DESCRIPTION
TITRE : Banquette double pour passagers d’aéronef.
L’invention concerne une banquette double pour passagers d’aéronef. L’invention porte également sur l’agencement de telles banquettes doubles dans un avion.
L’aménagement des cabines d’aéronefs impacte fortement le confort des passagers et constitue un enjeu commercial important, notamment sur les vols long courrier.
Le siège est un point central de l’aménagement des cabines d’aéronef. Sur des vols long courrier, le siège peut être convertible d’une position fauteuil à une position lit tout en offrant des prestations équivalentes dans ces deux configurations, en termes de confort et de possibilité de s’isoler des autres passagers.
Pour couvrir ces besoins, les solutions proposées par l’art antérieur misent sur des sièges individuels laissant peu de latitude de mouvement entre deux sièges contigus. Or nombreux sont les passagers qui voyagent en famille, notamment en couple, et apprécieraient la possibilité de voyager avec plus de proximité entre eux.
Ainsi, un objet de la présente invention est de proposer une solution de sièges pour passagers d’aéronefs qui améliorent le confort des passagers, notamment pour deux passagers d’une même famille ou en couple.
A cet effet, l’invention porte sur une banquette double permettant aux passagers qui le souhaitent de partager plus librement l’espace de leurs deux sièges contigus.
Plus précisément, la banquette double pour passager d’engins de transport, comme un aéronef, présente une configuration assise et une configuration lit et comprend une coque sensiblement verticale encadrant deux sièges jumelés indépendants, caractérisée en ce que :
- les deux sièges jumelés sont orientés selon l’axe longitudinal de l’aéronef,
- les deux sièges jumelés prennent chacun, indépendamment l’un de l’autre, au moins une position fauteuil et une position lit,
- les deux sièges jumelés comprennent un dossier et une assise,
- en position lit, les deux sièges jumelés sont prolongés par une rallonge,
- lorsque la banquette double est en configuration lit, les deux sièges jumelés sont en position lit, agencés de sorte à se présenter à la même hauteur et à former une surface horizontale continue de largeur et de longueur adaptées pour former un lit double pouvant accueillir deux personnes allongées,
- lorsque la banquette double est en configuration assise, les deux sièges jumelés sont en position fauteuil, agencés de sorte que leurs dossiers respectifs sont intégrés dans la coque sensiblement verticale de la banquette double, de sorte à former une paroi verticale continue, en dehors d’un appui-tête optionnel, et constituer ainsi un dossier commun pour deux personnes assises.
En configuration assise, la paroi verticale de la coque intégrant les deux dossiers des deux sièges jumelés peut être sensiblement plane entre les deux dossiers, ou sans relief ou sans sommet, sur au moins 80%, voire sur au moins 90%, de la hauteur de chaque dossier et/ou de la hauteur totale de la coque.
Le dossier et l’assise des deux sièges jumelés peuvent être mobiles entre les positions fauteuil et lit.
Le dossier de chaque siège jumelé peut occuper une position intégrée dans la coque en configuration fauteuil et une position sensiblement horizontale formant une partie de lit en configuration lit.
Le dossier et l’assise des deux sièges jumelés peuvent être fixes entre les positions fauteuil et lit, et chaque siège jumelé peut comprendre un repose jambes mobile entre une position escamotée et une position sensiblement horizontale formant une partie de lit en configuration lit.
La banquette double peut comprendre une paroi de séparation mobile, qui peut occuper une position de séparation dans laquelle elle forme une paroi séparant les deux sièges jumelés et qui peut occuper une position escamotée dans laquelle les deux sièges jumelés appartiennent à un même espace.
Ladite paroi de séparation peut comprendre au moins deux parties, dont une partie fixe, et au moins une partie mobile, la au moins une partie mobile coulissant en translation verticale par rapport à la partie fixe et s’insérant dans au moins une rainure de guidage située sur la coque entre les deux sièges jumelés.
La banquette double pour passager peut comprendre deux caissons se situant de part et d’autre des deux sièges jumelés et pouvant être utilisés comme accoudoir ou surface utilitaire.
Chaque caisson peut intégrer une rallonge accessible à un passager d’un siège disposé derrière la banquette double.
La banquette double pour passager peut être destinée à être disposée derrière un rang intermédiaire de sièges intermédiaires comprenant des rallonges qui permettent de prolonger les sièges jumelés de ladite
banquette double lorsqu’ils sont en position lit.
L’invention porte aussi sur un module face à face pour passager, caractérisé en ce qu’il comprend une banquette double telle que décrite précédemment et un rang complémentaire disposés face à face, et en ce que le rang complémentaire fournit des rallonges qui permettent de prolonger les sièges jumelés de ladite banquette double lorsqu’ils sont en position lit.
L’invention porte aussi sur un agencement de rangées de sièges pour passagers, caractérisé en ce qu’il comprend un tel module face à face qui occupe deux rangées à l’extrémité de l’agencement, et en ce que les rangées suivantes sont constituées d’une alternance de banquettes doubles telles que décrites précédemment et de rangs intermédiaires.
Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés en détail dans la description suivante de deux modes de réalisation particuliers faits à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
La figure 1 représente une banquette double pour passagers d’aéronef selon un premier mode de réalisation de l’invention dans une configuration assise.
La figure 2 représente la banquette double pour passagers d’aéronef selon le premier mode de réalisation de l’invention dans une configuration lit.
La figure 3a représente une banquette double pour passagers d’aéronef selon un deuxième mode de réalisation de l’invention dans une configuration assise.
La figure 3b représente une banquette double pour passagers d’aéronef selon le deuxième mode de réalisation de l’invention dans une configuration lit.
La figure 4 représente en vue de trois quarts arrière un agencement de rangées de sièges comprenant des banquettes doubles selon un mode de réalisation de l’invention.
La figure 5 représente en vue de trois quarts face un agencement de rangées de sièges comprenant une banquette double selon un mode de réalisation de l’invention.
La figure 6 représente en vue de trois quarts arrière un agencement de rangées de sièges comprenant des banquettes doubles selon un mode de réalisation de l’invention.
La figure 7 représente en perspective un module face à face contenant une banquette double selon un mode de réalisation de l’invention.
La figure 8 représente en perspective un agencement de rangées de sièges comprenant des banquettes doubles selon un mode de réalisation de l’invention et un module face à face contenant une banquette double selon un mode de réalisation de l’invention.
Par la suite, nous désignerons par direction longitudinale la direction en considérant la direction parallèle à l’axe longitudinal d’un avion. Nous utiliserons ce même référentiel de manière étendue à un siège pour avion, en considérant la position dans laquelle il est destiné à être monté au sein d’un avion.
Deux modes de réalisation de la banquette double 10 sont décrits ci- après :
- un premier mode de réalisation, illustré par les figures 1 , 2 et 5 à 8, utilisant des sièges jumelés 1 1 , 12 avec dossier et assise mobile,
- un second mode de réalisation, illustré par les figures 3a, 3b et 4, utilisant des sièges jumelés 1 1 , 12 avec dossier et assise fixes et repose-jambes mobile.
Dans ces deux modes de réalisation, la banquette double 10 comprend une coque 1 encadrant deux sièges jumelés 1 1 et 12 ainsi que deux
caissons 14 et 15. La coque 1 est une paroi verticale incurvée, dont la section horizontale est en forme de U étiré en largeur. La coque 1 présente de plus une partie centrale S1 et deux parties latérales S2, S3 qui lui sont perpendiculaires, ces parties étant sensiblement planes et reliées entre elles par des liaisons courbées. Les deux sièges jumelés 11 et 12 peuvent occuper une position fauteuil et une position lit, comme cela sera détaillé par la suite.
La coque 1 présente un plan de symétrie A1 vertical longitudinal perpendiculaire à la partie centrale S1 . Le plan vertical A1 est parallèle à l’axe longitudinal de l’aéronef. La coque 1 est fixe par rapport au sol de l’aéronef sur lequel elle est destinée à être montée, et soutient les éléments de la banquette double 10 de l’invention.
Dans le premier mode de réalisation, la partie centrale S1 de la coque 1 présente sur sa face antérieure deux évidements contigus E1 , E2, visibles sur la figure 2, et disposés de part et d’autre de son plan de symétrie A1 , destinés respectivement à recevoir les dossiers 1 1 1 , 1 12 des sièges jumelés 1 1 , 12 mobiles.
Les sièges jumelés 1 1 , 12 mobiles sont constitués chacun d’un dossier 1 1 1 , 121 mobile et d’une assise 1 12, 122 mobile, articulés en rotation l’un par rapport à l’autre. Les évidements E1 , E2 de la coque 1 sont réalisés de telle sorte qu’ils permettent d’intégrer totalement les dossiers 1 11 , 121 lorsque les sièges mobiles sont configurés en position fauteuil. Dans cette position, les dossiers 1 1 1 , 121 occupent donc une position sensiblement verticale, légèrement inclinée vers l’arrière. Les assises 1 12, 122 occupent une position sensiblement horizontale.
Chaque siège jumelé 1 1 , 12 peut effectuer un mouvement de translation par rapport à la coque 1 , éventuellement en combinaison avec un mouvement de rotation du dossier par rapport à l’assise. Ainsi, pour passer
de la position fauteuil représentée par la figure 1 à la position lit représentée par la figure 2, l’assise 1 12, 122 subit une translation longitudinale, l’éloignant de la coque 1. Dans le même temps, le dossier
1 1 1 , 121 subit une translation verticale par rapport à la coque et une rotation simultanée par rapport à l’assise 1 12, 122, de sorte à passer d’une position sensiblement verticale intégrée dans la coque à une position sensiblement horizontale, occupant au moins partiellement l’emplacement préalablement occupé par l’assise 1 12, 122. Le dossier 1 1 1 , 121 et l’assise
1 12, 122 forment ainsi une surface sensiblement horizontale continue dans la position lit du siège, formant une partie du lit pour un passager.
Ainsi, lorsque le siège est configuré en position lit, l’angle maximal formé entre le dossier et l’assise peut être de 180 degrés.
L’invention n’est pas limitée au mode de réalisation décrit. Notamment les transitions entre la position fauteuil et la position lit peuvent être réalisées par tout autre type de combinaison de mouvements.
Dans le second mode de réalisation représenté en figures 3 et 4, la coque 1 ne présente pas d’évidement et les sièges jumelés 1 1 , 12 sont partiellement fixes. Des dossiers amovibles 1 1 1 , 121 sont fixés en appui contre la coque 1 en position fauteuil et peuvent être enlevés en position lit pour augmenter la longueur du couchage. En variante, ces dossiers sont fixes et non amovibles. De plus, les assises 1 12, 122 des sièges jumelés 1 1 , 12 sont fixes.
Dans le second mode de réalisation, les sièges jumelés 1 1 , 12 comprennent de plus un repose-jambes 1 13, 123 mobile. Le repose- jambes 1 13, 123 mobile est articulé en rotation par rapport à l’assise fixe 1 12, 122. Le déplacement du repose-jambes 1 13, 123 permet de régler indépendamment chacun des sièges jumelés 1 1 , 12 en position fauteuil ou position lit. En position fauteuil, représentée sur la figure 3a, le repose-
jambes 113, 123 occupe une position sensiblement verticale, ou plus généralement escamotée, dans laquelle il libère un espace à l’avant de l’assise permettant à un passager de positionner ses pieds en position assise. En position lit, représentée sur la figure 3b, il est relevé par rotation vis-à-vis de l’assise, jusqu’à venir occuper une position sensiblement horizontale prolongeant l’assise et formant une partie du lit du passager.
Dans une variante du second mode de réalisation, le repose-jambes 1 13, 123 présente une forme évasée en son extrémité distale, offrant ainsi une plus grande latitude de mouvement à un usager lorsque le siège est en position lit. Cette latitude de mouvement permet par ailleurs à un usager du siège jumelé en position lit de reposer ses pieds sur une rallonge qui serait située latéralement par rapport à la direction du siège jumelé 1 1 , 12.
Dans tous les modes de réalisation, lorsque les deux sièges jumelés 11 , 12 sont en position fauteuil, la banquette double est en configuration assise. Les deux sièges 1 1 , 12 sont agencés de sorte que leurs dossiers 1 1 1 , 121 respectifs sont intégrés dans la coque 1 sensiblement verticale de la banquette double, de sorte à former une paroi verticale continue, en dehors d’un appui-tête optionnel.
En d’autres termes, lorsque les deux sièges jumelés sont en position fauteuil, les dossiers 1 1 1 , 112 font partie intégrante de la paroi incurvée définie par la coque. Dans le premier mode de réalisation, les dossiers s’incorporent dans la coque en comblant les évidements E1 , E2, de sorte à faire partie intégrante de la paroi incurvée définie par la coque. Autrement dit, la coque et les dossiers forment ensemble une paroi verticale incurvée ne présentant aucune discontinuité. L’ensemble formé par la coque 1 et les dossiers intégrés 1 1 1 , 121 constitue un dossier commun et continu pour les deux sièges jumelés 1 1 , 12.
Ainsi, l’invention présente l’avantage de former une surface unique, équivalente à un dossier unique, malgré l’existence de deux sièges distincts. La coque efface toute séparation entre les deux sièges, qui ne sont plus perçus comme deux parties distinctes de la surface du dossier. La banquette double constitue ainsi un dossier commun pour deux personnes assises. Grâce à cette construction, les deux personnes ont la possibilité de se positionner de manière indifférente sur toute la largeur de la banquette double, profitant ainsi au mieux d’un espace maximal. Autrement dit, leur positionnement ne se limite pas strictement au dossier de leur siège attribué. Le confort est ainsi accru.
Notamment, la surface de chaque dossier 1 1 1 , 121 de chaque siège jumelé 1 1 , 12 vient dans la continuité de la surface de la coque avoisinante. La surface reste continue entre les deux dossiers 1 11 , 121 , ce qui permet le rapprochement des deux passagers. Autrement dit, la coque ne présente pas de séparation, même faible, au niveau des dossiers entre les deux passagers dans la configuration assise. Selon le mode de réalisation, cette continuité est formée par une surface sensiblement plane entre les deux sièges. En variante, elle peut être formée par toute surface ne présentant pas de relief marqué. Cette continuité se note en observant une section horizontale de la coque. Avantageusement, cette continuité s’étend sur toute la hauteur des dossiers. En variante, elle s’étend sur au moins 80%, voire 90% de la hauteur de chaque dossier ou de la hauteur totale de la coque.
De plus, dans les deux modes de réalisation, lorsque les deux sièges jumelés 1 1 , 12 sont en position lit, la banquette double est en configuration lit. Les sièges sont alors agencés de sorte à se présenter à la même hauteur et à former une surface horizontale continue de largeur et de longueur adaptées pour former un lit double pouvant accueillir deux personnes allongées. L’espace global est là aussi optimisé pour les deux personnes.
Naturellement, les deux sièges restent indépendants et peuvent occuper des positions différentes.
Dans les deux modes de réalisation, la coque 1 peut de plus présenter une rainure verticale R1 sur sa face antérieure. Cette rainure R1 , située entre les deux sièges jumelés 1 1 , 12, est destinée au guidage en translation verticale d’une paroi de séparation 13 amovible. Cette paroi de séparation 13 est disposée entre les sièges mobiles jumelés 1 1 , 12 et permet de séparer l’espace de la banquette double 10 en deux sous-espaces individuels dans une position haute, représentée par la figure 2.
Selon le mode de réalisation, la paroi de séparation 13 est constituée d’une partie fixe 131 et d’au moins une partie mobile 132 qui coulisse verticalement dans la partie fixe 131. En variante, il pourrait y avoir plusieurs parties mobiles, pouvant occupant plusieurs positions selon un fonctionnement de type télescopique.
La partie fixe 131 se présente comme une cloison rectangulaire creuse accueillant un mécanisme de glissière destiné au déplacement en translation verticale de la au moins une partie mobile 132. La partie fixe 131 de la paroi de séparation 13 est fixée au sol et à la coque 1 , perpendiculairement à la partie centrale de la coque 1 , et se situe dans le plan de symétrie vertical A1 de la coque 1. Dans sa dimension longitudinale, la partie fixe 131 s’étend entre la coque 1 de la banquette 10 et sensiblement un rang intermédiaire 20 de sièges intermédiaires situés devant celle-ci, de sorte à créer une séparation physique fixe entre les deux sièges jumelés 1 1 , 12 au niveau des jambes, comme représenté par la figure 6. D’autre part, la hauteur de la partie fixe 131 (mesurée dans la direction verticale) correspond à la hauteur du plan formé par les assises 1 12, 122 des sièges jumelés 1 1 ,12, comme cela est particulièrement visible sur la figure 1 .
Dans les deux modes de réalisation décrits, la au moins une partie mobile 132 de la paroi de séparation 13 peut prendre au moins :
- une position dite haute, représentée en figure 2, correspondant à un déploiement maximal de la paroi de séparation 13, dans laquelle elle sépare la banquette double 10 en deux sièges séparés ;
- et une position dite basse, représentée en figure 1 , correspondant à l’escamotage complet de la partie mobile à l’intérieur de la partie fixe, dans laquelle la banquette double 10 forme un espace unique convivial pour deux personnes. La position basse de la paroi de séparation 13 correspond à la hauteur du couchage.
En variante, la paroi de séparation 13 peut prendre une position dite basse, une position dite intermédiaire et des positions dites hautes. La position intermédiaire correspond à un escamotage partiel de la au moins une partie mobile à l’intérieur de la partie fixe, qui positionne la paroi de séparation 13 à la hauteur d’un accoudoir, de sorte à former un accoudoir central commun aux deux sièges. Les positions hautes correspondent à un déploiement de la paroi de séparation 13 se situant au-delà de la position intermédiaire et pouvant aller jusqu’au déploiement maximal de la paroi de séparation, cette dernière position étant représentée en figure 2. En position haute, la paroi de séparation 13 constitue deux accoudoirs individuels et divise la banquette double 10 en deux sièges séparés.
Lorsqu’elle est totalement déployée, la au moins une partie mobile 132 s’étend sensiblement longitudinalement entre la coque 1 de la banquette 10 et le rang intermédiaire 20 de sièges intermédiaires situés devant celle- ci, et verticalement, sur une hauteur maximale donnée, voisine de la hauteur de la coque 1 , pour former une séparation complète entre les deux sièges jumelés 1 1 , 12.
Dans une variante des modes de réalisation présentés, la hauteur maximale de déploiement de la paroi de séparation 13 peut prendre toute autre hauteur, éventuellement inférieure à celle de la coque 1 .
Dans les modes de réalisation, le déplacement de la au moins une partie mobile 132 est en outre guidé par la rainure verticale R1 présente sur la face antérieure de la coque 1 et située entre les deux sièges jumelés 1 1 , 12, comme mentionné précédemment.
Dans une variante des modes de réalisation présentés, une rainure complémentaire servant à guider la au moins une partie mobile au niveau de son extrémité avant opposée à son extrémité guidée dans la rainure R1 de la coque, est agencée sur la face postérieure du rang intermédiaire 20 de sièges intermédiaires situé juste devant la banquette double 10.
La au moins une partie mobile 132 peut être au moins partiellement translucide ou opaque.
Selon le mode de réalisation, la paroi de séparation 13 peut être partiellement réalisée dans des matériaux permettant une isolation visuelle et/ou acoustique.
Le réglage de la position de la paroi de séparation 13 peut être commandé par chacun des passagers des sièges jumelés 1 1 et 12.
Naturellement, l’invention n’est pas limitée au mode de réalisation décrit. La paroi de séparation 13 pourrait présenter toute autre mobilité pour passer d’une position escamotée à une position de séparation. Une telle mobilité peut par exemple être obtenue par une rotation, ou une combinaison de rotation(s) et de translation(s).
Dans les deux modes de réalisation présentés, la partie centrale S1 de la coque 1 présente deux ouvertures latérales 01 , 02 ouvertes sur la face arrière de la coque 1 (représentées sur la figure 6), situées en regard des caissons 14, 15 de la banquette double 10. Ces ouvertures latérales 01 , 02 sont utilisées par des passagers occupant les sièges situés derrière la banquette double 10, pour leur permettre d’accéder à un espace additionnel 141 , 151 situé à l’intérieur des caissons 14, 15.
Les deux caissons 14, 15 sont agencés symétriquement l’un par rapport à l’autre par rapport au plan de symétrie vertical A1 . La section horizontale des caissons présente une forme de trapèze rectangle qui est arrondi aux angles. La section est plus petite vers l’avant des caissons.
Les caissons sont disposés contre la coque 1 comme suit :
- la base du trapèze formé par ladite section des caissons 14, 15 est positionnée contre la partie centrale S1 de la coque 1 , et
- l’angle droit arrondi situé à la base du trapèze formé par les caissons est ajusté aux angles arrondis de la coque 1 .
Les caissons 14, 15 sont creux et ouverts vers l’arrière de la coque 1 . Ils forment ainsi un espace additionnel 141 , 151 , comme mentionné précédemment, accessible par des passagers positionnés derrière la banquette double. Cet espace additionnel 141 , 151 comprend une surface additionnelle ou rallonge 1 14, 124 plane, visible sur la figure 6, destinée à constituer une rallonge de lit pour un siège situé derrière la banquette double 10.
Les caissons 14, 15 définissent de plus un large accoudoir pour chacun des usagers des sièges jumelés 1 1 , 12. La surface supérieure des caissons 14, 15 fournit de plus une surface utilitaire permettant par exemple de poser des objets.
Les deux parties latérales S2, S3 de la coque 1 délimitent l’espace de la banquette double. Une paroi latérale escamotable 16, 17, représentée sur la figure 5, peut prolonger chaque partie latérale S2, S3 de la coque, afin de créer une cloison entre l’espace de la banquette double 10 et le couloir. Cette paroi latérale coulisse en translation longitudinale à l’intérieur des parties latérales S2, S3 de la coque 1. Elle forme ainsi une paroi de séparation. Elle peut former une porte d’accès à l’espace de la banquette double depuis un couloir contigu. Dans des variantes de réalisation cette porte d’accès à l’espace de la banquette double peut être réalisée par d’autres types de mécanismes et/ou matériaux aptes à fournir une isolation visuelle, comme par exemple un rideau.
Dans un mode de réalisation, la coque 1 peut être équipée d’un revêtement d’isolation phonique.
L’invention porte également sur l’aménagement d’un tronçon d’aéronef avec des banquettes doubles 10 telles que décrites précédemment.
Cet aménagement comprend un agencement, par exemple représenté sur la figure 6, dans lequel une banquette double 10 selon l’invention est disposée derrière un rang intermédiaire 20, de telle sorte que les sièges jumelés 1 1 , 12 de la banquette double 10 sont prolongés, dans leur position lit, par une surface additionnelle ou rallonge 1 14, 124, fournie par ce rang intermédiaire 20. Un rang intermédiaire 20 comprend ainsi avantageusement une banquette comprenant deux caissons similaires à ceux de la banquette double 10, positionnés en prolongement des sièges jumelés de la banquette double 10. Avantageusement encore, ce rang intermédiaire 20 comprend aussi deux sièges 21 , 22.
Un aménagement d’aéronef avec des banquettes doubles 10 selon le premier mode de réalisation est représenté par les figures 5 et 6. L’aménagement d’un aéronef selon cette réalisation comprend une
alternance entre des banquettes doubles 10 telles que décrites et des rangs intermédiaires 20.
Un aménagement d’aéronef avec des banquettes doubles 10 selon le second mode de réalisation est représenté par la figure 4. Il repose sur une succession de banquettes doubles selon l’invention, disposées les unes à la suite des autres. Dans un tel aménagement d’aéronef, le rang intermédiaire 20 mentionné précédemment est ainsi une banquette 10 identique. Les rallonges 1 14, 124 d’une première banquette double 10 se situent donc dans les caissons 14, 15 d’une deuxième banquette double 10 située devant la première banquette double 10. Dans ce mode de réalisation, le repose-jambes 1 13, 123 présente une forme évasée en son extrémité distale, offrant ainsi une plus grande latitude de mouvement à un usager lorsque le siège est en position lit. Cette latitude de mouvement permet à l’usager d’accéder en tout confort aux rallonges 1 14, 124 telles qu’elles sont représentées dans la figure 4, c’est-à-dire situées latéralement par rapport à la direction du siège 1 1 , 12.
L’aménagement d’un tronçon d’aéronef avec des banquettes doubles 10 inclut une mise en oeuvre particulière concernant le premier rang, voire le dernier rang, du tronçon, afin que celui-ci fournisse les rallonges 1 14, 124 requises pour l’utilisation d’une banquette 10 située derrière ce premier rang.
Ainsi, dans le cas particulier où aucun rang intermédiaire ne se situe devant une banquette double 10, un rang complémentaire 40 peut être disposé de telle sorte à faire face à la banquette double 10, pour lui fournir des rallonges 1 14, 124. Cet ensemble, nommé module face à face 30, est illustré par la figure 7.
Ainsi, l’aménagement d’un tronçon d’aéronef avec des banquettes doubles 10 pourra être constitué d’un module face-à-face 30 suivi d’une alternance
de rangs intermédiaires 20 et de banquettes doubles 10 selon l’une des variantes de réalisation présentées.
En variante, l’alternance de rangs intermédiaires 20 et de banquettes doubles 10 sera constituée d’une succession de banquettes doubles 10.
Plus généralement, l’invention porte sur l’aménagement d’engins de transport, comme des véhicules de transport aérien, nautique ou ferroviaire avec des banquettes doubles 10 selon l’invention, notamment l’aménagement de bateaux ferry ou de bateaux de croisière, ainsi que l’aménagement de trains longue distance. L’invention porte plus particulièrement sur des aménagements d’une classe affaires ou d’une première classe ou de tout autre classe premium de tels véhicules de transport aérien, nautique ou ferroviaire.