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Système de surveillance de tableaux exposés au public L'invention concerne un système de surveillance des tableaux exposés au public, destiné à protéger ces tableaux, leurs accessoires de fixation et leur dispositif de sécurité contre les tentatives de vols et d'agressions à leur intégrité physique ainsi que contre les tentatives de sabotage de leur circuits de sécurité, sans introduction de contraintes dévalorisantes au niveau des utilisateurs et admirateurs Ce système de surveillance est conçu pour remédier aux lacunes rencontrées lors de l'utilisation des techniques connues, c'est à dire d'ajouter à la sécurité anti vol des tableaux suspendus le long de murs et parois, la détection et la prévention des tentatives de vandalisme ou de fragmentation d'une partie des oeuvres avant leur exécution,
tout en accordant à ses utilisateurs une liberté permanente au niveau de la localisation, de la permutation ou de la structuration des objets en fonction de l'évolution des besoins de présentation physique et esthétique Pour atteindre ces objectifs, la présente invention telle qu'elle est caractérisée dans les revendications, utilise la possibilité de créer un écran immatériel et invisible, d'épaisseur réglable, autour de toute oeuvre exposée ainsi que de leurs accessoires de suspensions et de protection en exploitant les caractéristiques intrinsèques de chaque partie constituante L'invention permet également l'utilisation de longs cables de raccordement entre chaque objet protégé et le dispositif de surveillance,
en protégeant ces cables contre toutes tentatives de sabotage sans subir les inconvénients d'une proximité vis à vis des surfaces de pose et autres masses environnantes.
En pratique, le système de surveillance tel que caractérisé dans les revendications et illustré en fig 1 consiste à envelopper les conducteurs de liaisons A 1 A2, les cimaises C1 C2, les accessoires de suspensions 51 S2 et
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chaque oeuvre rendue conductrice P1 P2 dans une aura de surveillance immatérielle et invisible dont les dimensions peuvent être ajustées par les utilisateurs en fonction de leurs besoins spécifiques et en particulier du temps nécessaire pour rendre efficace une intervention de dissuasion ou de repression après l'instant de la première tentative d'intrusion à l'intérieur du volume de l'aura protectrice.
Dans le cas des cables de liaison, le volume de l'aura détectrice est limitée à l'épaisseur de l'isolant séparant l'âme A 1 A2 de cables coaxiaux de son blindage 81 B2 Parmi les autres avantages obtenus grâce à cette invention, il faut également retenir la possibilité d'utiliser pratiquement tous les moyens de suspension esthétiques connus, sans imposer aux utilisateurs des contraintes techniques et de mise en oeuvre trop complexes ou coûteuses Cette invention initialement conçue pour la surveillance des galeries de tableaux est applicable dans une multitude d'autres applications, mais pour simplifier sa compréhension, ses détails sont exposés à l'aide de dessins et schémas représentant seulement l'application initiale.
La figure 1. illustre le principe de détection, lequel utilise au départ un générateur d'onde électromagnétique G à très faible puissance, dont une sortie X est raccordée, en opposition de phase, via les deux primaires du transducteur T à deux bras d'antennes constitués par les câbles A 1 A2, les cimaises C1 C2, les suspensions 51 S2 et les oeuvres d'art P1 P2 pour former un circuit bouclé par un couplage non galvanique, par exemple capacitif, entre d'une part les matériaux constituants les antennes et d'autre part l'ensemble des masses connectées à la sortie Y du générateur.
Les tresses 81 B2 sont raccordées au point médian X, pour diminuer le coëfficient de couplage entre les âmes A 1 A2 et l'ensemble des masses liées au potentiel Y avec un minimum de perte afin de permettre l'utilisation de plus grandes longueurs de cables de liaison en raison de la répartition symétrique de leurs impédances au niveau du transducteur T
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Lorsque le générateur G est excité, il produit un courant oscillant de très faible intensité et à très basse tension qui est véhiculé par les conducteurs A 1 et A2 de câbles coaxiaux classiques raccordés aux objets à protéger P1 P2 par l'intermédiaire des cimaises C1 C2, leurs accessoires de suspension et de liaisons 51 S2 en induisant un champs électromagnétique autour de chaque conducteur.
Si les objets à protéger présentent des caractéristiques non ou trop peu conductrice, aux fréquences du générateur G, une antenne conductrice constituée par exemple à l'aide d'un réseau de fins fils ou films est ajoutée aux objets de façon à étaler le champs électromagnétique et à rester imperceptible aux admirateurs en fonction des critères propres à l'utilisateur.
Si l'ensemble du réseau est soigneusement isolé par rapport aux masses environnantes pour réduire l'impédance permanente et obtenir un rapport signal bruit exploitable, dés que le proche environnement des antennes est perturbé par l'émergence de corps générateurs ou consommateurs d'énergie aux fréquences utilisées par le réseau ;
le transducteur T et le circuit de mesure M enregistre cette variation, la quelle peut être exploitée pour commuter de façon discriminative un dispositif de signalisation ou de commande de puissance Pour autant que la fréquence choisie soit suffisamment écartée de celles induites ou absorbées par des générateurs ou corps dont l'intrusion ne doit pas être signalée, toute approche indésirable et ponctuelle du réseau ainsi constitué sera signalée avec un minimum de risque d'alertes intempestives, du fait que les variations d'impédance dûes aux évolutions des conditions d'ambiance qui sollicitent simultanément les deux branches d'antenne s'annulent au niveau du dispositif de mesure M
Le fonctionnement de ce système, exploitant le principe des circuits accordés comprenant des éléments vecteurs immatériels, est imagé par la fig 2,
dans la quelle les zones surveillées sont représentées sous la forme d'auras 21 Z2 Z3
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Z4 Z5 Z11 Z21 Z31 Z41, dont chacune correspond a un volume théorique défini par le seuil de sensibilité, au sein de laquelle la moindre modification d'impédance analogue à l'intrusion de la plus faible masse à détecter sera signalée. A noter que pour l'intrus Z5 l'aura de signalisation se réparti sur l'ensemble du corps isolé de l'environnement, c'est à dire qu'elle ne se limite pas à l'extrémité de la main, ceci expliquant comment il est possible de créer une discrimination sélective en fonction de l'impédance propre à l'intrus, à sa masse, sa surface, sa géométrie et les distances le séparant des différentes auras.
Comme tout corps biologique ou matériel à l'exception de quelques matériaux présente une impédance électromagnétique différente à celle de l'environnement, l'utilisation de deux bras d'antenne en opposition de phase et le soin apporté à équilibrer l'impédance des deux bras d'antenne 21 Z2 Z3 Z4, et Z11 Z21 Z31 Z41 permet aux utilisateurs d'affiner le niveau de sensibilité discriminative même sur des sites fortement perturbés par des activités humaines ou naturelles inévitables, tels que rencontrés lors de l'utilisation de réseaux de communications radiophoniques ou des orages Par contre, grâce à la possibilité de régler l'épaisseur du volume sensible aux variations d'impédances,
il est possible de réaliser des réseaux dont la géométrie permet d'exclure les risques d'intrusions symétriques et simultannées dans les zones de détection des deux bras Au niveau de la mise en oeuvre du système, la pose d'un isolant entre les conducteurs d'antenne et les surfaces de pose ne représente pas une difficulté majeure ni un coût prohibitif, et peut facilement être réalisée en utilisant des accessoires éprouvés et disponible sur le marché, comme typiquement illustré dans la fig 3.
où la toile 9 et son cadre sont accrochés à l'aide d'un filin conducteur 7 à un crochet 3, glissant sur une réglette conductrice 2, supportée par la cimaise 1, pour former un réseau d'impédance alimenté par le générateur
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électromagnétique à l'aide de l'âme A du cable bouclant l'ensemble à protéger avec un multiple de couplages capacitifs par l'intermédiaire de toutes les masses raccordées à la terre et à la borne du générateur.
Pour augmenter la sensibilité du système lorsque la parois 1 introduit une impédance trop consommatrice, il suffit de placer une couche de matériel isolant, à la fréquence choisie, entre le réseau et la paroi. Dans la fig 3, ces isolants sont respectivement des bouchons isolants 6 fixés sur des supports 4,5 et une lame ou toile isolante 12 ; la fixation de la cimaise 1 étant isolée par l'usage d'un blochet 10 isolant. La toile 8 et son cadre 9 sont équipés d'un réseau de fins fils conducteurs 8, reliés au filin 7, afin de structurer la forme du volume sensible 13 de façon à permettre une observation des détails de la peinture à une faible distance en fonction des critères particuliers à l'utilisateur sans provoquer une signalisation intempestive.
Dans les cas, où la paroi 11 serait perméable au passage d'ondes électromagnétiques en provenance de la face opposée à celle où se trouve les oeuvres à protéger il est possible d'éliminer ces risques d'interférences en y apposant une surface conductrice raccordée à la tresse B du cable de liaison.
La même technique permettant de réduire l'importance du couplage à la terre dans le cas de parois en béton armé.