FR3148161A1 - Noyau pour la fabrication d’un bandage renforcé par des haubans comportant un compensateur a butées destiné à faciliter le démoulage du bandage - Google Patents
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Abstract
La présente invention concerne un outillage (1) destiné à fabriquer un objet (2), tel qu’un bandage pneumatique, qui comprend une paroi (3) qui délimite une cavité (4) ainsi qu’au moins un hauban qui traverse l’intérieur de la cavité (4) de manière à relier un premier point d’ancrage (M1) situé dans une première portion (3_1) de la paroi (3) à un second point d’ancrage (M2) qui est situé dans une seconde portion (3_2) de la paroi (3), ledit outillage (1) comprenant un noyau (10) pourvu d’au moins une rainure (12) accueillant le hauban (5), ainsi qu’un compensateur (20) qui comporte une butée (21) qui est montée mobile dans la rainure (12) et qui est soutenue par un organe élastique (22) pour assurer une suspension élastique du hauban (5) afin de constituer une réserve de longueur de hauban qui est mobilisable pour permettre à la seconde portion (3_2) de la paroi contenant le second point d’ancrage (M2) de s’éloigner de la première portion (3_1) de la paroi contenant le premier point d’ancrage (M1) lorsque l’on extrait le noyau (10) hors de la cavité (4).
Figure 6
Description
La présente invention concerne le domaine général de la fabrication d’objets au moyen d’un noyau de moulage, notamment d’objets à base de caoutchouc, lesquels objets comprennent d’une part une paroi qui délimite une cavité et d’autre part des renforts filiformes formant des haubans qui s’étendent à travers la cavité de l’objet afin de relier une portion de la paroi à une autre portion de la paroi.
La présente invention concerne plus particulièrement la fabrication de bandages pneumatiques qui, pour améliorer leur comportement en dérive, sont pourvus de haubans qui s’étendent au sein de la cavité de gonflage torique que délimite le bandage, et qui relient chacun un premier point d’ancrage situé dans le sommet du bandage à un second point d’ancrage situé dans le flanc ou dans le talon du bandage.
Pour fabriquer de tels bandages à haubans, la demanderesse a déjà proposé, dans la demande WO-2022/200718, un outillage de fabrication comprenant un noyau torique qui présente une forme conjuguée à celle de la paroi délimitant la cavité du bandage, et dans lequel sont creusées des rainures adaptées au passage des haubans.
Bien qu’un tel outillage donne globalement satisfaction, les inventeurs ont toutefois constaté que l’étape de démoulage, au cours de laquelle on extrait le noyau de la cavité du bandage, après cuisson dudit bandage, pouvait présenter une certaine complexité, notamment au regard de la nécessité de subdiviser le noyau en une pluralité d’éléments, et de déplacer successivement ces différents éléments selon des trajectoires de démoulage particulières pour éviter tout dommage aux haubans.
Les objets assignés à l’invention visent par conséquent à remédier aux inconvénients susmentionnés et à proposer un outillage de fabrication perfectionné qui permette de fabriquer un objet renforcé par des haubans tout en simplifiant le démoulage dudit objet.
Les objets assignés à l’invention sont atteints au moyen d’un outillage destiné à fabriquer un objet, tel qu’un bandage pneumatique, qui comprend d’une part une paroi qui présente une surface interne concave délimitant une cavité, et d’autre part au moins un élément de renfort filiforme, dit « hauban », qui traverse l’intérieur de la cavité de manière à relier un premier point d’ancrage situé dans une première portion de la paroi à un second point d’ancrage qui est situé dans une seconde portion de la paroi, à une distance non nulle du premier point d’ancrage, ledit outillage comprenant un noyau qui matérialise un volume dit « volume réservé » qui correspond à la cavité de l’objet et qui est délimité par une surface externe convexe, dite « surface de réception », laquelle surface de réception possède une forme conjuguée à la surface interne de la paroi de l’objet, est destinée à recevoir un ou des composants constitutifs de ladite paroi de l’objet, et détermine ainsi une distance dite « distance de base » entre le premier point d’ancrage et le second point d’ancrage, ledit noyau comprenant en outre au moins une rainure qui est creusée à l’intérieur du volume réservé, depuis la surface de réception, de sorte à accueillir le hauban, ledit outillage étant caractérisé en ce qu’il comprend un compensateur qui comporte une butée qui est destinée à coopérer avec le hauban et qui crée, à l’intérieur de la rainure, un point dit « point de passage intermédiaire » qui est situé en-dehors de la droite fictive, dite « droite de base », qui passe par le premier point d’ancrage et le second point d’ancrage, de sorte que la longueur du chemin suivi par le hauban dans la rainure, du premier point d’ancrage au second point d’ancrage en passant par le point de passage intermédiaire défini par la butée, soit strictement supérieure à la distance de base, ce qui permet au compensateur de disposer d’une réserve de longueur de hauban qui est mobilisable pour permettre à la seconde portion de la paroi contenant le second point d’ancrage de s’éloigner de la première portion de la paroi contenant le premier point d’ancrage lorsque l’on extrait le noyau hors de la cavité
Avantageusement, la butée selon l’invention permet au compensateur de dévier le hauban, lors de l’insertion initiale dudit hauban dans la rainure, par rapport au chemin le plus direct que le hauban pourrait théoriquement adopter, en l’absence de butée, entre le premier point d’ancrage et le second point d’ancrage.
Le compensateur stocke ainsi dans la rainure un excédent de longueur de hauban qui correspond à la différence entre d’une part la longueur du chemin effectif du hauban passant par le point de passage intermédiaire créé par la butée et d’autre part la longueur minimale théorique, dite « distance de base », que parcourrait ledit hauban si ledit hauban suivait un chemin rectiligne, direct, à travers la rainure, entre le premier point d’ancrage et le second point d’ancrage, sans faire de détour par le point de passage intermédiaire.
Avantageusement, cet excédent de longueur forme une réserve de hauban qui est notamment disponible au moment du démoulage, et qui permet au hauban d’accompagner, sans dommage pour ledit hauban, un mouvement d’écartement par lequel on écarte la première portion de la paroi de l’objet, contenant le point d’ancrage, de la seconde portion de la paroi de l’objet, afin d’ouvrir plus largement la cavité et ainsi permettre l’extraction du noyau hors de ladite cavité.
Ainsi, l’accroissement temporaire, à l’occasion du démoulage, de la distance qui sépare le premier point d’ancrage du second point d’ancrage peut être compensé par le compensateur selon l’invention.
Plus globalement, la configuration conférée par la butée au chemin suivi par le hauban permet avantageusement de « déplier » ou de « redresser » le hauban lorsque le premier point d’ancrage s’éloigne du second point d’ancrage, et ainsi de rapprocher géométriquement le chemin effectivement suivi par le hauban d’un chemin rectiligne, ici de rapprocher géométriquement le chemin effectivement suivi par le hauban de la droite fictive qui joint, à l’instant considéré, et en particulier au moment du démoulage, le premier point d’ancrage au second point d’ancrage.
Le compensateur est ainsi capable de « donner du mou » au hauban pour adapter à l’écartement qui est requis entre les points d’ancrage, à chaque instant considéré, la longueur apparente dudit hauban qui correspond à la longueur mesurée, à l’instant considéré, en ligne droite entre les deux extrémités du hauban formées par les points d’ancrage, c’est-à-dire la longueur de la base du triangle fictif dont les sommets sont formés respectivement par le premier point d’ancrage, le second point d’ancrage, et le point de passage intermédiaire.
Le compensateur selon l’invention évite ainsi que le hauban soit détérioré ou même rompu sous la contrainte de traction à laquelle le soumettent ses points d’ancrage lors du démoulage.
Avantageusement, la mise en œuvre d’un compensateur selon l’invention permet notamment d’envisager l’extraction du noyau hors de la cavité selon une direction d’extraction par rapport à laquelle la paroi de l’objet forme, initialement, une face en contre-dépouille qui, en l’absence de compensateur autorisant un allongement du hauban, et donc en l’absence de possibilité d’écarter les portions de paroi de l’objet l’une de l’autre, rendrait l’extraction impossible, ou à tout le moins impossible sans endommager voire rompre le hauban.
On notera que, de façon préférentielle, la butée sera montée mobile dans la rainure et soutenue par un organe élastique, de sorte que ladite butée est capable d’assurer une suspension élastique du hauban logé dans la rainure.
Avantageusement, un tel agencement suspendu permet notamment de compenser, à l’occasion du démoulage, l’accroissement temporaire de la distance qui sépare le premier point d’ancrage du second point d’ancrage grâce à un mouvement de la butée qui s’affaisse élastiquement, à l’encontre de l’organe élastique qui soutient ladite butée, sous l’effet de la tension qui s’exerce sur le hauban, et plus particulièrement sous l’effet d’un accroissement de la tension qui s’exerce sur le hauban, lorsque ledit hauban est sollicité en traction par ses points d’ancrage.
Plus globalement, cet agencement suspendu permet de « déplier » ou de « redresser » le hauban lorsque le premier point d’ancrage s’éloigne du second point d’ancrage, grâce au fait que l’on peut rapprocher le point de passage intermédiaire, défini par la butée mobile, de la droite fictive qui joint, à l’instant considéré, et en particulier au moment du démoulage, le premier point d’ancrage au second point d’ancrage, et donc que l’on peut rapprocher géométriquement le chemin qui est effectivement suivi par le hauban d’un chemin rectiligne.
D’autres objets, caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus en détail à la lecture de la description qui suit, ainsi qu’à l’aide des dessins annexés, fournis à titre purement illustratif et non limitatif, parmi lesquels :
La illustre, selon une vue en perspective avec arrachement de matière selon un plan radial, un exemple de bandage pneumatique haubané susceptible d’être réalisé au moyen d’un outillage selon l’invention.
La illustre, selon une vue en perspective éclatée, un élément d’un outillage permettant de réaliser le bandage de la .
La illustre, selon une vue de détail en coupe, un agencement de butée, ici un agencement de butée suspendue, tel qu’utilisé au sein de l’outillage de la , selon lequel la butée est formée par une bille et l’organe élastique par un ressort hélicoïdal, ici sollicité en compression.
La illustre, selon une vue en coupe, une variante possible d’agencement de butée suspendue, selon lequel la butée est formée par une bille et l’organe élastique par un ressort de torsion.
La illustre, selon une vue partielle en coupe dans un plan radial, la configuration initiale du hauban et du compensateur pendant une étape de confection du bandage de la , la paroi du bandage épousant la surface de réception du noyau, et la butée suspendue, dont chaque rainure considérée est équipée, déviant le chemin suivi par le hauban pour créer une réserve de longueur de hauban dans la rainure concernée.
La illustre, selon une vue partielle en coupe dans un plan radial, la configuration du hauban et du compensateur pendant une étape de démoulage au cours de laquelle on écarte les flancs et les talons du bandage pour les éloigner du sommet du bandage, ce qui a pour effet également d’écarter les talons l’un de l’autre le long de l’axe central du bandage, de sorte à permettre l’extraction du noyau hors de la cavité du bandage, selon une direction d’extraction perpendiculaire à l’axe central, à travers le passage en forme de col délimité par les flancs et les talons du bandage. Durant cette étape, chaque butée concernée s’enfonce à l’encontre de son organe élastique pour permettre au hauban de se déplier afin d’accroître sa longueur apparente et ainsi d’ajuster ladite longueur apparente à la distance qui augmente, sous l’effet de la déflexion de la paroi qui permet l’élargissement du col, entre le premier point d’ancrage situé dans le sommet et le second point d’ancrage situé dans le flanc.
La illustre, selon une vue partielle en coupe dans un plan radial, la configuration du hauban et du compensateur à l’issue de l’étape de démoulage, le noyau étant totalement sorti de la cavité du bandage, le hauban étant ainsi totalement sorti de la rainure, et les flancs et les talons du bandage ayant repris leur position de repos, tandis que, au sein du noyau extrait, la butée se trouve, sous l’effet du rappel exercé par l’organe élastique, dans la position au repos que ladite butée occupe en l’absence de hauban appuyant sur ladite butée.
La est une vue de face, dans un plan normal à l’axe central du bandage, d’un noyau torique utilisé pour fabriquer le bandage de la conformément aux étapes illustrées sur les figures 5, 6 et 7, ledit noyau étant subdivisé, en azimut autour de l’axe central, en une succession de secteurs formant des clefs et des voûtes, et ledit noyau se trouvant ici dans une configuration qui correspond à l’étape de démoulage d’un premier secteur, formant une clef, au moment où ledit premier secteur franchit le col formé par les flancs du bandage qui sont maintenus écartés.
La illustre, selon une vue partielle en coupe dans un plan radial, pendant l’étape de démoulage d’un premier secteur telle qu’illustrée sur la , la configuration des haubans et des compensateurs dans un second secteur qui se trouve encore en place au sein de la cavité du bandage, et qui est distinct et immédiatement voisin dudit premier secteur.
La présente invention concerne un outillage 1 destiné à fabriquer un objet 2, tel que par exemple un bandage 40 pneumatique représenté sur la .
Quelles que soient par ailleurs la nature et la destination de l’objet 2, l’objet 2 visé par l’invention comprend, tel que cela est notamment bien visible sur les figures 1, 5, 6 et 7, d’une part une paroi 3 qui présente une surface interne 3_in concave délimitant une cavité 4, et d’autre part au moins un élément de renfort 5 filiforme, dit « hauban » 5, qui traverse l’intérieur de la cavité 4 de manière à relier un premier point d’ancrage M1 situé dans une première portion 3_1 de la paroi 3 à un second point d’ancrage M2 qui est situé dans une seconde portion 3_2 de la paroi 3, à une distance non nulle du premier point d’ancrage M1.
Le hauban 5 fait avantageusement partie intégrante, à demeure, de la structure de l’objet 2.
Le hauban 5 présente avantageusement une certaine flexibilité, de sorte à pouvoir fléchir sans dommage, notamment lors de la fabrication de l’objet 2, mais une quasi-inextensibilité dans le sens de sa longueur, considérée depuis le premier point d’ancrage M1 jusqu’au second point d’ancrage M2, de sorte que, une fois que l’objet 2 présente sa configuration fonctionnelle définitive, typiquement une fois que le bandage 40 pneumatique est monté sur une jante et gonflé à la pression requise, le hauban 5 se trouve dans un état tendu, s’étendant de façon rectiligne du premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2, et empêche la seconde portion 3_2 de la paroi de l’objet de s’écarter de la première portion 3_1 de ladite paroi de l’objet, ce qui permet de rigidifier l’objet 2. Comme indiqué dans le préambule, dans le cas où l’objet 2 est un bandage pneumatique, la présence du hauban permet de réduire le phénomène de dérive lié à l’élasticité des flancs du bandage.
De préférence, le hauban 5 sera formé dans un fil, monobrin ou multibrin, réalisé à partir d’un ou plusieurs brins en matériau textile, en matériau polymère tel que l’aramide, voire en matériau métallique. Selon une possibilité de réalisation, le hauban 5 est réalisé dans un fil composite réalisé à partir de fibres de verre et de résine.
A titre indicatif, le caractère filiforme du hauban 5 est tel que la longueur de la portion du hauban 5 qui s’étend dans la cavité 4, c’est-à-dire la longueur du hauban 5 considérée le long du tracé formé par le hauban 5 depuis le premier point d’ancrage M1 jusqu’au second point d’ancrage M2, est de préférence au moins dix fois, préférentiellement au moins vingt fois, voire au moins cinquante fois plus grande que la largeur maximale dudit hauban, c’est-à-dire que la plus grande dimension de la section transverse du hauban 5.
Le hauban 5 présente au moins un tronçon qui est noyé dans la première portion de 3_1 de la paroi 3, de façon à être intégré et fixé à ladite première portion 3_1 de la paroi, et au moins un autre tronçon qui est noyé dans la seconde portion de 3_2 de la paroi 3, de façon à être intégré et fixé à ladite seconde portion 3_2 de la paroi. On considère alors, par convention, que le premier point d’ancrage M1 correspond au point de la surface interne 3_in de la paroi 3 de l’objet au niveau duquel le hauban 5 émerge de la première portion 3_1 de la paroi 3 pour se prolonger dans la cavité 4 de l’objet, tandis que le second point d’ancrage M2 correspond au point de la surface interne 3_in de la paroi 3 de l’objet au niveau duquel le hauban 5 émerge de la seconde portion 3_2 de la paroi 3 pour se prolonger dans la cavité 4.
L’invention est bien entendu applicable à la fabrication d’objets 2 qui peuvent être de nature, de formes et de dimensions variées.
En particulier, bien que l’invention soit particulièrement destinée à la fabrication de bandages 40 pneumatiques destinés à équiper des roues de véhicules, on pourrait envisager de produire au moyen de l’outillage 1 et du procédé selon l’invention d’autres types de structures pneumatiques gonflables, des bandes renforcées par des haubans 5, etc.
Quelle que soit du reste la forme ou la destination de l’objet 2, l’invention est plus particulièrement applicable à la fabrication d’objets 2 dont la paroi 3 est formée à base de caoutchouc, et notamment applicable à un procédé de fabrication d’objet 2 qui comprend tout d’abord une étape de confection au cours de laquelle la paroi 3 de l’objet 2 est façonnée sur l’outillage 1 à partir d’un ou plusieurs composants à base de caoutchouc cru, c’est-à-dire non vulcanisé, puis une étape de cuisson au cours de laquelle on cuit l’objet 2 afin de vulcaniser ladite paroi 3, puis enfin une étape de démoulage au cours de laquelle on sépare l’objet 2 de l’outillage 1, après l’opération de cuisson.
Tel que cela est bien visible sur les figures 2, 5, 6 et 7, l’outillage 1 comprend un noyau 10 qui matérialise un volume 11, dit « volume réservé » 11, qui correspond à la cavité 4 de l’objet 2 et qui est délimité par une surface externe 10_out convexe, dite « surface de réception » 10_out, laquelle surface de réception 10_out possède une forme conjuguée à la surface interne 3_in de la paroi 3 de l’objet 2, est destinée à recevoir un ou des composants constitutifs de ladite paroi 3 de l’objet, et détermine ainsi une distance dite « distance de base » L0 entre le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2.
Typiquement, la surface de réception 10_out sera destinée à être recouverte par un ou plusieurs composants à base de caoutchouc, plus particulièrement un ou plusieurs composants à base de caoutchouc cru, tels que des bandelettes de caoutchouc ou des nappes de caoutchouc, lesquelles nappes et/ou bandelettes pourront éventuellement être pourvues de fils de renforts noyés dans une couche de caoutchouc. Lesdits composants seront posés de sorte à épouser la forme de la surface de réception 10_out pour former la surface interne 3_in de la paroi 3 de l’objet 2.
Le noyau 10 est de préférence métallique, par exemple en acier. Ledit noyau 10 offre ainsi une surface de réception 10_out rigide et robuste, et peut être réutilisé durablement, pour la fabrication successive d’un grand nombre d’objets 2.
Tel que cela est notamment visible sur les figures 2, 5, 7 et 8, le noyau 10 comprend au moins une rainure 12 qui est creusée à l’intérieur du volume réservé 11, depuis la surface de réception 10_out, de sorte à accueillir le hauban 5.
La rainure 12 forme ainsi une fente qui pénètre dans le volume du noyau 10 et qui s’ouvre sur la surface de réception 10_out par une embouchure 14 de manière qu’il est possible, avant que ladite rainure 12 ne soit recouverte et masquée par des composants constitutifs de la paroi 3, d’engager le hauban 5 dans ladite rainure 12 simplement en glissant ledit hauban 5 dans ladite rainure 12, depuis l’extérieur du noyau 10, de sorte que ledit hauban 5 traverse la surface de réception 10_out à travers l’embouchure 14 pour s’enfoncer et se loger dans le volume réservé 11, à l’intérieur du noyau 10, et reste ensuite à l’intérieur du noyau 10 pendant que l’on pose les composants de la paroi 3 sur ledit noyau 10.
De préférence, la surface de réception 10_out est pleine, en-dehors de l’ouverture formée par l’embouchure 14 de la rainure 12, respectivement, s’il y a plusieurs rainures, en-dehors des ouvertures formées par lesdites rainures.
De préférence, la ou les rainures 12 sont borgnes, c’est-à-dire que lesdites rainures 12 présentent un fond 13 plein, situé sous la surface de réception 10_out, dans le volume réservé 11.
Ledit fond 13 plein s’étend depuis une première portion d’embouchure 14A de la rainure 12, qui s’ouvre sur une première zone de ladite surface de réception 10_out destinée à recevoir la première portion 3_1 de la paroi 3, jusqu’à une seconde portion d’embouchure 14B de la rainure 12, qui s’ouvre sur une seconde zone de ladite surface de réception 10_out destinée à recevoir la seconde portion 3_2 de la paroi 3.
La rainure 12, et plus particulièrement l’embouchure 14 de ladite rainure 12 par laquelle ladite rainure 12 s’ouvre sur la surface de réception 10_out, s’étend, à la surface de réception 10_out, en continu au moins sur toute la longueur de la surface de réception 10_out qui va de la première portion d’embouchure 14A jusqu’à la seconde portion d’embouchure 14B. Plus particulièrement, l’embouchure 14 de la rainure 12 s’étend, à la surface de réception 10_out, en continu de la position du premier point d’ancrage M1 jusqu’à la position du second point d’ancrage M2, considérés lorsque la première portion 3_1 de la paroi et la seconde portion 3_2 de la paroi de l’objet se trouvent au contact de la surface de réception 10_out, comme cela est le cas sur la . Le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2 se présentent ainsi, pendant l’étape de confection de l’objet 2, et plus particulièrement de la paroi 3 de l’objet 2, chacun en vis-à-vis d’une portion d’embouchure 14A, 14B de la rainure 12.
Selon l’invention, l’outillage 1 comprend un compensateur 20 qui comporte une butée 21 qui est destinée à coopérer avec le hauban 5 et qui crée, à l’intérieur de la rainure 12, un point M3 dit « point de passage intermédiaire » M3 qui est situé dans la rainure 12 et en-dehors de la droite fictive D0, dite « droite de base » D0, qui passe par le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2, de sorte que la longueur L5_tot du chemin suivi par le hauban 5 dans la rainure 12, du premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2 en passant par le point de passage intermédiaire M3 défini par la butée 21, soit strictement supérieure à la distance de base L0, ce qui permet au compensateur 20 de disposer d’une réserve de longueur de hauban, notée « Delta_L », qui est mobilisable pour permettre à la seconde portion 3_2 de la paroi contenant le second point d’ancrage M2 de s’éloigner de la première portion 3_1 de la paroi contenant le premier point d’ancrage M1 lorsque l’on extrait le noyau 10 hors de la cavité 4.
Ainsi, lors de l’insertion du hauban 5 dans la rainure 12, puis de la confection de l’objet 2 sur le noyau 10, le hauban 5 vient s’appuyer contre la butée 21, et adopte donc une trajectoire qui est déviée par rapport à la trajectoire la plus courte que représente la droite de base D0.
En pratique, la droite de base D0 est définie par les positions nominales des premier et second points d’ancrage M1, M2, c’est-à-dire par les positions qu’occupent les premier et second point d’ancrage M1, M2 lors de la confection de l’objet 2, lorsque la première portion de paroi 3_1 et la seconde portion de paroi 3_2 se trouvent au contact de la surface de réception 10_out du noyau 10 de sorte que la paroi interne 3_in épouse ladite surface de réception 10_out.
Géométriquement, le compensateur 20 permet de créer un triangle M1M2M3 dont le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2 forment respectivement un premier sommet et un second sommet qui définissent la base [M1M2] dudit triangle, et dont le point de passage intermédiaire M3 défini par la butée 21 forme le troisième sommet.
De façon particulièrement préférentielle, la butée 21 est adaptative, en ceci que ladite butée 21 autorise une variation de la position du point de passage intermédiaire M3 au sein de la rainure 12 en réaction à une variation de l’intensité de la tension longitudinale qui règne dans le hauban 5, entre le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2.
Ce caractère adaptatif pourra notamment être obtenu en conférant à la butée 21 un comportement élastique.
Selon une possibilité de mise en œuvre, ce comportement élastique permettra à la butée 21 de fonctionner par un effet de seuil, selon lequel ladite butée 21, en fonction des sollicitations qui s’exercent sur le hauban 5, va pouvoir alternativement soit retenir le hauban 5 en un point de passage intermédiaire M3, en résistant au déplacement du hauban 5, soit au contraire, en s’effaçant élastiquement sous l’effet d’une sollicitation supérieure à un seuil prédéterminé, libérer et/ou laisser passer le hauban 5 pour permettre à ce dernier de modifier sa position en réponse à la sollicitation.
On pourrait ainsi, par exemple, prévoir une butée 21 sous forme d’une lame-ressort incurvée, qui posséderait une semelle, fixée à une première paroi latérale 15 délimitant la rainure 12, et une arche portée par la semelle et formant un bombé en direction d’une seconde paroi latérale16 délimitant la rainure 12, à l’opposé de la première paroi latérale 15, de sorte que ladite arche, déformable élastiquement et formant au repos avec la seconde paroi latérale 16 un étranglement qui est plus étroit que la dimension transverse du hauban 5, pourrait stopper l’enfoncement du hauban 5 dans la rainure 12 au point de passage intermédiaire M3, voire maintenir le hauban 5 au point de passage intermédiaire M3 par pincement élastique entre l’arche et la seconde paroi latérale 16, et, lorsqu’une traction suffisamment intense est exercée sur le hauban 5, libérer ledit hauban 5 et/ou autoriser ledit hauban 5 à franchir l’étranglement, soit pour s’enfoncer plus profondément dans la rainure 12, soit pour s’extraire de ladite rainure 12.
Selon une autre possibilité de mise en œuvre, à laquelle il sera préférentiellement fait référence dans ce qui suit, la butée 21 est montée mobile dans la rainure 12 et est soutenue par un organe élastique 22 de sorte que ladite butée 21 est capable d’assurer une suspension élastique du hauban 5 logé dans la rainure 12.
Selon un tel agencement, lors de la confection de l’objet 2 sur le noyau 10, le hauban 5 vient s’appuyer contre la butée 21 et peut enfoncer ladite butée 21 à l’encontre de l’effort de rappel généré par l’organe élastique 22, sur une distance d’enfoncement qui dépend entre autres de la raideur dudit organe élastique 22 et de la tension longitudinale que l’on exerce dans le hauban 5 pendant la pose du hauban 5.
Lorsque, après la constitution de la paroi 3 de l’objet sur le noyau 10, on force l’écartement de la seconde portion 3_2 de la paroi par rapport à la première portion 3_1 de la paroi, de sorte à redresser la paroi 3 pour ouvrir davantage la cavité 4 afin de céder le passage au noyau 10 pour procéder au démoulage, tel que cela est illustré sur la , on génère une traction supplémentaire sur les extrémités du hauban 5 qui sont situées respectivement au premier point d’ancrage M1 et au second point d’ancrage M2, et donc on accroît la tension longitudinale dans le hauban 5.
En réaction, le compensateur 20 libère tout ou partie de la réserve de longueur de hauban initialement constituée, en permettant au hauban 5 de se déplier et de se redresser dans une mesure nécessaire pour soulager cet accroissement de tension longitudinale.
Pour ce faire, il est notamment possible à la butée 21 adaptative de déplacer, voire de libérer complètement, le point de passage intermédiaire M3, pour permettre à la portion correspondante du hauban 5 de se rapprocher de la droite fictive qui relie le premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2 à l’instant considéré.
Si la butée 21 est suspendue élastiquement, l’organe élastique 22 se déforme élastiquement, et permet ainsi à la butée 21, et donc au point de passage intermédiaire M3, de se déplacer au sein de la rainure 12, ce qui permet au hauban 5 de se déplier dans la mesure nécessaire pour s’adapter à tout moment à la distance d’écartement qui sépare le premier point d’ancrage M1 du second point d’ancrage M2.
Grâce à cette souplesse du point de passage intermédiaire M3, le compensateur 20 est en effet apte, géométriquement, à rapprocher le troisième sommet M3 de la base [M1M2] du triangle M1M2M3, réduisant ainsi la hauteur du triangle qui est issue dudit troisième sommet M3 et perpendiculaire à la base [M1M2], et augmentant la valeur de l’angle au sommet dudit troisième sommet M3. Cette déformation du triangle M1M2M3 permet d’accroître la longueur de la base [M1M2] du triangle dans la mesure nécessaire et suffisante pour accompagner le mouvement d’écartement qui éloigne les premier point d’ancrage M1 et second point d’ancrage M2 l’un de l’autre.
On notera par ailleurs que le compensateur 20 forme ici avantageusement un dispositif tendeur qui, grâce à l’effort de rappel exercé par l’organe élastique 22, permet de maintenir le hauban 5 en tension entre le premier point d’ancrage M1 et le point de passage intermédiaire M3 d’une part, et entre le point de passage intermédiaire M3 et le second point d’ancrage M2 d’autre part, c’est-à-dire de conserver un hauban 5 qui est rectiligne par morceau, sur chacun des deux côtés [M1M3], [M3M2] du triangle qui sont formés par le hauban 5 à l’opposé de la base [M1M2]. On notera que, ici, les côtés du triangle qui sont occupés par le hauban 5 forment de préférence les deux petits côtés dudit triangle, chacun étant de longueur inférieure à la longueur de la base [M1M2] qui forme alors quant à elle le grand côté du triangle.
La conservation d’une tension dans les deux morceaux du hauban 5 formant les côtés [M1M3] et [M3M2] permet notamment d’ordonner le hauban 5 au sein de la rainure 12, aussi bien pendant l’étape de confection, incluant la pose du hauban 5 puis la pose des composants constitutifs de la paroi 3 de l’objet 2, que pendant au moins une partie de l’opération de démoulage. On évite ainsi notamment tout risque de coincement ou d’emmêlement du hauban 5, notamment pendant l’étape de démoulage.
Selon l’invention, la réserve de longueur de hauban, notée « Delta_L », est avantageusement constituée au moyen du compensateur 20 lors de l’insertion initiale du hauban 5 dans la rainure 12, et est ensuite disponible et utilisable par le compensateur 20 pour autoriser une variation, et plus précisément un accroissement, de la distance qui sépare le second point d’ancrage M2 du premier point d’ancrage M1, par rapport à ce qu’est initialement cette distance, à savoir par à rapport la distance de base L0 qui est définie initialement par le noyau 10 pendant l’étape de confection de la paroi 3.
On notera que, avantageusement, le compensateur 20 permet non seulement de compenser un accroissement forcé de la distance séparant le second point d’ancrage M2 du premier point d’ancrage M1, lorsqu’un tel accroissement est provoqué par l’opération de démoulage, mais également un éventuel raccourcissement intrinsèque du hauban 5 qui résulte d’une rétraction thermique du hauban 5, liée à a nature du ou des matériaux constitutifs du hauban 5, et qui est provoquée par une étape de cuisson qui est réalisée après l’étape de confection de la paroi 3 et avant l’étape de démoulage.
La réserve de longueur de hauban Delta_L est égale à la différence entre d’une part la longueur L5_tot du chemin suivi par le hauban 5 dans la rainure 12, du premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2 en passant par le point de passage intermédiaire M3 défini par la butée 21, et d’autre part la distance de base L0 :
Delta_L = L5_tot – L0
Delta_L = L5_tot – L0
Dans la configuration triangulaire susmentionnée, selon laquelle le hauban 5 est tendu de sorte à former des segments rectilignes depuis le premier point d’ancrage M1 jusqu’au point de passage intermédiaire M3 tout d’abord puis ensuite du point de passage intermédiaire M3 jusqu’au second point d’ancrage M2, la réserve de longueur de hauban Delta_L disponible au maximum est, dans l’absolu, la différence entre d’une part la longueur cumulée des deux morceaux du hauban formant les petits côtés [M1M3] et [M3M2] du triangle et d’autre part la longueur initiale de la base [M1M2] du triangle, étant rappelé que ladite longueur initiale de la base [M1M2] est la distance de base L0 telle que définie par la forme et les dimensions du noyau 10 et qui sépare le premier point d’ancrage M1 situé dans la première portion de paroi 3_1 du second point d’ancrage M2 situé dans la seconde portion de paroi 3_2 lorsque lesdites première et seconde portions de paroi 3_1, 3_2 épousent la surface de réception 10_out dudit noyau 10.
De préférence, ladite réserve de longueur de hauban Delta_L est comprise entre 3% et 30%, de préférence entre 8% et 20%, plus préférentiellement entre 10% et 15%, de la distance de base L0.
De préférence, de façon alternative ou cumulative avec les proportions relatives indiquées ci-dessus, la réserve de longueur de hauban Delta_L peut être comprise, en valeur absolue, entre 3 mm, valeur minimale, et 30 mm, valeur maximale, par exemple entre 10 mm, valeur minimale et 18 mm, valeur maximale préférentiellement entre 12 mm et 15 mm.
Ce dimensionnement de la réserve de longueur Delta_L, et plus particulièrement les valeurs basses (valeurs minimales) choisies pour ladite réserve de longueur Delta_L, permet avantageusement d’avoir suffisamment d’excédent de longueur de hauban 5 en stock dans la rainure 12, au terme de l’étape de confection et avant l’éventuelle étape de cuisson et l’étape de démoulage, c’est-à-dire suffisamment d’excédent initial de longueur de hauban, pour que le hauban 5 puisse ensuite subir sans dommage :
- un éventuel raccourcissement intrinsèque dudit hauban 5 provoqué par une rétraction thermique, pendant l’étape de cuisson, alors que les premiers et second points d’ancrage M1, M2 sont maintenus par le noyau 10 à distance fixe l’un de l’autre, en l’occurrence à la distance de base L0 l’un de l’autre, et, surtout,
- un allongement de la distance effective qui sépare les premier et second points d’ancrage M1, M2, provoqué par l’éloignement forcé des première et seconde portions de paroi 3_1, 3_2, lorsque l’on décolle et écarte au moins l’une desdites première et seconde portions de paroi 3_1, 3_2 de la surface de réception 10_out du noyau 10 pendant l’étape de démoulage.
- un éventuel raccourcissement intrinsèque dudit hauban 5 provoqué par une rétraction thermique, pendant l’étape de cuisson, alors que les premiers et second points d’ancrage M1, M2 sont maintenus par le noyau 10 à distance fixe l’un de l’autre, en l’occurrence à la distance de base L0 l’un de l’autre, et, surtout,
- un allongement de la distance effective qui sépare les premier et second points d’ancrage M1, M2, provoqué par l’éloignement forcé des première et seconde portions de paroi 3_1, 3_2, lorsque l’on décolle et écarte au moins l’une desdites première et seconde portions de paroi 3_1, 3_2 de la surface de réception 10_out du noyau 10 pendant l’étape de démoulage.
Ce même dimensionnement de la réserve de longueur Delta_L, et plus particulièrement les valeurs hautes (valeurs maximales) choisies pour ladite réserve de longueur Delta_L, permettent avantageusement de limiter l’excédent initial de longueur du hauban 5 de telle manière que, après l’opération de démoulage, et une fois l’objet 2 placé dans la configuration fonctionnelle à laquelle ledit objet 2 est destiné, par exemple une fois l’objet 2 monté sur un support de montage, tel qu’une jante, et/ou une fois l’objet 2 gonflé par introduction d’un fluide sous pression dans la cavité 4, alors la paroi 3, et plus particulièrement la première portion de paroi 3_1 et la seconde portion de paroi 3_2, sont dans une configuration telle que l’excédent initial de longueur du hauban est absorbé, c’est-à-dire que le hauban 5 s’étend de façon rectiligne, et donc de façon sensiblement tendue, dans la cavité 4, du premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2, et peut ainsi exercer sa fonction de haubanage, en s’opposant à l’éloignement relatif des premier et second points d’ancrage M1, M2, et donc en retenant la seconde portion de paroi 3_2 par rapport à la première portion de paroi 3_1 et réciproquement.
De préférence, le noyau 10 comprend une pluralité de rainures 12 distantes les unes des autres et destinées à accueillir chacune un hauban 5 distinct.
Ceci permet d’équiper l’objet 2 d’une pluralité de haubans 5, qui s’étendent chacun d’un premier point d’ancrage M1, distinct des premiers points d’ancrage M1 des autres haubans 5, jusqu’à un second point d’ancrage M2, distinct des seconds points d’ancrage M2 des autres haubans 5. L’objet 2 présente ainsi, tel que cela est notamment le cas sur la , une série de premiers points d’ancrage M1 et une série de seconds points d’ancrage M2, reliés les uns aux autres par une série de haubans 5, ce qui assure un haubanage multipoints de la paroi 3.
De même que cela a été indiqué plus haut, chacune des rainures 12 de la pluralité de rainures 12 présente avantageusement une embouchure 14 qui forme une ouverture continue le long du profil de la surface de réception 10_out, depuis la première portion de la paroi 3_1 jusqu’à la seconde portion de la paroi 3_2, et plus particulièrement du premier point d’ancrage M1 du hauban 5 associé à la rainure 12 considérée jusqu’au second point d’ancrage M2 dudit hauban 5.
Lorsque le noyau 10 comprend une pluralité de rainures 12, le compensateur 20 comprend alors de préférence, tel que cela est notamment visible sur la , une pluralité de butées 21, chacune desdites butée 21 étant destinée à l’une desdites rainures 12. Chaque butée 21 peut bien entendu préférentiellement être soutenue par un organe élastique 22.
Ainsi, chaque hauban 5 se verra offrir un point de passage M3 conférant audit hauban 5 une réserve de longueur, qui sera mobilisable notamment lors de l’opération de démoulage.
Encore plus préférentiellement, chaque butée 21 est soutenue par son propre organe élastique 22, distinct des organes élastiques 22 associés aux autres butées 21, pour assurer une suspension élastique individuelle de chaque hauban 5, indépendante de la suspension des autres haubans 5.
Ceci étant, il n’est pas exclu d’envisager un organe élastique 22 collectif, partagé par plusieurs butées 21 mobiles.
On notera que, dans la présente demande, on fait préférentiellement référence, par commodité de description, à une rainure 12 en particulier, et au hauban 5 correspondant, étant bien entendu que les considérations et caractéristiques applicables à une rainure 12 peuvent de préférence valoir, de manière analogue, pour plusieurs rainures 12, de préférence pour toutes les rainures 12 du noyau 10, et pour les haubans 5 correspondants.
De préférence, la rainure 12 est délimitée par deux parois latérales 15, 16 pleines qui se font face, qui sont sécantes à la surface de réception 10_out et qui définissent entre elles une largeur de rainure W12 qui est suffisante pour permettre le libre passage de la section transverse du hauban 5.
Chacune desdites parois latérales 15, 16 s’étend de préférence en continu depuis l’embouchure 14 de la rainure 12 jusqu’au fond 13 de ladite rainure 12.
Lesdites parois latérales 15, 16, qui peuvent de préférence être parallèles l’une à l’autre, permettent avantageusement de guider le hauban 5 à l’intérieur de la rainure 12, et de limiter le débattement transversal dudit hauban 5, en particulier lorsque ledit hauban 5 est en prise avec la butée 21 mobile.
A titre indicatif, la plus grande dimension de la section transverse du hauban 5, c’est-à-dire le diamètre du hauban 5 lorsque ledit hauban 5 est formé par un fil ou un câble présentant une section transverse de forme circulaire, est comprise entre 0,3 mm et 3 mm, par exemple entre 0,8 mm et 1,2 mm
En pratique, la largeur W12 de la rainure 12 sera choisie égale ou supérieure à la plus grande dimension transverse du hauban 5, par exemple comprise entre 101 % et 160 % de la plus grande dimension transverse du hauban 5, par exemple entre 110 % et 150 %, voire entre 110 % et 130 %, par exemple égale à 120 % de la plus grande dimension transverse du hauban 5.
Plus particulièrement, le diamètre du hauban 5 étant connu, on pourra appliquer une règle de de dimensionnement qui consistera à choisir une largeur de rainure W12 égale au diamètre du hauban 5 majoré de 10 % à 30 %, par exemple majoré de 20 %.
A titre indicatif, de façon alternative ou cumulative avec les plages de valeurs relatives mentionnées ci-dessus, la largeur W12 de la rainure 12 peut être comprise, en valeur absolue, entre 0,3 mm et 3 mm, de préférence entre 0,8 mm et 2,2 mm, par exemple entre 1 mm et 1,8 mm, voire entre 1,1 mm et 1,3 mm.
De préférence, la butée 21 est formée par une bille 23 dont le diamètre est strictement supérieur à la largeur W12 de la rainure 12 et qui est guidée en coulissement dans une chambre 24 qui communique avec ladite rainure 12 par une fente 25 qui permet au hauban 5 d’engager la butée 21, tel que cela est notamment visible sur les figures 2, 3, 4 5 et 6.
La butée 21 forme ainsi un curseur qui est monté mobile et guidé dans la chambre 24, ici en translation rectiligne.
La fente 25 présente de préférence une largeur égale à la largeur W12 de la rainure, ou éventuellement légèrement supérieure à la largeur W12 de la rainure, mais dans tous les cas strictement inférieure au diamètre de la bille 23, et plus préférentiellement strictement inférieure au rayon de la bille 23, de sorte que la bille 23 reste captive de la chambre 24 sans pouvoir traverser la fente 25, et que la fente 25 se superpose à la rainure 12 pour permettre au hauban 5 de se glisser dans la chambre 24 afin de venir en appui contre la butée 21 en étant guidé par la fente 25. Le hauban 5 peut ainsi glisser dans la fente 25, et plus globalement dans la rainure 12, le long des parois latérales 15, 16, sans risque de coincement, lorsque la butée 21 se déplace sous l’action conjuguée d’une traction longitudinale exercée sur le hauban 5 et de l’effort de rappel exercé par l’organe élastique 22.
Bien entendu, on pourrait utiliser comme butée 21 un curseur de forme autre qu’une bille 23, pourvu que cette forme soit adaptée au coulissement, ici rectiligne, et que le curseur présente une largeur supérieure à la largeur de la fente 25, pour rester captif de la chambre 24. Par exemple, on pourrait utiliser comme butée 21 un parallélépipède rectangle aux coins et aux arêtes arrondis, monté coulissant dans la chambre 24.
Toutefois, l’utilisation d’une bille 23 présente plusieurs avantages, parmi lesquels la simplicité de mise en œuvre, une surface de contact arrondie qui ne risque pas de blesser le hauban 5 par abrasion ou de sectionner le hauban 5, et une forme sphérique qui assure un glissement de la butée 21 à l’intérieur de la chambre 24 sans heurts ni grippage.
La direction D21 de déplacement de la butée 21, et plus particulièrement la direction de translation du curseur que forme ici la bille 23, telle que cette direction de translation est définie par la chambre 24, est de préférence parallèle aux parois latérales 15, 16 de la rainure 12, et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire (à +/- 5 degrés, par exemple) à la droite de base D0.
Un tel agencement est à la fois simple, robuste, et bien adapté pour optimiser la sensibilité du compensateur 20 aux variations de traction longitudinale qui affectent le hauban 5.
On peut bien entendu envisager différents types d’organes élastiques 22. Selon une possibilité illustrée sur la , l’organe élastique 22 peut être formé par un ressort de torsion 26, dont une branche soutien la butée 21, ici la bille 23, à l’encontre du hauban 5.
Toutefois, selon un agencement préférentiel, l’organe élastique 22 est formé par un ressort hélicoïdal 27, tel que cela est illustré sur les figures 2, 3, 5, 6 et 7.
Un tel agencement est en effet particulièrement simple, compact et peu coûteux.
En outre, il permet de choisir aisément une raideur de l’organe élastique 22 qui soit adaptée au hauban 5 et au noyau 10 utilisés.
De préférence, on pourra adapter la précontrainte de l’organe élastique 22, qui est ici une précontrainte en compression à l’encontre de la butée 21 et donc à l’encontre de l’enfoncement du hauban 5, au moyen d’une vis de tarage qui vient comprimer axialement le ressort hélicoïdal 27 au sein de la chambre 24, à l’encontre de la bille 23.
A ce titre, on notera que l’on pourra prévoir de fermer la chambre 24 au moyen d’une culasse filetée qui assurera une double fonction en formant, à l’opposé de la fente 25, d’une part un organe d’obturation ayant pour fonction d’empêcher l’organe élastique 22, ici le ressort hélicoïdal 27, ainsi que la butée 21, ici la bille 23, de s’échapper de la chambre 24, et d’autre part une vis de tarage ayant pour fonction d’ajuster la précontrainte en compression de l’organe élastique 22, ici du ressort hélicoïdal 27.
La précontrainte de l’organe élastique 22 pourra de préférence être choisie égale ou supérieure à l’intensité prévisible de l’effort que le hauban 5 exerce sur la butée 21, à l’encontre dudit organe élastique 22, lors de la mise en place du hauban 5 dans la rainure 12, du fait de la tension longitudinale que le dispositif de pose exerce sur le hauban 5. Ainsi, la butée 21 pourra résister à l’enfoncement lors de l’opération de pose du hauban 5, et ne céder et s’enfoncer, à l’encontre de l’organe élastique 22, qu’au moment de l’opération de démoulage, lorsque l’on accroît la tension longitudinale dans le hauban 5 en tirant sur la seconde portion de paroi 3_2. Ainsi, on pourra avantageusement définir avec précision, et de manière reproductible, la position du point de passage intermédiaire M3 lors de la pose du hauban 5.
Ici, ledit point de passage intermédiaire M3 correspondra en effet initialement à la position au repos de la bille 23 lorsque ladite bille 23 se trouve plaquée contre le fond de la chambre 24, en vis-à-vis de l’ouverture de la fente 25, par le ressort hélicoïdal 27.
En pratique, la précontrainte de l’organe élastique 22, et donc ici plus particulièrement la précontrainte qui plaque la bille 23 dans le fond de la chambre 24, en attente du hauban 5, pourra être comprise entre 2 Newtons et 50 Newtons, par exemple entre 8 Newtons et 15 Newtons, ou plus particulièrement entre 10 Newtons et 12 Newtons.
De préférence, le point de passage intermédiaire M3 défini par la butée 21 est, tel que cela est bien visible sur la , situé dans une zone qui est strictement comprise entre la droite de base D0 d’une part et le tracé de la surface de réception 10_out sur laquelle débouche la rainure 12 d’autre part.
Ainsi, lorsque l’on insère le hauban 5 dans la rainure 12, en exerçant une légère tension longitudinale dans ledit hauban 5 et en forçant ledit hauban 5 à passer par le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2, alors l’interception du hauban 5 par la butée 21 se produit automatiquement, légèrement sous la surface de réception 10_out, imposant ainsi au hauban 5 un coude, au niveau du point de passage intermédiaire M3, de sorte que le hauban 5 ne puisse pas atteindre une configuration rectiligne directe entre le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2, c’est-à-dire de sorte que le hauban 5, bien que passant par les premier et second points d’ancrage M1, M2, ne puisse pas venir se tendre complètement et se confondre avec la droite de base D0.
Si la butée 21 est suspendue, l’organe élastique 22 est alors de préférence agencé de manière à pouvoir repousser la butée 21 à l’encontre du hauban 5, en direction de la surface de réception 10_out.
Avantageusement, cette configuration permet à l’organe élastique 22, ici au ressort hélicoïdal 27, de travailler en compression, de façon stable et robuste, à l’encontre du hauban 5, et d’utiliser la butée 21, ici la bille 23, comme un poussoir qui tend à rappeler élastiquement le hauban 5 en direction de l’embouchure 14 de la rainure 12, et donc en direction de la surface de réception 10_out, à l’opposé du fond 13 de la rainure 12.
L’enfoncement de la butée 21, ici le long de la direction de déplacement D21 imposée par la configuration de la chambre 24 qui guide la butée 21, s’adapte automatiquement à l’intensité de la tension longitudinale qui s’exerce dans le hauban 5, permettant ainsi au compensateur 20 d’accommoder dynamiquement les variations de longueur imposées au hauban 5.
Plus particulièrement, lors de la pose initiale du hauban, la butée 21 s’enfonce selon un premier degré d’enfoncement, qui peut être sensiblement nul, et qu’elle conserve pendant que l’on pose sur le noyau les composants de la paroi 3, tel que cela est visible sur la , puis, lorsque l’on écarte la seconde portion de la paroi 3_2 de la première portion de la paroi 3_1 afin de procéder au démoulage, la butée 21 s’enfonce davantage en comprimant l’organe élastique 22, pour atteindre un second degré d’enfoncement, plus important que le premier degré d’enfoncement, qui permet, tel que cela est illustré sur la , de repositionner le point de passage intermédiaire M3 de manière à déplier le hauban 5 pour accompagner l’augmentation de la distance qui sépare le premier point d’ancrage M1 du second point d’ancrage M2.
De préférence, tel que cela est illustré sur la , le compensateur 20 comprend une cartouche 30 qui vient s’insérer de façon amovible dans le noyau 10 selon une direction D30 dite « direction d’insertion » D30 qui est transverse aux parois latérales 15, 16 délimitant la rainure 12, et plus préférentiellement, lorsque le noyau 10 comprend une série de plusieurs rainures 12, qui est transverse aux parois latérales 15, 16 délimitant les différentes rainures 12.
La cartouche 30 comprend une chambre 24 qui contient une butée 21, de préférence une bille 23, mue par un organe élastique 22, de préférence un ressort hélicoïdal 27, ladite chambre 24 étant pourvue d’une fente 25 qui est agencée, ici transversalement à la direction d’insertion D30, pour s’aligner avec la rainure 12 du noyau 10 afin de permettre au hauban 5 d’atteindre la butée 21 située dans ladite chambre 24.
Plus préférentiellement, dans le cas d’une pluralité de rainures 12, la cartouche 30 comprend une pluralité de chambres 24 contenant chacune une butée 21, de préférence une bille 23, mue par un organe élastique 22, de préférence un ressort hélicoïdal 27, chaque chambre 24 étant pourvue d’une fente 25 qui est agencée pour s’aligner avec la rainure 12 correspondante du noyau 10 afin de permettre au hauban 5 concerné d’atteindre la butée 21 située dans ladite chambre 24.
La cartouche 30 se présente ainsi sous forme d’une cage à fentes 25, que l’on insère à travers le noyau 10 pour venir positionner les butées 21, ici les billes 23, en vis-à-vis de chaque rainure 12.
De préférence, chaque chambre 24 contient l’organe élastique 22 propre à la butée 21 concernée. Ainsi, la cartouche 30 assurera une suspension élastique individuelle de chaque butée 21, et donc de chaque hauban 5 correspondant.
De préférence, la chambre 24 formera un alésage agencé pour recevoir d’une part la bille 23 et d’autre part le ressort hélicoïdal 27 qui pousse ladite bille 23 en direction de la fente 25, et donc à l’encontre du hauban 5.
Selon une possibilité d’agencement, les butées 21 et les organes élastiques 22 pourront être maintenus en place à l’intérieur de la cartouche 30 par la partie pleine du noyau 10 elle-même. A cet effet, la mise en place de la cartouche 30 sera réalisée par itérations, chaque itération comprenant : une première étape au cours de laquelle on introduit dans la chambre 24 la plus proche du noyau 10 un ensemble formé d’une butée 21, ici d’une bille 23, et d’un organe élastique 22, ici d’un ressort hélicoïdal 27, puis une étape au cours de laquelle on enfonce la cartouche 30 à l’intérieur du noyau 10, selon la direction d’insertion D30, sur une distance qui correspond à l’espacement entre deux chambres 24 successives. On répètera l’opération autant de fois qu’il y a de chambres 24 à garnir.
Selon une autre possibilité d’agencement, on pourra obturer chacune des chambres 24 au moyen d’une culasse filetée, qui sera vissée dans la cartouche 30, à une extrémité taraudée de la chambre 24, après que l’on aura introduit dans ladite chambre 24 la butée 21, ici la bille 23, et l’organe élastique 22, ici le ressort hélicoïdal 27. La culasse filetée offrira ainsi un appui à l’organe élastique 22, ici au ressort hélicoïdal 27, à une extrémité dudit organe élastique 22 située à l’opposé de l’extrémité soutenant la butée 21. Une fois la cartouche 30 garnie des ses butées 21 et organes élastiques 22, maintenus par les culasses filetées, on pourra insérer la cartouche 30 dans son ensemble dans le noyau 10.
Un tel agencement permet d’une part de manipuler facilement la cartouche 30 sans risque de perdre des billes 23 ou des ressorts 27, puisque les culasses filetées qui ferment les chambres 24 retiennent ces éléments à l’intérieur desdites chambres 24, et d’autre part de réaliser un tarage individuel de chaque organe élastique 22, puisque l’enfoncement de chaque culasse filetée dans la chambre 24 correspondante, par vissage, permet d’augmenter la précontrainte en compression de l’organe élastique 22, ici du ressort hélicoïdal 27.
De façon particulièrement préférentielle, l’outillage 1 sera destiné à la fabrication d’un bandage 40 toroïdal, tel que celui illustré sur la , ledit bandage 40 toroïdal comprenant un sommet 41 destiné à former une bande de roulement, un premier talon 42 annulaire et un second talon 43 annulaire conçus pour permettre l’accrochage du bandage 40 sur un support de montage tel qu’une jante, ainsi qu’un premier flanc 44 et un second flanc 45 qui relient le sommet 41 respectivement au premier talon 42 et au second talon 43 ; le sommet 41, les premier et second flancs 44, 45 et les premier et second talons 42, 43 forment dans leur ensemble la paroi 3 présentant la surface interne 3_in concave qui délimite la cavité 4 du bandage 40.
La surface de réception 10_out du noyau 10 présente alors, tel que cela est visible sur les figures 5, 6 et 7, une forme toroïdale qui est centrée sur un axe central Z10 et qui comprend une zone sommitale 51, radialement externe, destinée à recevoir des composants constitutifs du sommet 41 du bandage 40, et, de part et d’autre axialement de ladite zone sommitale 51, une première zone latérale 52 rabattue vers l’axe central Z10 et destinée à recevoir des composants constitutifs du premier flanc 44 et du premier talon 42 ainsi qu’une seconde zone latérale 53 rabattue vers l’axe central Z10 et destinée à recevoir des composants constitutifs du second flanc 45 et du second talon 43.
On notera que, de façon connue en soi, les premier et second talons 42, 43 contiendront de préférence chacun au moins une tringle, par exemple formée par une tresse d’un ou plusieurs fils métalliques ou encore par des spires de fil continu enroulées autour de l’axe central Z10, de sorte que chaque tringle formera, autour de l’axe central Z10, un renfort annulaire dont la circonférence est quasi-inextensible.
Le noyau 10 toroïdal sera avantageusement divisé en secteurs 54, 55 juxtaposés, occupant chacun un secteur angulaire prédéterminé en azimut autour de l’axe central Z10, tel que cela est visible sur la .
Cette succession de secteurs 54, 55 comprend, en alternance, des secteurs 54 dits « clefs » 54, conçus pour être accessibles par abord radialement interne et pour être retirés en premier lors du désassemblage du noyau 10 exécuté lors de l’opération de démoulage, et des secteurs 55 dits « voûtes » 55 qui sont soutenus et bloqués en position par les clefs 54 et conçus pour devenir manœuvrables après qu’ils ont été libérés par le retrait des clefs 54.
Selon un possible agencement, les secteurs 54, 55 pourront eux-mêmes être fractionnés axialement en trois blocs, tels que cela est décrit dans la demande WO-2022/200718 mentionnée en préambule, à savoir :
- un premier bloc dit « bloc central » qui forme une portion centrale de la zone sommitale 51 de la surface de réception 10_out, l’ensemble des blocs centraux formant une couronne dite « couronne centrale »,
- un second bloc dit « oreille gauche » qui est accolé axialement au premier bloc, ladite oreille gauche 22 comprenant la première zone latérale 52 de la surface de réception 10_out ainsi qu’une portion de la zone sommitale 51 qui prolonge axialement la portion centrale de la zone sommitale portée par le bloc central, du côté correspondant dudit bloc central,
- un troisième bloc dit « oreille droite » qui est accolé axialement au bloc central, du côté du bloc central qui est axialement opposé au côté recevant l’oreille gauche, ladite oreille droite comprenant la seconde zone latérale 53 de la surface de réception 10_out ainsi qu’une portion de la zone sommitale 51 qui prolonge axialement la portion centrale de la zone sommitale 11 du côté correspondant du bloc central.
- un premier bloc dit « bloc central » qui forme une portion centrale de la zone sommitale 51 de la surface de réception 10_out, l’ensemble des blocs centraux formant une couronne dite « couronne centrale »,
- un second bloc dit « oreille gauche » qui est accolé axialement au premier bloc, ladite oreille gauche 22 comprenant la première zone latérale 52 de la surface de réception 10_out ainsi qu’une portion de la zone sommitale 51 qui prolonge axialement la portion centrale de la zone sommitale portée par le bloc central, du côté correspondant dudit bloc central,
- un troisième bloc dit « oreille droite » qui est accolé axialement au bloc central, du côté du bloc central qui est axialement opposé au côté recevant l’oreille gauche, ladite oreille droite comprenant la seconde zone latérale 53 de la surface de réception 10_out ainsi qu’une portion de la zone sommitale 51 qui prolonge axialement la portion centrale de la zone sommitale 11 du côté correspondant du bloc central.
Toutefois, selon une variante de réalisation préférentielle, chaque secteur 54, 55 pourra être monolithique, en ceci qu’il s’étend d’un seul tenant sur toute la largeur axiale du noyau 10, depuis la première zone latérale 52 incluse jusqu’à la seconde zone latérale 53 incluse en incluant la zone sommitale 51, offrant ainsi un secteur 54, 55 qui présente, en coupe dans un plan radial contenant l’axe central Z10, une section en Ω (Oméga majuscule), tel que cela est visible sur les figures 5, 6 et 7. En pratique, la mise en œuvre d’un secteur 54, 55 monolithique revient à fusionner en une seule pièce les différents blocs constitutifs d’un secteur 54, 55 tel que décrit dans la demande WO-2022/200718, à savoir l’oreille gauche, qui formera ici un premier lobe 17, le bloc central, et l’oreille droite, qui formera ici un second lobe 18.
On notera que, par simplicité de représentation, la représente une portion d’un secteur 54, 55, qui peut correspondre en pratique à une oreille au sens de la demande WO-2022/200718. Bien entendu, on pourra toutefois retrouver l’agencement illustré sur la , à savoir la mise en œuvre d’une cartouche 30 telle que décrite plus haut, de manière similaire au sein d’un secteur 54, 55 monolithique, en prévoyant une cartouche 30 pour chaque portion du secteur 44, 45 monolithique remplissant la fonction d’une oreille, et donc en définitive en prévoyant deux cartouches 30 pour chaque secteur 54, 55 monolithique, tel que cela apparaît sur les figures 5, 6 et 7.
De préférence, le noyau 10 toroïdal se divisera en vingt secteurs 54, 55 autour de l’axe central Z10, encore plus préférentiellement en dix secteurs 54, 55 à raison de cinq clefs 54 et cinq voûtes 55, tel que cela est illustré sur la .
Le noyau 10 destiné à fabriquer un bandage 40 toroïdal comprend une pluralité de rainures 12 qui sont réparties en azimut autour de l’axe central Z10, tel que cela est bien visible sur la , et qui sont agencées pour permettre le passage, à travers la cavité 4, de haubans 5 qui relient chacun, tel que cela est notamment bien visible sur la , un premier point d’ancrage M1 dit « point d’ancrage sommital » qui est situé dans le sommet 41 du bandage 40 à un second point d’ancrage M2 dit « point d’ancrage latéral » qui est situé dans l’un des flancs 44, 45 ou des talons 42, 43 du bandage 40.
Ainsi, dans ce cas particulier, la première portion 3_1 de la paroi 3 mentionnée plus haut correspondra au sommet 41 du bandage 40, tandis que la seconde portion 3_2 de la paroi 3 correspondra à l’un des flancs 44, 45 ou à l’un des talons 42, 43 du bandage 40.
De préférence, le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2 associés à un même hauban 5, et donc à une même rainure 12, sont situés à une même position azimutale autour de l’axe central Z10. La droite de base D0 associée à ladite rainure 12 est alors, dans ce cas, contenue dans un plan radial contenant l’axe central Z10 du noyau 10.
Le compensateur 20 associe avantageusement à chaque rainure 12 de la pluralité de rainures 12 du noyau 10 destiné à fabriquer un bandage 40 toroïdal une butée 21, de préférence suspendue par un organe élastique 22, afin de créer une réserve de longueur de hauban Delta_L dans ladite rainure 12.
Ainsi, dans chaque rainure 12, on trouve une butée 21 capable de positionner le hauban 5 logé dans la rainure 12, en un point dit « point de passage intermédiaire » M3 qui est situé dans la rainure 12 et en-dehors de la droite fictive, dite « droite de base » D0, qui passe par le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2, de sorte que la longueur L5_tot du chemin suivi par le hauban 5 dans la rainure 12, du premier point d’ancrage M1 au second point d’ancrage M2 en passant par le point de passage intermédiaire M3 défini par la butée 21, soit strictement supérieure à la distance de base L0 qui est définie entre les premiers et second points d’ancrage M1, M2 par le noyau 10, pour le hauban 5 considéré, ce qui permet au compensateur 20 de disposer, pour chaque hauban 5, d’une réserve de longueur de hauban qui est mobilisable pour permettre au flanc 44, 45 ou au talon 42, 43 contenant le second point d’ancrage M2 de s’éloigner du sommet 41 contenant le premier point d’ancrage M1 lorsque l’on extrait le noyau 10 hors de la cavité 4.
De préférence, on dispose dans chaque rainure 12 d’une butée 21 formée par une bille 23, qui est montée mobile dans ladite rainure 12 et qui est ici soutenue par un organe élastique 22, de préférence un ressort hélicoïdal 27, de sorte que ladite butée 21 est capable d’assurer une suspension élastique du hauban 5 au point de passage intermédiaire M3.
On notera que, de préférence, le premier talon 42 et le second talon 43 forment, en coupe dans un plan radial contenant l’axe central Z10, et par rapport à la partie axialement la plus large de la cavité 4, un étranglement, de sorte que le premier flanc 44 et le second flanc 45 forment des faces en contre-dépouille par rapport à la direction d’extraction D_extract du secteur 54, 55 considéré, direction d’extraction D_extract qui, tel que cela est visible sur les figures 6 et 8, est ici perpendiculaire à l’axe central Z10, et contenue dans le plan bissecteur du secteur 54, 55 considéré, c’est-à-dire le plan radial dit « plan radial médian » qui contient l’axe central Z10 ainsi que la bissectrice de l’angle couvert, autour de l’axe central Z10, par le secteur 54, 55 considéré.
Dans ce cas, l’opération de démoulage nécessite d’écarter axialement le premier talon 42 et le second talon 43 l’un de l’autre, pour permettre le passage du secteur 54, 55 que l’on souhaite extraire.
A ce titre, on peut provoquer l’écartement des talons 42, 43 simplement en forçant la déformation élastique des premier et second flancs 44, 45 du bandage sous l’effet de la poussée des premier et second lobes 17, 18 du secteur 54, 55 qui exécute le mouvement d’extraction radial centripète, par rapport au bandage 40, selon la direction d’extraction D_extract. En ce cas, les premier et second flancs 44, 45 et/ou les premier et second talons 42, 43 peuvent glisser sur les lobes 17, 18, en restant au contact de la surface de réception 10_out, au moins au début du mouvement d’extraction, comme cela est illustré sur la .
Eventuellement, on pourrait envisager de décoller activement le premier talon 42 de la première zone latérale 52 de la surface de réception 10_out pendant que, simultanément, on décolle le second talon 43 de la seconde zone latérale 53 de la surface de réception 10_out, en exerçant sur lesdits premier et second talons 42, 43 des efforts de traction opposés, afin d’ouvrir un passage de largeur adaptée devant le secteur 54, 55 concerné. A cet effet, on pourra par exemple forcer l’écartement des talons à l’aide d’un outil de traction adapté, distinct du secteur 54, 55 considéré et venant en prise sur lesdits talons 42, 43.
On notera également que, en raison de la continuité de matière de chacun des premier et second talons 42, 43 autour de l’axe central Z10, le fait d’écarter localement un talon 42, 43 de la position que ledit talon 42, 43 occupe initialement sur la surface de réception 10_out du noyau, dans la plage angulaire occupée par le secteur 54, 55 que l’on souhaite extraire hors de la cavité 4 du bandage 40, a aussi pour effet d’écarter ce même talon 42, 43 de la surface de réception 10_out dans les secteurs 54, 55 voisins, tel que cela est illustré sur la .
Bien entendu, l’écartement des talons 42, 43, quelle que soit la façon dont l’écartement est provoqué ou le secteur 54, 55 concerné par ledit écartement, ne doit causer aucun dommage au bandage 40 ni aux haubans 5. En particulier, l’écartement des talons 42, 43 ne doit provoquer ni fragilisation ni rupture en traction des haubans 5, ni arrachement de leurs points d’ancrage M1, M2.
Or, avantageusement, le compensateur 20 est capable de restituer, lorsque nécessaire, tout ou partie de la réserve de longueur de hauban que ledit compensateur 20 a constitué au sein de la rainure 12, et permet ainsi à tous les haubans 5 concernés de s’adapter sans dommage aux variations, et plus spécifiquement aux augmentations, de la distance qui sépare les premier et second points d’ancrage M1, M2, variations qui sont induites par le déplacement du talon 42, 43 concerné.
Cette compensation, et plus particulièrement le dépliement du hauban 5, peut avantageusement intervenir dans le secteur 54, 55 qui exécute le mouvement de démoulage selon la direction d’extraction D_extract, alors que la zone sommitale 51 dudit secteur 54, 55 se détache et s’éloigne de la paroi interne 3_in du sommet 41 du bandage, comme cela est illustré sur la , mais également dans les secteurs 55, 54 qui sont immédiatement voisins dudit secteur exécutant le mouvement de démoulage, alors que lesdits secteurs 55, 54 voisins sont encore en place dans la cavité 4 du bandage, la zone sommitale 51 de chacun desdits secteurs voisins 54, 55 étant encore au contact de la paroi interne 3_in au niveau du sommet 41 du bandage, mais que les talons 42, 43 desdits secteurs voisins 55, 54 sont écartés et ainsi décollés des zones latérales 52, 53 de la surface de réception 10_out, comme cela est illustré sur la .
Avantageusement, le compensateur 20 permet donc à tous les haubans 5 concernés de s’adapter en souplesse à la traction, induite par le déplacement du talon 42, 43, qui leur est propre, aussi bien dans le secteur 54, 55 qui exécute le mouvement de démoulage selon la direction d’extraction D_extract que dans les secteurs 54, 55 qui sont immédiatement voisins dudit secteur exécutant le mouvement de démoulage.
On notera par ailleurs que le mouvement différentiel de la butée 21 par rapport au noyau 10, autorisé par la déformation de l’organe élastique 22, peut avantageusement être porté par une direction de déplacement D21 qui n’est pas parallèle à la direction d’extraction D_extract suivie par le noyau 10.
Bien entendu, l’invention concerne également un procédé de fabrication d’un objet au cours duquel on utilise un outillage 1 selon l’invention.
Selon ce procédé de fabrication, on dispose dans chaque rainure 12 du noyau 10 un hauban 5, à l’encontre de la butée 21, ici de préférence à l’encontre de la butée 21 qui est soutenue par l’organe élastique 22, puis l’on pose sur la surface de réception 10_out au moins un composant pour former la paroi 3, puis l’on démoule l’objet 2 en écartant l’une de l’autre une première portion de la paroi 3_1 contenant un premier point d’ancrage M1 du hauban 5 et une seconde portion de la paroi 3_2 contenant un second point d’ancrage M2 du hauban 5, pour permettre l’extraction du noyau 10 hors de la cavité 4 délimitée par la paroi 3.
De préférence, lors de la pose du hauban 5, on exerce sur le hauban 5 une tension longitudinale, entre le premier point d’ancrage M1 et le second point d’ancrage M2, de sorte que le chemin suivi par le hauban 5 au sein de la rainure 12 forme une ligne brisée, rectiligne par morceaux, dont le point de passage intermédiaire M3 forme un sommet.
Cette mise en place du hauban 5 à l’encontre de la butée 21 peut provoquer un certain recul de ladite butée 21, dans la direction D21 de déplacement, dans la mesure nécessaire pour permettre à l’effort exercé par l’organe élastique 22 sur la butée 21 d’équilibrer l’effort exercé par le hauban 5 sur la butée 21.
Le hauban 5 est de préférence fixé à la surface de réception 10_out du noyau, en attachant le hauban 5 à des structures d’ancrage pré-disposées sur la surface de réception 10_out et destinées à intégrer à demeure la paroi 3 de l’objet 2, de manière à former les premier et second points d’ancrage M1, M2. Ceci permet de maintenir le hauban 5 en tension pendant qu’on recouvre le noyau 10 de composants constitutifs de la paroi 3. Selon une possibilité préférée de mise en œuvre, les structures d’ancrage seront formées par des bandes collantes, par exemple des bandes de caoutchouc cru, disposées sur le noyau 10 respectivement à proximité de la première portion d’embouchure 14A par laquelle le hauban 5 pénètre dans la rainure 12 et à proximité de la seconde portion d’embouchure 14B par laquelle le hauban 5 ressort de la rainure 12, bandes collantes contre lesquelles on pressera le hauban 5, voire dans lesquelles on enfouira le hauban 5.
Bien entendu, la paroi 3 sera suffisamment flexible, et plus préférentiellement élastiquement flexible, pour tolérer l’écartement nécessaire à l’extraction du noyau 10.
De préférence, l’objet 2 fabriqué est un bandage 40, plus préférentiellement un bandage 40 toroïdal, dont la paroi 3 est formée à partir d’un ou plusieurs composants à base de caoutchouc.
En ce cas, conformément au procédé de fabrication, on pose les haubans 5 sur le noyau 10, dans les rainures 12, on pose ledit ou lesdits composants à base de caoutchouc, destinés à former la paroi, à l’état cru sur la surface de réception 10_out du noyau, puis l’on soumet le noyau 10 garni des haubans 5 et de la paroi 3 à une opération de cuisson permettant de vulcaniser le ou les composants de la paroi à base de caoutchouc, puis l’on démoule le bandage 40 en écartant, par déformation élastique, la seconde portion de la paroi 3_2 de la première portion de la paroi 3_1 et en extrayant le noyau 10 de la cavité 4 délimitée par ladite paroi 3.
Dans le cas d’un bandage 40 toroïdal, cela permettra notamment, en écartant axialement les flancs 44, 45 et les talons 42, 43 du bandage pour agrandir le col délimité par lesdits talons 42, 43, de dégager un passage suffisant pour extraire le noyau 10, ici le secteur 54, 55 concerné dudit noyau 10, à travers ledit col selon un mouvement de démoulage radial centripète.
Bien entendu, l’invention n’est nullement limitée aux seuls exemples de réalisation décrits dans ce qui précède, l’homme du métier étant notamment à même d’isoler ou de combiner librement entre elles l’une ou l’autre des caractéristiques susmentionnées, ou de leur substituer des équivalents.
En particulier, en variante à la pose de composants à base de caoutchouc cru et à l’étape de cuisson susmentionnées, on pourrait envisager de réaliser tout ou partie de l’objet 2, et en particulier tout ou partie du sommet 41, des flancs 44, 45 et/ou des talons 42, 43 du bandage 40, par injection d’un matériau élastomère thermoplastique, après avoir habillé le noyau 10, portant les haubans 5, au moyen d’un moule d’injection approprié.
L’étape de cuisson sera alors remplacée par une étape de refroidissement permettant d’amener le matériau élastomère thermoplastique à un état solide et élastique.
On pourrait bien entendu envisager un procédé mixte, alliant une phase de garnissage où l’on pose des éléments solides à base de caoutchouc sur le noyau 10, et une phase d’injection de matériau élastomère thermoplastique. L’étape de cuisson pourra alors survenir préalablement, simultanément, ou postérieurement à la phase d’injection de matériau élastomère thermoplastique.
Dans tous les cas, le procédé comprend ensuite, une fois l’objet 2 réalisé, ici une fois le bandage 40 réalisé, une étape de démoulage au cours de laquelle on dégage le noyau 10 de la cavité 4 de l’objet 2 en laissant les haubans 5 en place dans ladite cavité 4, tel que cela est notamment illustré sur la séquence des figures 5, 6 et 7.
Claims (13)
- Outillage (1) destiné à fabriquer un objet (2), tel qu’un bandage pneumatique, qui comprend d’une part une paroi (3) qui présente une surface interne (3_in) concave délimitant une cavité (4), et d’autre part au moins un élément de renfort (5) filiforme, dit « hauban » (5), qui traverse l’intérieur de la cavité (4) de manière à relier un premier point d’ancrage (M1) situé dans une première portion (3_1) de la paroi (3) à un second point d’ancrage (M2) qui est situé dans une seconde portion (3_2) de la paroi (3), à une distance non nulle du premier point d’ancrage (M1), ledit outillage (1) comprenant un noyau (10) qui matérialise un volume, dit « volume réservé » (11), qui correspond à la cavité (4) de l’objet (2) et qui est délimité par une surface externe convexe, dite « surface de réception » (10_out), laquelle surface de réception (10_out) possède une forme conjuguée à la surface interne (3_in) de la paroi (3) de l’objet (2), est destinée à recevoir un ou des composants constitutifs de ladite paroi (3) de l’objet (2), et détermine ainsi une distance dite « distance de base » (L0) entre le premier point d’ancrage (M1) et le second point d’ancrage (M2), ledit noyau (10) comprenant en outre au moins une rainure (12) qui est creusée à l’intérieur du volume réservé (11), depuis la surface de réception (10_out), de sorte à accueillir le hauban (5), ledit outillage (1) étant caractérisé en ce qu’il comprend un compensateur (20) qui comporte une butée (21) qui est destinée à coopérer avec le hauban (5) et qui crée, à l’intérieur de la rainure (12), un point dit « point de passage intermédiaire » (M3) qui est situé en-dehors de la droite fictive, dite « droite de base » (D0), qui passe par le premier point d’ancrage (M1) et le second point d’ancrage (M2), de sorte que la longueur (L5_tot) du chemin suivi par le hauban (5) dans la rainure (12), du premier point d’ancrage (M1) au second point d’ancrage (M2) en passant par le point de passage intermédiaire (M3) défini par la butée (21), soit strictement supérieure à la distance de base (L0), ce qui permet au compensateur (20) de disposer d’une réserve de longueur de hauban qui est mobilisable pour permettre à la seconde portion (3_2) de la paroi contenant le second point d’ancrage (M2) de s’éloigner de la première portion (3_1) de la paroi contenant le premier point d’ancrage (M1) lorsque l’on extrait le noyau (10) hors de la cavité (4).
- Outillage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la butée (21) est adaptative, en ceci que ladite butée (21) autorise une variation de la position du point de passage intermédiaire (M3) au sein de la rainure (12) en réaction à une variation de l’intensité de la tension longitudinale qui règne dans le hauban (5), entre le premier point d’ancrage (M1) et le second point d’ancrage (M2).
- Outillage selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la butée (21) est montée mobile dans la rainure (12) et est soutenue par un organe élastique (22) de sorte que ladite butée (21) est capable d’assurer une suspension élastique du hauban (5) logé dans la rainure (12).
- Outillage selon la revendication 3 caractérisé en ce que, la rainure (12) étant délimitée par deux parois latérales (15, 16) pleines qui se font face, qui sont sécantes à la surface de réception (10_out) et qui définissent entre elles une largeur de rainure (W12) qui est suffisante pour permettre le libre passage de la section transverse du hauban (5), la butée (21) est formée par une bille (23) dont le diamètre est strictement supérieur à la largeur (W12) de la rainure (12) et qui est guidée en coulissement dans une chambre (24) communique avec ladite rainure (2) par une fente (25) qui permet au hauban (5) d’engager la butée (21).
- Outillage selon la revendication 3 ou 4 caractérisé en ce que l’organe élastique 22 est formé par un ressort hélicoïdal (27).
- Outillage selon l’une des revendications précédentes caractérisé en ce que le point de passage intermédiaire (M3) défini par la butée (21) est situé dans une zone strictement comprise entre la droite de base (D0) d’une part et le tracé de la surface de réception (10_out) sur laquelle débouche la rainure (12) d’autre part.
- Outillage selon la revendication 6 et l’une des revendications 3 ou 4 caractérisé en ce que l’organe élastique (22) est agencé de manière à pouvoir repousser la butée (21) à l’encontre du hauban (5), en direction de la surface de réception (10_out).
- Outillage selon l’une des revendications précédentes caractérisé en ce que le noyau (10) comprend une pluralité de rainures (12) distantes les unes des autres et destinées à accueillir chacune un hauban (5) distinct, et en ce que le compensateur (20) comprend une pluralité de butées (21), chacune desdites butée (21) étant destinée à l’une desdites rainures (12).
- Outillage selon la revendication 8 caractérisé en ce que le compensateur (20) comprend une cartouche (30) qui vient s’insérer de façon amovible dans le noyau (10) selon une direction dite « direction d’insertion » (D30) qui est transverse aux parois latérales (15, 16) délimitant les différentes rainures (12), et qui comprend une pluralité de chambres (24) contenant chacune une butée (21) mue par un organe élastique (22), chaque chambre (24) étant pourvue d’une fente (25) qui est agencée pour s’aligner avec la rainure (12) correspondante du noyau (10) afin de permettre au hauban (5) concerné d’atteindre la butée (21) située dans ladite chambre (24).
- Outillage selon l’une des revendications précédentes caractérisé en ce que la réserve de longueur de hauban (Delta_L), égale à la différence entre d’une part la longueur L5_tot du chemin suivi par le hauban (5) dans la rainure (12), du premier point d’ancrage (M1) au second point d’ancrage (M2) en passant par le point de passage intermédiaire (M3) défini par la butée (21) et d’autre part la distance de base (L0), est compris entre 3% et 30% de la distance de base (L0), et/ou entre 3 mm, valeur minimale, et 30 mm, valeur maximale.
- Outillage (1) selon l’une des revendications précédentes caractérisé en ce qu’il constitue un outillage destiné à la fabrication d’un bandage (40) toroïdal comprenant un sommet (41) destiné à former une bande de roulement, un premier talon (42) annulaire et un second talon (43) annulaire conçus pour permettre l’accrochage du bandage (40) sur un support de montage tel qu’une jante, ainsi qu’un premier flanc (44) et un second flanc (45) qui relient le sommet (41) respectivement au premier talon (42) et au second talon (43), le sommet (41), les premier et second flancs (44, 45) et les premier et second talons (42, 43) formant dans leur ensemble la paroi (3) présentant la surface interne (3_in) concave qui délimite la cavité (4) du bandage (40), en ce que la surface de réception (10_out) du noyau présente une forme toroïdale qui est centrée sur un axe central (Z10) et qui comprend une zone sommitale (51), radialement externe, destinée à recevoir des composants constitutifs du sommet (41) du bandage (40), et, de part et d’autre axialement de ladite zone sommitale (51), une première zone latérale (52) rabattue vers l’axe central (Z10) et destinée à recevoir des composants constitutifs du premier flanc (44) et du premier talon (42) ainsi qu’une seconde zone latérale (53) rabattue vers l’axe central (Z10) et destinée à recevoir des composants constitutifs du second flanc (45) et du second talon (43), en ce que le noyau (10) comprend une pluralité de rainures (12) qui sont réparties en azimut autour de l’axe central (Z10) et agencées pour permettre le passage, à travers la cavité, de haubans (5) qui relient chacun un premier point d’ancrage (M1), dit « point d’ancrage sommital », situé dans le sommet (41) du bandage, à un second point d’ancrage M2, dit « point d’ancrage latéral », situé dans l’un des flancs (44, 45) ou des talons (42, 43) du bandage (40), et en ce que le compensateur (20) associe à chaque rainure (12) de la pluralité de rainures (12) une butée (21), de préférence suspendue par un organe élastique (22), afin de créer une réserve de longueur de hauban dans ladite rainure (12).
- Procédé de fabrication d’un objet au cours duquel on utilise un outillage (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, on dispose dans chaque rainure (12) du noyau (10) un hauban (5), à l’encontre de la butée (21), puis l’on pose sur la surface de réception (10_out) au moins un composant pour former la paroi (3), puis l’on démoule l’objet (2) en écartant l’une de l’autre une première portion de la paroi (3_1) contenant un premier point d’ancrage (M1) du hauban (5) et une seconde portion de la paroi (3_2) contenant un second point d’ancrage (M2) du hauban (5), pour permettre l’extraction du noyau (10) hors de la cavité (4) délimitée par la paroi (3).
- Procédé selon la revendication 12 caractérisé en ce que l’objet (2) fabriqué est un bandage (40) dont la paroi (3) est formée à partir d’un ou plusieurs composants à base de caoutchouc, et en ce que, à cette fin, on pose les haubans (5) sur le noyau (10), dans les rainures (12), on pose ledit ou lesdits composants à base de caoutchouc, destinés à former la paroi (3), à l’état cru sur la surface de réception (10_out) du noyau, puis l’on soumet le noyau (10) garni des haubans (5) et de la paroi (3) à une opération de cuisson permettant de vulcaniser le ou les composants de la paroi à base de caoutchouc, puis l’on démoule le bandage (40) en écartant, par déformation élastique, la seconde portion de la paroi (3_2) de la première portion de la paroi (3_1) et en extrayant le noyau (10) de la cavité (4) délimitée par ladite paroi (3).
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