"DISPOSITIF DE MESURE DU DEFILEMENT D'UNE CHAINE"
La présente invention est du domaine de la métrologie appliquée notamment à la navigation et elle a pour objet un dispositif de contrôle du défilement d'une chaine ou autre cable passant autour - d'une poulie, et notamment d'une chaine d'amarrage passant autour de la poulie d'un "guindeau".
Le but de la présente invention est de proposer des moyens simples fiables et peu coûteux pour permettre aux commandants de bateaux soit de mesurer Q le "fond" d'un lieu de mouillage, soit celui-ci étant connu de débiter une longueur de chaine appropriée à un bon ancrage, en fonction de la profondeur du fond.
Selon la présente invention un dispositif de mesure, dit compteur, du défilement d'une chaine, ou autre cable, passant autour d'un organe rotatif du genre poulie en relation avec des moyens pour générer une impulsion électrique, dit signal primaire, chaque fois que la poulie a tourné d'un certain angle et fournir ainsi grâce à un compteur électronique d'impulsions, un moyen o de mesure de la longueur de chaine ayant défilé, caracté¬ risé d'une manière générale en ce qu'il comprend pour agir en combinaison :
- un diviseur qui divise par un coefficient formé d'un nombre entier compris entre un et dix la fréquence des im- 5 pulsions primaires, le dit coefficient pouvant être choisi lors du montage du dispositif, en fonction du développement de la poulie compris entre 0,1 et 1 mètre par tour,
- un compteur numérique recevant les dites impulsions de sortie, comprenant deux unités en série de 0 compteur-décompteur, reliées chacune, par un décodeur à un afficheur à sept segments,
- un second générateur d'impulsions à fréquence relative¬ ment basse, le dit second générateur pouvant, par l'inter¬ médiaire d'un inverseur avec position neutre, débiter des 5 impulsions soit positives soit négatives dans la première unité de compteur en vue de soit 1' incrémenter soit le
décrémenter,
- des moyens, sous la dépendance des dits compteur-décompteurs, pour, lorsque les deux unités sont à zéro, faire fonctionner un générateur de signal sonore (buzzer) et/ou agir sur un relai de puissance.
Dans un mode préféré de réalisa¬ tion du dispositif précité le signal primaire résulte de la fermeture d'un capreur magnétique de proximité a fonction de microrupteur, fermeture consécutive au passage d'une pièce aimantée fixée sur la poulie, le capteur étant supporté par le bâti du motoréducteur d'entraînement de la poulie, ou par toute autre partie fixe.
La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaîtront à la des- cription qui va être faite d'une forme préférée de réalisa¬ tion, en relation avec les figures des planches annexées, dans lesquelles :
- la fig.l illustre en perspec¬ tive un guindeau équipé d'un appareil de contrôle relevant de l'invention,
- la fig.2 est un tableau synop¬ tique des fonctions du dispositif de la figure précédente, et
- la fig.3 est un schéma électro- nique correspondant au synoptique précité.
Sur la fig.l un guindeau 1, ou autre treuil, est essentiellement constitué d'un treuil manuel ou d'un motoréducteur 2 et d'une poulie à gorge 3 autour de laquelle passe une chaine 4 ; on a représenté par 6 un capteur magnétique supporté par le bâti du motoré¬ ducteur, ce capteur étant placé en regard du trajet d'une pastille aimantée fixée sur la poulie ; on a représenté par 7 une boîte de relai de commande du motoréducteur, et par 8 une ligne a six fils reliant le guindeau à l'ensemble électronique contenu dans un boîtier 10 ; on remarque sur le boîtier 10 l'arrivée des six fils de la ligne 8 ; on
y remarque également un interrupteur de marche-arrêt 13, la présence de deux afficheurs numériques 12, et d'un levier 14 de commutateur à trois positions.
Sur la fig.2, on a représenté à l'intérieur du trait mixte 20 l'ensemble des organes électroniques du boîtier 10 de la figure précédente ; le passage de la pastille 19 fixée à la poulie 3, en regard du capteur 6 à microrupteur génère une impulsions qui est mise en forme dans un filtre 21, puis introduite dans le diviseur programmable 22 ; les impulsions délivrées par le diviseur sont adressées à un premier étage de compteur- décompteur 23 puis à un second étage 24 ; chaque compteur- décompteur affiche son état respectivement sur un afficheur à sept segments 27, 28 par l'intermédiaire de décodeurs 25, 26. L'entrée du compteur-décompteur 23 reçoit également des impulsions d'un second générateur d'impulsions 29 à fréquence relativement basse, par l'intermédiaire d'un commutateur 30 à position neutre placé sous la dépendance du levier 14 du boîtier ; suivant la position du levier de part et d'autre de sa position neutre, les impulsions incrémentent ou décrémentent les compteurs-décompteurs 23 et 24. Une sortie du second étage 24 de compteur-décompteur, est reliée à un bistable 31 actif lorsque le second étage 24 prend la valeur zéro ; le passa- ge du bistable en position, active peut actionner un buzzeur 32 et un relais de commande 33 destiné à commander un relais de puissance l'alimentation du guindeau. Une alimen¬ tation 35 recevant du 12 (ou 24) volt continu, fourni la puissance de fonctionnement à l'ensemble des organes élec- troniques du boîtier.
On reconnaît dans les six lignes traversant le trait mixte les six lignes reliées au boîtier 10 sur la fig.l, à savoir deux lignes d'alimentation 11, deux lignes de signaux 15, et deux lignes de commande 16. Le schéma électronique de la
fig.3 parfaitement compréhensible pour l'homme de l'art dès lors que les composants intégrés y figurent avec leurs références du commerce est donné aux fins de parfaire la suffisance de la description. Revenant à la fig.2, on remarque que la programmarion du diviseur 22, qui constitue en fait l'étalonnage du compteur en fonction du développement de la poulie du guindeau, est opérée. ar le moyens de contacts permanents 36 dont un ou plusieurs sont refermés lors du montage du circuit, et auxquels il n'est normalement pas possible d'accéder lorsque le boitier 10 est refermé; cette disposition garantit l'invariabilité de l'étalonnage.
La présente invention trouve son application dans l'ancrage de bateaux mais aussi chaque fois que l'on désire mesurer ou prédéterminer un défilement de chaine ou autre cable ; il est évident que dans le cas où des mesures supérieures à quatre vingt dix neuf mètres devraient être envisagées, on devrait adjoindre un troi¬ sième étage de compteur-décompteur. Bien que l'on ait décrit et re¬ présenté une forme préférée de réalisation, il doit être compris que la portée de la présente invention n'est pas limitée à cette forme mais qu'elle s'étend à tout dispo¬ sitif comportant les caractéristiques ennoncées plus haut.