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"Procédé et dispositif de détection de fuite sur un élément combustible d'un assemblage pour reacteur nucléaire".
L'invention concerne un procédé et un dispositif de détection de fuites sur un élément combustible d'un assemblage pour réacteur nucléaire.
Les réacteurs nucléaires refroidis par de l'eau, tels que les réacteurs nucléaires à eau sous pression, comportent des assemblages combustibles qui sont placés dans une disposition juxtaposée à l'intérieur de la cuve du réacteur, pour constituer le coeur qui est le siège de réactions nucléaires produisant de l'énergie qui est transmise au fluide de refroidissement du réacteur sous forme de chaleur.
Les assemblages combustibles sont constitués par des faisceaux d'éléments combustibles ou crayons de faible diamètre et de grande longueur. Les crayons combustibles sont eux-mêmes constitués par une gaine métallique dans laquelle sont empilées des pastilles de matériau combustible tel que de l'oxyde d'uranium et qui est fermée de manière étanche à ses extrémités, par des bouchons.
La gaine des éléments combustibles est réalisée en un alliage résistant à la corrosion par l'eau de refroidissement du réacteur à haute température et absorbant faiblement les neutrons. La gaine de l'élément combustible permet d'isoler les pastilles en matériau combustible de l'eau de refroidissement et d'éviter que des produits de fission formés par réaction nucléaire dans le matériau combustible ne soient entraînés par l'eau de refroidissement du réacteur.
Après un certain temps de présence dans le réacteur en fonctionnement, certains assemblages du coeur peuvent présenter des défauts d'étanchéité qui se traduisent par un rejet de produits de fission radioactifs dans le fluide de refroidissement. Le niveau de radio-activité do l'eau de refroidissement permet de déterminer la présence d'assemblages présentant des
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fuites dans le coeur du réacteur. Ces assemblages doivent être détectés pour qu'on puisse effectuer leur réparation ou leur remplacement, lors d'une phase d'arrêt pour entretien du réacteur, afin d'éviter une contamination du circuit primaire dans lequel circule l'eau de refroidissement.
La détection des assemblages combustibles défectueux peut être effectuée sous eau dans la piscine du réacteur, par des méthodes de mesure acoustiques, ultrasonores ou par courants de Foucault.
Il est également possible d'utiliser des cellules appelées cellules de ressuage dans lesquelles on favorise le relâchement de produits radio-actifs par l'assemblage combustible, ces produits radio-actifs étant ensuite entraînés par de l'eau ou un gaz dans une installation permettant leur détection.
Dans le cas où de tels produits radio-actifs ont été détectés, il est nécessaire d'effectuer le remplacement ou la réparation de l'assemblage combustible, avant son rechargement dans le coeur du réacteur.
Les fuites de produit radio-actif provenant d'un assemblage ont pour origine un défaut d'étanchéité d'au moins un crayon de l'assemblage dont la gaine est fissurée.
Certains procédés de contrôle des assemblages combustibles permettent de localiser le ou les crayons défectueux mais ces procédés sont généralement d'une mise en oeuvre complexe et ne permettent pas de déterminer de manière totalement sûre l'emplacement des crayons défectueux.
La restauration des assemblages défectueux effectuée en remplaçant les crayons suceptibles de présenter des fuites par des crayons neufs n'est donc pas toujours effectuée dans des conditions satisfaisantes.
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En outre, dans le cas des études effectuées pour rechercher les causes de la présence de défauts sur des éléments combustibles, on utilise jusqu'ici des méthodes d'examen par courants de Foucault ou des méthodes d'examen visuelles macroscopiques effectuées individuellement sur chacun des crayons des assemblages combustibles soumis aux essais.
On ne connaissait pas jusqu'ici de procédé et de dispositif permettant de déterminer de manière extrêmement sûre la présence de fuites sur un élément combustible d'un assemblage pour réacteur nucléaire, tel qu'un crayon combustible.
Le but de l'invention est donc de proposer un procédé de détection de fuites sur un élément combustible d'un assemblage pour réacteur nucléaire qui soit extrêmement sûr, qui soit d'une mise en oeuvre en oeuvre relativement simple et rapide et qui puisse être effectué sur des éléments combustibles individuels de longueur variable.
Dans ce but : - on introduit l'élément combustible dans une cellule, sous eau, dans une piscine, - on injecte de l'air sous pression dans la cellule de manière à la vidanger de l'eau qu'elle contient, - on établit une pression inférieure à la pression atmosphérique dans la cellule, de manière à favoriser l'échappement de produits de fission provenant de l'élément combustible en cas de fuite, - on réalise un balayage des gaz contenus dans la cellule, par un courant d'air de balayage et on recueille ces gaz dans une installation de détection de produit de fission, - on introduit de l'eau dans la cellule,
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- on effectue un prélèvement d'eau dans la cellule, - on effectue une détection de produits de fission dans le prélèvement d'eau,
et - on extrait l'élément combustible de la cellule, après avoir déterminé la présence éventuelle de fuite sur cet élément combustible, par détection de produits de fission.
L'invention est également relative à un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on va maintenant décrire, à titre d'exemple non limitatif, en se référant aux figures jointes en annexe, un dispositif de détection de fuite sur des crayons combustibles d'un assemblage pour réacteur nucléaire à eau sous pression et son utilisation pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention.
Les figures 1A et 1B sont des vues en élévation de la partie supérieure et de la partie inférieure respectivement d'une cellule permettant de réaliser la détection de fuite sur un crayon combutible.
Les figures 2A et 2B sont des vues en coupe par un plan vertical de la partie supérieure et de la partie inférieure respectivement de la cellule représentée sur les figures 1A et 1B.
La figure 3 est une vue de dessus suivant 3 de la figure 2A.
La figure 4 est une vue schématique d'un circuit d'alimentation et de commande d'une cellule de détection telle que représentée sur les figures 1A, 1B, 2A et 2B.
Sur les figures 1A, 1B, 2A et 2B, on voit une cellule de détection de fuite ou cellule de ressuage
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destinée à un crayon combustible individuel et désigné de manière générale par le repère 1.
La cellule 1 comporte un corps tubulaire allongé à double enveloppe 2 constitué par un tronçon supérieur 2a et un tronçon inférieur 2b relié par un dispositif de raccordement 3.
Le tronçon supérieur 2a est fixé à son extrémité supérieure à une tête 4 sur laquelle repose un couvercle 5 de fermeture de la cellule 1.
Le tronçon inférieur 2b est solidaire d'une partie de pied 6 à sa partie inférieure.
Le tronçon supérieur 2a comporte une enveloppe externe tubulaire 8a et une enveloppe interne 9a également tubulaire et coaxiale à l'enveloppe 8a.
De même, le tronçon inférieur 2b comporte une enveloppe tubulaire externe 8b et une enveloppe interne 9b coaxiale à l'enveloppe externe 8b.
Le dispositif de raccordement 3 comporte une bride supérieure 3a solidaire du tronçon 2a, une bride inférieure 3b solidaire du tronçon 2b et trois vis telles que 3c montées pivotantes autour d'un axe horizontal, sur des pattes fixées à 120 les unes des autres autour du tronçon inférieur 2b.
Les brides 3a et 3b comportent des échancrures périphériques dans lesquelles peuvent venir s'engager les vis 3c. L'assemblage et le serrage des brides 3a et 3b sont assurés par les écrous engagés sur les vis 3c.
Les brides 3a et 3b comportent une partie centrale cylindrique en saillie dont le diamètre est sensiblement égal au diamètre intérieur des enveloppes 8a et 8b qui sont engagées sur la partie centrale de la bride 3a et sur la partie centrale de la bride 3b respectivement.
Les enveloppes externes 8a et 8b sont fixées par soudure sur les brides 3a et 3b respectivement, à la périphérie de leur partie centrale.
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De plus, les brides 3a et 3b comportent un alésage central dont le diamètre est sensiblement égal au diamètre des enveloppes internes 9a et 9b.
Les parties d'extrémité des enveloppes 9a et 9b sont engagées dans les alésages des brides 3a et 3b respectivement.
Lorsque les deux tronçons 2a et 2b sont dans leur position assemblée, comme représenté sur la figure 2, les enveloppes internes 9a et 9b des tronçons 2a et 2b respectivement se trouvent dans le prolongement l'une de l'autre et constituent une enveloppe interne continue délimitant un logement 10 pour un crayon combustible 7, à l'intérieur de la cellule 1.
Un joint d'étanchéité externe 11 et un joint d'étanchéité interne 12 sont intercalés entre les brides 3a et 3b et placés dans des positions coaxiales.
Le joint interne 12 assure la fermeture étanche du logement 10, au niveau de l'extrémité de jonction des enveloppes 9a et 9b.
La double enveloppe 8a, 8b ; 9a, 9b permet de réaliser une isolation thermique du logement 10 et participe à la résistance mécanique de la cellule 1.
La tête 4 de la cellule est traversée, dans le prolongement axial de l'enveloppe 9a, par un canal 14 débouchant dans une ouverture 15 du couvercle 5 à son extrémité supérieure.
Le canal 14 et l'ouverture 15 constituent la partie supérieure du logement 10 de la cellule 1 destinée à recevoir un crayon combustible 7.
La partie de pied 6 de la cellule est traversée par une ouverture 16, dans le prolongement axial de l'enveloppe 9b.
L'ouverture 16 comporte une partie taraudée 16a dans laquelle est engagée une vis 17 de fermeture du logement 10 à sa partie inférieure. Une pige de réglage
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18 dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre intérieur du logement 10 vient en appui, par sa partie inférieure, sur l'extrémité interne de la vis 17. La vis 17 assure la fermeture étanche du logement 10 à sa partie inférieure.
Une cellule telle que la cellule 1 est conçue pour permettre la détection de fuite sur des crayons combustibles de types différents présentant différentes longueurs comprises entre une valeur minimale et une valeur maximale.
Dans leur configuration représentée sur la figure 2, la cellule 1 et le logement 10 présentent une longueur minimale permettant de réaliser à l'intérieur de la cellule une détection sur un crayon combustible du type présentant la plus faible longueur.
La détection de fuite sur des crayons combustibles de types différents présentant des longueurs supérieures peuvent être effectuée à l'intérieur de la cellule, en intercalant des tronçons supplémentaires sensiblement analogues au tronçon supérieur 2a et au tronçon inférieur 2b, entre ces deux tronçons.
L'assemblage des tronçons successifs du corps 2 de la cellule peut être réalisé en utilisant des dispositifs de raccordement à brides et à vis pivotantes tels que le dispositif 3.
De plus, les crayons combustibles d'un même type peuvent présenter certaines variations dimensionnelles et en particulier certaines différences de longueur, par exemple sous l'effet des dilatations subies dans l'ambiance du réacteur.
Dans la mesure où il est nécessaire d'obtenir une localisation précise de la partie supérieure du crayon combustible 7 introduit dans le logement 10, on utilisera des piges de réglage analogue à la pige 18
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pour compenser les variations de longueur des différents crayons combustibles introduits dans le logement 10.
L'introduction des piges 18 est effectuée par l'extrémité de l'ouverture 16 du pied 6 de la cellule et le maintien de ces piges est assuré par la vis 17 de fermeture de la partie inférieure du logement 10.
Généralement, la position du crayon combustible à l'intérieur du logement 10 est réglée de manière que la partie supérieure du crayon soit saillante d'une longueur voisine de 10 mm par rapport à la surface supérieure de la tête 4 de la cellule sur laquelle vient reposer le couvercle 5.
L'enveloppe supérieure externe 8a du corps 2 porte une patte de support 20 sur laquelle est fixé un vérin pneumatique 21 d'ouverture et de fermeture du couvercle 5. La tige 22 du vérin 21 est solidaire d'une tige d'actionnement 23 montée coulissante dans la direction axiale à l'intérieur de la tête 4 de la cellule, grâce à des paliers de glissement.
La tige d'actionnement 23 comporte une extrémité supérieure à diamètre réduit venant s'engager dans le couvercle 5, à l'intérieur d'une ouverture 24.
L'extrémité supérieure de la tige d'actionnement 23 comporte une ouverture de direction diamétrale dans laquelle est engagée une goupille 25.
Les extrémités de la goupille 25 traversant la partie supérieure de la tige 23 sont engagées dans des saignées usinées dans le couvercle 5.
L'ouverture 24 traversant le couvercle 5 débouche par une partie d'extrémité taraudée 24a sur la surface supérieure du couvercle. La partie supérieure de la tige d'actionnement 23 constituée sous une forme tubulaire présente sur sa surface interne une partie taraudée 27 dont le diamètre et le pas sont identiques
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au diamètre et au pas de la partie taraudée 24a de l'ouverture 24.
Au-dessus de la partie taraudée 27, l'alésage intérieur de l'extrémité de la tige 23 est élargie diamétralement.
Une vis 28 comportant une partie filetée 28a peut être engagée dans l'ouverture taraudée 24a puis dans l'ouverture taraudée 27 de l'extrémité de la tige 23, pour assurer une liaison entre le couvercle 5 et la tige 23.
Le couvercle 5 relié à l'extrémité de la tige 23 par la vis 28 peut être actionné par le vérin pneumatique 23 dans le sens de l'ouverture ou de la fermeture du couvercle 5. Le vérin pneumatique 21 à double effet est alimenté par des conduites reliées à deux raccords 29a et 29b solidaires du corps du vérin 21.
Le corps du vérin 21 est fixé de manière articulée par l'intermédiaire d'un axe horizontal 31 sur la patte de support 20.
La tige d'actionnement 23 porte un galet 34 monté rotatif sur un axe de direction transversale par rapport à la tige 23. Le galet 34 est engagé à l'intérieur d'une rainure 35 usinée dans la tête 4 de la cellule 1.
La rainure 35 comporte une partie inférieure rectiligne et une partie supérieure de forme hélicoïdale ayant pour axe l'axe de déplacement de la tige 23 solidaire de la tige 22 du vérin.
Pour réaliser l'ouverture du couvercle 5, à partir de sa position de fermeture représentée sur les figures 1 et 2, on actionne le vérin pneumatique 21 dans le sens provoquant le déplacement de la tige 22 vers le haut.
La tige d'actionnement 23 solidaire de la tige 22 du vérin se déplace également vers le haut et assure
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le soulèvement du couvercle au-dessus de la surface supérieure de la tête 4, le couvercle 5 étant solidaire de la tige d'actionnement 23, grâce à la vis 28.
Lorsque le galet 34 parvient dans la partie supérieure de la rainure 35 de forme hélicoïdale, la coopération du galet 34 et de la rainure 35 entraîne une mise en rotation de la tige d'actionnement 23 et du couvercle 5 autour de l'axe de déplacement vertical de la tige 23.
Le couvercle 5 vient se placer par pivotement autour de l'axe de la tige 23, dans la position d'ouverture de l'extrémité supérieure du logement 10 représentée sur la figure 3.
La fermeture du couvercle 5 est assurée par un déplacement vers le bas de la tige 22 du vérin et de la tige d'actionnement 23, le couvercle effectuant, dans un premier temps, une rotation venant le replacer à l'aplomb de l'ouverture du logement 10 et, dans un deuxième temps, un déplacement vertical, ces déplacements étant obtenus par déplacement du galet 34 en contact respectivement avec la partie hélicoïdale et avec la partie rectiligne de la rainure 35.
Dans le cas d'une défaillance du vérin 21, l'ouverture ou la fermeture du couvercle 5 peuvent être réalisées de manière manuelle.
On réalise le dévissage à distance de la vis 28 grâce à une perche à l'extrémité de laquelle est placé un outil venant en prise avec la tête de vis, la cellule 1 étant placée sous une certaine profondeur d'eau.
Le dévissage de la vis 28 permet de désolidariser le couvercle 5 de la tige d'actionnement 23. Le couvercle 5 peut être placé en position d'ouverture grâce à un outil de traction qui est mis en prise avec l'anse de manutention 37 solidaire du couvercle.
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Le couvercle de la cellule 1 qui est utilisée sous une profondeur d'eau de l'ordre de 10 mètres peut donc être actionné à distance dans tous les cas, soit de manière automatique en utilisant le vérin pneumatique 21, soit en cas de défaillance du vérin, de manière manuelle.
Après ouverture du couvercle 5, un élément combustible tel qu'un crayon 7 extrait d'un assemblage défectueux peut être introduit à l'intérieur du logement 10 de la cellule 1, par l'intermédiaire du canal 14 de la tête 4 de la cellule présentant une ouverture évasée vers le haut.
La position dans la direction verticale du crayon 7 peut être réglée, comme il a été indiqué plus haut, en choisissant une pige de réglage 18 de longueur voulue.
Le logement 10 de la cellule est rempli d'eau de la piscine dans laquelle se trouve plongé l'élément combustible. Le couvercle 5 est remis en position de fermeture.
Un joint torique 38 permet d'assurer une fermeture étanche du couvercle 5 qui vient reposer sur la partie supérieure de la tête 4 de la cellule avec une certaine pression qui peut être exercée grâce au vérin 21, par l'intermédiaire de la tige d'actionnement 23 et de la vis 28.
Le vérin 21 est alimenté en air comprimé par l'intermédiaire de conduites 39a et 39b reliées respectivement aux ajutages 29a et 29b.
La tête 4 de la cellule est percée de canaux de distribution de fluide auxquels sont reliés des ajutages 40, 41 et 42 permettant le raccordement de tuyauteries d'alimentation en fluide.
L'ajutage 40 communique avec un canal débouchant dans la partie supérieure du canal 14, c'est-à-
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dire à la partie supérieure du logement 10 de la cellule.
L'ajutage 41 communique avec un canal relié par l'intermédiaire d'une canalisation 43 à une vanne à trois voies 45 fixée sur le pied 6 de la cellule.
L'ajutage 42 communique avec un canal relié par l'intermédiaire d'une canalisation souple 46 à l'une des voies de la vanne 45 à trois voies.
Les ajutages 40,41 et 42 permettent de relier la cellule à des conduites d'alimentation d'un circuit de fluide qui est représenté sur la figure 4 et qui sera décrit plus loin.
Les ajutages 40 et 42 sont reliés à des conduites du circuit de fluide dans lesquelles peuvent circuler de l'eau déminéralisée ou de l'air sous pression.
L'ajutage 40 permet de mettre en communication la partie supérieure du logement 10 de la cellule avec le circuit de fluide alors que l'ajutage 42 permet de mettre en communication la partie inférieure du logement 10 avec le circuit de fluide, par l'intermédiaire de la vanne à trois voies 45.
L'ajutage 41 qui est relié à une conduite d'air comprimé du circuit de fluide permet d'assurer la commande de la vanne à trois voies 45.
La vanne à trois voies 45 comporte une première voie communiquant avec la conduite 46, une seconde voie communiquant avec un canal 48 débouchant à la partie inférieure du logement 10 (figure 2B) et une troisième voie non représentée débouchant à l'intérieur de la piscine.
On va maintenant se reporter à la figure 4, pour décrire le circuit de fluide relié à la cellule 1 et permettant d'effectuer les différentes phases successives du procédé de détection suivant l'invention.
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On a représenté la cellule 1 dont le couvercle 5 peut être actionné pour son ouverture ou sa fermeture par le vérin pneumatique 21 à double effet dont les chambres sont alimentées en air comprimé par les conduites 39a et 39b.
Le logement 10 de la cellule, comme il a été décrit plus haut, est relié à sa partie inférieure au circuit de fluide, par l'intermédiaire du canal 48, de la vanne à trois voies 45 et d'une canalisation 46' comportant une partie d'extrémité constituée par la conduite 46 représentée sur les figures 1 et 2.
Le circuit de fluide comporte une source d'eau déminéralisée sous pression 50 et une source d'air comprimé 51 reliées l'une et l'autre, par l'intermédiaire de conduits de liaison, à la canalisation 46'reliée à la vanne à trois voies 45 à la partie inférieure de la cellule 1 et, à une canalisation 53 reliée à la partie supérieure de la cellule par l'intermédiaire de l'ajutage 40.
Des électrovannes telles que 54a, 54b et 54c permettent d'assurer la liaison des canalisations 46'et 53 avec la source d'eau déminéralisée ou avec la source d'air comprimé dont la pression est de l'ordre de 10 bars.
La source d'air comprimé 51 est de plus reliée aux conduites 39a et 39b d'alimentation du vérin pneumatique 21, par l'intermédiaire d'une conduite 55 et de vannes à trois voies 56a et 56b.
La commande des vannes à trois voies 56a et 56b permet d'assurer l'alimentation de l'une des chambres du vérin en air comprimé et la mise à l'atmosphère de l'autre chambre, pour commander le déplacement du vérin dans un sens ou dans l'autre, c'est-à-dire dans le sens de l'ouverture ou de la fermeture du couvercle 5.
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Des manomètres tels que 57a, 57b, 57c et 57d permettent de mesurer la pression de l'eau déminéralisée ou de l'air comprimé provenant des sources 50 et 51.
Une vanne à trois voies 58 est intercalée sur la conduite 53 reliée à la partie supérieure du logement de la chambre 1, entre l'ajutage 40 et le point de raccordement de la conduite 53 avec la conduite 60 d'alimentation en eau déminéralisée ou en air comprimé sur laquelle est placée l'électrovanne 54c.
L'une des voies de la vanne 58 est reliée à l'ajutage 40 par la conduite 53, une seconde voie est reliée à la conduite 60 par une conduite 53'et la troisième voie est reliée par une conduite 61 à un dispositif de prélèvement d'eau 62.
La conduite 53'est prolongée au-delà de son embranchement avec la conduite 60, de manière à être reliée à un pot de comptage radio-actif 63 comportant un détecteur You g disposé à l'intérieur d'un blindage de plomb 64.
Le pot de comptage 63 est lui-même relié, par l'intermédiaire d'une vanne à trois voies, à un circuit de pompage comportant une pompe à vide 66.
Le pot de comptage 63 comporte une unité de comptage 65 constituée par le détecteur t ou ss reliée à un module électronique 67 permettant d'exploiter les résultats fournis par l'unité de comptage 65 et d'assurer leur affichage en sortie sur un enregistreur 67'.
Le dispositif de prélèvement 62 comporte un récipient 68 ayant une capacité voisine d'un litre, une vanne de prélèvement 69 et un flacon 70 d'une capacité de 100 cm3.
Le récipient de prélèvement 62 comporte une conduite de sortie reliée à un conduit d'évacuation 71 permettant de renvoyer l'eau prélevée par le récipient
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68, dans la piscine 75 à l'intérieur de laquelle est plongée la cellule 1.
Un dispositif de vidange 72 relié à la conduite 71 est également placé en-dessous du flacon de prélèvement 70.
La vanne à trois voies 45 fixée à la partie inférieure de la cellule comporte une première voie 45a reliée par l'intermédiaire du canal 48 à la partie inférieure du logement 10 de la cellule, une seconde voie 45b reliée à la conduite 46'du circuit de fluide et une troisième voie 45c reliée à une conduite d'évacuation d'eau débouchant dans la piscine.
La conduite 55 d'alimentation en air comprimé du vérin 21 est également reliée à la conduite 43, avec interposition d'une électrovanne 73. On peut ainsi assurer la commande de la vanne à trois voies 45 par ouverture ou fermeture de l'électrovanne 73.
Comme il est indiqué plus haut, pour effectuer une détection sur un crayon combustible, on introduit ce crayon 7 dans le logement 10 de la cellule dont on laisse le couvercle ouvert.
Dans un premier temps, l'eau contenue dans les conduites 46 et 46'est repoussée par de l'air comprimé, dans la piscine, à travers la cellule 1. Pour cela, la vanne 54b est ouverte et les voies 45b et 45a de la vanne 45 sont remises en communication.
On ferme ensuite le couvercle 5 de la cellule 1 de manière étanche.
On injecte de l'air comprimé provenant de la source 51, dans la partie supérieure du logement 10 de la cellule 1, par l'intermédiaire des conduites 60 et 53, la vanne 54c étant ouverte et la vanne à trois voies 58 étant placée dans une position mettant en communication les conduites 53'et 53.
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La vanne à trois voies 45 est commandée de manière que ses voies 45a et 45c soient mises en communication, pour faire communiquer le canal 48 débouchant à la partie inférieure du logement 10 avec la conduite d'évacuation d'eau à l'intérieur de la piscine 75.
L'air sous pression pénétrant dans le logement 10 à sa partie supérieure permet d'évacuer l'eau contenue dans le logement 10, à l'intérieur de la piscine 75, par l'intermédiaire du canal 48 et de la vanne à trois voies 45.
La vanne à trois voies 45 est ensuite placée dans une position assurant la liaison entre les voies 45b et 45a. Ainsi, tout le circuit sur lequel sont disposées les électrovannes 54b et 54c est rempli d'air.
On commande la fermeture de l'électrovanne 54c et on met en fonctionnement la pompe à vide 66, de manière à évacuer l'air contenu dans le logement 10 de la cellule 1 et à établir une pression sensiblement inférieure à la pression atmosphérique dans ce logement.
Le crayon combustible contenu dans le logement 10 se trouve alors soumis, sur sa surface extérieure, à une pression réduite, si bien que dans le cas où ce crayon présente une ou plusieurs fissures génératrices de fuite, des gaz de fission sont aspirés à l'intérieur du logement 10.
On commande alors l'ouverture de l'électrovanne 54d.
De l'air est ainsi introduit dans le logement 10 de la cellule 1 par sa partie inférieure et réalise un balayage du logement 10 provoquant l'entraînement des gaz de fission dégagés précédemment.
Les gaz de fission sont entraînés par l'air de balayage dans le pot de comptage 63 dont le volume est sensiblement supérieur au volume du logement 10.
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On assure ainsi le recueil dans le pot de comptage 63 de la totalité ou d'une partie substantielle des gaz de fission dégagés éventuellement par le crayon combustible.
Un comptage radio-actif effectué par l'unité 65 dans le pot 63 permet d'afficher sur l'enregistreur 67, après traitement par le module électronique 66, les résultats du comptage effectué.
On détecte alors, par comparaison avec un comptage effectué sur un crayon sain, la présence de gaz de fission et on en déduit que le crayon combustible en cours d'examen est défectueux.
Dans le cas où des gaz de fission ne sont pas détectés en quantité significative, on en déduit que le crayon en cours de contrôle ne présente pas de fuite interdisant sa réutilisation.
L'enregistreur 67'peut être conçu de manière à afficher en clair le diagnostic (défectueux ou non défectueux) relatif au crayon.
Cependant, dans tous les cas, le diagnostic effectué par comptage sur les gaz de balayage du logement 10, après mise sous pression réduite de ce logement, est vérifié, par une seconde opération de détection, dans le cadre de la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention.
Pour celà, on effectue, grâce à l'électrovanne 54a, le remplissage du logement 10 en eau déminéralisée, l'air de balayage précédemment introduit dans le logement étant évacué par le circuit de comptage.
On place la vanne à trois voies 58 dans sa position mettant en communication la conduite 53 et la conduite 61 de prélèvement.
L'eau déminéralisée qui est venue en contact avec le crayon à l'intérieur du logement 10 parvient dans le récipient de prélèvement 68. On remplit le
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flacon de prélèvement 70 en ouvrant la vanne 69 et on effectue un comptage en laboratoire sur l'échantillon contenu dans le flacon 70 pour déterminer, par comparaison avec un comptage effectué sur un échantillon de l'eau de piscine, la présence éventuelle de produits de fission dans cet échantillon.
Lorsqu'un résultat certain a été obtenu, on extrait le crayon de la cellule après ouverture du couvercle 5 et on dépose le crayon dans une zone de stockage, avant son évacuation vers une usine de retraitement, à l'intérieur d'un conteneur ou sa réutilisation à l'intérieur d'un assemblage combustible, suivant le résultat du contrôle effectué.
Après avoir extrait le crayon du logement de la cellule, à l'issue d'une opération de détection, on referme le couvercle de la cellule et l'on effectue une décontamination et un lavage du volume intérieur de la cellule par une circulation d'air, puis par une circulation d'eau. On vérifie ensuite que la cellule est revenue dans son état initial et ne renferme plus de produit de fission, par un comptage direct sur du gaz de balayage traversant la cellule vide et par un prélèvement d'eau dont on effectue le comptage en laboratoire.
Le pot de comptage 63 qui est utilisé pour la détection de produits de fission dans les gaz circulant à l'intérieur de la cellule comporte un détecteur p associé à la chaîne de comptage 65, au module électronique 67 et à l'enregistreur 67'.
Après détection d'un crayon non-étanche, on effectue, sur la cellule ne renfermant pas de crayon combustible dans son logement, un cycle complet analogue au cycle mis en oeuvre pour la détection.
Après lavage et décontamination, la cellule est de nouveau prête pour assurer la détection sur un crayon combustible.
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L'extraction et la mise en place des crayons dans le logement de la cellule de détection sont effectuées grâce à une pince de manutention qui est mise en prise avec l'extrémité du crayon restant saillante par rapport à la surface supérieure de la tête 4 de la cellule, après enlèvement du couvercle 5. La longueur de cette partie d'extrémité venant à l'intérieur du logement 15 du couvercle en position fermée est de l'ordre de 10 mm ; cette longueur peut être réglée, comme indiqué plus haut, en choisissant une pige de réglage de longueur voulue.
Le procédé et le dispositif suivant l'invention permettent de réaliser une détection de fuite sur des éléments combustibles individuels, tels que des crayons pour assemblages combustibles, de manière très fiable, rapide et par des opérations réalisées en grande partie de façon automatique.
Le comptage effectué sur un échantillon d'eau prélevé dans le logement de la cellule qui est réalisé en laboratoire permet de vérifier dans les meilleures conditions possibles les résultats du comptage effectué sur un gaz ayant circulé dans le logement de la cellule.
Le procédé et le dispositif suivant l'invention permettent de vérifier des résultats obtenus par une méthode de détection de crayons combustibles défectueux dans un assemblage utilisant par exemple des transducteurs d'ultrasons ou des sondes à courants de Foucault. Il devient ainsi possible de contrôler de manière individuelle et de vérifier l'état des crayons d'un assemblage combustible, de manière à effectuer la restauration de cet assemblage de manière très sûre.
L'invention ne se limite pas au mode de réalisation qui a été décrit. C'est ainsi que la cellule de détection peut présenter une structure différente de celle qui a été décrite. Le corps de la cellule peut
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être réalisé sous forme monobloc. La constitution sous forme de tronçons séparés permettant cependant un réglage en fonction de la longueur des éléments combustibles sur lesquels on effectue la détection.
Le couvercle de la cellule peut comporter des moyens d'ouverture et de fermeture différents de ceux qui ont été décrits. Le circuit de fluide peut également être réalisé d'une manière différente en utilisant tout composant hydraulique ou pneumatique, tel que des électrovannes ou des distributeurs.
L'invention s'applique à la détection de fuite sur tout élément combustible individuel d'un assemblage pour réacteur nucléaire refroidi à l'eau.