’est-à-dire lors du port de l’orthèse 40, il est important que l’orthèse 40 maintienne la mandibule en position centrique le plus aisément possible, c’est-à-dire en minimisant les tensions. Si l’orthèse 40 cherche à se positionner hors de la position centrique et déplace la mandibule en latéralité, soit vers la gauche, soit vers la droite, les muscles de l’ATM seront alors sollicités de manière plus rigoureuse. En concevant l’orthèse de manière à ce que les surfaces 47 des ancrages antérieur 49a et postérieur 49b s’étendent de manière substantiellement parallèles l’une à l’autre, les tensions dans les tiges de retenues 48 sont réduites.
Une fois conçue par la méthode décrite ci-dessus, l’orthèse d’avancée mandibulaire 40 améliore la préservation de ΓΑΤΜ, dans une position ouverte et avancée, selon le plan occlusal en ouverture 60. Plus particulièrement, les tiges de retenue 48 sont positionnées substantiellement parallèlement et au-dessus du plan occlusal en ouverture 60. Ainsi, la méthode de conception, qui peut être réalisée avec un logiciel 3D spécialisé, permet de déterminer mathématiquement le plan occlusal en ouverture 60 et de positionner les tiges de retenue 48 substantiellement parallèlement et au-dessus du plan occlusal en ouverture 60. Ainsi, les tiges de retenue 48 travaillent dans un plan parallèle au plan occlusal en ouverture 60.
En se référant à la figure 13, afin de réduire la friction au niveau des dents postérieures et de favoriser le travail dans un plan parallèle au plan occlusal en ouverture 60, lors de l’étape de conception des gouttières supérieure 42 et mandibulaire 44 (étape 140), celles-ci peuvent être conçues avec des surfaces planes au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures. Ainsi, les quatre faces d’occlusion des gouttières supérieure 42 et inférieure 44 au niveau des dents postérieures sont également dans le même plan que le plan occlusal en ouverture 60.
Plus particulièrement, la gouttière supérieure 42 inclut, dans les sections postérieures, deux surfaces planes 82 (seulement une surface plane est illustrée sur la figure 13), soit une surface plane située du côté postérieur droit et une surface plane située du côté postérieur gauche. Dans une réalisation, celles-ci s’étendent à partir de la canine maxillaire 70 et postérieurement jusqu’au distal de la première prémolaire ou au distal de la deuxième prémolaire. Dans une réalisation, les surfaces planes 82 s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire.
Les deux autres surfaces planes 82 sont situées sur la gouttière inférieure 44 (seulement une surface plane est illustrée sur la figure 13), soit une surface plane située du côté postérieur droit et une surface plane située du côté postérieur gauche. Dans une réalisation, celles-ci s’étendent à partir de la première prémolaire jusqu’au distal de la première molaire.
Les quatre surfaces planes 82 sont dans le même plan que le plan occlusal en ouverture 60 défini par la méthode décrite ci-dessus, c’est-à-dire que les plans sont alignés.
Lors de la conception des gouttières 42, 44 de l’orthèse 40, quatre surfaces planes 82 (ou plateaux) sont donc créés au niveau des faces occlusales des gouttières 42, 44. Ces surfaces planes 82, alignées avec le plan occlusal en ouverture 60, permettent de : 1) maintenir l’ouverture déterminée; et 2) des glissements de mouvements latéraux sans obstruction des cuspides dentaires.
Dans une réalisation, les surfaces planes au niveau de la gouttière supérieure 42 sont légèrement plus courtes (c’est-à-dire de longueur inférieure) que les surfaces planes au niveau de la gouttière mandibulaire 44. Cette différence de longueur permet de diminuer les forces appliquées sur ΓΑΤΜ lors du port de l’orthèse 40. De plus, lorsque le patient exécutera de mouvements latéraux (c’est-à-dire de gauche à droite), il y aura glissement de la mandibule, guidée et appuyée sur le plan occlusal en ouverture 60, plan qui est déterminé par l’ouverture « O » de la mandibule.
En référence à la figure 14, il est montré que les gouttières 42, 44 peuvent être construites avec d’autres caractéristiques. Par exemple, dans la réalisation illustrée, la gouttière inférieure 44 inclut deux fentes 84 s’étendant vers le haut à partir de l’arête inférieure de la gouttière inférieure 44. Un membre résilient en forme de boucle 86, tel qu’un élastique, peut être engagé avec ces deux fentes 84 et couplé avec l’ancrage antérieur 49a de la tige de retenue 48 afin de contrôler l’ouverture des gouttières 42, 44 et prévenir leur détachement.
Ainsi, une méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire 40 est proposée et permet de produire une orthèse d’avancée mandibulaire 40 qui protège l’ATM en réduisant les forces appliquées sur celle-ci. Lors du port de l’orthèse d’avancée mandibulaire 40 conçue par la méthode décrite ci-dessus, les tiges de retenue 48 travaillent dans le plan occlusal en ouverture 60, qui correspond au plan dans lequel l’ATM se retrouve en position ouverte. L’orthèse d’avancée mandibulaire 40 ou l’orthèse intra-orale ainsi conçue peut par la suite être fabriquée par les techniques connues par la personne versée dans l’art.
De plus, bien que les réalisations de l’orthèse d’avancée mandibulaire conçue ainsi que ses composantes consistent en certaines configurations géométriques, tel qu’expliqué et décrit ci-dessus, seulement une portion de ces composantes et géométries est essentielle et ainsi la majorité de celles-ci ne doit pas être interprétée dans un sens restrictif. Tel qu’apparent pour une personne versée dans l’art, d’autres composantes et coopération entre celles-ci, ainsi que d’autres configurations géométriques, peuvent être utilisées pour l’orthèse d’avancée mandibulaire, tel que brièvement expliqué ci-dessus et tel qu’il est possible de l’inférer pour une personne versée dans l’art. De plus, il est apprécié que les positions de la description, telles que « au-dessus >>, « en-dessous », « à gauche », « à droite », et autres positions similaires, doivent être interprétées dans le contexte des figures, à moins que spécifié autrement, et ne doivent pas être considérées comme limitatives.
Plusieurs réalisations alternatives et exemples ont été décrits et illustrés ci-dessus. Les réalisations de l’invention décrites ci-dessus sont uniquement des exemples. Une personne versée dans l’art appréciera les caractéristiques des réalisations individuelles, ainsi que les combinaisons et variations possibles des composantes. Une personne versée dans l’art appréciera également que n’importe laquelle des réalisations peut être réalisée dans n’importe quelle combinaison avec les autres réalisations décrites ci-dessus. Il est apprécié que l’invention peut être réalisée dans d’autres formes spécifiques sans départir de l’esprit ou des caractéristiques principales de celle-ci. Les exemples et réalisations décrits doivent être considérés dans tous les aspects comme illustratifs et non-restrictifs, et l’invention n’est pas limitée aux détails donnés. Ainsi, bien que des réalisations spécifiques ont été illustrées et décrites, de nombreuses modifications sont apparentes sans se départir de l’esprit de l’invention.
Claims (17)
- REVENDICATIONS1.- Méthode pour déterminer un plan occlusal en ouverture (60) d’un patient, comprenant : - l’obtention d’un modèle global de la mâchoire du patient incluant un modèle de la mandibule et du maxillaire mis en articulation; - la détermination (120) du plan d’occlusion naturel (20) du patient à partir du modèle global de la mâchoire en position d’occlusion centrique; - la détermination (122) de l’ouverture (O) nécessaire pour permettre l’avancée de la mandibule (112) du patient; - la détermination (125) du plan virtuel mandibulaire (50) à partir du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée; et - la détermination (126) du plan occlusal en ouverture (60) à partir du plan virtuel mandibulaire (50), du plan d’occlusion naturel (20) et du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée.
- 2 - Méthode selon la revendication 1, dans laquelle la détermination (126) du plan occlusal en ouverture (60) comprend la détermination de la ligne médiane entre le plan virtuel mandibulaire (50) et le plan d’occlusion naturel (20) en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée, la ligne médiane s’étendant entre une section postérieure et une section antérieure du modèle global de la mâchoire.
- 3. - Méthode selon l’une des revendications 1 et 2, dans laquelle la détermination (122) de l’ouverture (O) nécessaire comprend l’évaluation de la distance permettant aux incisives (30) de la mandibule d’être avancées sans entrer en interférence avec les incisives (28) du maxillaire et la représentation (124) du modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée; la détermination (126) du plan occlusal en ouverture (60) comprend la représentation du plan d’occlusion naturel (20) dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée et la représentation du plan occlusal en ouverture (60) dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte selon l’ouverture (O) déterminée; et la détermination (125) du plan virtuel mandibulaire (50) en position ouverte de la mandibule du patient comprend la représentation du plan virtuel mandibulaire (50) dans le modèle global de la mâchoire en position ouverte.
- 4. - Méthode selon l’une des revendications 1 à 3, dans laquelle la détermination (120) du plan d’occlusion naturel (20) du patient à partir du modèle global de la mâchoire comprend : la configuration du modèle global de la mâchoire en position d’occlusion centrique et la définition d’une ligne s’étendant entre les faces occlusales (22) des dents de la mandibule et du maxillaire en contact, tangent aux bords incisifs, aux pointes cuspidiennes des prémolaires et des molaires de la mâchoire supérieure et de la mâchoire inférieure, la méthode comprenant la définition d’un point de contact maxillaire correspondant à l’intersection du plan d’occlusion naturel (20) sur les incisives maxillaires (28) en position d’occlusion centrique et un point de contact mandibulaire correspondant à l’intersection du plan d’occlusion naturel (20) sur les incisives mandibulaires (30) en position d’occlusion centrique et dans laquelle la détermination (125) du plan virtuel mandibulaire (50) en position ouverte comprend la définition d’une ligne s’étendant entre la face occlusale (22) d’au moins une des molaires et des prémolaires mandibulaires (34) et le point de contact mandibulaire sur les incisives mandibulaires (30).
- 5. - Méthode selon l’une des revendications 1 à 4, dans laquelle l’obtention d’un modèle global de la mâchoire comprend : - l’obtention du modèle de la mandibule et du modèle du maxillaire; - l’obtention (114) d’un modèle de l’occlusion centrique; et - la combinaison du modèle de la mandibule, du modèle du maxillaire et du modèle de de l’occlusion centrique pour (118) générer le modèle global de la mâchoire dans lequel les modèles de la mandibule et du maxillaire sont mis en articulation.
- 6. - Méthode selon la revendication 5, dans laquelle l’obtention du modèle de la mandibule et du modèle du maxillaire comprend l’exécution d’une numérisation optique de la mandibule (112) et du maxillaire (110) ou d’un modèle physique de la mandibule et du maxillaire et l’obtention du modèle de l’occlusion centrique comprend l’exécution (118) d’une numérisation optique (110, 112) de la mandibule et du maxillaire en position d’occlusion centrique ou d’un modèle physique de la mandibule et du maxillaire en position d’occlusion centrique.
- 7. - Méthode de conception d’une orthèse d’avancée mandibulaire pour un patient incluant une gouttière inférieure (44) et une gouttière supérieure (42), ladite méthode comprenant : - la détermination (126) du plan occlusal en ouverture (60) du patient par la méthode selon l’une des revendications 1 à 6; - la détermination (130) de tiges de retenue (48) pour l’orthèse d’avancée mandibulaire, les tiges de retenue (48) ayant une ligne centrique (52), un ancrage antérieur (49a), un ancrage postérieur (49b) et une longueur L entre l’ancrage antérieur (49a) et l’ancrage postérieur (49b); - le positionnement des ancrages antérieur (49a) et postérieur (49b) de manière à ce que la ligne centrique (52) des tiges de retenue (48) s’étende de manière substantiellement parallèle et au-dessus du plan occlusal en ouverture (60) du patient; et - la conception de la gouttière inférieure (44) et de la gouttière supérieure (42) de l’orthèse à partir du modèle global de la mâchoire et de manière à ce que les ancrages antérieurs (49a) des tiges de retenue (48) soient connectables à la gouttière supérieure (42) et que les ancrages postérieurs (49b) des tiges de retenue (48) soient connectables à la gouttière inférieure (44).
- 8. - Méthode selon la revendication 7, comprenant l’obtention de l’avancée maximale du patient et le positionnement du modèle de la mandibule et du maxillaire en position ouverte dans une position avancée de la mandibule par un déplacement selon le plan occlusal en ouverture (60) et d’une distance correspondant à l’avancée maximale du patient et dans laquelle la détermination des tiges de retenue (48) et le positionnement des ancrages antérieur (49a) et postérieur (49b) s’effectue sur le modèle de la mandibule et du maxillaire en position ouverte et avancée selon l’avancée maximale du patient.
- 9. - Méthode selon l’une des revendications 7 et 8, dans laquelle le positionnement des ancrages antérieur (49a) et postérieur (49b) comprend : - le positionnement (132) de l’ancrage antérieur (49a) de chacune des tiges de retenue (48) relativement à une canine respective des canines maxillaires (70) sur le modèle global de la mâchoire; et - le positionnement (138) de l’ancrage postérieur (49b) de chacune des tiges de retenue (48) de manière à ce que la ligne centrique (52) des tiges de retenue (48) s’étende de manière substantiellement parallèle au plan occlusal en ouverture (60) sur le modèle global de la mâchoire.
- 10. - Méthode selon la revendication 9, dans laquelle le positionnement (138) de l’ancrage postérieur (49b) comprend la détermination de la position postérieure à l’ancrage antérieur (49a), d’une distance correspondant à la longueur L, dans une direction parallèle au plan occlusal en ouverture (60) sur le modèle global de la mâchoire en position ouverte.
- 11. - Orthèse d’avancée mandibulaire comprenant: une gouttière supérieure (42) et une gouttière inférieure (44) conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenue (48) connectant la gouttière inférieure (44) et la gouttière supérieure (42), les tiges de retenue (48) s’étendant de manière parallèle et au-dessus du plan occlusal en ouverture (60), déterminé par la méthode selon l’une des revendications 1 à 6, les tiges de retenue (48) ayant une longueur permettant de maintenir la mâchoire inférieure dans une position avancée par rapport à la mâchoire supérieure lors du port de l’orthèse.
- 12. - Orthèse d’avancée mandibulaire comprenant: une gouttière supérieure (42) et une gouttière inférieure (44) conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenue (48) connectant la gouttière inférieure (44) et la gouttière supérieure (42), la gouttière supérieure (42), la gouttière inférieure (44) et les tiges de retenue (48) étant conçues selon l’une des revendications 7 à 10.
- 13. - Orthèse d’avancée mandibulaire selon l’une des revendications 11 et 12, dans laquelle la gouttière inférieure (44) et la gouttière supérieure (42) comprennent des surfaces planes (82) au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures.
- 14. - Orthèse d’avancée mandibulaire selon la revendication 13, dans laquelle les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) sont plus courtes que les surfaces planes (82) de la gouttière inférieure (44), et dans laquelle, de préférence, les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) s’étendent approximativement à partir de la canine maxillaire (70) et postérieurement jusqu’à au moins au distal de la première prémolaire et de préférence les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire.
- 15. - Orthèse intra-orale comprenant une gouttière supérieure (42) et une gouttière inférieure (44) conçues pour recouvrir au moins partiellement et respectivement les dents et/ou la mâchoire supérieure et inférieure, et deux tiges de retenue (48) connectant la gouttière inférieure (44) et la gouttière supérieure (42) et ayant une longueur permettant de maintenir la mâchoire inférieure dans une position ouverte et avancée par rapport à la mâchoire supérieure et orientées de manière parallèle à un plan occlusal en ouverture (60) déterminé par l’ouverture (O) nécessaire pour avancer et maintenir la mâchoire inférieure dans la position ouverte et avancée.
- 16. - Orthèse intra-orale selon la revendication 15, dans laquelle la gouttière inférieure (44) et la gouttière supérieure (42) comprennent des surfaces planes (82) au niveau des faces d’occlusion des dents postérieures.
- 17.- Orthèse intra-orale selon la revendication 16, dans laquelle les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) sont plus courtes que les surfaces planes (82) de la gouttière inférieure (44), de préférence les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) s’étendent approximativement à partir de la canine maxillaire (70) et postérieurement jusqu’à au moins au distal de la première prémolaire, et de préférence les surfaces planes (82) de la gouttière supérieure (42) s’étendent postérieurement au maximum au niveau du distal de la deuxième prémolaire.
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