FR3149979A1 - Machine d’essai de fluage - Google Patents
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Abstract
Machine d’essai (1, 1’) de fluage comprenant :
un bâti (2) ;un levier (3) monté pivotant sur le bâti et portant une masse (7) ;un premier tirant (4.1) relié au bâti et pourvu de moyens de fixation d’une première extrémité d’une éprouvette (E) d’essai ;un deuxième tirant (4.2) relié au levier et pourvu de moyens de fixation d’une deuxième extrémité de l’éprouvette ; etun dispositif de mise en charge (20) de l’éprouvette comportant une structure (27) définissant une chambre (28) de volume variable, et un élément mobile (22) monté libre en translation entre une position haute dans laquelle la masse est supportée par l’élément mobile qui soutient le levier, et une position basse dans laquelle la masse est supportée par le levier, la position de l’élément mobile étant fonction du volume de la chambre.
La chambre est sélectivement en communication fluidique avec une source (S) de fluide sous pression et un limiteur de débit (R) d’échappement.
FIGURE DE L’ABREGE : Fig. 2A
Description
La présente invention concerne la caractérisation de la résistance physique d’un matériau, et plus particulièrement une machine d’essai de fluage permettant de soumettre une éprouvette d’essai à un effort de traction appliqué de manière répétable.
ARRIERE PLAN DE L’INVENTION
Les essais de fluage consistent à soumettre une éprouvette d’essai à une charge constante sur une durée déterminée, qui peut être plus ou moins longue, et à une température donnée. Ils sont généralement réalisés au moyen d’une machine T qui comprend, comme illustré à la :
- un bâti B pourvu d’un point de fixation d’une première barre B1 de fixation d’une extrémité inférieure de l’éprouvette E,
- un levier L monté pivotant sur le bâti B autour d’un axe X sensiblement horizontal, transversal au levier L, et ayant une première extrémité pourvue d’une deuxième barre B2 de fixation d’une extrémité supérieure de l’éprouvette E ; et
- un vérin V hydraulique de type « cric bouteille » agencé pour exercer sur le levier L un effort de poussée vertical destiné à soutenir ledit levier L, le vérin V étant équipé d’une vis de décharge S permettant de commander le début de la rétractation du vérin V mais aussi de contrôler la vitesse de rétractation dudit vérin V.
La première barre B1 est reliée au bâti par une rotule et la deuxième barre B2 est reliée au levier L par une chape montée rotative sur le levier autour d’un axe sensiblement parallèle à l’axe X de rotation dudit levier L, lesdites première et deuxième barres B1, B2 s’étendant selon un axe de traction Z sensiblement vertical.
Une deuxième extrémité du levier L, opposée à la première extrémité dudit levier L, porte un plateau P sur lequel repose une masse M.
A l’arrêt, le vérin V est, comme représenté sur la , déployé et soutient le levier en compensant la force résultant de l’application du poids de la masse M sur la deuxième extrémité du levier L, de sorte que ladite masse M n’exerce aucun effort sur l’éprouvette E. En service, le vérin V est rétracté en procédant à un dévissage de la vis de décharge S, si bien que la deuxième barre B2 est soumise à une force de traction dirigée sensiblement vers le haut dont l’intensité dépend du poids de la masse M, cette force de traction étant transmise à l’éprouvette E qui tend alors à s’allonger.
La vitesse de mise en charge de l’éprouvette E via la masse M dépend ainsi de la vitesse de rétractation du vérin V qui est elle-même fonction de l’amplitude du dévissage de la vis de décharge S. Dès lors, la mise en charge de l’éprouvette E est plus ou moins rapide, avec possibilité de chocs transmis à l’éprouvette E en cas de rétractation brutale du vérin V, ce qui peut affecter les résultats d’essais de fluage.
Qui plus est, le dévissage de la vis de décharge S est effectué manuellement si bien que pour une masse M donnée, la vitesse de mise en charge de l’éprouvette E est difficilement répétable d’un essai à l’autre. Et quand bien même elle le serait, il serait difficile d’en apporter la preuve.
OBJET DE L’INVENTION
L’invention a donc pour but de proposer une machine d’essai de fluage permettant une mise en charge répétable et sans choc de l’éprouvette d’essai.
A cet effet, l’invention propose une machine d’essai de fluage comprenant :
- un bâti ;
- un levier monté pivotant sur le bâti autour d’un axe transversal au levier, et portant une masse ;
- un premier tirant ayant une extrémité reliée au bâti et une autre extrémité pourvue de premiers moyens de fixation d’une première extrémité d’une éprouvette d’essai ;
- un deuxième tirant ayant une extrémité reliée au levier et une autre extrémité pourvue de deuxièmes moyens fixation d’une deuxième extrémité de l’éprouvette ; et
- un dispositif de mise en charge de l’éprouvette comportant une structure définissant une chambre de volume variable, et un élément mobile monté libre en translation entre une position haute dans laquelle la masse est supportée par l’élément mobile qui soutient le levier, et une position basse dans laquelle la masse est supportée par le levier, la position de l’élément mobile étant fonction du volume de la chambre.
La chambre est sélectivement en communication fluidique avec une source de fluide sous pression et un limiteur de débit d’échappement via une deuxième vanne.
Ainsi, lorsque la structure est en communication fluidique avec la source de fluide sous pression, la pression à l’intérieur de la chambre tend alors à augmenter, ce qui entraîne une augmentation du volume de la chambre et donc un déplacement de l’élément mobile vers la position haute dans laquelle la masse n’exerce aucun effort de traction sur l’éprouvette via le levier.
Lorsque la chambre de la structure n’est plus en communication fluidique avec la source de fluide sous pression mais est en communication fluidique avec le limiteur de débit, la pression à l’intérieur de la chambre tend à alors diminuer, ce qui entraîne une diminution du volume de la chambre et donc un déplacement de l’élément mobile vers la position basse dans laquelle la masse exerce via le levier un effort de traction sur l’éprouvette.
Le limiteur de débit est choisi de manière à ce que l’élément mobile passe de la position haute à la position basse à une vitesse suffisamment lente pour garantir une mise en charge de l’éprouvette sans choc.
Selon une caractéristique particulière, l’élément mobile exerce, en position haute, un effort de traction sur le levier.
Selon une autre caractéristique particulière, la chambre est reliée à la source de fluide sous pression via une première vanne, et au limiteur de débit d’échappement via une deuxième vanne.
De manière particulière, la première vanne et la deuxième vanne sont des électrovannes.
De manière particulière, la première vanne est normalement fermée et la deuxième vanne est normalement ouverte.
Selon une autre caractéristique particulière, la structure est une structure gonflable.
De manière particulière, l’élément mobile comporte une traverse supérieure et une traverse inférieure reliées entre elles par deux tiges pour former un cadre rectangulaire s’étendant dans un plan sensiblement vertical. La traverse supérieure et la traverse inférieure s’étendent respectivement au-dessus et en dessous d’une plateforme sensiblement horizontale montée fixe sur le bâti, la structure gonflable étant disposée entre la traverse supérieure et la plateforme pour déplacer l’élément mobile entre la position haute et la position basse, et la traverse inférieure étant agencée pour supporter le levier.
De manière particulière, la structure gonflable repose sur la plateforme et la traverse supérieure repose sur ladite structure gonflable.
De manière particulière, l’élément mobile comprend deux premières entretoises montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges entre la plateforme et la traverse inférieure de manière à garantir, entre ladite plateforme et ladite traverse inférieure, un écartement minimum correspondant à la position haute dudit élément mobile.
De manière particulière, l’élément mobile comprend également deux deuxièmes entretoises montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges entre la plateforme et la traverse supérieure de manière à garantir, entre ladite plateforme et ladite traverse supérieure, un écartement minimum correspondant à la position basse dudit élément mobile.
L’invention concerne également un procédé de réalisation d’un essai de fluage sur une éprouvette à l’aide d’une telle machine d’essai. Le procédé comprend les étapes suivantes :
- alors que la chambre n’est pas en communication fluidique avec le limiteur de débit, mettre la chambre en communication fluidique avec la source de fluide sous pression de manière à amener l’élément mobile en position haute ;
- lorsque l’élément mobile est en position haute, stopper la communication fluidique entre la chambre et la source de fluide sous pression ;
- fixer les extrémités de l’éprouvette au premier tirant et au deuxième tirant ;
- mettre la chambre en communication avec le limiteur de débit.
L’invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit, laquelle est purement illustrative et non limitative, et doit être lue en regard des dessins annexés, parmi lesquels :
En référence aux figures 2A-2B et selon un mode de réalisation particulier de l’invention, une machine d’essai 1 de fluage comprend :
- un bâti 2 reposant sur un sol sensiblement horizontal ;
- un levier 3 monté pivotant sur le bâti 2 autour d’un axe X transversal au levier 3, l’axe X étant sensiblement horizontal ;
- un premier tirant, ici une première barre 4.1 de traction, ayant une extrémité inférieure reliée au bâti 2 et une extrémité supérieure pourvue de premiers moyens de fixation d’une première extrémité d’une éprouvette E d’essai ; et
- un deuxième tirant, ici une deuxième barre 4.2 de traction, ayant une extrémité supérieure reliée au levier 3 et une extrémité inférieure pourvue de deuxièmes moyens de fixation d’une deuxième extrémité de l’éprouvette E.
L’éprouvette E est ici en forme de tige (cylindrique ou plate) ayant ici des extrémités épaulées pour être engagées dans des logements des première et deuxième barres 4.1, 4.2. La première barre 4.1 et la deuxième barre 4.2 s’étendent, avec l’éprouvette E, selon un axe de chargement Z sensiblement vertical.
L’extrémité inférieure de la première barre 4.1 est reliée au bâti via une cellule de détection de charge 5 agencée pour délivrer un signal représentatif de la force de traction exercée sur la première barre 4.1 selon l’axe de chargement. La cellule de détection de charge 5 est connue en elle-même et comprend par exemple un barreau équipé d’une ou plusieurs jauges de déformation reliées à un circuit électronique de mesure. L’extrémité supérieure de la deuxième barre 4.2 est reliée au levier 3 par une chape 6 montée rotative sur le levier 3 autour d’un axe sensiblement parallèle à l’axe X de rotation dudit levier 3.
Le levier 3 comprend une première extrémité 3.1 sur laquelle est montée la chape 6, et une deuxième extrémité 3.2, opposée à la première extrémité 3.1, portant une masse 7 ayant ici un poids sensiblement égal à vingt kilogrammes. L’axe X de rotation du levier 3 est éloigné de la deuxième extrémité 3.2 du levier 3 d’une distance correspondant ici sensiblement aux trois quarts de la longueur dudit levier 3 de manière à profiter d’un bras de levier 3 permettant, de façon connue en soi, d’amplifier le poids de la masse 7 pour mettre en charge l’éprouvette E via une force de traction ici sensiblement égale à trois milles Newtons.
La masse 7 repose ici sur un plateau 8 qui est suspendu au levier 3 par une élingue 9 de suspension ayant une extrémité inférieure à laquelle est fixé le plateau 8 et une extrémité supérieure reliée au levier 3 par une chape 10 montée rotative sur le levier 3 autour d’un axe sensiblement parallèle à l’axe X de rotation dudit levier 3 et de la deuxième barre 4.2 de traction.
La machine d’essai 1 comprend aussi des moyens de mesure (non représentés) de l’allongement de l’éprouvette E. Les moyens de mesure peuvent comprendre des capteurs inductifs LVDT (de l’anglais «Linear Variable Differential Transformer»), des capteurs capacitifs, des dispositifs optiques ou d’interférométrie…
La machine d’essai 1 comprend également un dispositif de chauffage agencé pour amener et maintenir l’éprouvette E à une température d’essai prédéfinie. Le dispositif de chauffage comprend ici un four 11 tubulaire monté coulissant sur le bâti 2 selon un axe sensiblement parallèle à l’axe de chargement de l’éprouvette E, entre une position de dégagement, illustrée à la , dans laquelle le four est dégagé de l’éprouvette E, et une position de chauffage, illustrée à la , dans laquelle le four 11 entoure l’éprouvette E. La régulation de la température de l’éprouvette E est par exemple réalisée par l’intermédiaire d’un thermocouple en contact thermique avec une surface de l’éprouvette E.
La machine d’essai 1 comprend en outre un dispositif de mise en charge 20 de l’éprouvette E. Le dispositif de mise en charge 20 comporte une plateforme 21 sensiblement horizontale et montée fixe sur le bâti 2, et un ensemble mobile 22 monté coulissant sur la plateforme 21 selon un axe de soulèvement de la masse 7 sensiblement vertical, entre une position haute illustrée à la et une position basse illustrée à la .
L’élément mobile 22 comprend une traverse supérieure 23 s’étendant au-dessus de la plateforme 21, et une traverse inférieure 24 s’étendant en dessous de ladite plateforme 21 et comprenant un trou 24.1 central à travers lequel s’étend librement l’élingue 9 de suspension. La traverse supérieure 23 et la traverse inférieure 24 sont reliées entre elles par deux tiges 25 cylindriques et forment, avec les tiges 25, un cadre rectangulaire s’étendant dans un plan sensiblement vertical. Chacune des tiges 25 s’étend librement à travers un trou 21.1 ménagé dans la plateforme 21.
L’élément mobile 22 comprend aussi deux premières entretoises 26.1 cylindriques montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges 25 entre la plateforme 21 et la traverse inférieure 24 de manière à garantir, entre ladite plateforme 21 et ladite traverse inférieure 24, un écartement minimum correspondant à la position haute dudit élément mobile 22 (représenté sur la ). Les premières entretoises 26.1 sont identiques et ont un diamètre supérieur à celui des trous 21.1 de la plateforme 21 de sorte qu’elles forment des premières butées au déplacement de l’élément mobile 22.
L’élément mobile 22 comprend également deux deuxièmes entretoises 26.2 cylindriques montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges 25 entre la plateforme 21 et la traverse supérieure 23 de manière à garantir, entre ladite plateforme 21 et ladite traverse supérieure 23, un écartement minimum correspondant à la position basse dudit élément mobile 22 (représenté sur la ). Les deuxièmes entretoises 26.2 sont identiques et ont un diamètre supérieur à celui des trous 21.1 de la plateforme 21 de sorte qu’elles forment des deuxièmes butées au déplacement de l’élément mobile 22.
Le dispositif de mise en charge 20 comporte également une structure gonflable 27 disposée entre la plateforme 21 et la traverse supérieure 23 de l’élément mobile 22. La structure gonflable 27 comprend :
- une paroi supérieure 27.1 sensiblement plane, rigide et sur laquelle repose la traverse supérieure 23 de l’élément mobile 22 ;
- une paroi inférieure 27.2 sensiblement plane, rigide et reposant sur la plateforme 21 ; et
- une paroi latérale 27.3 fermée, élastiquement déformable, présentant une section de forme arrondie et reliant un bord de la paroi supérieure 27.1 à un bord de la paroi inférieure 27.2.
La paroi supérieure 27.1, la paroi inférieure 27.2 et la paroi latérale 27.3 définissent ainsi une chambre 28 de volume variable, de sorte que la position de l’élément mobile 22 est fonction du volume de la chambre 28, et donc de la pression régnant à l’intérieur de ladite chambre 28.
La paroi supérieure 27.1 comprend un orifice de gonflage et de dégonflage de la structure gonflable. L’orifice est relié à une source S d’air sous pression via une première électrovanne E1, et à un limiteur de débit R d’échappement via une deuxième électrovanne E2. La pression de l’air délivré par la source S est ici comprise entre cinq et six bars. La première électrovanne E1 et la deuxième électrovanne E2 sont des électrovannes dites « tout ou rien » en ce qu’elles ont uniquement deux états possibles : un état entièrement ouvert et un état entièrement fermé. La première électrovanne E1 est par exemple une électrovanne normalement fermée, c’est-à-dire qui est dans son état entièrement fermé en l’absence d’alimentation électrique et qui est dans son état entièrement ouvert lorsqu’elle est alimentée électriquement. La deuxième électrovanne E2 est par exemple une électrovanne normalement ouverte, c’est-à-dire qui est dans son état entièrement ouvert en l’absence d’alimentation électrique et qui est dans son état entièrement fermé lorsqu’elle est alimentée électriquement.
Lorsque la première électrovanne E1 est dans son état ouvert et que la deuxième électrovanne E2 est dans son état fermé, la chambre 28 de la structure gonflable 27 est en communication fluidique avec la source S d’air sous pression. La pression à l’intérieur de la chambre 28 tend alors à augmenter, ce qui entraîne une augmentation du volume de la chambre 28 et donc un déplacement de l’élément mobile 22 vers la position haute ( ).
Lorsque la première électrovanne E1 est dans son état fermé et que la deuxième électrovanne E2 est dans son état ouvert, la chambre 28 de la structure gonflable 27 est en communication fluidique avec le limiteur de débit R. La pression à l’intérieur de la chambre 28 tend à alors diminuer, ce qui entraîne une diminution du volume de la chambre 28 et donc un déplacement de l’élément mobile 22 vers la position basse ( ).
Lorsque la première électrovanne E1 et la deuxième électrovanne E2 sont dans leur état fermé, la pression à l’intérieur de la structure gonflable 27 est stable et donc le volume de la chambre 28 est contant. L’élément mobile 22 est alors statique.
Le dispositif de mise en charge 20 comporte en outre une troisième butée 29 de forme cylindrique qui est fixée axialement sur l’élingue 9 de suspension et qui a un diamètre supérieur à celui du trou 24.1 ménagé dans la traverse inférieure 24 de l’élément mobile 22. La troisième butée 29 est éloignée de l’extrémité supérieure de l’élingue 9 de suspension d’une distance prédéfinie, de sorte que :
- lorsque la position de l’élément mobile 22 est comprise entre la position haute et une position intermédiaire comprise entre ladite position haute et la position basse, la traverse inférieure 24 de l’élément mobile 22 est en appui contre la troisième butée 29, de sorte que l’élément mobile 22 soutient la deuxième extrémité 3.2 du levier 3 en exerçant, par l’intermédiaire de la troisième butée 29, un effort de traction sensiblement vertical sur l’élingue 9 de suspension portant la masse 7, et donc sur le levier 3 ;
- lorsque la position de l’élément mobile 22 est comprise entre la position intermédiaire et la position basse, la traverse inférieure 24 de l’élément mobile est éloignée de la troisième butée 29, de sorte que le levier 3 n’est pas soutenu par l’élément mobile 22 ; et
- lorsque l’élément mobile 22 est en position haute, la distance séparant la première barre 4.1 de traction de la deuxième barre 4.2 de traction est telle que la première extrémité et la deuxième extrémité de l’éprouvette E peuvent être fixées respectivement à l’extrémité supérieure de la première barre 4.1 de traction et à l’extrémité inférieure de la deuxième barre 4.2 de traction, le levier 3 n’exerçant alors aucun effort de traction sur l’éprouvette E.
Le fonctionnement de la machine d’essai 1 va maintenant être détaillé.
Alors que la deuxième électrovanne E2 est dans l’état fermé et que le four 11 est en position de dégagement, la première électrovanne E1 est amenée de l’état fermé à l’état ouvert de manière à augmenter la pression régnant à l’intérieur de la chambre 28 de la structure gonflable 27 et ainsi augmenter le volume de ladite chambre 28 jusqu’à ce qu’à ce que l’élément mobile 22 soit en position haute ( ). La deuxième extrémité 3.2 du levier 3 est alors soutenue par l’élément mobile 22 qui exerce alors un effort de traction sur ladite deuxième extrémité 3.2 par l’intermédiaire de la troisième butée 29 équipant l’élingue 9 de suspension. La masse 7 est alors supportée par l’élément mobile 22.
Une fois que l’élément mobile 22 est en position haute, la première électrovanne E1 est amenée de l’état ouvert à l’état fermé, puis la première extrémité et la deuxième extrémité de l’éprouvette E sont fixées respectivement à l’extrémité supérieure de la première barre 4.1 de traction et à l’extrémité inférieure de la deuxième barre 4.2 de traction. L’éprouvette E n’est alors soumise à aucun effort de traction.
Le four 11 est ensuite amené de la position de dégagement à la position de chauffage de manière à amener et à maintenir l’éprouvette E à la température d’essai.
Lorsque l’éprouvette E a atteint la température d’essai stabilisée, la deuxième électrovanne E2 est amenée de l’état fermé à l’état ouvert, de sorte que l’air sous pression contenu dans la chambre 28 de la structure gonflable 27 tend à s’échapper par le limiteur de débit R. La pression régnant à l’intérieur de la chambre 28, et donc le volume de ladite chambre 28, diminue alors à une vitesse dépendant du débit de fuite du limiteur de débit R, de sorte que l’élément mobile 22 se déplace de la position haute à la position basse en passant par la position intermédiaire.
Entre la position haute et la position intermédiaire, l’élément mobile 22 soutient la deuxième extrémité 3.2 du levier 3 via la troisième butée 29 et supporte la masse 7 reposant sur le plateau 8. L’éprouvette E est alors soumise à aucun effort de traction.
Entre la position intermédiaire et la position basse, la traverse inférieure 24 de l’élément mobile 22 est éloignée de la troisième butée 29. L’éprouvette E est alors soumise, par l’intermédiaire de la deuxième barre 4.2 de traction, à un effort de traction proportionnel à la masse 7 reposant sur le plateau 8.
La vitesse de mise en charge de l’éprouvette E dépend ainsi de la vitesse à laquelle l’élément mobile 22 passe de la position haute à la position basse, et donc de la vitesse à laquelle se dégonfle la structure gonflable 27, qui est elle-même fonction du débit de fuite du limiteur de débit R. Le limiteur de débit R est choisi de manière à générer un débit de fuite permettant d’obtenir une vitesse de descente de l’élément mobile 22 suffisamment lente et/ou progressive pour garantir une mise en charge de l’éprouvette E sans choc. La force de traction à laquelle est soumis l’éprouvette E passe ici de zéro à trois milles Newtons en sensiblement une minute.
On notera que pour une masse 7 donnée, la vitesse de dégonflage de la structure gonflable 27 est répétable, la position haute de l’élément mobile 22 et le débit de fuite du limiteur R de débit restant inchangés entre deux essais.
La illustre une machine d’essai 1’ qui n’est autre qu’une variante de la machine d’essai 1 illustrée à aux figures 2A-2B.
La machine d’essai 1’ diffère de la machine d’essai en ce que :
- le levier 3 est monté pivotant sur le bâti 2 autour d’un axe X’ de rotation porté par la première extrémité 3.1 du levier 3 ;
- l’extrémité supérieure de la première barre 4.1 de traction est reliée au bâti 2 via la cellule de détection charge 5 ;
- l’extrémité inférieure de la première barre 4.1 de traction est pourvue des premiers moyens de fixation d’une première extrémité de l’éprouvette E ;
- l’extrémité inférieure de la deuxième barre 4.2 de traction est reliée au levier 3 par l’intermédiaire d’une chape montée rotative sur le levier 3 autour d’un axe sensiblement parallèle à l’axe X’ de rotation dudit levier 3 ; et
- l’extrémité supérieure de la deuxième barre 4.2 de traction est pourvu des deuxièmes moyens de fixation de la deuxième extrémité de l’éprouvette E.
Le dispositif de mise en charge 20 de la machine d’essai 1’, tout comme son fonctionnement, est identique à celui de la machine d’essai 1.
Bien entendu, l’invention n’est pas limitée au mode de réalisation décrit mais englobe toute variante entrant dans le champ de l’invention telle que définie par les revendications.
Les moyens de fixation des extrémités de l’éprouvette E peuvent être de tout type : mors de serrage, goupilles insérées dans des trous ménagés aux extrémités de l’éprouvette E…
Les électrovannes E1, E2 peuvent être remplacées par des vannes manuelles.
Le débit de fuite du limiteur de débit R peut être fixe ou réglable.
Le levier peut être un levier de premier ou deuxième type, mais aussi de troisième type.
Le four peut-être de tout type et n’est pas limité à un four coulissant tel que décrit dans les modes de réalisation illustrés aux figures 2A-2B et 3. Le four peut par exemple être fixe et ouvrant.
Bien que la structure gonflable 27 soit ici reliée à une source S d’air sous pression, elle peut être reliée à toute source de fluide sous pression (gaz, liquide…).
Claims (11)
- Machine d’essai (1, 1’) de fluage comprenant :
la chambre (28) étant sélectivement en communication fluidique avec une source (S) de fluide sous pression et un limiteur de débit (R) d’échappement.- un bâti (2) ;
- un levier (3) monté pivotant sur le bâti autour d’un axe (X, X’) transversal au levier, et portant une masse (7) ;
- un premier tirant (4.1) ayant une extrémité reliée au bâti et une extrémité opposée pourvue de premiers moyens de fixation d’une première extrémité d’une éprouvette (E) d’essai ;
- un deuxième tirant (4.2) ayant une extrémité reliée au levier et une autre extrémité pourvue de deuxièmes moyens de fixation d’une deuxième extrémité de l’éprouvette ; et
- un dispositif de mise en charge (20) de l’éprouvette comportant une structure (27) définissant une chambre (28) de volume variable, et un élément mobile (22) monté libre en translation entre une position haute dans laquelle la masse est supportée par l’élément mobile qui soutient le levier, et une position basse dans laquelle la masse est supportée par le levier, la position de l’élément mobile étant fonction du volume de la chambre ;
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 1, dans laquelle, l’élément mobile (22) exerce, en position haute, un effort de traction sur le levier (3).
- Machine d’essai (1, 1’) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la chambre (28) est reliée à la source (S) de fluide sous pression via une première vanne (E1), et au limiteur de débit (R) d’échappement via une deuxième vanne (E2).
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 3, dans laquelle la première vanne (E1) et la deuxième vanne (E2) sont des électrovannes.
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 4, dans laquelle la première vanne (E1) est normalement fermée et la deuxième vanne (E2) est normalement ouverte.
- Machine d’essai (1, 1’) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la structure (27) est une structure gonflable.
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 6, dans laquelle l’élément mobile (22) comporte une traverse supérieure (23) et une traverse inférieure (24) reliées entre elles par deux tiges pour former un cadre rectangulaire s’étendant un plan sensiblement vertical, la traverse supérieure et la traverse inférieure s’étendant respectivement au-dessus et en dessous d’une plateforme (21) sensiblement horizontale montée fixe sur le bâti (2), la structure gonflable étant disposée entre la traverse supérieure et la plateforme pour déplacer l’élément mobile (22) entre la position haute et la position basse, et la traverse inférieure étant agencée pour supporter le levier.
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 7, dans laquelle la structure gonflable (27) repose sur la plateforme et la traverse supérieure (23) repose sur ladite structure gonflable.
- Machine d’essai (1, 1’) selon la revendication 7 ou 8, dans laquelle l’élément mobile (22) comprend deux premières entretoises (26.1) montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges (25) entre la plateforme (21) et la traverse inférieure (24) de manière à garantir, entre ladite plateforme et ladite traverse inférieure, un écartement minimum correspondant à la position haute dudit élément mobile.
- Machine d’essai (1, 1’) selon l’une quelconque des revendications 7 à 9, dans laquelle l’élément mobile (22) comprend également deux deuxièmes entretoises (26.2) montées chacune coulissante sur l’une des deux tiges (25) entre la plateforme (21) et la traverse supérieure (23) de manière à garantir, entre ladite plateforme et ladite traverse supérieure, un écartement minimum correspondant à la position basse dudit élément mobile.
- Procédé de réalisation d’un essai de fluage sur une éprouvette (E) à l’aide d’une machine d’essai (1, 1’) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant les étapes suivantes :
- alors que la chambre (28) n’est pas en communication fluidique avec le limiteur de débit (R), mettre la chambre (28) en communication fluidique avec la source (S) de fluide sous pression de manière à amener l’élément mobile (22) en position haute ;
- lorsque l’élément mobile est en position haute, stopper la communication fluidique entre la chambre et la source de fluide sous pression ;
- fixer les extrémités de l’éprouvette au premier tirant (4.1) et au deuxième tirant (4.2) ;
- mettre la chambre en communication avec le limiteur de débit.
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|---|---|---|---|
| FR2306105A FR3149979A1 (fr) | 2023-06-15 | 2023-06-15 | Machine d’essai de fluage |
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| Application Number | Priority Date | Filing Date | Title |
|---|---|---|---|
| FR2306105A FR3149979A1 (fr) | 2023-06-15 | 2023-06-15 | Machine d’essai de fluage |
| FR2306105 | 2023-06-15 |
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| Publication Number | Publication Date |
|---|---|
| FR3149979A1 true FR3149979A1 (fr) | 2024-12-20 |
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|---|---|---|---|
| FR2306105A Pending FR3149979A1 (fr) | 2023-06-15 | 2023-06-15 | Machine d’essai de fluage |
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| Country | Link |
|---|---|
| FR (1) | FR3149979A1 (fr) |
Citations (6)
| Publication number | Priority date | Publication date | Assignee | Title |
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| GB2163870A (en) * | 1984-08-29 | 1986-03-05 | Atomic Energy Authority Uk | Machines for testing materials |
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-
2023
- 2023-06-15 FR FR2306105A patent/FR3149979A1/fr active Pending
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