BAGUE D'ONGLE
La présente invention se rapporte au domaine des bijoux pour la mise en valeur de parties du corps humain. La présente invention se rapporte plus particulièrement à une bague d'ongle comprenant un anneau destiné à être positionné sur un doigt et un élément décoratif, ledit élément décoratif étant fixé sur la partie supérieure de l'anneau de sorte que ledit élément décoratif couvre au moins en partie l'ongle du doigt.
La présente invention est destinée en particulier à la mise en valeur des ongles de la main.
A la différence des bagues « traditionnelles », lesquelles se portent autour de la première phalange d'un doigt, les bagues d'ongle se portent au bout doigt, sur la deuxième ou troisième phalange.
L'emploi de telles bagues offre de nombreux avantages.
En particulier, elles présentent un aspect relativement nouveau dans le secteur des bijoux déjà très « encombré », où l'attente de produits nouveaux est particulièrement forte.
En outre, de telles bagues présentent un intérêt particulier d'un point de vue esthétique. En effet, les extrémités des mains constituent une des zones les plus attractives à mettre en valeur. Il suffit de constater ces derniers temps l'engouement pour la pose de faux ongles en tout genre.
Enfin, les bagues d'ongle, dont l'élément décoratif est un ongle artificiel, offrent également un intérêt d'un point de vue pratique. Le port de telles bagues permet en effet d'éviter aux personnes portant les ongles longs et dont il est fréquent qu'un ongle se casse, d'avoir recours à un institut spécialisé dans la pose de faux ongles laquelle
constitue une opération dans l'ensemble relativement complexe et coûteuse en termes de temps et d'argent.
De telles bagues sont cependant encore peu présentes sur le marché. On connaît de l'art antérieur la demande de brevet internationale WO9930588 portant sur un anneau pour ongle servant d'ongle artificiel. Ledit anneau pour ongle comprend une partie avant d'ongle artificiel, une partie décorative d'ongle présentant une forme esthétique qui est constituée de l'ongle artificiel et entoure le doigt, et un anneau fixé sous la partie d'ongle artificiel destiné à entourer le doigt.
On connaît également du brevet américain US4899557 un anneau pour ongle constitué d'un anneau destiné à être placé entre la première et seconde articulation d'un doigt, d'une partie décorative fixée au niveau de la partie supérieure dudit anneau, ladite partie décorative s 'étendant sur l'ongle du doigt sur lequel l'anneau est placé, ainsi que d'une partie de stabilisation placée sur la partie inférieure dudit anneau destinée à assurer le maintien dudit anneau sur le doigt concerné.
Les anneaux pour ongle de 1 ' art antérieur présentent cependant l'inconvénient ou bien de ne pas offrir un bon maintien sur le doigt, ou bien d'occasionner une gêne lors de la flexion du doigt portant l'anneau pour ongle, ou bien d'être relativement encombrants en couvrant notamment une partie de la zone palmaire.
La présente invention entend remédier aux inconvénients de l'art antérieur en proposant une bague d'ongle comprenant un élément décoratif fixé à un anneau dont le maintien sur le doigt est parfaitement assuré, tout en permettant la flexion du doigt sans occasionner de gêne.
La présente invention a également pour but d'offrir une bague d'ongle laissant la face palmaire du doigt libre.
La présente invention a également pour but d'offrir une bague d'ongle pouvant être ajustée au doigt portant ladite bague.
La présente invention a également pour but de proposer une bague d'ongle offrant des éléments décoratifs interchangeables .
Pour ce faire, la présente invention est du type décrit ci-dessus et elle est remarquable, dans son acception la plus large, en ce que ledit anneau est constitué de deux boucles de diamètre sensiblement identique, lesdites boucles étant disposées l'une par rapport à l'autre de manière à former un V et à maintenir ledit anneau sur les deux dernières phalanges du doigt. L'anneau ainsi configuré permet d'offrir un bon maintien de ladite bague d'ongle sur le doigt, minimisant ainsi tout risque de perte.
De préférence, une ouverture est formée entre lesdites boucles au niveau de leur jonction de manière à permettre l'ajustement dudit anneau sur le doigt par écartement ou rapprochement des jonctions desdites boucles. Ainsi, l'anneau peut être ajusté en fonction de la taille du doigt par écartement ou resserrement dudit anneau au niveau de la jonction des deux boucles constituant ledit anneau.
Avantageusement, l'élément décoratif constitue un ongle artificiel.
Avantageusement, ledit élément décoratif est fixé sur ledit anneau de manière amovible. Pour ce faire, selon un premier mode de réalisation de l'invention, ledit anneau présente au moins une tige (6b, 7b) sur laquelle est fixé ledit élément décoratif (3).
Dans une première variante de l'invention, ledit anneau présente sur sa circonférence une ouverture, de préférence disposée sur la partie supérieure de la boucle pour constituer deux branches formant pince.
Avantageusement, ladite ouverture est sensiblement égale à la largeur de l'élément décoratif.
Dans une seconde variante de l'invention, un élément tubulaire courbé est disposé dans l'ouverture, recevant de par et d'autre les extrémités libres dudit anneau, lesdites extrémités étant montées articulées et entraînées par un mécanisme à ressort disposé dans ledit élément tubulaire, entraînant le serrage des branches formant pince.
Dans une autre variante de l'invention, lesdites boucles formant ledit anneau sont reliées l'une à l'autre au niveau de la base du V au moyen d'une articulation selon un axe transversal, ladite articulation étant pourvue d'un système à ressort tendant à maintenir les jonctions desdites boucles écartées l'une de l'autre.
L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement de la description explicative qui va suivre, faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemples illustrant différents modes de réalisation de 1 ' invention et dans lesquels : la figure 1 est une vue en perspective montrant d'une bague d'ongle selon un premier exemple de réalisation de 1 ' invention ; - la figure 2 est une vue en coupe de la bague d'ongle de la figure 1 ; la figure 3 est une vue de dessus de la bague d'ongle de la figure 1 ; les figures 4, 5 et 6 sont respectivement une vue de côté gauche, de dessus et de dessous de la bague d'ongle de la figure 1 portée au bout du doigt ; la figure 7 est une vue en perspective illustrant une première variante de réalisation de la bague d'ongle des figures précédentes ;
la figure 8 est une vue de dessus de la bague d'ongle de la figure 7 ; la figure 9 est une vue de dessus de la bague d'ongle de la figure 7 portée au bout du doigt ; - la figure 10 est une vue de dessous illustrant une deuxième variante de réalisation de la bague d'ongle de la figure 1 ; la figure 11 est une vue de dessus de la bague d'ongle de la figure 10 portée au bout du doigt ; - la figure 12 est une vue de dessus illustrant une troisième variante de réalisation de la bague d'ongle de la figure 1 ; la figure 13 illustre une vue de dessus d'une bague d'ongle selon un autre exemple de réalisation de l'invention, ladite bague étant portée au bout d'un doigt.
Les figures 1 à 3 représentent une bague d'ongle selon un premier exemple de réalisation de l'invention. Dans cet exemple de réalisation, ladite bague d'ongle est (1) est avantageusement ajustable.
Ladite bague d'ongle ajustable (1) est constituée d'un anneau (2) réalisé en fil métallique présentant une certaine élasticité et sur lequel est soudé un élément décoratif ( 3 ) . Avantageusement, ledit anneau et ledit élément décoratif (3) sont en or.
Ledit élément décoratif (3) consiste en un ongle artificiel (3), lequel est monté avantageusement sur ledit anneau (2) de manière amovible. Cette option sera décrite plus loin dans la description. L'anneau (2) se présente sous la forme de deux boucles (2a, 2b) sensiblement identiques, leurs plans respectifs étant disposés inclinés par rapport à un même axe longitudinal de manière à former un V comme illustré sur la figure 2. Les deux boucles (2a, 2b) sont reliées entre elles par leurs extrémités respectives placées au niveau de la
base du V qui se courbent l'une vers l'autre de telle sorte qu'une petite ouverture (4) est gardée pour permettre l'ajustement au doigt. L'anneau (2) ainsi obtenu a la forme d'une pince élastique que l'on peut régler en écartant ou en resserrant légèrement ladite ouverture (4). Parallèlement à ce premier réglage, un second réglage, destiné à stabiliser l'anneau (2) sur le doigt, pourra être effectué en écartant ou en resserrant légèrement les deux branches (2a, 2b) du V.
Les figures 4, 5 et 6 complètent les figures 1, 2 et 3 en montrant comment la bague d'ongle (1) se positionne lorsqu'elle est portée au bout du doigt. On peut observer que la petite ouverture (4) se place sur la face palmaire (12) de la dernière phalange, et ce juste avant le pli de flexion (11) de sorte à ne pas gêner le mouvement de flexion et de laisser le bout du doigt (12) libre au toucher.
De cette petite ouverture (4), laquelle constitue la base du V, la première boucle (2a) est dirigée vers la face dorsale de la phalange centrale pour se positionner juste après l'articulation (13) du doigt, la deuxième boucle (2b) étant dirigée vers la base de l'ongle en encerclant la dernière phalange. L'anneau ainsi formé est solidement maintenu sur le doigt, et ne peut glisser de ce dernier.
En outre, la forme en V dudit anneau (2) permet à l'articulation (13) placée entre lesdites boucles (2a, 2b) de n'être aucunement gênée lors de la flexion du doigt, cette dernière s 'effectuant de pair avec l'anneau (2). En effet, la première boucle (2a), du fait de son inclinaison, crée un blocage dans le sens contraire de la flexion, et seulement dans ce sens, permettant ainsi à la deuxième boucle (2b), laquelle encercle la dernière phalange et supporte ledit élément décoratif (3), d'accompagner le mouvement de flexion tout en maintenant ledit élément décoratif (3) sur l'ongle (fig.4).
Les figures 7, 8 et 9 illustrent une variante de réalisation de l'anneau (2) dont la partie supérieure de la première boucle (2a) est sectionnée pour former une ouverture (5), les dimensions de ladite ouverture étant sensiblement égales à celles de l'ongle. Ainsi, du fait de ladite ouverture (5) formé dans ledit anneau (2), celui-ci s'adapte plus facilement à tout type de doigts et ce, sans nécessiter de réglage. En outre, les extrémités dudit anneau (2) ainsi formées peuvent servir de support à d'autres éléments décoratifs, comme par exemple des brillants.
Les figures 10 et 11 illustrent une autre variante de réalisation dudit anneau (2).
La boucle (2a) dudit anneau (2) présente sur sa partie supérieure une ouverture (5) de largeur sensiblement égale à celle de l'ongle. Les extrémités de ladite boucle (2a) sont respectivement pourvues au moins d'un pivot (6a, 7a) selon un axe longitudinal. La deuxième boucle (2b) consiste également en une boucle ouverte sur sa partie supérieure se terminant par deux tiges (6b, 7b). Chacune desdites tiges (6b, 7b) sont alignées dans le même axe longitudinal que chacun des deux pivots (6a, 7a). On obtient alors deux branches (6, 7) d'une pince articulée.
L'élément décoratif (3) consistant en ongle artificiel est fixé audites tiges (6a, 7a). Pour ce faire, ledit ongle comporte de chaque côté deux orifices dans lesquels lesdites tiges (6b, 7b) s'engagent et forme une articulation.
Un élément en forme de tige creuse courbée (9) est disposé dans l'ouverture formée au niveau de la boucle (2a) de manière à recevoir au niveau de ses extrémités lesdits pivots (6a, 7a) montés articulés et entraînés par un mécanisme à ressort (non représenté) fixé à l'intérieur dudit élément ( 9 ) , entraînant le serrage des deux éléments de pince (6,7) .
L'articulation des deux tiges (6b, 7b) avec l'ongle artificiel (3) peut être également adaptée pour recevoir un mécanisme à ressort.
Cependant, que le mécanisme à ressort soit appliqué au niveau de l'élément (9) ou au niveau de l'ongle artificiel (3), la force de rappel à ressort devra être choisie pour rester relativement légère.
Dans cette forme de réalisation, le principe d'un ongle artificiel amovible s'applique parfaitement. Pour cela les deux tiges (6b, 7b) sont pourvues d'un système de clips d'attache (non visible sur le dessin) venant s 'encliqueter dans les orifices de l'ongle artificiel (3). Cette solution qui s'adapte aussi aux autres formes de réalisation comme celle de la figure 1 est judicieuse car les amateurs de bijoux aiment la variété.
La présente invention ne se limite pas aux moyens de fixation de l'élément décoratif (3) sur ledit anneau (2) décrits.
En outre, dans le cas d'une fixation définitive de l'élément décoratif (3) sur ledit anneau (2), celle-ci pourra être réalisée au moyen de soudure, rivet, etc.
La figure 12 illustre une autre variante de réalisation de l'anneau (2) où la boucle (2a) est reliée à la deuxième boucle (2b) au niveau de la base du V par une articulation (10) selon un axe transversal entraîné par un système à ressort (non représenté) qui tend à écarter les deux boucles (2a, 2b). Cela permet ainsi à l'ongle artificiel (3) d'être maintenu au plus près de l'ongle à recouvrir. Ces bagues d'ongle pouvant être portées à différents doigts, il est prévu plusieurs tailles selon la largeur des ongles. Elles pourront être formées et décorées des matériaux les plus divers et même être réalisées en un seul élément coulé dans un moule.
La figure 13 illustre une vue de dessus d'une bague d'ongle selon un autre exemple de réalisation de 1 ' invention.
Dans cet exemple, l'élément décoratif (3) est constitué de trois éléments du type chaînettes rigides.
Lesdites chaînettes, de forme sensiblement similaire à celle d'un ongle de doigt, sont disposées successivement et de manière à reposer sur une partie de l'ongle du doigt.
Lesdites chaînettes sont fixées sur les tiges (6b, 7b) constituant la boucle (2b) dudit anneau (2). Pour ce faire, lesdites tiges (6b, 7b) comportent respectivement trois trous dans lesquels sont accrochés les maillons d'extrémités de chacune des chaînettes .
Il ne s'agit, bien entendu, que d'un autre exemple d'élément décoratif (3). Il est entendu évident que l'homme du métier pourra adapter l'élément décoratif à toutes autres formes .
En outre, la décoration pourra ne pas se limiter sur l'élément décoratif (3) même, l'anneau (2) pouvant également supporter des éléments décoratifs.
L'invention est décrite dans ce qui précède à titre d'exemple. Il est entendu que l'homme du métier est à même de réaliser différentes variantes de l'invention sans pour autant sortir du cadre du brevet.