FR3165692A1 - Vitrage illuminable de véhicule et procédé de fabrication d’un tel vitrage - Google Patents
Vitrage illuminable de véhicule et procédé de fabrication d’un tel vitrageInfo
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Abstract
Vitrage (1) illuminable de véhicule, comprenant au moins une feuille (2, 2’) de verre avec au moins une couche (3) d’émail opaque d’épaisseur (E1) d’au plus 20 µm, la couche (3) d’émail comportant une fritte de verre fondue, des pigments et avec au moins une épargne (4) dessinant un motif, la couche (3) d’émail ayant une densité optique minimum de 5 et un paramètre de rugosité Ra inférieure à 0,3 µm sur une longueur de mesure de 10mm avec un filtre gaussien de 0,8mm.
Figure pour l’abrégé : figure 1
Description
La présente invention se rapporte au domaine des vitrages de véhicules.
Plus précisément, l’invention se rapporte à un vitrage de véhicule notamment automobile incorporant une signalétique lumineuse. Un tel vitrage trouve une application particulière, mais non exclusive, pour le domaine des véhicules automobiles.
Dans le domaine des véhicules automobiles, il est connu de doubler certains feux de signalisation tels que les feux arrière, feux indicateur de direction, feux stop ou feux de marche arrière, par des sources lumineuses synchronisées avec ces feux de signalisation et de même couleur que ceux-ci. Ces sources lumineuses peuvent être placées à l’intérieur de l’habitacle, généralement à proximité de la lunette arrière, comme décrit par exemple dans la demande EP1234752. Dans le vitrage décrit dans ce document, des diodes électroluminescentes (DEL ou LED ou en anglais) sont en regard d’une face principale intérieure de la lunette visible à travers une fenêtre laissé dans l’émail d’encadrement. Elles sont placées dans un boîtier situé en bordure de la face intérieure.
Toutefois, ces feux de signalisation additionnels ne sont pas totalement satisfaisants en termes de confort visuel, d’encombrement et d’un point de vue esthétique. Ils ne permettent en outre pas d’afficher de manière simple des motifs, telle qu’une signalétique, notamment à destination du conducteur.
Il a été proposé de former une signalétique lumineuse par la mise en place d’une couche de masquage, opaque, sur le vitrage, dans laquelle des discontinuités ou évidements sont formés. Les discontinuités peuvent former des signalétiques, tels que des pictogrammes, notamment à destination du conducteur. Un dispositif lumineux, tel que des OLEDS, est placé derrière les discontinuités, de manière à éclairer sur commande un ou plusieurs pictogrammes. La couche de masquage est en général un émail ou une encre, déposée sur le vitrage par sérigraphie, par impression jet d’encre ou laser, par spray, par application au rouleau, etc… Le document WO2017/103427 donne un exemple d’une telle réalisation, dans laquelle la couche de masque comprenant les discontinuités est appliquée sur une face extérieure du vitrage, tournée vers l’intérieur du véhicule.
Le document WO2020089288 propose également la mise en place d’une couche opaque, formant un cadre de masquage le long de la périphérie d’un vitrage, qui comprend des discontinuités formant un motif. Un dispositif lumineux comprend des diodes électroluminescentes associées à un guide de lumière comprenant un motif diffusant de même forme que le motif formé par les discontinuités dans le cadre de masquage. Le guide de lumière est appliqué contre le cadre de masquage de manière à faire correspondre les deux motifs. Ainsi, lorsque le dispositif lumineux émet de la lumière, le motif du cadre de masquage est illuminé.
Toutefois, ces solutions n’apportent pas entière satisfaction. En effet, la lumière émise à travers les discontinuités de la couche opaque de masquage peut être en partie diffusée à travers la couche opaque. Dès lors, les contours des discontinuités apparaissent flous lorsqu’elles sont illuminées. En outre, la couche opaque de masquage peut présenter un aspect granuleux ajoutant une impression d’irrégularités sur les contours des discontinuités et renforçant l’impression de flou. Le confort visuel et l’aspect esthétiques en sont dégradés. La lecture et l’interprétation de la signalétique par le conducteur peuvent s’en trouver affectées.
L’invention vise notamment à apporter une solution aux inconvénients précités.
Ainsi, selon un premier aspect, l’invention se rapport à un vitrage illuminable de véhicule qui comprend au moins une feuille de verre avec au moins une couche d’émail opaque d’épaisseur E1 d’au plus 20µm et mieux d’au plus 18 ou 15 µm comportant une fritte de verre fondue, des pigments avec au moins une épargne dessinant un motif, la couche d’émail ayant une densité optique d’au moins 5 et même d’au moins 5,5 et un paramètre de rugosité Ra (rugosité arithmétique) inférieur à 0,3 µm, de préférence inférieur à 0,25 µm, de préférence encore inférieur à 0,2 µm. La rugosité est notamment mesurée sur une longueur de mesure de 10mm, avec un filtre gaussien de 0,8 mm notamment par un rugosimètre (profilomètre tactile).
En particulier, la couche d’émail est obtenue par jet d’encre, également appelée impression digitale, sur la feuille de verre.
L’épaisseur est avantageusement d’au plus 18µm et même d’au plus 15µm (et en particulier d’au moins 8 ou 10 µm) et de préférence la densité optique est d’au moins 5,5 même d’au moins 6.
Par « épargne » on désigne ici une discontinuité ou un ensemble de discontinuités dans la couche d’émail, par ailleurs continue. Plus précisément, la couche d’émail s’étend sur une face de la feuille de verre de manière sensiblement homogène, et l’épargne laisse apparaître, libre, la face en question de la feuille de verre. Par exemple, l’épargne présente une dimension caractéristique d’au moins 0,1mm (millimètre) et d’au plus 5cm (centimètres), de préférence d’au plus 2cm. L’épargne peut être débouchante sur un bord de la couche d’émail mais pas nécessairement. L’épargne peut former un motif convexe ou non convexe.
La densité optique D désigne ici et dans ce qui suit la capacité d’un matériau à bloquer, c'est-à-dire à ne pas transmettre, les rayons lumineux qui l’atteignent. La densité optique s’obtient à partir de la transmittance notée T, ou coefficient de transmission, qui est le rapport entre l’intensité I de la lumière transmise à travers le matériau et l’intensité I0de la lumière incidente :
La densité optique D se calcule alors comme suit :
Ainsi, il est possible de prévoir la mise en place d’un dispositif lumineux émettant un rayonnement lumineux visible de manière à illuminer la au moins une épargne. L’épargne forme un motif, afin notamment d’apporter une information ou une indication, notamment une signalétique, un décor ou une signalisation. Il peut s’agir par exemple d’un message, l’épargne formant par exemple plusieurs lettres de l’alphabet, d’un symbole, d’un pictogramme, d’un dessin, d’un motif géométrique décoratif ou d’une combinaison. Le dispositif lumineux met en avant visuellement l’information ou l’indication portée par l’épargne. Grâce notamment à la densité optique obtenue, l’information ou l’indication ressort visuellement de manière nette et lisible pour un observateur humain.
Selon différents aspects, il est possible de prévoir l’une et/ou l’autre des caractéristiques ci-dessous prises seules ou en combinaison.
Selon un mode de réalisation, la couche d’émail opaque comprend un taux de pores inférieur à 15% en volume. Alternativement ou cumulativement, la couche d’émail opaque comprend un taux de cristallites inférieur à 20% en volume. Ces taux sont par exemple mesurés dans l’épaisseur de la couche d’émail, à partir d’une image obtenue par microscope électronique à balayage MEB de la couche en coupe sur une surface de 10µm2 .. Si nécessaire, l’image peut être traitée par analyse numérique par exemple via le logiciel Matlab. Plus généralement, à partir de ces mesures du taux de cristallites et du taux de pores, on peut définir un ratio entre le taux de cristallites Tc et le taux de pores Tp (taux en % en volume) dans la couche d’émail qui, selon l’invention, peut être inférieur à 3 :
Selon un mode de réalisation, la couche d’émail présente une colorimétrie L*a*b* avec un paramètre L* de valeur inférieure à 10, de préférence inférieure à 8, de préférence encore inférieure à 5, et des paramètres a* et b* de valeur inférieure à 1. La couleur de la couche d’émail perçue par l’œil humain est ainsi le noir, de manière à faire particulièrement ressortir l’épargne lorsqu’elle est illuminée.
Selon un mode de réalisation, le vitrage peut comprendre un dispositif d’éclairage émettant un rayonnement lumineux visible, de manière à illuminer l’épargne. Ledit dispositif d’éclairage comprend au moins une source de lumière disposée en vis-à-vis de ladite épargne. Elle est ainsi agencée de telle manière qu’au moins une partie de la lumière émise, et de préférence la totalité de la lumière émise, traverse la feuille de verre. Le dispositif d’éclairage est assemblé à la feuille de verre par une face F2 ou F4 principale de la feuille de verre qui est destinée à être tournée vers l’intérieur du véhicule.
Plus précisément, le dispositif d’éclairage peut comprendre une source de lumière disposée en vis-à-vis de l’épargne, de préférence par exemple un ensemble de type LED. Plus précisément, la source de lumière peut être choisie parmi les miniLEDs, les microLEDs ou les nanoLEDS.
Selon un mode de réalisation, le dispositif d’éclairage peut comprendre au moins un diffuseur disposé entre la source et l’épargne, afin d’obtenir une lumière douce et limiter le phénomène d’éblouissement. L’esthétisme rendu lorsque l’épargne 4 est illuminé par le dispositif d’éclairage est augmentée.
Selon un mode de réalisation, la couche d’émail opaque est réalisée sur tout ou partie du long d’un bord périphérique de la feuille de verre.
Selon un mode de réalisation, le vitrage est destiné à être mis en place en tant que vitrage latéral fixe, notamment custode, ou lunette arrière ou parebrise du véhicule.
Selon un deuxième aspect, l’invention se rapporte à un procédé de fabrication d’un vitrage illuminable notamment de véhicule tel que présenté ci-dessus. La couche d’émail est réalisée par une étape de dépôt sur la feuille de verre d’une composition liquide émaillable incluant des particules comportant une fritte de verre et des pigments, suivie d’une étape de cuisson. Le procédé comprend en outre les étapes suivantes :
- le dépôt par jet d’encre sur la feuille de verre de la composition liquide émaillable comprenant au plus 80% (pour cent) en masse de matière solide inorganique, minérale, incluant des particules comportant une fritte de verre et des pigments, et comprenant au plus 50%, de préférence au plus 45% et de préférence encore 40% en masse de matière liquide, notamment organique. La matière liquide peut comprendre par exemple un solvant et/ou une résine et/ou un ou plusieurs stabilisants, et/ou un agent rhéologique. La composition liquide est déposée sur une épaisseur E0 au dépôt d’au plus 100 µm (micromètres), de préférence au plus 90µm, et de préférence encore au plus 60µm, et mieux d’au moins 15µm. La composition liquide présente en outre une viscosité d’au moins 5 mPa.s (milliPascal seconde) à une vitesse de cisaillement de 100s-1(par seconde) à température ambiante et même d’au plus 30 mPa.s ou d’au plus 25 mPa.s ou 20 mPa.s. la composition liquide émaillable présente de plus une distribution de taille de particules D90 inférieure à 2,5µm, de préférence inférieure à 2µm, de préférence encore inférieure à 1,5µm et au moins 1µm et même supérieure à 1 µm ;
- un séchage éliminant tout ou partie de matière organique. Le séchage est par exemple réalisé par ondes infra-rouges avec flux de chaleur, pour une température d’au moins 120°C, de préférence au moins 130°C, et d’au plus 200°C, et de préférence d’au plus 180°C, pour une durée d’au moins 30 s, de préférence d’au moins 40s et de préférence encore d’au moins 2 min (minutes) ;
- la cuisson de la feuille de verre avec la formation de la couche d’émail opaque comprenant ladite au moins une épargne illuminable, à partir de la composition liquide émaillable. La cuisson peut être réalisée par exemple à une température de cuisson d’au moins 500°C.
La couche d’émail opaque une fois cuite présente ainsi une densité optique D d’au moins 5 pour une épaisseur maximale de 20 µm et notamment d’au moins 5µm et un paramètre de rugosité Ra (rugosité moyenne arithmétique) inférieure à 0,3.
Selon une réalisation, le dépôt et le séchage sont réalisés par défilement du verre en continu, horizontalement. Par exemple, la vitesse de défilement est d’au plus 12 m.min-1(mètre par minute), par exemple de 9m.min-1, et de préférence de 6 m.min-1. Un tel défilement est particulièrement adapté à la fabrication des vitrages destinés aux véhicules automobiles.
Selon un mode de réalisation, la composition liquide émaillable comporte de 55% à 65% en masse de matière solide inorganique.
Selon un mode de réalisation, l’épaisseur E0 de la composition liquide au dépôt est supérieure à 50 µm.
Selon un mode de réalisation, la viscosité de la composition liquide émaillable est supérieure à 10 mPa.s à 100s-1à température ambiante.
Selon un mode de réalisation, le dépôt par jet d’encre est réalisé par une technique dite « gouttes à la demande » dans laquelle des gouttes de la composition liquide émaillable sont déposées sur la feuille de verre en fonction du motif de l’épargne.
Selon un mode de réalisation, le procédé comprend en outre une opération de bombage au cours de laquelle un rayon de courbure est conféré à la feuille de verre, la cuisson étant réalisée simultanément à l’opération de bombage. Le bombage est donc réalisé après le dépôt de la composition liquide émaillable.
Des modes de réalisation de l’invention seront décrits ci-dessous par référence aux dessins, décrits brièvement ci-dessous :
Sur les dessins, des références identiques désignent des objets identiques ou similaires. Les schémas et les vues schématiques ne sont pas à l’échelle.
L’invention concerne un vitrage 1 dit illuminable, c'est-à-dire qu’il est destiné à être associé à un dispositif lumineux comme cela sera explicité plus loin. Un tel vitrage illuminable trouve des applications particulières dans le domaine automobile, dont des exemples sont donnés dans ce qui suit. Il pourra toutefois également trouver des applications dans d’autres domaines, notamment le bâtiment.
Le vitrage 1 peut en particulier être un vitrage de véhicule automobile, tels qu’une voiture, un camion ou encore un bus par exemple. Le vitrage 1 est de préférence fixe, c'est-à-dire qu’il n’est pas destiné à être mobile par rapport au châssis de la partie du véhicule sur laquelle il est monté. Il s’agit par exemple du pare-brise, d’un vitrage latéral fixe tel qu’une custode ou d’une lunette arrière.
Le vitrage 1 comprend notamment au moins une feuille 2 de verre transparente, comprenant une première face principale dite F1, destinée à être tournée vers l’extérieur du véhicule, une deuxième face principale dite F2, sensiblement parallèle à la face F1 et destinée à être tournée vers l’intérieur du véhicule, et un chant. La feuille 2 de verre est au moins translucide en ce qu’elle laisse passer au moins en partie la lumière visible (c'est-à-dire dont les longueurs d’onde sont dans le spectre visible pour l’œil humain). En pratique, la feuille 2 de verre est transparente, en ce qu’elle ne bloque pas de manière significative pour l’œil humain la lumière visible, permettant à une personne située d’un côté de la feuille 2 de verre de distinguer nettement les objets qui se trouvent de l’autre côté. La feuille 2 de verre est par exemple du verre trempé. Elle est par exemple une feuille de verre PLANICLEAR® de la société Saint-Gobain.
Le vitrage 1 comprend de plus au moins une couche 3 d’émail opaque comprenant une fritte fondue et des pigments, et s’étendant sur au moins une partie de la face F2, et en général sur strictement une partie seulement de la face F2. Selon le mode de réalisation présenté, la couche 3 d’émail s’étend le long du bord périphérique de la feuille 2 de verre, laissant le milieu de la face F2 libre. Plus précisément, la couche 3 d’émail forme une bande dont la largeur, c'est-à-dire la dimension à partir d’un bord périphérique de la feuille 2 de verre, est comprise par exemple entre 2 cm et 10 cm. La couche 3 d’émail est opaque, c'est-à-dire qu’elle laisse moins passer la lumière visible que la feuille 2 de verre. Plus précisément, la couche 3 d’émail présente une épaisseur E1 d’au plus 15 µm, et une densité optique d’au moins 5 (cinq), voire 6 (six). Au moins une épargne 4 est formée sur la couche 3 d’émail.
La densité optique est mesurée par exemple selon la norme DIN 4512-8, à l’aide d’un densitomètre COLORLITE SD350, dans lequel la source lumineuse est un illuminant de type D65 avec un intervalle de mesure de 3,2 nm et l’angle d’incidence des rayons lumineux de la source lumineuse est de 2°.
Selon une caractéristique de l’invention, la couche 3 d’émail présente un paramètre de rugosité, appelé rugosité arithmétique et noté Ra, inférieur à 0,3 µm. le paramètre Ra de rugosité peut être mesuré par toute méthode connue, permettant de déterminer l’écart moyen entre les pics et les creux à la surface de la couche 3 d’émail.
Par exemple, le paramètre Ra de rugosité est mesuré selon la norme ISO4287, par un rugosimètre Perthometer Taylor Hobson Talysurf, en utilisant une distance de mesure de 10mm et un filtre gaussien de 0,8 mm.
L’épargne 4 sur le vitrage 1 permet ainsi, notamment lorsqu’elle est illuminée par un dispositif5d’éclairage du vitrage 1, de faire apparaître nettement le motif de l’épargne 4. La densité optique d’au moins 5 et la rugosité Ra inférieure à 0,3 µm de la couche 3 d’émail permettent d’éviter tout ou partie des inconvénient de l’art antérieur, notamment en limitant l’effet de flou.
Le dispositif 5 d’éclairage comprend notamment au moins une source 51 de lumière et au moins un support 52. La source 51 émet un rayonnement dans le visible, et est de préférence directe, telle qu’une LED. Le support 52 est disposé de telle manière qu’au moins une partie des rayons lumineux de la source 51 atteignent au moins une portion de l’épargne 4. En pratique, le dispositif 5 d’éclairage comprend plusieurs sources de lumière ou une source de lumière suffisamment étendue pour que l’épargne 4 soit illuminée sur sa totalité. La luminance du dispositif 5 d’éclairage, et plus précisément de la source ou de la pluralité de sources, peut être choisie de manière à répondre aux exigences réglementaires en fonction de la nature du motif formé par l’épargne 4, et de l’information ou l’indication transmise par l’épargne 4. La lumière émise par le dispositif 5 d’éclairage est de préférence homogène, et distribuée de manière régulière, pour éviter l’éblouissement et assurer une bonne visibilité
La couche d’émail 3 peut être de toute couleur, de préférence de couleur sombre afin de faire ressortir par contraste l’épargne 4 lorsqu’elle est illuminée. La couleur peut être caractérisée par le système de paramètres L*a*b* ou CIELAB, dans lequel L* est la clarté, a* représente la valeur sur un axe vert-rouge et b* représente la valeur sur un axe bleu-jaune. Selon un mode de réalisation, la couleur de la couche d’émail perçue par l’œil humain est noire, avec le paramètre L* qui est inférieur à 10, de préférence inférieur à 8, et de préférence encore inférieur à 5, et avec les valeurs absolues de paramètres a* et b* qui sont inférieures à 1.
La source 51 de lumière peut être de type LED, par exemple choisie parmi les miniLEDS, c'est-à-dire d’un diamètre inférieur à 1mm, les microLEDs, d’un diamètre de l’ordre de quelques micromètres, par exemple de 10µm, ou les nanoLEDs, d’un diamètre typique de quelques nanomètres. Des LEDs d’un diamètre généralement compris entre 3 mm et 5mm peuvent également convenir come source de lumière. Dans ce qui suit, on utilisera le terme « LEDs » pour désigner une source de lumière de type LED.
LaFIG. 1 illustre de manière schématique une vue en coupe d’un exemple du vitrage 1 illuminable comprenant un panneau de verre feuilleté qui comprend une première feuille 2 avec la face F1 tournée du côté extérieur et la face F2 tournée vers l’intérieur. Le panneau comprend une deuxième feuille 2’ de verre, dont une première face principale dite F3 fait face à la face F2 de la première feuille 2 ; la deuxième feuille 2’ comprend de même une deuxième face principale dite F4 tournée du côté intérieur. Une couche intercalaire 30 par exemple en polymère, tel que le PVB (polyvinyle de butyral) de préférence, est entre la face F2 de la première feuille 2 et la face F3 de la deuxième feuille 2’. La couche 3 d’émail est déposée de préférence sur la face F2 de la première feuille 2 et/ou sur la face F3 de la deuxième feuille 2’. Le dispositif 5 d’éclairage est assemblé sur la face F4 de la deuxième feuille 2’ de manière à illuminer l’épargne 4. Ainsi, l’épargne 4 est visible en particulier lorsque le dispositif 5 d’éclairage est allumé pour une personne située du côté de la face F1, au travers de la première feuille 2 et de la deuxième feuille 2’.
Plus précisément, selon le mode de réalisation illustré sur laFIG. 1 , le dispositif 5 d’éclairage comprend une source 51 de lumière, par exemple directe, de type LED montée sur un support 52 fixé au châssis de la partie du véhicule sur lequel le vitrage 1 est monté. La source 51 comprend une LED 53 disposée en vis-à-vis de l’épargne 4, c'est-à-dire que la LED 53 est sensiblement centrée par rapport à l’épargne 4 dans un plan de coupe considéré. En pratique, la source 51 peut se présenter sous la forme d’une barre de LEDs. Le dispositif 5 d’éclairage comprend de plus une ou plusieurs entretoises 54 en appui d’une part sur le support 52 et d’autre part sur une face F2 ou F4 du vitrage 1, en l’occurrence la face F4 selon le présent mode de réalisation, afin de maintenir une distance fixe entre la source 51 et la face F2 ou F4. Les entretoises 54 sont par exemple fixées par collage sur la face F4.
Un diffuseur 55 peut être disposé entre la source 51 et l’épargne 4. Plus précisément, le diffuseur 55 est disposé sur le chemin d’au moins une partie des rayons lumineux de la source 51 à destination de l’épargne 4, et de manière à diffuser les rayons lumineux traversant le diffuseur 55. De préférence, le diffuseur 55 diffuse la totalité, ou au moins 90%, de la lumière émise par la ou les sources 51, c'est-à-dire qu’au moins 90% de l’intensité de la lumière émise est diffusée. Le phénomène d’éblouissement est ainsi limité. De plus, grâce notamment au diffuseur 55, la ou les sources 51 ne sont pas visibles à travers le diffuseur 55. Il est ainsi obtenu une homogénéité de l’éclairage satisfaisante pour l’œil humain.
Sur les figures 2a et 2b, on a représenté un vitrage 1 illuminable selon un premier mode de réalisation. Plus précisément, les figures respectivement 2a et 2b représentent une face F1 extérieure du vitrage 1 illuminable comprenant un dispositif lumineux respectivement dans un état allumé et dans un état éteint. Le motif de l‘épargne 4 comprend les lettres « LOGO » visibles par transparence.
Selon l’exemple des figures 2a et 2b, l’épargne 4 est positionnée dans un coin inférieur de la feuille 2. L’épargne 4 présente une dimension caractéristique d’au moins 0,1 mm. La dimension caractéristique désigne ici une dimension qui est limitante pour la formation de l’épargne 4. Cette dimension caractéristique peut correspondre à l’épaisseur des traits formant l’épargne 4, comme l’épaisseur des lettres LOGO. La dimension caractéristique est d’au plus 5 cm, et de préférence d’au plus 2cm. Par exemple, les lettres LOGO peuvent faire 2cm de hauteur sur 1 cm de largeur.
La position et la dimensions des LED 53 de la source 51 peuvent être choisies en fonction du motif et des dimensions de l’épargne 4. Notamment, le diamètre des LED peut correspondre à la dimension caractéristique de l’épargne pour des raisons d’économie. Cependant, la densité optique de la couche d’émail 3 permet de mettre en place des LED de diamètre supérieur à la dimension caractéristique de l’épargne 4, sans préjudice sur la lisibilité et/ou la visibilité du motif de l’épargne 4. Notamment, les LEDs pourront être de tailles standards, sans que la dimension caractéristique minimale de l’épargne 4 n’en soit restreinte.
Les caractéristiques de la source 51 de lumière sont choisies de manière à procurer un éclairage uniforme et homogène de l’ensemble de l’épargne 4. Ces caractéristiques peuvent notamment être le diamètre des LEDS, leur répartition et le diamètre du cône de lumière de chaque LED. LaFIG. 3 illustre un exemple de diamètre de LEDs 53 par rapport à l’épaisseur W du trait de la lettre L du motif « LOGO ». Selon l’exemple, le dispositif 5 d’éclairage comprend une pluralité de LED 53 réparties en fonction de la forme de la lettre L, mais de diamètre D supérieur à l’épaisseur du trait de l’épargne 4.
De préférence, le dispositif 5 d’éclairage n’est pas visible pour une personne à l’intérieur du véhicule. Par exemple, le dispositif 5 d’éclairage est masqué, en tout ou en partie, par une garniture de l’intérieur du véhicule.
On va maintenant décrire plusieurs exemple de vitrage 1 illuminable. Les éléments identiques à ceux de laFIG. 1 et déjà décrits ne sont pas de nouveau décrits.
LaFIG. 4 illustre de manière schématique une vue en coupe d’un exemple du vitrage 1 illuminable comprenant un panneau de verre formé d’une seule feuille 2 de verre, avec la face F1 de la feuille 2 du côté extérieur et la face F2 de la feuille 2 sur laquelle la couche 3 d’émail est appliquée. La feuille 2 selon cet exemple est par exemple en verre trempé. L’épargne 4 représentée présente deux dimensions caractéristiques notées W1 et W2, une dimension caractéristique W1 étant supérieure l’autre dimension caractéristique W2. Le dispositif 5 d’éclairage comprend une source 51 formée de deux LEDs 53 de même diamètre D. Le dispositif 5 d’éclairage comprend en outre un diffuseur 55 commun aux deux LEDs 53. Le diamètre D des LEDs 53 est par exemple choisi en fonction de W1, pour lui être sensiblement supérieur ou égal. Ainsi, l’épargne 4 est visible en particulier lorsque le dispositif 5 d’éclairage est allumé pour une personne située du côté de la face F1, au travers de la feuille 2.
LaFIG. 5 illustre de manière schématique une vue en coupe d’un autre exemple du vitrage 1 illuminable comprenant un panneau de verre feuilleté, à deux feuilles 2, 2’, présentant les quatre faces F1, F2, F3, F4 déjà décrites en référence à laFIG. 1 . Comme précédemment, l’épargne 4 représentée présente deux dimensions caractéristiques notées W1 et W2, une dimension caractéristique W1 étant supérieure l’autre dimension caractéristique W2. Le dispositif 5 d’éclairage comprend une source 51 formée de trois LEDs 53 de même diamètre D. Le dispositif 5 d’éclairage comprend en outre un diffuseur 55 distinct pour chacun des trois LEDs 53. Le diamètre D des LEDs 53 est choisi indépendamment des dimensions W1 et W2. Toutefois, le diamètre D et/ou la répartition des LEDs 53 sont choisis de sorte que l’ensemble de l’épargne 4 est atteinte par des rayons lumineux provenant des LEDs 53, pour un rendu homogène lorsque le dispositif 5 d’éclairage est allumé.
LaFIG. 6 illustre de manière une vue en coupe d’un autre exemple du vitrage 1 illuminable comprenant un panneau de verre feuilleté, à deux feuilles 2, 2’, présentant les quatre faces F1, F2, F3, F4 déjà décrites en référence à laFIG. 1 . Comme précédemment, l’épargne 4 représentée présente deux dimensions caractéristiques notées W1 et W2, une dimension caractéristique W1 étant supérieure l’autre dimension caractéristique W2. Le dispositif 5 d’éclairage comprend une source 51 formée de deux LEDs 53 chacune d’un diamètre noté D1 et D2 différent, le diamètre D1 étant supérieur au diamètre D2. Un diffuseur 55 commun aux deux LEDs 53 est disposé sur le trajet des rayons lumineux. Les diamètres D1 te D2 et la répartition des LEDs 53 sont choisis de telle sorte que l’ensemble de l’épargne 4 est éclairé par les LEDs 53.
Le vitrage 1 illuminable pourra correspondre à toute variante ou combinaison des exemples présentés. Notamment, le nombre de LEDs 53, leur dimension, leur répartition et le ou les diffuseurs 55 sont déterminés de manière à assurer un éclairage uniforme et homogène de l’ensemble de l’épargne 4.
On va maintenant décrire un procédé de fabrication d’un tel vitrage 1 illuminable.
On choisit une composition liquide émaillable, comprenant au plus 80% en masse de matière solide inorganique, et de préférence entre 55% et 65% en masse de matière solide inorganique. Cette matière solide inclut en particulier des particules comportant une fritte de verre et des pigments. La composition liquide émaillable comprend au plus 50% en masse de matière liquide. Par exemple, la fritte de verre de la composition liquide contient des particule de bismuth (Bi) et/ou de zinc (Zn) et/ou de borosilicate. De préférence, la composition liquide ne contient pas de plomb (Pb). La distribution de la taille des particules de la composition liquide émaillable notée D90, ou granulométrie maximale D90, est inférieure à 2,5µm, c'est-à-dire que 98% des particules de la composition liquide émaillable ont une taille inférieure à 2,5µm. De préférence, la taille des particules D90 est inférieure à 2 µm, voire inférieure à 1,5µm, et supérieure à 1µm.
La granulométrie de la composition liquide émaillable peut être mesurée avec un granulomètre à diffraction laser. Par exemple, un échantillon de la composition liquide émaillable est prélevé et est mélangé avec un solvent approprié afin de diluer le milieu liquide et mettre les particules en suspension dans la phase liquide. Le mélange est homogénéisé, et des gouttes prélevées avec une pipette sont placées dans le granulomètre. Par exemple, environ 30mg de la composition liquide émaillable est prélevée est placée dans un bécher ou autre récipient. Le solvent utilisé peut par exemple être une solution de rinçage de référence TCG 11537 M. Environ 20 mL sont placés dans le bécher avec la composition liquide émaillable. Le granulomètre utilisé est par exemple une machine MALVERN MASTERSIZER MS2000 ou MS3000 ; le taux d’obscurcissement peut être réglé entre 5% et 10%, et l’indice de réfraction peut être réglé à 1,43.
Les compositions d’encre 1A024 et 1A007 de la société TECGLASS peuvent convenir.
La composition liquide émaillable est déposée sur une face de la feuille 2, 2’ de verre par la technique dite de jet d’encre. Le jet d’encre consiste à déposer une couche 6 de la composition émaillable en éjectant la composition par au moins une tête 7 d’impression, et en dirigeant la ou les têtes d’impression vers les zones où l’on souhaite former la couche 3 d’émail. La ou les têtes d’impression sont montées sur une machine-outil à au moins trois axes afin de déplacer la tête 6 d’impression au-dessus de l’ensemble de la surface de la feuille 2 sur laquelle on souhaite former la couche d’émail, en l’occurrence la face F2 sur l’exemple de laFIG. 5 . Le dépôt peut toutefois être réalisé sur la face F2 de la première feuille 2 ou sur la face F3 de la deuxième feuille 2’, ou sur la face F4 de la deuxième 2’, ou sur une combinaison de deux ou trois de ces faces F2, F3, et F4, en faisant correspondre le motif de chaque épargne 4.
Pour ce procédé d’impression la ou les têtes d’impression peuvent être en position fixe et c’est la feuille de verre qui se déplace sous la ou les têtes d’impression.
Selon un mode de réalisation, la vitesse relative moyenne de la tête d’impression par rapport à la feuille de verre est comprise entre 6 et 12 m.min-1, de préférence entre 8 et 10 m.min-1et par exemple de 7 m.min-1. La distance entre la sortie de la tête 7 d’impression et la face F2, F3 ou F4 de la feuille 2, 2’ sur laquelle le dépôt est réalisé est de préférence d’au moins 0,5 mm afin d’éviter tout risque de collision avec la feuille 2, 2’. La distance maximale est par exemple de 2,5mm, et de préférence de 1,5mm.
Plus précisément, selon un exemple de réalisation, la composition liquide émaillable est déposée par jet d’encre à l’aide d’une ou plusieurs têtes 7 d’impression, situées au-dessus de la feuille 2 de verre à une distance comprise entre 0,5 et 4mm. Chaque tête 7 d’impression génère à la demande des gouttelettes 71 de volume compris entre 6 et 120 pL (picolitres). La feuille 2, 2’ de verre est présentée sensiblement à plat horizontalement, la face F2, F3 ou F4 sur laquelle la couche 3 d’émail doit être formée étant tournée vers le haut. La feuille 2, 2’ peut être en défilement continu pendant l’étape de dépôt et la ou les têtes 7 d’impression demeurent fixent dans un référentiel extérieur à la feuille 2, 2, ou à l’arrêt auquel cas la ou les têtes 7 d’impression se déplacent au-dessus de la feuille 2, 2’. Pour l’application au domaine automobile, le mode de dépôt est dit « single pass », c'est-à-dire que la composition liquide émaillable est déposée en un unique passage. Plus précisément, la feuille 2, 2’ de verre défile en continu sans s’arrêter, à une vitesse comprise entre 6 et 18 m.min-1, par rapport à la ou les têtes 7 d’impression. Le mouvement de la ou les têtes 7 d’impression est déterminé dans le référentiel lié à la feuille 2, 2’. L’éjection des gouttelettes 71 par chaque tête 7 d’impression est pilotée par un système informatique qui prend en compte le motif ou dessin de l’épargne 4 que l’on souhaite former ainsi que les dimensions, la position et le cas échéant la vitesse de défilement de la feuille 2, 2’ de verre. Le système informatique ayant connaissance de l’ensemble de ces informations peut synchroniser l’éjection des gouttelettes 71 de telle sorte que chaque gouttelette de la composition liquide émaillable atterrisse à la position requise sur la feuille 2, 2’ de verre. Le mode d’impression est dit ”goutte à la demande” ou ”Drop On Demand” (DOD) : seules les gouttelettes 71 strictement nécessaires à la formation du motif de l’épargne 4 sont générées. Ces gouttelettes 71 tombent ensuite par gravité sur la feuille 2, 2’ de verre de manière à former le motif désiré.
Selon un mode de réalisation, le volume de chaque gouttelette de composition liquide émaillable peut être adapté en fonction de la position finale de la gouttelette sur le motif de l’épargne. En particulier, avec d’éviter la formation de bourrelet du au phénomène de migration sur le bord de la couche déposée, le volume des gouttelettes sur le bord de la couche 3 d’émail peut être inférieur au volume des gouttelettes ailleurs sur la couche 3 d’émail. Par « bord de la couche 3 d’émail » on désigne ici une limite entre une zone qui comprendra, une fois la composition liquide émaillable cuite, la couche d’émail 3 opaque et une zone dépourvue de la couche 3 d‘émail, par exemple la limite entre la couche 3 d’émail et l’épargne 4, ainsi que le contour de la couche 3 d’émail. Le phénomène de migration compensant en partie la réduction de volume, la réduction d’épaisseur de la couche 3 d’émail qui pourrait se produire au niveau des gouttelettes de plus faible volume, l’opacité et le densité optique de la couche 3 d’émail ne sont pas impactées. De plus, en réduisant le volume des gouttelettes sur le bord de la couche déposée, le dépôt de la composition liquide émaillable se fait avec une plus grande précision, de sorte que le dessin du motif de l’épargne 4 est également plus nette.
Afin de maitriser l’épaisseur E1 de la couche 3 d’émail du vitrage, la composition liquide émaillable présente une viscosité d’au plus 30mPa.s à une vitesse de cisaillement de 100s-1. De préférence, la viscosité est d’au plus 25mPa.s, et de préférence entre d’au plus 20mPa.s, à une vitesse de cisaillement de 100s-1à température ambiante. Selon un mode de réalisation, la viscosité de la composition liquide émaillable est supérieure à 10mPa.s à une vitesse de cisaillement de 100s-1à température ambiante. La composition liquide émaillable est alors déposée sur une épaisseur E0 d’au plus 100µm, de préférence au plus 90µm, et de préférence encore au plus 70µm. L’épaisseur E0 de dépôt de la composition liquide émaillable est d’au moins 15µm, et de préférence supérieure à 50µm.
L’étape de dépôt peut conduire à l’éjection non contrôlée de gouttelettes dans la zone destinée à former l’épargne 4. Toutefois, de telles gouttelettes peuvent être acceptables en fonction de leur taille et de leur nombre, notamment si elles ne sont pas détectées par l’œil humain, et/ou elles ne dégradent pas significativement le motif de l’épargne 4 au point de le rendre illisible. Par exemple, de telles gouttelettes peuvent tomber dans la zone destinée à former l’épargne, mais à proximité du bord de la couche 3 d’émail, de manière à se fondre en partie avec les gouttelettes tombées dans la zone de la couche 3 d’émail, donnant un aspect irrégulier au bord de la couche 3 d’émail. Un exemple de bords irréguliers est illustré sur laFIG. 11 , décrite davantage plus loin.
Le procédé comprend également une étape de séchage afin d’éliminer tout ou partie de la matière organique de la composition liquide émaillable, afin d’obtenir une couche 3 d’émail avec une résistance mécanique élevée. Plus précisément, le séchage permet d’augmenter progressivement la température de la composition liquide émaillable, sans toutefois faire fondre les particules solides, de sorte que la majorité des composants liquides organiques, tels que les solvants et/ou les résines, s’évaporent doucement pendant le séchage en évitant la formation de bulles et conférant à la couche 3 d’émail un aspect homogène. Selon un mode de réalisation, le séchage est réalisé par chauffage IR (infra-rouges) avec flux de chaleur, à l’aide d’un tunnel ou four infra-rouge. La température de séchage est d’au moins 120°C, voire 130°C, et d’au plus 200°C, voire 180°C, pour une durée d’au moins 30s, voire 40s, et de préférence encore d’au moins 2 min.
Une fois l’étape de séchage achevée, le procédé comprend une étape de cuisson de la feuille 2 de verre revêtue de la composition liquide émaillable. La cuisson est réalisée à une température d’au moins 500°C afin d’obtenir la couche 3 d’émail et l’épargne 4. La cuisson peut être suivie d’un refroidissement brutal et rapide, afin de réaliser une trempe thermique de la feuille 2, 2’ de verre.
Dans le cas du panneau de verre feuilleté dans lequel la couche 3 d’émail est appliquée sur la face F4 de la deuxième feuille 2’, l’étape de cuisson est réalisée sur les deux feuilles 2, 2’ préalablement appairées sur un squelette afin de réaliser le bombage. Après la cuisson, les deux feuilles 2, 2’ sont éventuellement refroidies, lavées et séchées, et le cas échéant la couche 30 d’intercalaire est insérée entre les deux feuilles 2, 2’ pour réaliser le feuilletage.
Dans le cas du panneau de verre feuilleté dans lequel la couche 3 d’émail est entre les deux feuilles 2, 2’ de verre, l’étape de dépôt est réalisée sur la face F2 de la première feuille 2 et/ou sur la face F3 de la deuxième feuille 2’. L’étape de cuisson est réalisée comme précédemment, sur les deux feuilles 2, 2’ préalablement appairées sur un squelette. Après la cuisson, le procédé comprend en plus la mise en place de la couche 30 d’intercalaire et le feuilletage de deux feuilles 2, 2’.
Selon un mode de réalisation, le vitrage 1 est bombé, c'est-à-dire qu’il présente un rayon de courbure non nul. En pratique, le rayon de courbure est positif du côté destiné à être tourné vers l’intérieur du véhicule, c'est-à-dire du côté de F2 et/ou F4. A cet effet, le procédé peut alors comprendre une étape de bombage, qui est réalisée simultanément à l’étape de cuisson, après l’étape de dépôt de la composition liquide émaillable. L’étape de bombage est mise en œuvre en particulier lorsque le vitrage est destiné au domaine automobile.
Selon un mode de réalisation, le procédé est réalisé au moins en partie en défilement continu. Plus précisément, la ou les feuilles 2, 2’ de verre sont transportées sensiblement horizontalement, par exemple à plat sur la face F1, et au moins les étapes de dépôt et de séchage sont réalisées en continu, c'est-à-dire sans arrêt pendant et entre ces étapes. L’étape de cuisson peut également être réalisée en défilement continu, ou à l’arrêt.
La couche 3 d’émail ainsi obtenue sur le vitrage obtenue est illustrée sur la figures 8a. LaFIG. 8 illustre une couche 3’ d’émail type obtenue par un procédé de sérigraphie. Ces images sont réalisées dans l’épaisseur de la couche d’émail, après cuisson. Elles sont obtenues par microscope électronique à balayage MEB d’une coupe de la couche d’émail sur une surface de 10µm2. Sur les deux images, respectivement 8a et 8b, on distingue des zones les plus sombres et/ou au contour irrégulier formant des pores, respectivement 9 et 9’ et des zones plus claires et/ou au contour régulier formant des cristallites, respectivement 10 et 10’. Ainsi, on peut distinguer par exemple des pores 9 et 9’, le diamètre maximal des pores 9’ dans la couche 3’ d’émail obtenue par sérigraphie étant supérieur à celui des pores 9 dans la couche 3 d’émail selon l’invention. Différentes mesures peuvent alors être réalisées sur ces images, notamment par des techniques de traitement d’image. Par exemple, si nécessaire, les images peuvent être traitées par analyse numérique par exemple via le logiciel Matlab. Notamment, les mesures suivantes peuvent être réalisées :
- le taux de pores Tp en volume, c'est-à-dire la quantité de pores détectés sur une portion volumique de la coupe en tranche de la couche 3, 3’ d’émail;
- le taux de cristallites Tc en volume, c'est-à-dire la quantité de cristallites détectés sur une portion volumique de la coupe en tranche de la couche 3, 3’ d’émail ;
- le rayon maximal des pores (pores max radius).
Le tableau ci-dessous présentes les mesures de taux de cristallites (Tc), de taux de pores (Tp) réalisées pour huit échantillons d’émail 3 selon l’invention, numérotés #1 à #8 dans le tableau ci-dessous, et trois échantillons d’émail 3’ obtenus par sérigraphie, numérotés Réf 1 à Réf 3 dans le tableau ci-dessous. Pour chaque échantillon, la température de cuisson T, l’épaisseur E0 initiale, avant cuisson, l’épaisseur E1 finale, après cuisson, et la densité optique D sont précisées. Le ratio est également calculé.
| Tc (%) | Tp (%) | Pores max radius (µm) | Ratio Tc/Tp | T ( °C ) | E0 (µm) | E1 (µm) | D | |
| #1 | 6,8 | 5,1 | 0,55 | 1,34 | 600 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #2 | 7,6 | 3,2 | 0,65 | 2,34 | 600 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #3 | 8,0 | 6,1 | 0,75 | 1,30 | 600 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #4 | 6,4 | 5,3 | 0,65 | 1,20 | 600 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #5 | 13,6 | 7,5 | 0,65 | 1,83 | 620 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #6 | 14,7 | 8,5 | 1 | 1,72 | 620 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #7 | 14,0 | 10,0 | 1,2 | 1,40 | 620 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| #8 | 11,4 | 7,6 | 1 | 1,50 | 620 | 60 | 12,5 à 13,5 | > 6,1 |
| Réf 1 | 13,2 | 2,5 | 1,25 | 5,19 | 600 | 25 | 12 à 14 | 4 |
| Réf 2 | 17,2 | 4,8 | 1,4 | 3,57 | 600 | 25 | 12 à 14 | 4,1 |
| Réf 3 | 17,7 | 3,1 | 1 | 5,80 | 620 | 25 | 12 à 14 | 4,3 |
Ainsi, le ratio pour les échantillons #1 à #8 d’émail 3 conforme à l’invention est inférieur à 3, et par exemple supérieur à 1, et le taux Tp de pores est de préférence inférieur à 15%. Le ratio pour les échantillons Réf 1 à Réf 3 de sérigraphie est supérieur à 3.
Sur les figures 9a et 9b, il a été illustré le profil de rugosité Ra mesuré respectivement sur un couche d’émail obtenue par sérigraphie et une couche d’émail selon l’invention, avec un rugosimètre Taylor Hobson. Le profil de rugosité de la couche d’émail obtenue par sérigraphie (FIG. 9 ) présente un motif qui se répète : on peut en effet identifier des pics et des creux qui se répètent selon un fréquence d’environ 4 à 5 pics tous les millimètres, avec une rugosité maximale (Rz) supérieure à 5µm et une hauteur totale (Rt) supérieure à 8µm. Un tel motif est typique du maillage de l’écran utilisé en sérigraphie. Par comparaison, le profil de rugosité de la couche d’émail selon l’invention (FIG. 9 ) ne présente pas un tel motif, mais un profil de bruit, avec une rugosité maximale (Rz) inférieure à 1,5µm.
Grâce notamment au dépôt par jet d’encre de la composition liquide émaillable aux caractéristiques précitées, le motif de l’épargne 4 peut être réalisé avec une précision accrue, de sorte que les contours de l’épargne 4 sont nets. L’effet de flou pour l’œil humain est alors très limité, voire inexistant. Le confort est amélioré.
Le vitrage 1 illuminable peut ainsi être utilisé aussi bien dans un but informatif que dans un but purement décoratif.
Selon un mode de réalisation, la couleur de la lumière émise par le dispositif 5 d’éclairage peut reprendre le code couleur des feux du véhicule, comme rouge pour le freinage, blanc pour la marche arrière, ambre pour des indications relatives au fonctionnement du véhicule à destination du conducteur, rouge pour les feux arrières.
Ainsi, selon un mode de réalisation, l’épargne 4 complète les feux du véhicule, tels que les feux de stop, les clignotants avant ou arrière, les feux de recul, les feux antibrouillard, etc…. Par exemple, le vitrage 1 comprenant la couche 3 d’émail et l’épargne 4 peut être mis en place en tant que lunette arrière d’un véhicule. Le motif de l’épargne 4 peut alors être choisi pour apporter une indication de rappel aux véhicules qui suivent, comme un rappel de clignotant, de recul, ou une information supplémentaire comme une panne ou le fait d’être trop proche. La commande du dispositif 5 d’éclairage peut être actionnée de la même manière, et/ou simultanément, aux feux du véhicule.
LaFIG. 10 représente une vue schématique de face d’un côté extérieur d’un véhicule 100 automobile comprenant un vitrage 1 illuminable dans un deuxième mode de réalisation de l’invention, dans lequel le vitrage 1 illuminable est le parebrise 101 du véhicule. Le parebrise 101 comprend dans un coin inférieur, du côté droit lorsque le véhicule est vu de face comme sur laFIG. 10 , un symbole réalisé par une couche 3 d’émail comprenant une épargne 4 tels que présente ci-dessus, dont une vue de détail est donnée sur laFIG. 10 . Selon l’exemple, la couche 3 d’émail et l’épargne 4 forment une flèche, et est visible depuis l’extérieur. La flèche peut alors former un rappel de clignotant : la flèche peut être illuminée de manière fixe ou clignotante, pour indiquer l’intention de tourner, à la manière d’un clignotant.
En général, le pare-brise 101 présente une fritte formant un cadre 102 de couleur noire sur tout ou partie de sa périphérie. La couche 3 d’émail peut alors se fondre dans le cadre 102 noir, de manière à donner une impression de continuité du cadre 102 noir. La couche 3 d’émail et l’épargne 4 peuvent toutefois être réalisées n’importe où sur le pare-brise 101, en respectant les exigences en matière de visibilité pour le conducteur. Le cadre 102 noir peut être réalisé de la même manière que la couche 3 d’émail, c'est-à-dire par le même procédé de dépôt par jet d’encre de la composition liquide émaillable présentée plus haut, ou par d’autres techniques à partir d’autres matériaux.
LaFIG. 11 représente une vue schématique de face d’un côté extérieur d’un véhicule 100 automobile comprenant un vitrage 1 illuminable dans un troisième mode de réalisation de l’invention, dans lequel le vitrage 1 illuminable est le parebrise 101 du véhicule. Le pare-brise 101 comprend comme précédemment un cadre 102 noir, dont un bord 103 supérieur est dit dégradé, formé par la couche 3 d’émail et l’épargne 4 de manière à dessiner une pluralité d’éléments ponctuels, distincts, par exemple des formes 4a sensiblement carrés ou et/ou rectangulaires qui alternent avec des formes 3a carrées et/ou rectangulaire de couches 3 d’émail, dans un but décoratif, comme illustré sur la vue de détail de laFIG. 11 . Selon cet exemple, l’épargne 4 est débouchante, en ce qu’elle n’a pas de contour fermé par la couche 3 d’émail.
LaFIG. 12 représente dans un quatrième mode de réalisation selon l’invention une vue schématique extérieure, de côté, d’un véhicule 110 comprenant des vitrages 1 illuminables, qui sont fixes, et qui sont notamment des vitrages 111 latéraux tels que les vitrages fixes des portières avant et les custodes, le vitrage 112 de la lunette arrière et le parebrise 113. Les vitrages 111, 112 et 113 peuvent présenter un clair de vitre 114 et sur une face F2 ou F4 un cadre 115 noir dans lequel la couche 3 d’émail comprenant l’épargne 4 est fondue.
LaFIG. 13 représente dans un cinquième mode de réalisation selon l’invention une vue schématique extérieure, de côté, d’un véhicule 120 de type mobil-home ou camionnette comprenant des vitrages 1 illuminable sur des vitrages 121 latéraux fixes et sur le pare-brise 122, comprenant la couche 3 d’émail et l’épargne 4.
LaFIG. 14 représente dans un sixième mode de réalisation selon l’invention une vue schématique extérieure et partielle, en perspective de dessus, d’un véhicule 130 comprenant un vitrage 1 illuminable sur le vitrage du pavillon 131 de toit.
Claims (15)
- Vitrage (1) illuminable de véhicule, comprenant au moins une feuille (2, 2’) de verre avec au moins une couche (3) d’émail opaque d’épaisseur (E1) d’au plus 20 µm, la couche (3) d’émail comportant une fritte de verre fondue, des pigments et avec au moins une épargne (4) dessinant un motif, la couche (3) d’émail ayant une densité optique d’au moins 5 et un paramètre de rugosité Ra inférieure à 0,3 µm sur une longueur de mesure de 10mm avec un filtre gaussien de 0,8mm.
- Vitrage (1) selon la revendication précédente dans lequel l’épaisseur est d’au plus 18µm et même d’au plus 15µm et de préférence la densité optique est d’au moins 5,5.
- Vitrage selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel la couche (3) d’émail opaque comprend des cristallites (10) et des pores (9) et présente un ratio
entre un taux de cristallites Tc en volume et un taux de pores Tp en volume qui est inférieur à 3, avec de préférence un taux de pores inférieur à 15% en volume. - Vitrage l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche (3) d’émail opaque présente une colorimétrie L*a*b* avec une valeur L* inférieure à 10, et des paramètres a* et b* de valeur inférieure à 1.
- Vitrage (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant un dispositif d’éclairage (5) émettant un rayonnement lumineux visible apte à illuminer l’épargne (4), ledit dispositif (5) d’éclairage comprenant au moins une source (51) de lumière disposée en vis-à-vis de ladite épargne (4), et dans lequel le dispositif d’éclairage (5) est assemblé à la feuille (2, 2’) de verre par une face F2 ou F4 de la feuille (2,2’) de verre qui est destinée à être tournée vers l’intérieur du véhicule.
- Vitrage (1) selon la revendication précédente, dans lequel la source (51) de lumière est choisie parmi les miniLEDs, les microLEDs ou les nanoLEDS.
- Vitrage (1) selon la revendication 5 ou 6, dans lequel le dispositif d’éclairage (5) comprend au moins un diffuseur (55) disposé entre la source (51) de lumière et l’épargne (4).
- Vitrage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche (3) d’émail opaque est réalisée sur tout ou partie du long d’un bord périphérique de la feuille (2, 2’) de verre et en particulier formant une bande de largeur dans une gamme allant de 2 à 10 cm.
- Vitrage (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le vitrage (1) est destiné à être mis en place en tant que vitrage latéral fixe, notamment custode, ou lunette arrière ou parebrise du véhicule.
- Procédé de fabrication d’un vitrage (1) illuminable notamment de véhicule selon l’une quelconque des revendications précédentes, la couche (3) d’émail étant réalisée par une étape de dépôt sur la feuille (2, 2’) de verre d’une composition liquide émaillable incluant des particules comportant une fritte de verre et des pigments, suivie d’une étape de cuisson, le procédé étant caractérisé en ce qu’il comprend :
- le dépôt par jet d’encre sur la feuille (2, 2’) de verre de la composition liquide émaillable comprenant au plus 80% en masse de matière solide inorganique incluant des particules comportant une fritte de verre et des pigments, et comprenant au plus 50% en masse de matière liquide, la composition liquide étant déposée sur une épaisseur (E0) au dépôt d’au plus 100µm et au moins 15µm, présentant une viscosité d’au moins 5mPa.s à une vitesse de cisaillement de 100s-1à température ambiante, et ayant une distribution de diamètre de particules D90 inférieure à 2,5µm et au moins 1 µm ;
- un séchage éliminant tout ou partie de matière organique ;
- la cuisson de la feuille (2, 2’) de verre pour la formation de ladite couche (3) d’émail opaque comprenant ladite au moins une épargne (4) illuminable à partir de la composition liquide émaillable.
- Procédé selon la revendication précédente, dans lequel le dépôt et le séchage sont réalisés par défilement du vitrage (1) en continu, horizontalement.
- Procédé selon la revendication 10 ou la revendication 11, dans lequel l’épaisseur (E0) au dépôt de la composition liquide est supérieure à 50 µm.
- Procédé selon l’une quelconque des revendications 10 à 12, dans lequel le dépôt par jet d’encre est réalisé par une technique dite « gouttes à la demande » dans laquelle des gouttes de la composition liquide émaillable sont déposées sur la feuille (2, 2’) de verre en fonction du motif de l’épargne (4).
- Procédé selon l’une quelconque des revendications 10 à 13, dans lequel le séchage est par chauffage par ondes infra-rouges avec flux de chaleur, et est réalisé à une température d’au moins 120°C et d’au plus 200°C pendant au moins 30s.
- Procédé selon l’une quelconque des revendications 10 à 14, comprenant l’assemblage d’un dispositif (5) d’éclairage avec ladite au moins une feuille (2, 2’) de verre par une face F2 ou F4 de la feuille de verre (2, 2’) qui est destinée à être tournée vers l’intérieur du véhicule, le dispositif (5) d’éclairage comprenant au moins une source (51) de lumière et un support (52), la source (51) de lumière étant disposée en vis-à-vis de l’épargne (4).
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Citations (4)
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|---|---|---|---|---|
| EP1234752A1 (fr) | 2001-02-26 | 2002-08-28 | Compagnie Plastic Omnium | Encadrement de vitre d'habitacle de véhicule automobile et ouvrant comportant un tel encadrement |
| FR3044971A1 (fr) * | 2015-12-14 | 2017-06-16 | Saint Gobain | Pare-brise feuillete de vehicule avec signaletique lumineuse interne. |
| WO2017103427A1 (fr) | 2015-12-16 | 2017-06-22 | Saint-Gobain Glass France | Pare-brise feuilleté de véhicule avec signalétique lumineuse interne. |
| WO2020089288A1 (fr) | 2018-10-31 | 2020-05-07 | Saint-Gobain Glass France | Vitrage lumineux pour véhicule automobile. |
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2024
- 2024-08-21 FR FR2409025A patent/FR3165692A1/fr active Pending
-
2025
- 2025-08-12 WO PCT/EP2025/073078 patent/WO2026041492A1/fr active Pending
Patent Citations (4)
| Publication number | Priority date | Publication date | Assignee | Title |
|---|---|---|---|---|
| EP1234752A1 (fr) | 2001-02-26 | 2002-08-28 | Compagnie Plastic Omnium | Encadrement de vitre d'habitacle de véhicule automobile et ouvrant comportant un tel encadrement |
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| WO2017103427A1 (fr) | 2015-12-16 | 2017-06-22 | Saint-Gobain Glass France | Pare-brise feuilleté de véhicule avec signalétique lumineuse interne. |
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Also Published As
| Publication number | Publication date |
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