PROCEDE ET DISPOSITIF DE CABLAGE OU TORDONNAGE
Objet de l'invention
La présente invention est relative à un procédé de câblage ou tordonnage et/ou d'assemblage de conducteurs de câbles électriques. Elle concerne également un dispositif permettant la mise en oeuvre de ce procédé.
Dans la description qui suit, on utilise les termes courants dans la profession des cableurs, à savoir "TORDON" et "TORON" qui désignent, respectivement, un assemblage d'au moins deux fils tordus ensemble et un assemblage de composition régulière, notamment 1 + 6 + 12 + 18 + 24 + le toron étant considéré comme un cas particulier d'un tordon.
Lors de la fabrication d'un câble comportant plusieurs conducteurs, on cherche généralement à s'approcher d'une section de conducteur la plus proche possible d'un cercle, et d'une surface extérieure la plus régulière possible, notamment en vue de l'obtention d'une enveloppe isolante d'épaisseur constante la plus uniforme possible et, de ce fait, du gain de matière isolante.
Etat de la technique
On a tenté de résoudre le problème par des techniques particulières comme la réalisation de tordons à pas de tordonnage court et/ou plusieurs couches d'éléments assemblées les unes sur les autres, en plusieurs passages.
Toutefois,- dans le cas d'assemblages à 27, 30,
32... fils et, d'une façon générale,, d'un nombre quelconque de fils, un tordon. cylindrique est très difficile à réaliser- selon ces techniques.
On connaît également la technique d'assemblage dite SZ. dans laquelle le faisceau d'éléments à assembler est soumis intégralement ou en partie à un mouvement rotatif alternatif. Divers documents traitent ce sujet, par exemple FR-A-2 532 464, FR-A-2 559 300 et FR-A-2 480 486.
Par ailleurs, on connaît la technique de câblage à double torsion dans laquelle le faisceau d'éléments à assembler est soumis à un effort de torsion entre deux points fixes en rotation.
Buts de l'invention
La présente invention vise à fournir un procédé et un dispositif pour la réalisation d'un tordon-aussi cylindrique que possible, notamment dans le cas d'assemblages à nombre de fils quelconque en une seule opération de tordonnage et de réaliser ainsi des économies importantes de matière isolante.
Un autre but de la présente invention consiste à fournir un procédé et un dispositif pour la réalisation d'un tordon du type susmentionné ayant un diamètre d'encombrement aussi réduit que possible.
Eléments essentiels de l'invention
Selon un premier aspect de la présente invention, le procédé consiste en ce qu'on soumet un premier fasceau d'éléments à assembler à un tordonnage SZ, en ce qu'on recouvre ensuite ledit premier faisceau d'éléments à assembler d'au moins un deuxième faisceau d'éléments en soumettant ensuite l'ensemble des deux faisceaux à une torsion et en ce qu'on fait passer le tordon ainsi obtenu dans des étapes de fabrication connues en soi.
Ce procédé a l'avantage de permettre l'assemblage d'un nombre de conducteurs et/ou câbles électriques quelconque en un tordon relativement uniforme sur sa longueur et présentant une section droite proche d'une circonférence.
Ce procédé convient plus particulièrement pour la réalisation de tordons présentant un nombre de conducteurs et/ou câbles électriques assez élevés, qui ne correspond pas aux compositions dites "régulières" (1 + 6 + 12, 1 + 6 + 12 + 18... etc).
Un autre avantage du procédé consiste en ce qu'on arrive ainsi à palier les inconvénients de la technique dite SZ dans laquelle le tordon obtenu présente un point faible, à savoir une irrégularité, au point d'inversion du sens de la torsion.
Selon une forme d'exécution préférée de la présente invention, l'ensemble constitué d'au moins deux faisceaux d'éléments à assembler est soumis à une double torsion, avant d'être envoyé dans les étapes de fabrication classiques.
On combine ainsi les avantages des procédés à double torsion avec ceux des procédés SZ, augmentés des effets inattendus que sont la cylindricité du tordon, son plus petit diamètre et donc le gain de matière pour l'enveloppe isolante et pour la gaine qui en résulte.
On a, en effet, constaté que le procédé de l'invention entraîne, suite à la régularité de la forme des tordons obtenus, une réduction imprévisible des épaisseurs des enveloppes isolantes et des gaines allant de 3 à 5% dans le cas d'un tordon de 32 fils ayant un diamètre de 0,20 mm chacun, par exemple, tout en respectant les normes en la matière.
Le procédé de l'invention permet non seulement un gain de matière suite à la réduction de l'épaisseur minimum de l'enveloppe isolante, c'est-à-dire l'épaisseur nécessaire pour garantir une isolation suffisante, répondant aux normes, en tous points du tordon, mais également suite à la- diminution du diamètre d'assemblage, étant donné que celui-ci est plus compact que dans le cas des tordons obtenus selon les procédés classiques.
Par "étapes de fabrication classiques", on entend notamment le recouvrement par une gaine isolante selon une technique connue en soi, l'enroulement de rubans métalliques- ou de papier ou même l'assemblage d'une ou de plusieurs couches d'éléments filiformes ou autres.
Conformément à un autre aspect de la présente invention,.- le dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention comporte essentiellement un organe de tordonnage d'éléments à assembler et un organe de tordonnage.
Il est bien évident que le dispositif de l'invention peut être précédé et/ou suivi de moyens connus en soi visant à faciliter et/ou améliorer les techniques de tordonnage comme les grilles de répartition, les filières... etc. En outre, le dispositif de l'invention peut être suivi d'un moyen pour appliquer une gaine ou enveloppe isolante de manière connue en.soi.
Selon une forme d'exécution particulièrement préférée, l'organe de tordonnage classique consiste en une tordonneuse à double torsion connue en soi.
Il y a lieu de distinguer une tordonneuse d'une câbleuse, la tordonneuse permettant un tordonnage de l'ensemble constitué par le faisceau central est soumis à un tordonnage SZ et ensuite à une simple ou double torsion en même temps que le faisceau extérieur destiné à "fixer" le faisceau central.
Brève description des figures
L'invention est décrite plus en détail cidessous, à l'appui des dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 est une représentation schématique de l'installation conforme à l'invention;
- la figure 2 est une représentation schématique d'une variante d'exécution d'une installation conforme à l'invention; et
- la figure 3 est une vue en coupe transversale à travers un tordon réalisé selon la présente invention.
En référence à la figure 1, le dispositif 1 de la. présente invention comporte un organe de tordonnage SZ 3 équipé d-'une filière. d'entrée 5 et d'une filière de calibrage 7, et une tordonneuse à double torsion 9 précédée d'une grille ou d'un plateau de répartition 11 et d'une filière de calibrage final 13.
L'organe de tordonnage, SZ consiste essentiellement en un cabestan 21 monté sur un bras- 23 entraîné en rotation autour d'un axe essentiellement horizontal situé dans le plan du cabestan ou dans un plan parallèle à
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l'aide d'un moteur 25 et d'une transmission 27, par exemple une transmission par poulies et courroies.
En référence à la figure 2, une autre forme d'exécution de l'installation 1 comporte un organe de tordonnage SZ 3 consistant essentiellement en une grille de répartition 51 des fils, soumise à un mouvement alternatif de vitesse _+ eu à l'aide d'un moteur 55 et d'une transmission 57 par poulie et courroie, et en une grille de répartition fixe 53. A la suite de celle-ci, le faisceau assemblé selon la technique SZ est réuni dans une filière de calibrage final 13 avec un deuxième faisceau (faisceau extérieur) traversant un plateau de répartition 11.
La tordonneuse à double torsion 9 est connue en soi. Dans la forme d'exécution représentée, le dispositif de l'invention fait appel à une tordonneuse équipée d'une lyre tournante, dans laquelle le faisceau des éléments passe sur une première poulie de renvoi 31 avant de suivre le trajet en forme de lyre 33 pour être ensuite détourné sur une deuxième poulie de renvoi 35 avant d'être enroulé sur une bobine de réception 37 avantageusement logée à l'intérieur de la cage 39 dans laquelle tourne la lyre 33 entraînée en rotation continue par un moteur 41 et une transmission 43, par exemple par poulies et courroie.
Les éléments à assembler constituant le faisceau central peuvent être débobinés de bobines d'émission fixes ou tournantes (non représentées). De manière analogue, les éléments à assembler constituant le faisceau extérieur qui traverse la grille de répartition 11 peuvent également être déroulés- de bobines d'émission fixes ou tournantes. L'agencement conforme à- la présente invention est donc de construction relativement simple et compacte.
La toronneuse 9 étant soumise à une rotation n et simultanément l'ensemble des fils étant "tirés" par un ensemble "cabestan-bobine"- la couche extérieure est assemblée à. un "pas" qui sera constant et fonction des deux paramètres: "vitesse de rotation" et "vitesse de tirage des fils".
Pour la couche intérieure, par contre, le dispositif situé en amont de la grille de répartition 11 étant
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munique au faisceau central, le pas du faisceau central sera un pas variable.
Dans le cas d'une tordonneuse à double torsion,
<EMI ID=3.1>
et à la vitesse de tirage. Il est bien évident que dans le cas d'une tordonneuse à simple torsion, ce pas sera lié à
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Les deux couches composées, l'une par le faisceau central, l'autre par le faisceau extérieur étant à des pas différents, les fils de la couche extérieure, régulièrement répartis dans la grille de répartion 11 restent bien répartis. L'aspect du tordon est régulier et s'inscrit dans un cercle d'autant mieux que la filière d'entrée aura calibré ou éventuellement légèrement rétreint l'ensemble composé des deux faisceaux.
L'enveloppe isolante pourra être réalisée avec une épaisseur réduite conduisant à des économies de matière isolante.--
Exemple
On cherche à réaliser un tordon de 32 fils. Le faisceau extérieur est composé de 16 fils de 0,20 mm de diamètre. Le faisceau central est composé de 16 fils également de diamètre 0,20 mm (voir figure 2).
La filière 7 est une filière de calibrage en diamant, alumine frittée, carbure ou autre et se présente sous forme d'un cylindre à entrée en trompette et a un diamètre de 0,91 mm.
Le cabestan 21 tourne successivement de 0 à 100 t/min, de + 100 t/min à 0, de 0 à - 100 t/min et de - 100 t/min à 0. La vitesse est réglable ainsi que le temps de montée en vitesse positive ou négative.
Le diamètre nominal du tordon est de 1,31 mm.
Une. filière de- calibrage final 13 disposée en aval du plateau de répartition présente un diamètre de 1,20 mm.
En vue d'obtenir une composition encore plus régulière et de plus petit diamètre, on peut également choisir des diamètres de fil légèrement différents pour la couche interne et la couche externe.
La régularité de la forme des tordons permet une réduction des épaisseurs des enveloppes isolantes très significative. Dans l'exemple ci-dessus, le diamètre sur isolant a pu être réduit de 4 à 5/100 de mm, passant de 2,48 à 2,43 mm. Il en résulte une économie de 4% sur la consommation de l'isolant.
De plus, cette économie s'est également répercutée sur la consommation de la gaine des câbles à 2 - 3 - 4 et... N conducteurs de façon bien plus importante encore.
En effet, pour un câble à 2 conducteur la réduction du diamètre d' assemblage - et donc sur la gaine - a été de 1/10 de mm. Pour un câble à 3 conducteurs, la réduction a été de 1,08/10 mm. Pour un câble à 4 conducteurs, elle a été de 1,21/10 de mm.
REVENDICATIONS
1. Procédé de câblage ou tordonnage et/ou d'assemblage de conducteurs de câbles électriques caractérisé en ce qu'on soumet un premier faisceau d'éléments à assembler à un tordonnage SZ, en ce qu'on recouvre ensuite le premier faisceau d'éléments à assembler d'au moins un deuxième faisceau d'éléments à assembler en soumettant l'ensemble des deux faisceaux à une torsion et en ce qu'on fait passer ensuite le tordon obtenu dans les étapes de fabrication connues en soi.