OA21417A - Instrument pour écriture manuscrite de portées musicales. - Google Patents
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Abstract
La présente invention concerne une règle pour écriture manuscrite de portées musicales permettant d'ordonner et de structurer l'écriture musicale manuscrite. Elle comporte dix lignes (4) scindées en deux groupes superposés de cinq lignes parallèles et équidistantes (a), espacées par une distance réglementaire pouvant permettre de reconnaître un système de portée ordonné et cohérent. A gauche des deux groupes de portées sont placées respectivement une clé de Sol (2), une clé d'Ut (1) et une clé de Fa (3). Une graduation (5) sur les bords permet de mesurer la longueur des portées.
Description
DESCRIPTION DE L’INVENTION
Instrument pour écriture manuscrite de portées musicales
La présente invention concerne une règle qui permet d'ordonner et de structurer l’écriture manuscrite de la musique. Se rapportant au domaine de la musique qui compte plusieurs filières (le solfège, l’harmonie, l’instrumentation, etc.), ladite règle est favorable au système de portée musicale ; applicable notamment dans l’éducation, ou l’enseignement de la musique.
Le solfège est une méthode d'apprentissage de la théorie musicale, qui permet de lire, d'écrire et de jouer de la musique. Il est basé sur un système de notation musicale, qui utilise des symboles pour représenter les notes, les rythmes et les autres éléments musicaux. Dans le solfège, la portée est un ensemble de cinq lignes horizontales et parallèles, et de quatre interlignes sur lesquelles on écrit et lit la musique. La portée est donc destinée à recevoir les figures de notes et de silences, les clés, les altérations, et quelques autres symboles annexes. La portée est divisée en mesures grâce à des barres de mesure. Cela permet d'en faciliter la lecture et de structurer l'écriture musicale. Dans une mesure, elle comporte des temps ; un temps fort ou faible.
Les clés sont des symboles qui indiquent la hauteur des notes sur la portée. Les clés les plus courantes sont la clé de Sol et la clé de Fa. La clef indiquée en début de portée ou dans le cours du morceau, permet de donner le nom des notes placées sur la portée. Ainsi, la clef de Sol indique la note Sol sur la portée : ce sera la note placée sur la deuxième ligne de la portée. A partir de cette indication, il sera facile d'en déduire les autres notes, celles qui suivent et précèdent le Sol. Il en est de même pour la clef de Fa.
La portée musicale comporte des notes qui sont les sons de base de la musique représentées par des symboles appelés têtes de note. Il existe sept notes de base (do, ré, mi, fa, sol, la, si) et différentes altérations (dièses et bémols) qui modifient leur hauteur. Les notes et les silences sont caractérisées par les rythmes qui en constituent les différentes durées et représentées par des symboles tels que les noires, les croches et les blanches. Les combinaisons de notes jouées simultanément ou accords et leur enchaînement donnent l’harmonie de la musique. Enfin, les différentes formes et organisations des notes, rythmes et harmonies
[2] contribuent à déterminer les structures musicales qui permettent de donner cohérence et sens à la musique.
Pour l’écriture de la musique les feuilles à portées ou papier à musique sont souvent utilisées. Le papier imprimé de portées, disponible en ligne est reproduit, avec un logiciel de musique, à l’aide d’une imprimante. C’est la technique la plus utilisée dans le système éducatif de nombreux pays, notamment en Côte d’ivoire. Cependant, le papier à musique présente l’inconvénient d’être préimprimé et de laisser moins d’espace pour autres écritures alphabétiques en dehors des notes de musique pour les cours de musique. D’où les surcharges et ratures qui sont constatées dans les manuels proposés aux apprenants et qui rendent encore difficile l’assimilation des cours de musique.
La règle ordinaire peut être utilisée pour l’écriture des portées musicales. Il revient alors à l’utilisateur de tracer manuellement les portées musicales avant l’écriture des notes musicales. Toutefois, le principal inconvénient de cette technique est que l’usage de la règle est fastidieux ; les lignes dessinées avec ce dispositif ne sont pas toujours équidistantes et parallèles, il faut beaucoup de dextérité pour y arriver. Alors que les plus petits ou jeunes apprenants n’ont pas toujours l’habileté de tracer correctement des lignes parallèles et équidistantes.
De nombreux instruments ont été mis en œuvre afin de s’affranchir de ces difficultés et écrire plus facilement la musique.
Il est connu à cet effet des instruments pour l’écriture de portées musicale, telle que la règle à transposer la musique, comparable à une règle à calcul décrite dans la demande de brevet numéro FR1391999A. Ladite règle est utilisée en association d’abord avec un xylophone dont les plaques vibrantes, parallèles les unes aux autres sont réparties suivant un alignement transversal unique, à un demi ton d'intervalle, cet ensemble ayant pour propriété essentielle de permettre, sans transposition préalable, d'exécuter dans n'importe quelle tonalité un morceau lu dans la notation originale, soit par exemple en do majeur ; ensuite la conjugaison d'une telle association avec un mécanisme à sténotyper la musique, tel par exemple que celui qui se trouve décrit dans la demande de Brevet d'invention numéro 936.925 et qui met en lumière le perfectionnement des machines à écrire la musique ; enfin avec une planche à transposer dans laquelle les deux éléments de la règle à transposer sont constitués par deux portées identiques, horizontales, superposées, celle du dessous dépassant de part et d'autre celle du dessus, et décalées l'une par rapport à l'autre d'un nombre entier de demi-tons, correspondant à la transposition proposée.
[3]
Toutefois, ces instruments sont plus pratiques pour des professionnels plus ou moins aguerris et inadaptés pour les apprenants.
Il est également connu la réglette Musigraf qui est un instrument d’origine allemande, qui sert à tracer une portée de cinq lignes parallèles et équidistantes à partir de trous et d'espaces préfigurés dans la règle. Cependant, cette règle est difficile d’accès. De plus, l’usage de cette règle ne permet de tracer que cinq lignes, elle n’est pas configurée pour prévoir les clés et son déplacement lors du tracé des portées exige un effort musculaire.
Il existe le stylo traceur de portées musicales sur papier, encore appelé Noligraph. Il est composé de cinq mines échangeables. Il permet de tracer directement à la main sur une feuille, des portées ayant une hauteur d’environ 10 mm, et 2 mm d’équidistance entre les lignes parallèles. Cependant, tout comme l'instrument précédent, ce stylo n’est pas d’accès courant, et la technique d’écriture présente l’inconvénient de rendre difficile le traçage des portées horizontales. En outre, elle ne prévoit pas d'espace réservé aux clés.
Tous les instruments et méthodes d’écriture musicale décrits plus haut malgré leur efficacité manquent d’efficience et d’ergonomie. En effet, ils ne prévoient pas de disposition pour l’écriture des clés, présentent des difficultés d'utilisation et sont configurés pour une surface d’écriture donnée et restreinte, le papier notamment.
L’objectif de la présente invention est de remédier à tous les problèmes, limites ou insuffisances énumérés ci-dessus, en proposant aux amateurs et professionnels de la musique un autre type d'instrument plus commode et ergonomique permettant d’écrire et structurer facilement les portées musicales sur plusieurs types de surface et d'éviter ainsi les surcharges et les ratures.
La présente invention permettant d’atteindre ce but est une règle ou traceuse d'une longueur et d'une largeur données, peu épaisse, faite en un matériau compact, rigide ou souple, qui permet d’ordonner et de structurer l’écriture manuscrite de la musique. La règle selon l’invention comporte dix sillons linéaires et parallèles repartis en deux groupes superposés de cinq sillons et trois autres formes à l’extrémité gauche des sillons, préfigurant les lignes et les clés des portées musicales. Les sillons ainsi que les groupes qu'ils constituent sont parallèles et équidistants d’une distance réglementaire suffisante pour éviter les encombrements et les
[4] surcharges. Les formes préfigurant les clés sont disposées suivant les deux groupes de portée comme suit :
- Une clé de Sol pour le premier groupe, située en haut ;
- Une clé d'Ut placée dans le centre de la portée et plus déportée vers la gauche, pour l’écriture de certains instruments,
- Une clé de Fa pour le deuxième groupe, située en bas, juste en-dessous de la clé de Sol.
Cette configuration de l’instrument selon l’invention permet de le poser sur n’importe quel type de surface, grande ou petite pour tracer en déplaçant simplement un moyen pour écrire dans les sillons et préfigurations, un système de deux portées ordonnés et cohérentes, constitué de deux ensembles de cinq lignes horizontales et parallèles, assorties de clefs, sur lesquelles on peut écrire et lire les figures de notes et les clés. Les préfigurations des lignes et clés en forme de sillons ont des dimensions assez suffisantes pour y insérer et faire glisser ou déplacer facilement un moyen pour écrire.
L’instrument pour écriture de la musique selon l’invention porte sur chacun de ses bords longitudinaux, une graduation permettant de mesurer la longueur des portées écrites. Pour un groupe musical (orchestre, chorale, etc.), l’espace réservé aux clés et la disposition des portées permettent aux compositeurs d’écrire dans de bonnes conditions pour les différentes voix dont dispose son ensemble vocal.
Cette invention présente l’avantage de tracer facilement et au besoin, des systèmes de portées et de gagner du temps. Son utilisation est commode dans l’enseignement et l’écriture de la musique.
Par rapport aux autres méthodes, l’invention est adaptée aux réalités que vivent les apprenants dans le domaine de l’écriture de la musique.
Par rapport à la feuille à portée, l'invention apporte des améliorations au problème de l’inadaptation des espaces figés engendrés par la disposition des portées déjà imprimées grâce à l’espace réservé pour le tracé manuscrit des portées qu’elle contient.
Quant à l’usage de la règle ordinaire, l’invention permet de résoudre le problème de la symétrie des lignes grâce aux sillons parallèles et équidistantes qui la composent.
Contrairement aux réglettes Musigraf et Noligraf, la règle pour système de portée a un espace réservé pour dessiner les clés.
[5]
La présentation de la description détaillée qui suit, à travers un mode de réalisation préféré représenté par la figure 1 de la planche unique permettra de faire apparaître les autres avantages et caractéristiques de l’invention.
La figure 1 de la planche unique est une vue d’ensemble de l’instrument pour écriture de la musique conforme à l'invention.
Dans un mode de réalisation préféré non limitatif, l’invention est une forme de règle ou traceuse construite en matière plastique conçue pour ordonner et structurer l’écriture manuscrite de la musique sur une feuille de format A4. L’instrument mesure environ 40 cm de long, pour une portée de 25 cm, une largeur pouvant varier de 6 à 12 cm et une épaisseur de 2 à 3 mm.
L’instrument conforme à l'invention comporte dix sillons linéaires, parallèles et équidistantes de 2 à 10 mm (a), scindés en deux groupes superposés de cinq sillons (4) séparés d’un intervalle de 5 à 13 mm (b). A l’extrémité gauche des lignes sont disposées les préfigurations des clés. On dénote ainsi une clé de Sol (2) pouvant mesurer 1,5 à 5,2 cm de hauteur, une clé d’Ut (1), située entre les deux portées et totalement décalé à l’extrême gauche et mesurant entre 0,8 et 4 cm de hauteur pour l’écriture de certains instruments et enfin une clé de Fa (3), située en dessous de la clé de Sol (2), au commencement de la deuxième portée. Sur les bords longitudinaux, sont indiquées des graduations (5) qui permettent de mesurer la longueur des portées écrites.
Pour écrire les notes de musique, l’instrument selon l’invention est utilisé pour dessiner d’abord un système de deux portées en posant ledit instrument sur une feuille de papier de format A4 et en déplaçant simplement le bout d’un stylo à bille ou d’un crayon dans les sillons qui préfigurent les lignes et les clés. Ensuite, on écrit sur les portées dessinées, les figures de notes qui peuvent être enfin lues pour exécution et transposition.
Dans un mode de réalisation préféré, l’instrument conforme à l’invention peut être configuré pour avoir un format permettant de reproduire les portées et les clés sur une surface plus grande telle un tableau pour offrir de meilleures commodités d’apprentissage de la musique.
Claims (4)
1- Instrument pour écriture manuscrite de portées musicales, caractérisé en ce que ledit instrument est une règle comportant dix sillons et trois autres formes préfigurant les lignes (4) et les clés (1, 2 et 3) d’une portée musicale et permettant d’abord de reproduire lesdites portées et clés sur tous types de surfaces, petites et grandes à l’aide d’un moyen pour écrire, et d’ensuite écrire, ordonner et structurer les notes musicales sur les portées reproduites, et en ce que les dix sillons (4) sont repartis en deux groupes superposés de cinq sillons parallèles et équidistants d’une distance réglementaire (a ; b) suffisante pour éviter les encombrements et les surcharges pour reproduire un système de portée ordonné et cohérent, formant un système de portée musicale.
2- Règle pour écriture de la musique selon la revendication 1, caractérisée par ce que les préfigurations des lignes (4) et clés (1, 2 et 3) sont des sillons linéaires configurés pour y insérer et faire glisser ou déplacer facilement un moyen pour écriture.
3- Règle pour écriture musicale selon la revendication 1, caractérisée en que les clés (1,2 et 3) sont disposées à l’extrémité gauche des portées de la façon suivante :
- une clé de Sol (2) pour le premier groupe ou première portée, situé en haut ;
- une clé d'LIt (1) placée entre les deux portées et plus décalée vers la gauche, pour l’écriture de certains instruments de musique ;
- et une clé de Fa (3) pour le deuxième groupe ou deuxième portée, située en bas et en dessous de la clé de Sol (2).
4- Instrument pour écriture de la musique selon l’une quelconque des revendications, caractérisé en ce que ledit instrument porte sur chacun de ses bords longitudinaux, une graduation (5) permettant d’apprécier la longueur des portées écrites.
Publications (1)
| Publication Number | Publication Date |
|---|---|
| OA21417A true OA21417A (fr) | 2024-06-05 |
Family
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