TITRE : Dispositif d'étanchéité entre une cloison et un appareillage placé devant une ouverture formée dans la cloison.
La présente invention concerne un dispositif d'étanchéité entre un élément de cloisonnement de deux zones distinctes et un appareillage déterminé, placé devant une ouverture pratiquée dans ladite cloison.
Dans certains domaines, comme celui de l'automobile, on cherche souvent à réaliser l'étanchéité d'appareillages fixés sur des cloisons support par l'intermédiaire d'un joint d'étanchéité disposé sur le pourtour de l'ouverture de la cloison et contre lequel sera appliqué le pourtour correspondant de l'appareillage, destiné à traverser ladite ouverture de manière à mettre en communication lesdites zones entre elles disposées de part et d'autre de la cloison.
C'est de cette manière que les groupes répartiteurs d'air de chauffage et/ou de ventilation et/ou de conditionnement sont fixés sur une cloison, constituant une interface ou tablier, réalisée généralement en tôle métallique, et disposée entre l'habitacle d'un véhicule automobile et un coffre moteur.
De cette manière, est assurée l'étanchéité d'entrée ou de sortie d'air entre l'habitacle du véhicule et son extérieur. De manière également connue, ce type de joint est obtenu par découpe dans une mousse de polyuréthanne collée ensuite sur les composants.
Par ailleurs, il est également connu d'insonoriser au moins l'un des côtés de l'interface métallique ou tablier par application d'un revêtement d'insonorisation.
Dans la zone de l'ouverture destinée à l'installation du groupe répartiteur d'air de chauffage et/ou de ventilation et/ou de conditionnement, il est connu de pratiquer dans le revêtement d'insonorisation, une découpe de dimensions supérieures à celles de l'ouverture de manière à dégager le pourtour de celle-ci et permettre l'application d'un joint d'étanchéité s'interposant entre une zone périphérique de ladite ouverture, rendue libre et
une zone correspondante de l'appareillage à fixer, en l'occurrence à un répartiteur d'air de chauffage et de ventilation.
L'art antérieur qui vient d'être cité est illustré à la Figure 1 où l'on voit un appareillage a qui est appliqué contre un tablier b par l'intermédiaire d'un joint en mousse de polyuréthanne c disposé autour d'une ouverture d du tablier b, celui-ci ayant reçu par ailleurs un revêtement d'insonorisation e dans lequel a été pratiqué une ouverture f de manière à permettre l'application du joint c contre le tablier b. Le revêtement d'insonorisation e est également en polyuréthanne mais revêtu sur sa face apparente d'une peau en caoutchouc dense g.
On comprend bien qu'une telle façon de procéder présente bon nombre d'inconvénients, l'un d'eux étant provoqué par le fait que le revêtement d'insonorisation étant découpé selon des dimensions bien plus grandes que celles de l'ouverture d de la cloison b, il en résulte une zone non insonorisée entre le joint c et le revêtement d'insonorisation e, cette zone non insonorisée étant précisément constituée par l'ouverture f pratiquée dans le revêtement e.
De plus, cette solution implique, non seulement la fabrication d'un joint distinct mais également une manutention supplémentaire consistant à l'encoller et à le mettre en place sur le conduit a.
Un autre inconvénient réside dans le fait qu'un joint rapporté est toujours sujet à fuites.
Un autre inconvénient important résultant de l'art antérieur dans ce domaine consiste en ce que la définition technique et la responsabilité de production du revêtement d'insonorisation relevait du monteur du tablier sur le véhicule alors que celles du joint d'étanchéité relevait du monteur du groupe répartiteur d'air de chauffage et de ventilation et/ou de conditionnement. Cette séparation des fonctions nécessite une coordination des interventions de chacun des acteurs, ce qui n'est pas une chose aisée. Selon une première phase de la démarche inventive, il a été constaté qu'en fait le revêtement d'insonorisation évoqué ci-dessus était
généralement composé d'une épaisseur de mousse de polyuréthanne, c'est-à- dire de matière identique à celle du joint d'étanchéité rapporté entre le groupe et le pourtour de l'ouverture volontairement dégagés, la seule différence entre les deux matériaux constituant d'une part, le joint et d'autre part, le revêtement d'insonorisation, tenant au fait que ce dernier comporte sur sa face libre, opposée à sa face de contact sur le tablier, une peau en caoutchouc dense d'une épaisseur d'environ deux millimètres constituant une masse lourde, destinée à former un filtre de vibrations à fréquences élevées.
Ces dernières constatations associées à celles citées plus haut, ont conduit à la résolution des problèmes posés, qui viennent d'être cités.
A cet effet, l'invention concerne un dispositif d'étanchéité entre un élément de cloisonnement de deux zones distinctes et un appareillage déterminé, placé devant une ouverture pratiquée dans la cloison, contre une de ses faces recevant un revêtement d'insonorisation, de manière à mettre en communication lesdites zones entre elles au travers de l'appareillage, par l'intermédiaire d'un joint d'étanchéité, caractérisé en ce que ledit joint d'étanchéité est constitué par un prolongement du revêtement d'insonorisation lui-même, en direction des bords périphériques délimitant l'ouverture de la cloison et selon une valeur telle à permettre un contact périphérique intégral avec une zone périphérique de l'appareillage à mettre en place.
La présente invention concerne également les caractéristiques qui ressortiront au cours de la description qui va suivre et qui devront être considérées isolément ou selon toutes leurs combinaisons techniques possibles. Cette description donnée à titre d'exemple non limitatif, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée, en référence aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente schématiquement un dispositif d'étanchéité entre un élément de cloisonnement et un appareillage, selon l'art antérieur, évoqué précédemment,
- la figure 2 représente un dispositif d'étanchéité entre un élément de cloisonnement et un appareillage, selon l'invention.
A titre d'exemple illustré représenté à la figure 2, le dispositif d'étanchéité selon l'invention est disposé entre un élément de cloisonnement 1 de deux zones distinctes A et B et un appareillage déterminé 2.
L'appareillage 2 est placé devant une ouverture 3 pratiquée dans la cloison 1 , contre une des faces de celle-ci recevant un revêtement d'insonorisation 4. De cette manière, les zones A et B sont mises en communication entre elles au travers de l'appareillage 2, celui-ci venant notamment coopérer avec le pourtour 3a de l'ouverture 3 par l'intermédiaire d'un prolongement 4a du revêtement d'insonorisation 4 lui-même, pour constituer un joint d'étanchéité.
Le prolongement 4a du revêtement d'insonorisation 4 s'étend en direction des bords périphériques 3b délimitant l'ouverture 3 de la cloison 1 selon une valeur telle à permettre un contact périphérique intégral avec une zone périphérique 2a de l'appareillage 2 à mettre en place.
Selon une autre caractéristique de l'invention, le revêtement d'insonorisation 4 est constitué par une mousse polyuréthanne de masse légère, absorbant les vibrations à fréquences basses en contact avec la cloison 1 , sa face extérieure apparente étant revêtue par une peau notamment en élastomère dense 5, de masse lourde, formant un filtre de vibration à fréquences élevées, cette peau 5 étant ôtée du revêtement d'insonorisation 4 dans la zone 2a autour de l'ouverture 3 de la cloison 1 , correspondant à la partie 4a formant joint. De cette manière, ledit joint est notamment exclusivement constitué d'une mousse polyuréthanne, venant en contact avec la zone périphérique 2a de l'appareillage 2.
En fait, la zone périphérique 4a du revêtement d'insonorisation 4 formant joint est constituée par un cadre en creux 6 obtenu par interruption de la peau 5 afin de dégager la mousse polyuréthanne, pour l'obtention d'un joint d'épaisseur prédéterminée « h ».
On comprend bien que de cette manière, non seulement on évite la pause distincte d'un joint mais également, on ne crée pas d'interruption entre le revêtement d'insonorisation 4 et l'appareillage 2 comme selon l'art antérieur. Selon un exemple d'application particulièrement avantageux de l'invention, la cloison 1 sur laquelle est rapporté le revêtement d'insonorisation 4 constitue une interface réalisée en tôle métallique disposée entre un habitacle A d'un véhicule automobile et un coffre moteur B. Selon les cas, cette interface constituera un tablier ou une traverse inférieure de baie. Egalement selon un exemple d'application avantageux, l'appareillage 2 disposé sur la cloison 1 constituant une interface est un répartiteur d'air, de chauffage et de ventilation et/ou de conditionnement.