FR3045324A1 - Procede de fabrication d'une composition cosmetique - Google Patents
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Abstract
La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une composition cosmétique comportant les étapes suivantes : a) mouiller en surface une composition de base à l'aide d'un solvant, b) déposer sur au moins une partie de la composition de base ainsi mouillée, au moins une composition fluide provenant d'une imprimante à jet d'encre, le procédé comportant l'apport d'une coloration à la composition de base, à l'étape a) et/ou b).
Description
La présente invention concerne la fabrication d’une composition cosmétique colorée à l’aide d’une impression.
Art antérieur et problème technique
On souhaite réaliser des compositions cosmétiques dont le consommateur peut personnaliser la couleur. Pour cela, il est connu d’utiliser une imprimante et d’imprimer sur la composition cosmétique.
Ainsi, la demande internationale WO 2015/168524 décrit un procédé consistant à prendre une composition cosmétique de base, et à l’aide d’une imprimante à jet d’encre, à la recouvrir d’une composition colorante. L’imprimante peut être équipée de cartouches d’encre colorante ainsi que de cartouches contenant un composé autre que de l’encre, par exemple un parfum, une cire ou une huile. L’impression se fait sur toute la surface de la composition de base. La composition de base peut être une poudre libre ou compactée, ou un liquide, par exemple une crème.
Ce procédé n’est cependant pas satisfaisant lorsque l’on cherche à obtenir une couleur faiblement saturée. Or, un tel cas de figure est important notamment dans le cas d’une recherche d’ajustement de la couleur de la composition cosmétique.
Quand on imprime avec une encre normalement concentrée, c’est-à-dire dont la teneur massique en colorant est comprise entre 1 et 5 % par rapport à la masse totale de l’encre, et si l’on réalise peu de passes d’impression, on obtient un ajustement de couleur uniquement en surface. Quand on imprime avec une encre normalement concentrée, c’est-à-dire dont la teneur massique est comprise entre 1 et 5 % par rapport à la masse totale de l’encre, et si l’on réalise beaucoup de passes d’impression, on obtient une coloration saturée mais rendant l’ajustement difficile.
Par ailleurs, si l’on utilise une encre diluée, par exemple dont la teneur massique en colorant est d’environ 0,1 % par rapport à la masse totale de l’encre, le résultat n’est pas satisfaisant pour deux raisons. D’une part, comme les emplacements dans les cartouches d’encre sont limités, et qu’il faut prévoir aussi une encre normalement concentrée, cette solution multiplie le nombre de cartouches à prévoir. D’autre part, le consommateur faisant ses ajustements de couleur désire un procédé rapide, limitant le nombre de passes d’impression.
Il existe donc un besoin d’une solution pour ajuster la couleur avec un procédé rapide à mettre en œuvre.
Objectif de l’invention L’invention vise ainsi à fournir un procédé de coloration d’une composition cosmétique, qui soit aisé et rapide à mettre en œuvre et qui permette d’obtenir un ajustement précis de la couleur de la composition.
Procédés L’invention a ainsi pour objet, selon un premier aspect, un procédé de fabrication d’une composition cosmétique comportant les étapes suivantes : a) mouiller en surface une composition cosmétique de base à l’aide d’un solvant, b) déposer sur au moins une partie de la composition de base ainsi mouillée, au moins une composition fluide, notamment une encre, provenant d’une imprimante à jet d’encre, le procédé comportant l’apport d’une coloration à la composition cosmétique de base, à l’étape a) et/ou b).
Grâce à l’invention, il est possible d’ajuster la couleur de la composition cosmétique, en profondeur et de manière rapide grâce au solvant. Ce dernier peut faciliter la diffusion de la composition fluide au sein de la composition.
Le procédé peut comporter l’étape consistant à éliminer au moins partiellement le solvant de la composition cosmétique, après l’étape b). Une telle élimination peut être effectuée par évaporation naturelle ou par évaporation forcée. L’étape a) de mouillage peut être réalisée par pulvérisation du solvant. On utilise par exemple un pulvérisateur rempli de solvant, de manière manuelle ou mécanique.
En variante, l’étape a) peut être réalisée par impression du solvant à l’aide d’une imprimante, notamment de l’imprimante à jet d’encre servant pour l’étape b), avec une buse dédiée au solvant. Dans ce cas, l’imprimante comporte avantageusement une cartouche spécifique contenant ce solvant. L’étape a) peut être réalisée avec un débit d’apport du solvant compris entre 5 μΐ/s/cm2 et 800 μΐ/s/cm2. L’étape b) peut consister à effectuer un nombre n de passes d’impression, n étant supérieur à 1, de préférence compris entre 1 et 100.
La quantité totale de composition fluide, notamment d’encre, déposée à l’étape b) sur la composition de base est par exemple comprise entre 0,1 et 200 mg/cm2, de préférence comprise entre0,5 mg/cm2 et 100 mg/cm2.
Lorsque la composition fluide est une encre, l’impression peut être effectuée en fonction d’une information d’encre, notamment de couleur et/ou de teneur massique en colorant, entrée par l’utilisateur, notamment sélectionnée sur un écran. Il peut encore s’agir d’une information provenant d’une mesure, notamment sur sa peau. L’impression peut encore s’effectuer en fonction d’une couleur cible à atteindre lors de l’application. De même, lorsque le solvant comporte un colorant, l’impression peut être effectuée en fonction d’une information liée au solvant, notamment de couleur et/ou de teneur massique en colorant, entrée par l’utilisateur, notamment sélectionnée sur un écran. L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé de maquillage des matières kératiniques humaines, dans lequel on applique sur celles-ci la composition cosmétique colorée obtenue par la mise en œuvre du procédé de coloration tel que défini plus haut.
Composition cosmétique de base
La composition de base peut être réalisée par élimination au moins partielle de la phase volatile d’une composition intermédiaire comprenant une phase volatile et au moins un composé pulvérulent, et éventuellement d’autres ingrédients.
En variante, la composition de base ne comprend sensiblement pas de phase volatile mais comprend au moins un composé pulvérulent et éventuellement d’autres ingrédients.
Composition intermédiaire
Une telle composition intermédiaire comprend une phase volatile destinée à être éliminée au moins en partie, voire totalement, avant application sur les matières kératiniques humaines, notamment la peau.
La composition intermédiaire présente une teneur en phase volatile qui représente de préférence 20 % à 60 % du poids total de la composition intermédiaire, avant dépôt de la ou des encres.
Au sens de l’invention, on entend par « composition intermédiaire », une composition qui n’est pas définitive mais utilisée pour la mise en œuvre du procédé et l’obtention de la composition de base.
La composition intermédiaire, du fait de la présence de la phase volatile, est liquide. Au sens de l’invention, on entend par composition « liquide », une composition ne se présentant pas sous une forme solide. En d’autres termes, elle manifeste une fluidité suffisante pour être dotée de propriétés d’écoulement. La viscosité d’une composition liquide selon l’invention mesurée à l’aide d’un viscosimètre Rhéomat 180 à 25 °C à la vitesse de rotation de 200 tours/minute après 10 minutes de rotation est par exemple inférieure ou égale à 2 Pa s, notamment comprise entre 0,01 et 0,5 Pa s.
Au sens de l’invention, on entend par phase « volatile », une phase ayant une pression de vapeur non nulle, à température ambiante et pression atmosphérique, en particulier ayant une pression de vapeur allant de 100 Pa à 1 000 000 Pa (0,0075 à 7500 mm Hg), et de préférence allant de 200 Pa à 400 000 Pa (1,5 à 3000 mm Hg), et préférentiellement allant de 500 Pa à 250 000 Pa (3,75 à 1875 mm Hg). La phase volatile peut comprendre au moins un solvant, et de préférence un solvant volatil.
La phase volatile peut comprend de l’eau et/ou un solvant organique.
De préférence, le solvant organique est choisi parmi l’isododécane, l’éthanol, l’acétone, le propanol, le carbonate de propylène, un ester, notamment l’acétate d’alkyle, et leurs mélanges.
Après élimination de la phase volatile, la composition de base peut comporter au final moins de 3 % en poids de phase volatile par rapport au poids total de la composition, voire moins de 2 % en poids de phase volatile, ou encore est exempte de phase volatile. Cette élimination de phase volatile peut être réalisée par tous moyens appropriés. Elle peut notamment être réalisée en variante, ou de façon additionnelle, par mise sous vide, séchage sous étuve, ventilation, lyophilisation, chauffage, notamment par micro-ondes et/ou par infrarouges.
Selon un mode de réalisation particulier, l’étape d’élimination de la phase volatile se fait par aspiration via un système de mise sous vide de ladite composition intermédiaire, et également lors d’une étape de séchage sous étuve ventilée, par exemple à 50 °C, de ladite composition intermédiaire et ce jusqu’à ce que le poids de ladite composition n’évolue plus.
Composé pulvérulent
La composition de base selon l’invention, qu’elle soit sous forme de composition intermédiaire ou non, comprend avantageusement au moins un composé pulvérulent.
Le ou les composés pulvérulents peuvent être choisis parmi les composés minéraux et/ou organiques. Ils peuvent notamment être choisis parmi les charges, les matières colorantes pulvérulentes, telles que les pigments, les nacres et/ou les particules réfléchissantes, et leurs mélanges.
Les charges peuvent être choisies parmi celles bien connues de l’homme du métier et couramment utilisées dans les compositions cosmétiques. Les charges peuvent être minérales ou organiques, lamellaires ou sphériques. On peut citer le talc, le mica, la silice, le kaolin, les poudres de polyamide comme le Nylon® commercialisé sous la dénomination Orgasol® par la société Atochem, de poly-p-alanine et de polyéthylène, les poudres de polymères de tétrafluoroéthylène comme le Téflon®, la lauroyl-lysine, l’amidon, le nitrure de bore, les micro sphères creuses polymériques expansées telles que celles de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile comme celles commercialisées sous la dénomination d’Expancel® par la société Nobel Industrie, les poudres acryliques telles que celles commercialisées sous la dénomination Polytrap® par la société Dow Corning, les particules de polyméthacrylate de méthyle et les microbilles de résine de silicone (Tospearls® de Toshiba, par exemple), le carbonate de calcium précipité, le carbonate et l’hydro-carbonate de magnésium, l’hydroxyapatite, les microsphères de silice creuses (Silica Beads® de MAPRECOS), les microcapsules de verre ou de céramique, les savons métalliques dérivés d’acides organiques carboxyliques ayant de 8 à 22 atomes de carbone, et en particulier de 12 à 18 atomes de carbone, par exemple le stéarate de zinc, de magnésium ou de lithium, le laurate de zinc, le myristate de magnésium.
Les charges peuvent représenter de 10 % à 95 %, en particulier de 20 % à 90 % en poids par rapport au poids total de la composition intermédiaire.
Les matières colorantes pulvérulentes peuvent être choisies parmi les pigments, les nacres, les particules réfléchissantes et leurs mélanges, et de préférence parmi les pigments.
Les pigments peuvent être blancs ou colorés, minéraux et/ou organiques, enrobés ou non. On peut citer, parmi les pigments minéraux, des oxydes métalliques, en particulier le dioxyde de titane, éventuellement traité en surface, les oxydes de zirconium, de zinc ou de cérium, ainsi que les oxydes de fer, de titane, ou de chrome, le violet de manganèse, le bleu outremer, l’hydrate de chrome et le bleu ferrique. Parmi les pigments organiques, on peut citer le noir de carbone, les pigments de type D & C, et les laques à base de carmin de cochenille, de baryum, strontium, calcium, aluminium.
Les nacres peuvent être choisies parmi les pigments nacrés blancs tels que le mica recouvert de titane ou d’oxychlorure de bismuth, les pigments nacrés colorés tels que le mica titane avec des oxydes de fer, le mica titane avec notamment du bleu ferrique ou de l’oxyde de chrome, le mica titane avec un pigment organique du type précité ainsi que les pigments nacrés à base d’oxychlorure de bismuth. On peut également citer, à titre d’exemple de nacres, le mica naturel recouvert d’oxyde de titane, d’oxyde de fer, de pigment naturel ou d’oxychlorure de bismuth.
Parmi les nacres disponibles sur le marché, on peut citer les nacres Timica, Flamenco et Duochrome (sur base de mica) commercialisées par la société ENGELHARD, les nacres Timiron commercialisées par la société Merck, les nacres sur base de mica Prestige commercialisées par la société Eckart et les nacres sur base de mica synthétique Sunshine commercialisées par la société Sun Chemical.
Les nacres peuvent plus particulièrement posséder une couleur ou un reflet jaune, rose, rouge, bronze, orangé, brun, or et/ou cuivré.
Par « particules réfléchissantes », on désigne des particules dont la taille, la structure, notamment l’épaisseur de la ou des couches qui la constituent et leurs natures physique et chimique, et l’état de surface, leur permettent de réfléchir la lumière incidente. Cette réflexion peut, le cas échéant, posséder une intensité suffisante pour créer à la surface de la composition ou du mélange, lorsque celui-ci est appliqué sur le support à maquiller, des points de surbrillance visibles à l’œil nu, c’est-à-dire des points plus lumineux qui contrastent avec leur environnement en semblant briller. Les particules réfléchissantes peuvent être sélectionnées de manière à ne pas altérer significativement l’effet de coloration généré par les agents de coloration qui leur sont associés et plus particulièrement de manière à optimiser cet effet en terme de rendu de couleur. Elles peuvent plus particulièrement posséder une couleur ou un reflet jaune, rose, rouge, bronze, orangé, brun, or et/ou cuivré. Ces particules peuvent présenter des formes variées, notamment être en forme de plaquettes ou globulaires, en particulier sphériques. Les particules réfléchissantes, quelle que soit leur forme, peuvent présenter une structure multicouche ou non et, dans le cas d’une structure multicouche, par exemple au moins une couche d’épaisseur uniforme, notamment d’un matériau réfléchissant. Lorsque les particules réfléchissantes ne présentent pas de structure multicouche, elles peuvent être composées par exemple d’oxydes métalliques, notamment des oxydes de titane ou de fer obtenus par synthèse.
Lorsque les particules réfléchissantes présentent une structure multicouche, celles-ci peuvent par exemple comporter un substrat naturel ou synthétique, notamment un substrat synthétique au moins partiellement enrobé par au moins une couche d’un matériau réfléchissant notamment d’au moins un métal ou matériau métallique. Le substrat peut être monomatière, multimatériau, organique et/ou inorganique. Plus particulièrement, il peut être choisi parmi les verres, les céramiques, le graphite, les oxydes métalliques, les alumines, les silices, les silicates, notamment les aluminosilicates et les borosilicates, le mica synthétique et leurs mélanges, cette liste n’étant pas limitative. Le matériau réfléchissant peut comporter une couche de métal ou d’un matériau métallique. Des particules réfléchissantes sont décrites notamment dans les documents JP-A-09188830, JP-A-10158450, JP-A-10158541, JP-A-07258460 et JP-A-05017710.
Toujours à titre d’exemple de particules réfléchissantes comportant un substrat minéral enrobé d’une couche de métal, on peut citer également les particules comportant un substrat de borosilicate enrobé d’argent. Des particules à substrat de verre revêtu d’argent, en forme de plaquettes, sont vendues sous la dénomination Microglass Metashine REFSX 2025 PS par la société Toyal. Des particules à substrat de verre revêtu d’alliage nickel/chrome/molybdène sont vendues sous la dénomination Crystal Star GF 550, GF 2525 par cette même société. On peut également utiliser des particules comprenant un substrat métallique tel que l’argent, l’aluminium, le fer, le chrome, le nickel, le molybdène, l’or, le cuivre, le zinc, l’étain, le magnésium, l’acier, le bronze, le titane, ledit substrat étant enrobé d’au moins une couche d’au moins un oxyde métallique tels que l’oxyde de titane, l’oxyde d’aluminium, l’oxyde de fer, l’oxyde de cérium, l’oxyde de chrome, les oxydes de silicium et leurs mélanges. On peut citer à titre d’exemple les poudres d’aluminium, de bronze ou de cuivre enrobées de S1O2 commercialisées sous la dénomination Visionaire par la société Eckart.
De préférence, la (les) matières colorante(s) pulvérulente(s) est (sont) présent(s) en une teneur comprise entre 1 % et 90 % en poids, et de préférence entre 5 % et 60 % en poids, par rapport au poids total de la composition intermédiaire.
De préférence, le ou les composé(s) pulvérulent(s) sont choisis parmi le talc, la perlite, le mica, l’argile, le kaolin, la silice, l’oxyde de titane, l’amidon, et leurs mélanges.
Selon un mode de réalisation préféré, la composition intermédiaire selon l’invention comprend une phase volatile et au moins un composé pulvérulent.
Selon une variante de réalisation préférée, la teneur totale en poids de composé(s) pulvérulent(s) est avantageusement supérieure ou égale à 40 % en poids, et notamment comprise entre 50 % et 80 % en poids, par rapport au poids total de la composition intermédiaire.
Autres ingrédients de la composition de base
La composition de base, intermédiaire ou non, peut également comprendre au moins un composé annexe.
Par exemple, elle peut comprendre un composé apte à prendre en masse en présence d’eau par absorption. Un tel composé peut être notamment choisi parmi les poudres hydrophiles, alvéolées ou non, telles que les amidons, notamment les amidons greffés par un polymère acrylique (homopolymère ou copolymère), et notamment par le polyacrylate de sodium, et les amidons hydrolysés greffés par un polymère acrylique (homopolymère ou copolymère), les polyacrylates de sodium réticulés (par exemple les références Flocare GB300 et le Flosorb 500 de la société SNF), et notamment le copolymère acryloacrylamide/acrylate de sodium, les polymères à base d’amidon, de gomme et de dérivé cellulosique, la farine, la silice et leurs mélanges. Elle peut également comprendre un composé apte à prendre en masse par réaction chimique avec l’eau, et par exemple un composé choisi parmi le plâtre, le ciment, les sels, tels que les halogénures, ou les oxydes ou hydroxydes ou carbonates ou sulfates ou nitrates de calcium, de sodium, de potassium, ou de magnésium.
Dans ce cas, le procédé peut comprendre l’étape consistant, notamment avant l’étape a), à ajouter à la composition intermédiaire ledit composé apte à prendre en masse en présence d’eau par absorption et/ou ledit composé apte à prendre en masse par réaction chimique avec l’eau.
La composition intermédiaire de l’invention peut contenir également tout composé usuellement utilisé dans des compositions cosmétiques, et notamment des agents de coloration annexes, par exemple hydrosolubles ou liposolubles, des actifs hydrosolubles, des agents de tenue notamment des polymères filmogènes, des agents gélifiants, des agents épaississants, des huiles, des cires, des beurres végétaux, des tensioactifs, des conservateurs, des parfums, des arômes, des filtres UV liposolubles, des bactéricides, des absorbeurs d’odeur, des extraits végétaux, des sels, des antioxydants, des agents basiques comme par exemple le carbonate de calcium, ou des agents acides comme par exemple les acides citrique ou lactique.
Il relève des opérations de routine de l’homme de l’art d’ajuster la nature et la quantité des additifs présents dans les compositions conformes à l’invention, de telle sorte que les propriétés cosmétiques désirées de celles-ci n’en soient pas affectées.
Autres exemples de composition de base
La composition de base peut être une poudre compacte.
La composition de base est avantageusement blanche avant mise en œuvre du procédé selon l’invention.
La composition de base peut être contenue dans une coupelle lors de l’impression, l’imprimante présentant un logement adapté à recevoir ladite coupelle.
Solvant
Solvant volatil
Dans le cadre de la présente invention, on entend par solvant volatil, un composé liquide à la température ambiante (20 °C) et à la pression atmosphérique présentant une pression de vapeur à 20 °C supérieure à 3,75 mmHg, et de préférence comprise entre 3,75 mmHg et 1700 mmHg.
Ce solvant volatil peut être de l’eau, un solvant organique, siliconé ou non, ou leurs mélanges.
Lorsque le solvant comporte un solvant organique, celui-ci peut être volatil, ayant une température d’ébullition inférieure à 130 °C. A titre de solvant organique non siliconé volatil, on peut citer : - les alcanols volatils en C1-C4 tels que l’éthanol ou l’isopropanol ; - les alcanes volatils en C5-C7 tels que le n-pentane, l’hexane, le cyclopentane, le 2.3- diméthylbutane, le 2,2-diméthylbutane, le 2-méthylpentane ou le 3-méthylpentane ; - les esters d’acides en C1-C20 liquides et d’alcools en Ci-Cs volatils tels que l’acétate de méthyle, l’acétate de n-butyle, l’acétate d’éthyle, l’acétate de propyle, l’acétate d’isopentyle ou le 3-éthoxypopionate d’éthyle ; - les cétones liquides à température ambiante et volatiles telles que la méthyléthylcétone, la méthylisobutylcétone, la diisobutylcétone, l’isophorone, la cyclohexanone ou l’acétone ; - les polyols volatils tels que le propylène glycol ; - les éthers volatils tels que le diméthoxyméthane, le diéthoxyéthane ou le diéthyléther ; - les éthers de glycol volatils comme le 2-butoxyéthanol, le butyle diglycol, le monoméhyléther de diéthylène glycol, le n-butyléther de propylène glycol ou l’acétate de monométhyl éther de propylène glycol ; - les huiles hydrocarbonées volatiles telles que les huiles volatiles hydrocarbonées ayant de 8 à 16 atomes de carbone et leurs mélanges, et notamment les alcanes ramifiés en C8-Ci8 comme les iso-alcanes (appelées aussi isoparaffmes) en Cs-Cis, l’isododécane, l’isodécane, et par exemple les huiles vendues sous les noms commerciaux d’Isopars ou de Permetyls, et leurs mélanges. On peut aussi citer les neopentanoate d’isohexyle ou d’isodecyle ; - les perfluoroalcanes volatils en C4-C10 tels que dodecafluoropentane, le tetradecafluorohexane ou le decafluoropentane ; - les perfluorocycloalkyles volatils tels que le perfluorométhylcyclopentane, le 1.3- perfluorodiméthylcyclohexane et le perfluorodecaline, vendus respectivement sous les dénominations de « Flutec PC10», « Flutec PC30 » et « Flutec PC60 » par la Société F2 Chemicals, ainsi que le perfluorodiméthylcyclobutane et la perfluoromorpholine ; - les composés fluoroalkyles ou hétérofluoroalkyles volatils répondant à la formule suivante : CH3-(CH2)„-[Z]t-X-CF3 dans laquelle t est 0 ou 1 ; n est 0, 1, 2 ou 3 ; X est un radical perfluoroalkyle divalent, linéaire ou ramifié, ayant de 2 à 5 atomes de carbone, et Z représente O, S, ou NR, R étant un hydrogène, un radical -(CH2)n-CH3 ou -(CF2)m-CF3, m étant égal à 2, 3, 4 ou 5.
Parmi les composés fluoroalkyles ou hétérofluoroalkyles volatils, on peut notamment citer le méthoxynonafluorobutane vendu sous la dénomination « MSX 4518(R) », « HFE-7100(R) » par la Société 3M et l’éthoxynonafluorobutane vendu sous la dénomination « HFE-7200(R) » par la Société 3M.
Selon un mode de réalisation particulier, le solvant organique non siliconé est choisi parmi l’éthanol, l’isopropanol, l’acétone et l’isododécane. A titre de solvant siliconé volatil, on peut citer les composés siliconés à faible viscosité choisis parmi les silicones linéaires ou cycliques ayant de 2 à 7 atomes de silicium, ces silicones comportant éventuellement des groupes alkyle ou alkoxy ayant de 1 à 10 atomes de carbone, par exemple l’octaméthylcyclotétrasiloxane, le décaméthylcyclopentasiloxane, le dodécaméthylcyclohexasiloxane, l’heptaméthylhexyltri-siloxane, l’heptaméthyléthyltrisiloxane, l’heptaméthyloctyltrisiloxane, l’octaméthyltrisiloxane, le décaméthyltétrasiloxane, et leurs mélanges. Selon un mode de réalisation particulier, le composé siliconé est choisi parmi le cyclopentadiméthylsiloxane et le dodécaméthylcyclohexasiloxane.
Selon un mode de réalisation particulier, le solvant siliconé volatil présente une viscosité inférieure à 50 centistokes.
De préférence, la silicone volatile est cyclique et choisie parmi le décaméthylcyclopentasiloxane, l’octaméthyltrisiloxane et le décaméthyltétrasiloxane. A titre d’exemple, on peut citer la décaméthylcyclopentasiloxane commercialisée sous le nom DC-245 par la société Dow Corning, l’octaméthyltrisiloxane commercialisée sous le nom DC-200 Fluid 1 est par la société Dow Corning et le décaméthyltétrasiloxane commercialisée sous le nom DC-200 Fluid 1,5 cSt par la société Dow Corning.
Cette silicone volatile cyclique présente généralement une viscosité faible, par exemple une viscosité inférieure à 5 cSt à 25 °C.
De préférence, la silicone volatile est cyclique et est le décaméthylcyclopentasiloxane commercialisé sous le nom DC-245 par la société Dow Corning.
Selon un mode de réalisation, lorsque le solvant comprend de l’eau, il peut comprendre un solvant hydrosoluble.
Par « solvant hydrosoluble », on désigne dans le cadre de la présente invention un composé liquide à température ambiante et miscible à l’eau.
Les solvants hydrosolubles utilisables dans les compositions selon l’invention peuvent en outre être volatils.
Parmi les solvants hydrosolubles pouvant être utilisés dans les compositions conformes à l’invention, on peut citer notamment les mono-alcools inférieurs ayant de 1 à 5 atomes de carbone, tels que l’éthanol et l’isopropanol, les glycols ayant de 2 à 8 atomes de carbone tels que l’éthylène glycol, le propylène glycol, le 1,3-butylène glycol et le dipropylène glycol.
Solvant peu volatil
Dans le cadre de la présente invention, on entend par solvant peu volatil, un composé liquide à la température ambiante (20 °C) et à la pression atmosphérique présentant une pression de vapeur à 20 °C inférieure à 3,75 mmHg et de préférence comprise entre 3,75 et 0,1 mmHg.
De préférence, le solvant peu volatil est choisi de telle manière que son point d’ébullition soit inférieur à 200 °C.
Le solvant organique peut être peu volatil, ayant une température d’ébullition supérieure à 130°C. Le solvant peu volatil peut dans ce cas consister en du carbonate de propylène. A titre de solvant peu volatil, on peut également citer les silicones, les huiles, par exemple les triglycérides, les silicones à longue chaîne, la paraffine, l’huile de lin, et leurs mélanges.
Elimination du solvant
Lorsqu’il y a élimination du solvant volatil après l’étape b) du procédé, la composition peut comporter au final moins de 3 % en poids de solvant volatil par rapport au poids total de la composition, voire moins de 2 % en poids de solvant volatil, ou encore est exempte de solvant volatil. Cette élimination de solvant volatil peut être réalisée par tous moyens appropriés. Elle peut notamment être réalisée en variante, ou de façon additionnelle, par mise sous vide, séchage sous étuve, ventilation, lyophilisation, chauffage, notamment par micro-ondes et/ou par infrarouges.
Selon un mode de réalisation particulier, l’étape d’élimination du solvant volatile peut se faire par aspiration via un système de mise sous vide de ladite composition cosmétique, et également lors d’une étape de séchage sous étuve ventilée, par exemple à 50°C, de ladite composition cosmétique et ce jusqu’à ce que le poids de ladite composition n’évolue plus.
Solvant coloré
Le solvant peut comprendre au moins un colorant. En particulier, il peut comprendre un colorant en une teneur massique comprise entre 0,01 % et 10 % par rapport à la masse totale du solvant. Le colorant peut être choisi parmi les colorants hydrosolubles ou les colorants liposolubles définis ci-dessous, incluant les colorants à fonction sulfoniques, ou à fonction ammonium quaternaire ou pyridinium ou imidazolium, et les colorants liposolubles par exemple les carotènes, les curcumines, et leurs mélanges.
Dans ce cas, l’étape a) apporte en plus la coloration à la composition de base. Alors, l’étape b) du procédé peut être mise en œuvre pour déposer au moins une composition fluide sur la composition cosmétique ayant une autre propriété que la coloration.
Composition fluide
Au sens de l’invention, la qualification de « fluide » entend caractériser le fait qu’une composition selon l’invention n’est pas solide. En d’autres termes, elle manifeste une fluidité suffisante pour être dotée de propriétés d’écoulement. En particulier, la composition selon l’invention peut posséder avantageusement une viscosité inférieure à 100 Pa s, de préférence comprise entre 0,1 Pa.s et 50 Pa.s, et mieux comprise entre 1 Pa.s et 30 Pa s, à température et pression ambiante, la viscosité étant en particulier mesurée à l’aide d’un appareil Rheomat RM100®.
Encre
La composition fluide déposée à l’étape b) peut être une encre.
Dans ce cas, l’encre peut présenter une teneur massique en colorant comprise entre 1 et 5 % par rapport à la masse totale de l’encre.
En variante, l’encre peut présenter une teneur massique en colorant comprise entre 5 et 40 %, de préférence entre 10 et 30 % par rapport à la masse totale de l’encre.
Dans un autre mode de réalisation, l’encre peut présenter une teneur massique en colorant comprise entre 0,01 et 5 % en masse par rapport à la masse totale de l’encre.
La ou les encres déposées sur la composition de base, par impression, à l’étape b), est(sont) avantageusement une ou des encres aqueuses, comprenant une concentration massique d’au moins 50 % en eau. La ou les encres peuvent comprendre un complément de solvant hydrophile choisi parmi les alcools, tels que les monoalcools inférieurs ayant de 1 à 5 atomes de carbone tels que l’éthanol et l’isopropanol, les glycols ayant de 2 à 8 atomes de carbone tels que l’éthylène glycol, le propylène glycol, le 1,3-butylène glycol et le dipropylène glycol, les cétones en C3 et C4, notamment l’acétone, et les aldéhydes en C2-C4 et les polyols comme par exemple choisi parmi l’éthylèneglycol, le pentaérythritol, le triméthylolpropane, le propylène glycol, le 1,3 propanediol, le butylène glycol, l’isoprène glycol, le pentylène glycol, l’héxylène glycol, le glycérol, les polyglycérols, tels que les oligomères du glycérol comme le diglycérol, les polyéthylènes glycols, et leurs mélanges.
La ou les encres déposées sur la composition intermédiaire, par impression sont avantageusement des encres offset, pour flexographie et héliogravure, contenant des alcools tels que le propanol, l’éthanol, le butanol, des esters de glycols, des acétates d’alkyles, des cétones telles que l’acétone, le diacétone alcool, ou leurs mélanges.
La quantité totale d’encre(s) déposée sur la composition de base mouillée peut être supérieure ou égale à 0,2 mg/cm2. L’encre peut comporter un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants hydrosolubles et les colorants liposolubles.
Parmi les colorants hydrosolubles, on peut citer le sel disodique de ponceau, le sel disodique du vert d’alizarine, le jaune de quinoléine, le sel trisodique d’amarante, le sel disodique de tartrazine, le sel monosodique de rhodamine, le sel disodique de fuchsine, la xanthophylle, le bleu de méthylène.
Parmi les colorants liposolubles, on peut citer le Rouge Soudan III (CTFA : D&C Red 17), la lutéine, le vert de quinizarine (CTFA : D&C green 6), le pourpre d’alizurol SS (CTFA : D&C violet n° 2), le brun Soudan, le DC Yellow 11, le DC orange 5, le jaune quinoléine, la curcumine, les dérivés des caroténoïdes tels que le lycopène, le bétacarotène, la bixine ou la capsantéine, et leurs mélanges. Les polymères colorants sont généralement des copolymères à base d’au moins deux monomères distincts dont l’un au moins est un colorant organique monomérique. De tels colorants polymériques sont connus de l’homme du métier. On peut, par exemple, se référer aux documents : US-5,032,670 ; US-4,999,418 ; US-5,106,942 ; US-5,030,708 ; US-5,102,980 ; US-5,043,376 ; US-5,104,913 ; US-5,281,659 ; US-5,194,463 ; US-4,804,719 ; WO92/07913, ou bien encore EP 1 048 282. L’encre selon l’invention constitue un milieu cosmétiquement acceptable, c’est-à-dire compatible avec les matières kératiniques telles que la peau du visage ou du corps, les lèvres, les cheveux, les cils, les sourcils et les ongles. L’encre peut être liquide au moment de l’impression, et présenter par exemple une viscosité allant de 1 mPa.s à 500 mPa.s, et de préférence de 1 mPa.s à 300 mPa.s à 25 °C.
La viscosité d’une encre selon l’invention peut être mesurée selon tout procédé connu de l’homme de l’art, et notamment selon le procédé conventionnel suivant. A 25 °C à l’aide d’un Rhéomat 180, équipé d’un mobile tournant à 200 tours/mn, l’homme du métier choisit le mobile permettant la mesure de la viscosité, parmi les mobiles, Ml ou M2 ou M3 ou M4 sur la base de ses connaissances générales, de manière à pouvoir réaliser la mesure. L’encre peut être sous forme d’émulsion. L’encre peut être choisie parmi celles qui sont commercialisées pour l’imprimante alimentaire Gatocopy, notamment de référence A426.
Autre composition fluide
La composition fluide peut comprendre au moins un composé choisi dans la liste constituée par les actifs cosmétiques et/ou dermatologiques. A titre d’actif convenant à la présente invention, on peut notamment citer: - les agents anti-âge/anti-rides, - les agents hydratants (ou humectants), - les parfums, - les neutralisants, - les émollients, - les liants, notamment les polymères hydrosolubles ou sous forme de latex, - les agents anti-radical ai res, - les agents de coalescence, - les vitamines, - les filtres en particulier solaires, - les agents anti-pollution et/ou anti-radical ai res, - les agents agissant sur la microcirculation, - les agents agissant sur le métabolisme énergétiques des cellules, - l’acide hyaluronique, - les agents anti-glycation, - les inhibiteurs de NO-synthase, - les agents stimulant la synthèse de macromolécules dermiques ou épidermiques et/ou empêchant leur dégradation, - les agents stimulant la prolifération des fibroblastes et/ou des kératinocytes ou stimulant la différenciation des kératinocytes, - les agents myorelaxants (agents dermorelaxants et/ou les agents dermo-décontractants), - les agents tenseurs, - les agents desquamants, - les agents dépigmentants ou propigmentants, - les actifs anti-séborrhée et anti P-acnes, - les antioxydants et les agents anti-radicaux libres, - les saccharides, - les oligosaccharides, les polysaccharides hydrolysés ou non, modifiés ou non, - les acides aminés, les oligopeptides, les peptides, les protéines hydrolysées ou non, modifiées ou non, les polyacides aminés, les enzymes, - les cires animales, végétales ou minérales, - les céramides et les pseudo-céramides, - les acides organiques hydroxylés, - les polymères anioniques solubles ou dispersés, - les polymères non-ioniques solubles ou dispersés, - les agents apaisants, et - leurs mélanges.
La composition fluide peut en particulier comprendre au moins un composé choisi parmi les parfums, les filtres LTV, les agents hydratants, les liants, et leurs mélanges.
La quantité d’actif(s) cosmétique(s) et/ou dermatologique(s) dépend bien évidemment de la nature de l’actif et de l’effet recherché, mais celui/ceux-ci représente(nt) généralement de 0,1 % à 40 % en poids, par rapport au poids total de la composition.
Dans le cas où le composé est un parfum, le parfum peut être hydrosoluble ou hydrophobe et peptisé. A titre de filtre UV, on peut notamment citer ceux choisis parmi les filtres UV hydrosolubles, les filtres UV liposolubles, les filtres UV insolubles, et leurs mélanges. Parmi ces filtres UV, on peut distinguer les filtres organiques hydrosolubles, les filtres organiques liposolubles, les filtres organiques insolubles, les filtres inorganiques.
De préférence, il s’agit d’un filtre UV hydrosoluble ou un filtre UV inorganique.
Parmi les filtres UVA organiques hydrosolubles utilisables selon la présente invention, on peut citer l’acide benzène l,4-di(3-méthylidène-10-camphosulfonique) (nom INCI : Terephthalylidene Dicamphor Sulfonic Acid) et ses différents sels, décrits notamment dans les demandes de brevets FR 2 528 420 et FR 2 639 347, les composés comportant au moins deux groupes benzoazolyle à groupes sulfoniques tels que ceux décrits dans la demande de brevet EP 0 669 323, et les composés benzophénones comprenant au moins une fonction acide sulfonique.
Les filtres UVB organiques hydrosolubles sont notamment choisis parmi les dérivés cinnamiques hydrosolubles comme l’acide férulique ou l’acide 3-méthoxy-4-hydroxycinnamique, les composés benzylidène camphre hydrosolubles, les composés phenylbenzimidazole hydrosolubles, les composés p-aminobenzoïques (PABA) hydrosolubles et les composés salicyliques hydrosolubles.
Les filtres UV inorganiques utilisés conformément à la présente invention sont des pigments d’oxyde métallique. Ils peuvent être notamment choisis parmi les oxydes de titane, de zinc, de fer, de zirconium, de cérium ou leurs mélanges.
Selon l'invention, les pigments de dioxyde de titane, notamment en dispersion, sont particulièrement préférés.
Par agent hydratant ou humectant, on entend : - soit un composé agissant sur la fonction barrière, en vue de maintenir l’hydratation du stratum comeum, ou un composé occlusif. On peut citer les céramides, les composés à base sphingoïde, les lécithines, les glycosphingolipides, les phospholipides, le cholestérol et ses dérivés, les phytostérols (stigmastérol, β-sitostérol, campestérol), les acides gras essentiels, le 1-2 diacylglycérol, la 4-chromanone, les triterpènes pentacycliques tels que l’acide ursolique, la vaseline et la lanoline ; - soit un composé augmentant directement la teneur en eau du stratum comeum, tel que le thréalose et ses dérivés, l’acide hyaluronique et ses dérivés, le glycérol, le pentanediol, le pidolate de sodium, la sérine, le xylitol, le lactate de sodium, le polyacrylate de glycérol, l’ectoïne et ses dérivés, le chitosane, les oligo- et polysaccharides, les carbonates cycliques, l’acide N-lauroyl pyrrolidone carboxylique, et la Ν-α-benzoyl-L-arginine ; - soit un composé activant les glandes sébacées tel que les dérivés stéroïdiens (dont la DHEA, ses dérivés 7-oxydés et/ou 17-alkylés et les sapogénines), le dihydrojasmonate de méthyle, et la vitamine D et ses dérivés.
Selon l’invention, les glycols, et en particulier le glycérol, sont particulièrement préférés comme agents hydratants.
Dans le cas où le composé est un polymère hydrosoluble, ce dernier peut être choisi dans le groupe constitué par un copolymère acrylate, un méthacrylate, un polyester et un polyuréthanne.
Dans ce cas, l’étape b) du procédé selon l’invention permet de conférer à la composition cosmétique une ou des propriétés annexes, outre la couleur, liée(s) à la présente de l’actif cosmétique ou dermatologique présent dans la composition fluide.
Applications
Les compositions selon l’invention peuvent être des produits de maquillage, de préférence de type fonds de teint, bases de maquillage, fards à joues ou à paupières, produits anticernes, blush et plus généralement tout produit de maquillage, de coloration de la peau, des cheveux ou des cils.
De préférence, la composition cosmétique est un fond de teint.
Imprimante à jet d’encre L’imprimante utilisée est de type numérique. On entend par imprimante numérique une machine capable d’imprimer sous forme de pixels à partir de données numériques, différente d’une machine comportant une forme d’impression. L’imprimante est une imprimante jet d’encre (« Inkjet »), par exemple thermique ou piezo-électrique. L’imprimante peut être une imprimante jet d’encre alimentaire de type Gatocopy A426 permettant l’impression sur des objets non plans. L’étape a) du procédé peut consister à effectuer un nombre n de passes d’impression, avec n strictement supérieur à un, n étant de préférence compris entre 1 et 100. Plus le nombre de passes d’impression est important, plus la quantité de composition fluide déposée est grande. Lorsque celle-ci est une encre, la couleur obtenue est ainsi d’autant plus intense que le nombre de passes d’impression est grand, notamment dans le cas où un mélange est effectué. La profondeur de diffusion dans la composition est d’autant plus grande que le nombre de passes d’impression est élevé, dans le cas où aucun mélange n’est effectué après impression. L’impression peut mettre en œuvre plusieurs compositions fluides différentes, notamment plusieurs encres différentes, notamment des encres de couleurs différentes. L’impression réalisée à l’étape a) du procédé peut être une impression polychrome, notamment s’effectuant en trichromie, en quadrichromie, ou avec plus de quatre encres.
Lorsque la composition fluide est une encre, l’impression peut mettre en œuvre uniquement des encres colorantes correspondant à des couleurs primaires. En variante, l’impression peut mettre en œuvre à la fois des encres colorantes correspondant à des couleurs primaires et au moins une encre correspondant à une couleur non primaire. Dans une variante, l’impression peut mettre en œuvre des encres colorantes noires et/ou blanches.
Ensemble pour la mise en œuvre du procédé L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un ensemble pour la mise en œuvre du procédé tel que défini plus haut, comportant, notamment au sein d’un même emballage : - Au moins une composition cosmétique de base,
Au moins un solvant pour mouiller en surface la composition de base, Au moins une cartouche d’encre cosmétique pour imprimante à jet d’encre, permettant de déposer au moins partiellement sur la composition de base ladite encre.
Le solvant peut être contenu dans un récipient choisi dans le groupe constitué par un dispositif de pulvérisation, une cartouche pour imprimante à jet d’encre et une éponge pré-imprégnée.
Composition cosmétique L’invention a encore pour objet, selon un autre aspect en combinaison avec ce qui précède, une composition cosmétique sous forme de poudre compacte obtenue par la mise en œuvre du procédé selon l’invention, tel que défini plus haut, sur une composition cosmétique de base, après élimination au moins partielle du solvant.
Au sens de la présente invention, on désigne par « poudre compacte » une masse de produit dont la cohésion est assurée par le séchage de la composition.
Exemples
Exemple 1 (avec imprégnation à l’eau) Composition cosmétique 1 selon l’invention : On réalise la formule suivante :
Composition 1 pulvérulente
Chacun des composés est pesé. Les composés sont ensuite broyés au Baker (pale : 3000 tours/minute ; moteur 2700 tours/minute) : les charges et pigments sont mélangés pendant 5 minutes, les nacres sont ensuite ajoutées et mélangées pendant 5 minutes, et enfin le liant est ajouté pendant 5 minutes.
La composition 1 pulvérulente obtenue est diluée dans de l’eau selon une teneur massique de 40 % en poids par rapport au poids total de la composition.
La solution obtenue est coulée dans une coupelle (Référence de la coupelle (5*3.5 cm) : H250G, quantité en coupelle : entre 8 et 10g) au format 35mmx50mm, légèrement pressée à l’aide de la presse manuelle (pression : 60 à 80 daN, en plaçant une trame de type voile de pressage (type de trame : 3 épaisseurs de Rimini 150). On laisse sécher au moins 8 h, dans cet exemple 24 h, à 45 °C ventilé. On obtient la composition cosmétique de base 1.
On dispose la composition cosmétique de base 1 sur le plateau de l’imprimante jet d’encre Gatocopy.
Avant de lancer l’impression, on réalise une pulvérisation avec un aérosol d’eau délivrant 300 mg/s. Le spray arrive sur la coupelle avec un débit d’environ 0. 3 mg/s/cm2 (soit environ 300 μΐ/crrf/s). On réalise la pulvérisation pendant 10 s.
On imprime 5 fois le carré de couleur au même endroit sur la composition de base 1 ainsi mouillée. On obtient la composition cosmétique 1 selon l’invention.
Composition témoin 1
On réalise la même composition cosmétique de base 1. On la dispose sur le plateau de l’imprimante jet d’encre Gatocopy. On imprime 5 fois le carré de couleur au même endroit sur la composition de base 1 non mouillée. On obtient la composition témoin 1. Résultat
On observe une imprégnation plus en profondeur dans le cas où l’impression a été faite avec pulvérisation (composition cosmétique 1 selon l’invention) que dans le cas où l’impression a été faite sans pulvérisation (composition témoin 1).
Exemple 2 (avec imprégnation de solvants)
Composition cosmétique 2 selon l’invention
Chacun des composés est pesé. Les composés sont ensuite broyés au Baker (pale : 3000 tours/minute ; moteur 2700 tours/minute) : les charges et pigments sont mélangés pendant 5 minutes, les nacres sont ensuite ajoutées et mélangées pendant 5 minutes, et enfin le liant est ajouté pendant 5 minutes. La composition 2 pulvérulente obtenue est diluée dans de l’hexane. La quantité d’hexane est de 40% en poids par rapport au poids total de la composition.
La solution obtenue est coulée dans une coupelle (Référence de la coupelle (5*3.5 cm) : H250G, quantité en coupelle : entre 8 et 10g) au format 35mmx50mm, légèrement pressée à l’aide de la presse manuelle (pression : 60 à 80 daN, en plaçant une trame de type voile de pressage (type de trame : 3 épaisseurs de Rimini 150). On laisse sécher au moins 8 h, dans cet exemple 24 h, à 45 °C ventilé. On obtient la composition cosmétique de base 2.
On dispose la composition cosmétique de base 2 sur le plateau de l’imprimante jet d’encre Gatocopy.
Avant de lancer l’impression, on réalise une pulvérisation avec un aérosol d’éthanol (95 %) délivrant 600 mg/s. Le spray arrive sur la coupelle avec un débit d’environ 0,6 mg/s/cm2 (soit environ 550 pl/cm2/s). On réalise la pulvérisation pendant 8 s.
On imprime 5 fois le carré de couleur au même endroit sur la composition cosmétique de base 2. On obtient la composition cosmétique 2 selon l’invention.
Composition témoin 2
On réalise la même composition cosmétique de base 2. On la dispose sur le plateau de l’imprimante jet d’encre Gatocopy. On imprime 5 fois le carré de couleur au même endroit sur la composition de base 2 non mouillée. On obtient la composition témoin 2. Résultat
On observe une bien meilleure imprégnation dans le cas où l’impression a été faite avec pulvérisation (composition cosmétique 2 selon l’invention) que dans le cas où l’impression a été faite sans pulvérisation (composition témoin 2).
Exemple 3
On réalise le même essai que dans l’exemple 2, à la différence qu’on pulvérise une composition eau/éthanol (50/50), avec un débit de 600 mg/s.
Le spray arrive sur la coupelle avec un débit d’environ 0,2 mg/s/cm2 (soit environ 180 pl/cm2/s). On réalise la pulvérisation pendant 16 s.
On imprime 5 fois le carré de couleur au même endroit sur la composition cosmétique de base 2 ainsi mouillée. On obtient la composition cosmétique 3 selon l’invention.
On observe une bien meilleure imprégnation dans le cas où l’impression a été faite avec pulvérisation (composition cosmétique 3 selon l’invention) que dans le cas où l’impression a été faite sans pulvérisation (composition témoin 2).
Claims (21)
- REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d’une composition cosmétique comportant les étapes suivantes : a) mouiller en surface une composition de base à l’aide d’un solvant, b) déposer sur au moins une partie de la composition de base ainsi mouillée, au moins une composition fluide provenant d’une imprimante à jet d’encre, le procédé comportant l’apport d’une coloration à la composition de base, à l’étape a) et/ou b).
- 2. Procédé selon la revendication 1, le solvant étant choisi dans le groupe constitué par de l’eau et un mélange eau et solvant organique.
- 3. Procédé selon la revendication 2, le solvant organique étant un solvant volatil, ayant une température d’ébullition inférieure à 130°C.
- 4. Procédé selon la revendication 2, le solvant organique étant un solvant peu volatil, ayant une température d’ébullition supérieure à 130°C.
- 5. Procédé selon la revendication 1, la composition fluide étant une encre.
- 6. Procédé selon la revendication précédente, l’encre présentant une teneur massique en colorant comprise entre 1 et 5 % par rapport à la masse totale de l’encre.
- 7. Procédé selon la revendication 5, l’encre présentant une teneur massique en colorant comprise entre 5 et 40 %, de préférence entre 10 et 30 % par rapport à la masse totale de l’encre.
- 8. Procédé selon la revendication 5, l’encre présentant une teneur massique en colorant comprise entre 0,01 et 5 % en masse par rapport à la masse totale de l’encre.
- 9. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant l’étape consistant à éliminer au moins partiellement le solvant de la composition cosmétique après l’étape b).
- 10. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, l’étape a) étant réalisée par pulvérisation du solvant.
- 11. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, l’étape a) étant réalisée par impression du solvant à l’aide d’une imprimante, notamment de l’imprimante à jet d’encre servant pour l’étape b), avec une buse dédiée au solvant.
- 12. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, l’étape a) étant réalisée avec un débit d’envoi du solvant compris entre 5 μΐ/s/cm2 et 800 μΐ/s/cm2.
- 13. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, le solvant comprenant un colorant.
- 14. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, la composition cosmétique étant un fond de teint.
- 15. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, la composition de base étant une poudre compacte.
- 16. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, l’étape b) consistant à effectuer un nombre n de passes d’impression, n étant supérieur à 1, n étant de préférence compris entre 1 et 100.
- 17. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, la quantité totale de composition fluide, notamment d’encre, déposée à l’étape b) sur la composition de base étant comprise entre 0,1 et 200 mg/cm2, de préférence comprise entre 0,5 mg/cm2 et 100 mg/cm2.
- 18. Procédé selon la revendication 5 et éventuellement l’une quelconque des revendications précédentes, l’impression à l’étape b) étant effectuée en fonction d’une information d’encre, notamment de couleur et/ou de concentration massique en colorant, entrée par l’utilisateur, notamment sélectionnée sur un écran, ou mesurée, notamment sur sa peau et/ou en fonction d’une couleur cible à atteindre lors de l’application.
- 19. Procédé de maquillage des matières kératiniques humaines, dans lequel on applique sur celles-ci la composition cosmétique colorée obtenue par la mise en œuvre du procédé de coloration tel que défini dans l’une quelconque des revendications précédentes.
- 20. Ensemble pour la mise en œuvre du procédé tel que défini dans l’une quelconque des revendications 1 à 18, comportant, notamment au sein d’un même emballage : - Au moins une composition de base, - Au moins un solvant pour mouiller en surface la composition de base, - Au moins une cartouche d’encre cosmétique ou d’une autre composition fluide pour imprimante à jet d’encre, permettant de déposer au moins partiellement sur la composition de base ladite encre ou autre composition fluide.
- 21. Ensemble selon la revendication précédente, le solvant étant contenu dans un récipient choisi dans le groupe constitué par un dispositif de pulvérisation, une cartouche pour imprimante à jet d’encre et une éponge pré-imprégnée.
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| FR1562879A FR3045324B1 (fr) | 2015-12-18 | 2015-12-18 | Procede de fabrication d'une composition cosmetique |
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| US20150314141A1 (en) * | 2014-05-02 | 2015-11-05 | Minkyung Grace Choi | Device and method for producing a customized cosmetic composition |
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2015
- 2015-12-18 FR FR1562879A patent/FR3045324B1/fr active Active
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