DESCRI PTION
TITRE : SYSTÈME DE PROTECTION CONTRE LES COURTS- CI RCUITS
Domaine technique de l'invention
La présente invention se rapporte à un système de protection contre les courts-circuits dans un circuit électrique à courant continu haute tension.
Arrière-plan technique
Un aéronef hybride électrique ou tout électrique est propulsé à l’aide d’un ou plusieurs propulseurs électriques comprenant chacun par exemple une hélice entraînée par un moteur électrique.
En fonction des différentes phases de vol, chaque moteur électrique peut être alimenté électriquement via par exemple un turbogénérateur et/ou des batteries.
Un turbogénérateur comprend un turbomoteur et au moins une génératrice électrique, la génératrice électrique transformant la puissance mécanique générée par le turbomoteur en une puissance électrique destinée à l’alimentation des propulseurs ou à être stockée au sein des batteries.
Le ou les propulseurs électriques sont intégrés dans un circuit électrique à courant continu haute tension (plus connu sous l’acronyme anglais « HVDC » pour « High Voltage Direct Current ») qui est protégé contre les courts-circuits via au moins un système de protection, le système de protection permettant d’ouvrir le circuit et de le mettre hors tension lorsqu’un courant de court-circuit est détecté.
Un court-circuit est par définition dangereux et susceptible d’être à l’origine d’incidents plus ou moins graves, c’est pourquoi les systèmes de protection contre les courts-circuits sont primordiaux dans un aéronef pour garantir la sécurité des passagers.
Un système de protection connu comprend une branche principale et une branche secondaire montées en parallèle. La branche secondaire présente une impédance supérieure à celle de la branche principale et comprend un fusible dimensionné pour un courant de court-circuit de forte intensité. Plus précisément, le fusible est dimensionné pour supporter, sur un temps suffisamment long, les courants de forte intensité. Le fusible est destiné à ouvrir la branche secondaire par la fusion d’un ou plusieurs de ses éléments lorsqu’il est traversé par un courant de court-circuit présentant une intensité suffisante pour le faire fondre. Le système comprend également un actionneur configuré pour ouvrir la branche principale de manière irréversible lorsqu’un courant de court-circuit de forte intensité est détecté, et obliger le courant de court-circuit à traverser la branche secondaire et plus particulièrement le fusible, pour mettre définitivement le circuit hors tension. Un tel système est destiné à protéger le circuit contre les courants de court- circuit de forte intensité qui sont généralement les plus dangereux à court terme. En effet, le fusible de la branche secondaire est dimensionné pour fondre à partir d’un courant d’une intensité de l’ordre de la centaine d’ampères tout en ayant un temps de fusion suffisamment long, pour éteindre complètement l’arc électrique dans la branche principale, pour les courants d’intensité de l’ordre des milliers d’ampères.
Toutefois, dans le domaine de l’aéronautique, la sécurité des passagers doit être totale, il est ainsi nécessaire de mettre hors tension le circuit dès qu’un courant de court-circuit est détecté et quel que soit son intensité (par exemple de l’ordre du milliampère pour un défaut d’isolement). En effet, les courants de court-circuit de faible ou moyenne intensité peuvent eux aussi être à l’origine d’incidents plus ou moins graves à court terme et/ou à plus ou moins long terme.
L’objectif de la présente invention est donc de proposer un système de protection contre un court-circuit dans un circuit électrique à courant continu haute tension permettant d’assurer l’ouverture des branches principale et secondaire quel que soit l’intensité du courant de court-circuit.
L’art antérieur comprend également les documents W02020/204154A1 , W02020/054580A1 et US3274363A.
Résumé de l'invention
L’invention propose ainsi un système de protection contre un court-circuit pour un circuit électrique à courant continu haute tension, le système comprenant une branche principale et une branche secondaire montées en parallèle et aptes à être connectées au circuit électrique via deux bornes communes d’entrée et de sortie, la branche secondaire comprenant un fusible et présentant une impédance supérieure à celle de la branche principale, le système comprenant un actionneur pyrotechnique comportant un générateur de gaz et un piston mobile entre une position initiale et une position finale, ledit système étant configuré pour occuper les positions suivantes :
- une position passive dans laquelle le piston est dans sa position initiale, les branches principale et secondaire étant fermées ;
- une position active dans laquelle le piston est placé dans sa position finale sous l’action de gaz généré par ledit générateur lorsqu’un courant de court- circuit est détecté, la branche principale étant ouverte sous l’action du piston ; la branche secondaire comprenant un coulisseau mobile qui est solidaire d’une extrémité du fusible et apte à être entrainé en translation sous l’action du piston lorsque le système passe de sa position passive à sa position active, le système étant configuré pour que le coulisseau impose une rupture du fusible qui est postérieure à l’ouverture de la branche principale lorsque le système passe de sa position passive à sa position active, de manière à assurer une ouverture de la branche secondaire quel que soit l’intensité du courant de court-circuit ; caractérisé en ce que la branche principale comprend un premier contact électrique entre un organe fixe et une première patte flexible, le système comprenant un premier séparateur qui est mobile en translation et solidaire
du piston, le premier séparateur étant configuré pour s’interposer entre l’organe fixe et la première patte flexible lorsque le système est dans sa position active, de manière à ouvrir le premier contact électrique et par conséquent la branche principale.
Le fait d’introduire dans la branche secondaire un coulisseau qui impose une rupture du fusible sous l’action du piston permet d’assurer une ouverture de la branche secondaire (et donc une ouverture du système et du circuit) en un temps déterminé (de préférence inférieur à 5 ms), et cela quel que soit l’intensité du courant de court-circuit.
Un tel système est compatible pour ouvrir des circuits alimentés en 800 volts à courant continu en un temps inférieur à 5 millisecondes, lorsqu’ils sont soumis à des courants de court-circuit allant de 0 à 10 000 ampères, avec une constante de temps L/R supérieure à 0,1 millisecondes.
Le système selon l’invention peut comprendre une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément les unes des autres ou en combinaison les unes avec les autres :
- le coulisseau présente une première extrémité fixée au fusible et une seconde extrémité fixée à un butoir mobile en translation, le premier séparateur étant apte à venir en appui contre une face d’appui du butoir pour l’entrainer en translation lorsque le système passe de sa position passive à sa position active ;
- le premier séparateur se trouve à distance de la face d’appui du butoir lorsque le système est en position passive ;
- la branche principale comprend un second contact électrique entre l’organe fixe et une seconde patte flexible, le système comprenant un second séparateur qui est mobile en translation et solidaire à la fois du piston et du premier séparateur, le second séparateur étant parallèle au premier séparateur, le second séparateur étant configuré pour s’interposer entre l’organe fixe et la seconde patte flexible lorsque le système est dans sa position active, de manière à ouvrir les premier et second contacts électriques et par conséquent la branche principale ;
- l’organe fixe est intercalé entre les premier et second séparateurs d’une part et entre les première et seconde pattes d’autre part, les première et seconde pattes étant respectivement en contact avec la face supérieure et la face inférieure de l’organe fixe lorsque le système est en position passive ;
- les premier et second séparateurs présentent chacun un chanfrein configuré pour faciliter l’ouverture des premier et second contacts électriques ;
- les première et seconde pattes sont symétriques et se rejoignent au niveau d’une semelle commune qui est connectée à la borne commune de sortie, chacune des première et seconde pattes comprenant un tronçon convexe et un tronçon concave en contact avec l’organe fixe lorsque le système est en position passive ;
- chacun des premier et second séparateurs est guidé en translation entre une structure du système et l’organe fixe ;
- les branches principale et secondaire sont horizontalement l’une à côté de l’autre, l’actionneur étant verticalement au-dessus des premier et second séparateurs et de la branche principale ;
- les premier et second séparateurs sont solidaires du piston via un élément de liaison, les premier et second séparateurs et le piston étant mobiles en translation suivant un même sens de déplacement, lorsque le système passe d’une position passive à une position active ;
- les premier et second séparateurs sont solidaires du piston via un levier articulé par rapport à une structure du système, les premier et second séparateurs étant mobiles en translation suivant un sens de déplacement qui est opposé à celui du piston, lorsque le système passe d’une position passive à une position active ;
- l’actionneur comprend une tige présentant une première extrémité fixée au piston et une seconde extrémité portant une première goupille insérée dans un premier trou oblong du levier, le système comprenant un élément de liaison présentant une première extrémité solidaire des premier et second séparateurs et une seconde extrémité portant une seconde goupille insérée
dans un second trou oblong du levier, le levier étant articulé entre les premier et second trous oblongs.
La présente invention concerne également un circuit électrique comprenant au moins un propulseur électrique et un système de protection contre un court-circuit tel que décrit précédemment.
La présente invention concerne en outre un aéronef comprenant un circuit électrique tel que décrit précédemment.
Brève description des figures
L’invention sera mieux comprise et d’autres détails, caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante faite à titre d’exemple non limitatif et en référence aux dessins annexés dans lesquels :
[Fig.1 ] la figure 1 est une vue en perspective d’un système de protection contre un court-circuit, selon un premier mode de réalisation de l’invention ;
[Fig.2] la figure 2 est une vue en coupe du système illustré sur la figure 1 selon le plan de coupe ll-ll de la figure 1 ;
[Fig.3] la figure 3 est une vue en coupe du système illustré sur la figure 1 selon le plan de coupe lll-lll de la figure 1 ;
[Fig.4] la figure 4 est une vue en coupe comparable à celle de la figure 2 illustrant un second mode de réalisation de l’invention.
Description détaillée de l'invention
Sur les figures 1 à 4 est représenté un système de protection contre un court- circuit 1 selon l’invention.
Un tel système 1 est destiné à être intégré dans un circuit électrique à courant continu haute tension (plus connu sous l’acronyme anglais « HVDC » pour « High Voltage Direct Current ») d’un aéronef.
Avantageusement, un tel circuit comprend au moins un propulseur électrique destiné à propulser l’aéronef hybride électrique ou tout électrique. Le propulseur électrique est par exemple une hélice entraînée par un moteur
électrique.
Un tel circuit est alimenté via par exemple un turbogénérateur et/ou des batteries. La tension d’alimentation est par exemple de 800 volts.
Tel qu’illustré sur les figures, le système 1 comprend une branche principale 2 et une branche secondaire 3 montées en parallèle. Les branches principale et secondaire 2, 3 sont connectées au circuit électrique via une borne commune d’entrée 4 et une borne commune de sortie 5. La branche secondaire 3 comprend un fusible 6. La branche secondaire 3 présente une impédance supérieure à celle de la branche principale 2. Le système 1 comprend un actionneur pyrotechnique 7a, 7b comportant un générateur de gaz 8a, 8b et un piston mobile 9a, 9b entre une position initiale et une position finale.
Le système 1 est configuré pour occuper les positions suivantes :
- une position passive dans laquelle le piston 9a, 9b est dans sa position initiale, les branches principale et secondaire 2, 3 étant fermées ;
- une position active dans laquelle le piston 9a, 9b est placé dans sa position finale sous l’action de gaz généré par le générateur 8a, 8b lorsqu’un courant de court-circuit est détecté, la branche principale 2 étant ouverte (ou coupée) sous l’action du piston 9a, 9b.
Selon l’invention, la branche secondaire 3 comprend un coulisseau 10 mobile qui est solidaire d’une extrémité du fusible 6 et apte à être entrainé en translation sous l’action du piston 9a, 9b lorsque le système 1 passe de sa position passive à sa position active. Le système 1 est configuré pour que le coulisseau 10 impose une rupture du fusible 6 qui est postérieure à l’ouverture de la branche principale 2 lorsque le système 1 passe de sa position passive à sa position active, de manière à assurer l’ouverture (ou la coupure) de la branche secondaire 3 quel que soit l’intensité du courant de court-circuit.
La branche principale 2 comprend un premier contact électrique 16 entre un organe fixe 17 et une première patte flexible 18. Le système 1 comprend un premier séparateur 13 qui est mobile en translation et solidaire du piston 9a,
9b. Le premier séparateur 13 est configuré pour s’interposer entre l’organe fixe 17 et la première patte flexible 18 lorsque le système 1 est dans sa position active, de manière à ouvrir le premier contact électrique 16 et par conséquent la branche principale 2.
Tel qu’indiqué ci-dessus, lorsque le système 1 est en position passive, les branches principale et secondaire 2, 3 sont fermées. Le système est par défaut en position passive, et autrement dit dans une position dans laquelle le courant peut circuler dans les branches principale et secondaire 2, 3. Le système est en position passive lorsque le circuit fonctionne normalement c’est-à-dire sans court-circuit.
Tel qu’indiqué ci-dessus, lorsque le système 1 est en position active, les branches principale et secondaire 2, 3 sont ouvertes. Le système est passé en position active lorsqu’un court-circuit est détecté dans le circuit et quel que soit son intensité. Le passage en position active permet d’ouvrir le système et de manière plus générale le circuit pour protéger notamment les propulseurs électriques et les installations environnantes.
Le fait d’introduire dans la branche secondaire 3 un coulisseau 10 qui impose une rupture du fusible 6 sous l’action du piston 9a, 9b permet d’assurer une ouverture de la branche secondaire 3 (et donc une ouverture du système et du circuit) en un temps déterminé (de préférence inférieur à 5 ms), et cela quel que soit l’intensité du courant de court-circuit.
La branche secondaire 3 est utilisée pour ouvrir de manière contrôlée le système 1 (et donc le circuit), lorsqu’un court-circuit est détecté. L’ouverture de la branche principale 2 est préalable pour diriger le courant de court-circuit dans la branche secondaire 3, et ainsi contrôler l’ouverture du système 1 (et donc du circuit).
Selon l’intensité du courant de court-circuit, le fusible 6 se rompt sous l’action d’une sollicitation mécanique (à savoir l’effort imposé par le coulisseau et initié par le piston) et/ou sous l’action d’une sollicitation thermique (à savoir la chaleur liée au passage du courant de court-circuit).
Ainsi, par exemple, lorsque le courant de court-circuit est de faible intensité, le fusible se rompt majoritairement ou totalement sous l’action de la sollicitation mécanique précitée. Inversement, lorsque le courant de court- circuit est de forte intensité, le fusible se rompt majoritairement ou totalement sous l’action de la sollicitation thermique précitée.
Le fusible 6 est configuré pour interrompre un potentiel arc électrique formé au moment de sa rupture (et permettre ainsi l’ouverture de la branche secondaire). Un arc électrique est notamment susceptible de se créer lorsque le courant de court-circuit est d’intensité moyenne ou haute. Pour stopper rapidement un potentiel arc électrique, le fusible 6 comprend un matériau destiné à absorber l'énergie thermique dégagée lors de sa rupture, par exemple de la silice. La silice va en effet fondre sous l’action de l’arc électrique puis se vitrifier pour devenir un excellent isolant interrompant l’arc électrique.
Avantageusement, le système 1 comprend en complément au moins un élément de dégazage qui est disposé à proximité du fusible 6 pour participer à l’interruption de l’arc électrique.
Tel qu’illustré sur la figure 3, le système 1 comprend ici deux éléments de dégazage 54 disposés à chacune des extrémités du fusible 6, chaque élément de dégazage 54 se présentant sous la forme d’un disque en polymère qui est configuré pour libérer un gaz participant à l’interruption de l’arc électrique lorsqu’il est sollicité thermiquement.
Tel qu’indiqué ci-dessus, le fusible 6 est dimensionné pour un courant de court-circuit de forte intensité. Plus précisément, le fusible 6 est dimensionné pour supporter, sur un temps suffisamment long, les courants de forte intensité, de manière à permettre l’ouverture préalable de la branche principale 2. On entend par « forte intensité » pour un courant de court- circuit, un courant supérieur à 1000 ampères, par exemple 8000 ampères.
Tel qu’indiqué ci-dessus, l’impédance de la branche secondaire 3 est supérieure à celle de la branche principale 2.
Avantageusement, le courant de la branche secondaire 3 est au moins 100 fois inférieur à celui de la branche principale 2, de sorte que le courant traverse majoritairement la branche principale 2, lorsque le système 1 est en position passive, au bénéfice de la durée de vie de la branche secondaire 3 (et donc du système) et de la consommation du système 1 .
Le système 1 (et plus particulièrement l’actionneur) est piloté par un dispositif de commande, ce dispositif de commande étant informé de la présence ou non d’un court-circuit par un capteur (par exemple un capteur à bobine) intégré ou non au système 1 . Le dispositif de commande ordonne le passage en position active du système 1 dès qu’un court-circuit est détecté et quel que soit son intensité. L’intensité du courant de court-circuit peut être par exemple comprise entre 0 et 10000 ampères.
Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures 1 à 4, le système 1 comprend un boîtier 11 (partiellement représenté) dans lequel sont notamment intégrées les banches principale et secondaire ainsi que l’actionneur pyrotechnique 7a, 7b. Le boîtier 11 forme une chambre isolante et étanche, de manière à protéger notamment les éléments situés à l’intérieur vis-à-vis de l’environnement extérieur, et inversement. Le système 1 comprend une structure 12 disposée à l’intérieur du boîtier 11 et sur laquelle sont montés les différents éléments du système 1 . La structure 12 peut être formée avec le boîtier 11 ou séparément du boîtier 11. Les branches principale et secondaire 2, 3 sont horizontalement l’une à côté de l’autre, l’actionneur 7a, 7b étant verticalement au-dessus des premier et second séparateurs 13, 14 et de la branche principale 2. Les bornes communes d’entrée et de sortie 4, 5 (également appelées barre de puissance d’entrée et de sortie) se présentent chacune sous la forme d’une barre électrique munie d’une vis imperdable 15 pour permettre sa connexion au circuit.
Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures 1 à 4, la branche principale 2 comprend notamment un organe fixe 17 et deux pattes flexibles 18, 20 (depuis la borne d’entrée jusqu’à la borne de sortie).
Plus précisément, tel qu’illustré sur les figures 2 et 4, la branche principale 2 comprend un premier contact électrique 16 entre l’organe fixe 17 et une première patte flexible 18 et un second contact électrique 19 entre l’organe fixe 17 et une seconde patte flexible 20. Les premier et second contacts électriques 16, 19 sont fermés lorsque le système 1 est en position passive et ouverts lorsque le système 1 est en position active. Les premiers et second contacts 16, 19 sont ainsi normalement fermés.
L’organe fixe 17 est intercalé entre les première et seconde pattes 18, 20. Les première et seconde pattes 18, 20 chevauchent l’organe fixe 17 lorsque le système 1 est en position passive. Les première et seconde pattes 18, 20 sont respectivement en contact avec la face supérieure et la face inférieure de l’organe fixe 17 lorsque le système 1 est en position passive. L’organe fixe 17 est ici venu de matière avec la borne d’entrée 4, et autrement dit l’organe fixe 17 et la borne d’entrée 4 se présentent sous la forme d’une unique pièce.
Les première et seconde pattes 18, 20 sont symétriques et se rejoignent au niveau d’une semelle commune 21 qui est connectée à la borne commune de sortie 5. Chacune des première et seconde pattes 18, 20 comprend un tronçon convexe 22 et un tronçon concave 23 en contact avec l’organe fixe 17 lorsque le système 1 est en position passive.
Selon une variante non représentée et en accord avec l’invention, la branche principale 2 pourrait comprendre un unique contact électrique, à savoir soit le premier contact électrique ou soit le second contact électrique.
Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures 1 à 4, le système 1 comprend un premier séparateur 13 et un second séparateur 14.
Plus précisément, tel qu’illustré sur les figures 2 à 4, les premier et second séparateurs 13, 14 sont parallèles, mobiles en translation et solidaires du piston 9a, 9b.
Lorsque le système 1 est en position passive (figures 2 et 4), les séparateurs 13, 14 sont à distance des premier et second contacts électriques 16, 19.
Lorsque le système 1 est en position active (non représenté), le premier séparateur 13 est configuré pour s’interposer entre l’organe fixe 17 et la première patte flexible 18, et le second séparateur 14 est configuré pour s’interposer entre l’organe fixe 17 et la seconde patte flexible 20, de manière à ouvrir les premier et second contacts électriques 16, 19 et par conséquent la branche principale 2.
Les premier et second séparateurs 13, 14 se présentent chacun sous la forme d’une lame, les séparateurs 13, 14 présentant des caractéristiques dimensionnelles équivalentes.
Avantageusement, les premier et second séparateurs 13, 14 présentent chacun un chanfrein 24 configuré pour faciliter l’ouverture des premier et second contacts électriques 16, 19.
Plus précisément, tel qu’illustré sur les figures 2 et 4, chaque chanfrein 24 est extérieur de sorte que le plan incliné du chanfrein 24 soit sensiblement parallèle à l’extrémité libre du tronçon concave 23 de la patte correspondante 18, 20.
Les premier et second séparateurs 13, 14 sont disposés de part et d’autre de l’organe fixe 17, chacun des premier et second séparateurs 13, 14 étant guidé en translation entre l’organe fixe 17 et la structure 12 du système 1 .
Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures 1 à 4, la branche secondaire 3 comprend notamment le fusible 6, le coulisseau 10 et un butoir 25 (depuis la borne d’entrée jusqu’à la borne de sortie).
Tel qu’indiqué ci-dessus, le fusible 6 est dimensionné pour supporter, sur un temps suffisamment long, les courants de forte intensité, et configuré pour interrompre un potentiel arc électrique formé au moment de sa rupture.
Plus précisément, le fusible 6 est disposé dans une enceinte 26 isolante et étanche de la structure 12. Le fusible 6 se présente sous la forme d’une lamelle métallique perforée selon un pas régulier (ici 9 perforations). Le fusible 6 présente une première extrémité fixée au coulisseau 10 via une vis 27 et une seconde extrémité fixée à la borne d’entrée 4 via une vis 28.
Le coulisseau 10 est monté mobile en translation dans un logement 29 de la structure 12. Le coulisseau 10 se présente sous la forme d’un axe épaulé, l’épaulement se trouvant en permanence dans le logement 29. Le coulisseau 10 présente une première extrémité fixée au fusible 6 via la vis 27 et une seconde extrémité fixée dans un trou borgne 30 du butoir 25 via une vis 31 . Le butoir 25 présente en section une forme de L, et comprend une portion verticale 32 fixée au coulisseau 10 et une portion horizontale 33. Le butoir 25 comprend une fente horizontale 34 dont le fond forme une face d’appui 35 qui est ici verticale.
Lorsque le système 1 passe de sa position passive (figure 3) à sa position active, le premier séparateur 13 est apte à venir en appui contre la face d’appui 35 du butoir 25 pour l’entrainer en translation, et ainsi entrainer le coulisseau 10 en translation de manière à solliciter mécaniquement le fusible 6 en traction. Le premier séparateur 13 se trouve à distance de la face d’appui 35 du butoir 25 lorsque le système 1 est en position passive. Une telle distance prédéterminée permet de solliciter thermiquement le fusible 6 avant de le solliciter mécaniquement, de manière à faciliter sa rupture.
Le butoir 25 est connecté électriquement à la borne de sortie 5 via une tresse 36, la tresse 36 présentant notamment une extrémité fixée sur la portion horizontale 33 du butoir 25 via une vis 37 (voir figure 3).
Selon le premier mode de réalisation illustré sur les figures 1 à 3, le système 1 comprend un actionneur 7a selon une configuration dénommée « rétracteur ».
Un tel actionneur 7a comprend un corps 38a rapporté sur la structure 12, un piston 9a mobile en translation dans une chambre 39a du corps 38a et un générateur de gaz 8a disposé dans le corps 38a et connecté avec la chambre 39a.
Sur demande du dispositif de commande, lorsqu’un courant de court-circuit est détecté, l’actionneur pyrotechnique 7a est déclenché (ou mise à feu), de sorte que le piston 9a soit placé en position finale sous l’action de gaz généré
par le générateur 8a, et entraîne ainsi les séparateurs 13, 14 et le coulisseau 10 (via les séparateurs et le butoir).
Plus précisément, le générateur de gaz 8a comprend une charge (ou cartouche) pyrotechnique (par exemple du propergol se présentant sous forme de pastilles) et un dispositif d’allumage (ou d’amorçage) de la charge pyrotechnique, le gaz généré par la combustion de la charge pyrotechnique permet de déplacer le piston 9a dans sa position finale. Le générateur de gaz 8a est placé dans une cavité supérieure 40 de la chambre 39a. Le gaz généré peut être libéré directement dans la chambre 39a ou seulement lorsqu’un seuil est atteint (par exemple un seuil de pression).
Le piston 9a est solidaire des premier et second séparateurs 13, 14 via un élément de liaison 41 a (ou porte-séparateurs) en matériau électriquement isolant (par exemple plastique).
Le piston 9a, les premier et second séparateurs 13, 14, le butoir 25 et le coulisseau 10 sont mobiles en translation suivant un même sens de déplacement (symbolisé par la flèche 42 sur les figures 1 à 3), lorsque le système 1 passe d’une position passive à une position active.
L’actionneur 7a comprend en outre un dispositif de blocage (par exemple une goupille non représentée) pour bloquer le piston 9a en position finale et un dispositif d’amortissement 43 (amortisseur présentant une structure en nid d’abeille) pour amortir le piston 9a en fin de course.
Selon le second mode de réalisation illustré sur la figure 4, le système 1 comprend un actionneur 7b selon une configuration dénommée « pousseur >>.
Les éléments communs aux premier et second modes de réalisation conservent les mêmes références numériques.
Un tel actionneur 7b comprend un corps 38b rapporté sur la structure 12, un piston 9b mobile en translation dans une chambre 39b du corps 38b, une tige 44 solidaire du piston 9b et un générateur de gaz 8b disposé dans le corps 38b et connecté avec la chambre 39b.
Sur demande du dispositif de commande, lorsqu’un courant de court-circuit est détecté, l’actionneur pyrotechnique 7b est déclenché (ou mise à feu), de sorte que le piston 9b soit placé en position finale sous l’action de gaz généré par le générateur 8b, et entraine ainsi les séparateurs 13, 14 (via le levier) et le coulisseau 10 (via les séparateurs et le butoir).
Plus précisément, le générateur de gaz 8b comprend une charge (ou cartouche) pyrotechnique (par exemple du propergol se présentant sous forme de pastilles) et un dispositif d’allumage (ou d’amorçage) de la charge pyrotechnique, le gaz généré par la combustion de la charge pyrotechnique permet de déplacer le piston 9b dans sa position finale. Le générateur de gaz 8b est placé dans le fond de la chambre 39b. Le gaz généré peut être libéré directement dans la chambre 39b ou seulement lorsqu’un seuil est atteint (par exemple un seuil de pression).
Les premier et second séparateurs 13, 14 sont solidaires du piston 9b via un levier 45 (ou culbuteur) articulé par rapport à la structure 12 du système 1. Plus précisément, la tige 44 de l’actionneur 7b présente une première extrémité fixée au piston 9b et une seconde extrémité portant une première goupille 46 insérée dans un premier trou oblong 47 du levier 45. Le système 1 comprend en outre un élément de liaison 41 b (ou porte-séparateurs) en matériau électriquement isolant (par exemple plastique). L’élément de liaison 41 b présente une première extrémité solidaire des premier et second séparateurs 13, 14 et une seconde extrémité portant une seconde goupille 48 insérée dans un second trou oblong 49 du levier 45. Le levier 45 est articulé en son milieu, c’est-à-dire entre les premier et second trous oblongs 47, 49, autour d’un axe de rotation sensiblement horizontal. Les premier et second trou oblongs 47, 49 s’étendent radialement par rapport à l’axe de rotation du levier 45.
Les premier et second séparateurs 13, 14 sont mobiles en translation suivant un premier sens de déplacement (symbolisé par la flèche 50 sur la figure 4) qui est opposé à un second sens de déplacement du piston 9b (symbolisé par la flèche 51 sur la figure 4), lorsque le système 1 passe d’une position
passive à une position active. Le butoir 25 et le coulisseau 10 sont mobiles en translation suivant le premier sens de déplacement, lorsque le système 1 passe d’une position passive à une position active.
L’actionneur 7b comprend en outre un dispositif d’amortissement 52, 53 (immobilisation progressive de la portion conique 52 de la tige dans la portion conique 53 du corps 38b) pour amortir le piston 9b en fin de course.
En comparaison au premier mode de réalisation (figures 1 à 3), le second mode de réalisation présente l’avantage d’être plus léger et plus compact.