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Méthodes pour le dopage et le revêtement d'hydrate de nickel
Domaine de l'invention
Cette invention concerne une méthode pour l'incorporation d'additifs dans l'hydrate de nickel et pour le revêtement d'hydrate de nickel avec des additifs. En particulier, la méthode de l'invention est capable de co-précipiter des additifs dans une matrice d'hydrate de nickel et de revêtir d'additifs des matrices d'hydrate de nickel.
Contexte de l'invention
L'hydrate de nickel est un matériau important dans la fabrication d'électrodes positives de nickel pour batteries alkaline. Le dopage de l'hydrate de nickel de l'électrode avec des additifs appropriés, augmente l'activité électrochimique de l'hydrate de nickel. Les brevets américains nos.
4.844. 999, Re. 34.752 et 5.366. 831, tous au nom de la société japonaise Yuasa Battery Company, Limited, documentent cette propriété et d'autres propriétés avantageuses, obtenues par le dopage. Les caractéristiques communes de ces procédés comprennent la dissolution des sels d'additifs dans une solution d'alimentation de nickel et la co-précipitation des additifs avec l'hydrate de nickel, en utilisant une base. En général, ces procédés reposent sur l'introduction d'hydrate de sodium pour précipiter du métal à partir de leurs sulphates.
Le brevet américain no. 5.281. 494 d'Inco Limited décrit une méthode de dissolution des additifs métalliques et de co-précipitation de ceux-ci pour doper l'hydrate de nickel. Ce procédé s'effectue avec un potentiel oxydant à des températures au dessus de 180oC. Ces conditions de haute température donnent un produit cristallin stable, ayant une performance
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électrochimique diminuée dans des batteries. De même, le brevet américain no. 5.447. 707 décrit un procédé qui introduit des additifs directement de la poudre dans l'hydrate de nickel. Malheureusement, ce procédé introduit de petites quantités de nitrates dans l'hydrate de nickel.
Le procédé décrit dans le brevet américain no.
5. 545. 392 produit de l'hydrate de nickel avec la conversion directe de nickel élémentaire dans l'hydrate de nickel, d'un procédé à circuit fermé. L'introduction d'additifs, sous la forme de leurs sels, dans la solution d'alimentation recyclée, ou directement dans un réacteur, est possible dans ce procédé. Ce procédé d'introduction de sels d'additifs, néanmoins, rompt l'équilibre anionique. En outre, ce procédé exige : 1) la purge d'une partie de la liqueur du procédé pour rétablir l'équilibre anionique ; et 2) la soumission de ce flux de purge à des traitements nécessaires, qui produiraient un effluent pour décharge, acceptable pour l'environnement.
Le "Développement d'une électrode empâtée de nickel avec grande utilisation de matériau actif de Oshitani et al. décrit l'utilisation augmentée de la masse active d'une batterie, réalisée par le revêtement d'hydrate de nickel d'une couche d'hydrate de cobalt. En particulier, les auteurs ont documenté que la conductivité de surface de l'hydrate de nickel augmentait de 0,15 Slcm à 12,8 Slcm par le revêtement de celui-ci d'oxhydrate de cobalt. Les cycles de chargement de batteries contenant de l'hydrate de nickel convertissent la poudre de CoO en Co (OH) 2 qui se précipite sur l'hydrate de nickel. En fin de compte, l'hydrate de cobalt s'oxyde en un revêtement d'oxhydrate de cobalt stable pendant les chargements répétés.
Cette invention vise à développer une méthode pour l'incorporation d'additifs dans l'hydrate de nickel d'une façon qui ne cristallise
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pas trop l'hydrate ou n'exige pas l'addition de sels dans le système.
Cette invention vise en outre à procurer un procédé libre de pollution pour incorporer des additifs dans l'hydrate de nickel.
Cette invention vise en outre à développer une méthode pour distribuer des additifs, comme le cobalt, dans le réseau intérieur de l'hydrate de nickel, ou en une couche de surface riche qui enrobe les
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particules d'hydrate de nickel.
Cette invention vise en outre une méthode pour incorporer et revêtir de cobalt de l'hydrate de nickel exempt de cobalt.
Résumé de l'invention
Le procédé fait précipiter des additifs sur des semences d'hydrate de nickel dans une solution d'ammoniaque. Puis, l'introduction d'au moins un additif métallique dans la solution aqueuse, crée une boue ayant un potentiel réducteur. L'additif est sélectionné du groupe consistant en aluminium, cadmium, cobalt, indium, fer, manganèse et zinc.
L'introduction d'oxygène dans la boue contenant l'additif, à un débit contrôlé, maintient le potentiel réducteur de la solution. Au moins un des additifs se dissout dans la solution aqueuse en excès de la solubilité de la solution de boue, pour précipiter l'additif sous la forme d'un hydrate sur les semences d'hydrate de nickel.
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Description du dessin
La figure 1A est un grossissement de 3000 fois d'une photographie par balayage électronique d'une section transversale d'une particule d'hydrate de nickel revêtue de cobalt, illustrant la distribution du cobalt.
La figure 1 B est un grossissement de 3000 fois d'une photographie par balayage électronique d'une section transversale de la particule d'hydrate de nickel revêtue de cobalt de la figure 1A, illustrant la distribution du zinc.
La figure 2 montre un diagramme de cycles de chargement de batterie contre t'uiitisation, en comparant de l'hydrate de nickel non revêtu et revêtu de cobalt.
La figure 3A est un grossissement de 32000 fois d'une photographie par balayage électronique d'une particule d'hydrate de nickel, co-précipitée avec du cobalt et du zinc, illustrant la distribution du cobalt.
La figure 3B est un grossissement de 32000 fois d'une photographie par balayage électronique de la particule d'hydrate de nickel de la figure 3A, illustrant la distribution du zinc.
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La figure 4 est un grossissement de 19500 fois d'une photographie par balayage électronique d'une particule d'hydrate de nickel, qui contient du cobalt absorbé, illustrant la distribution du cobalt.
Description de la forme d'exécution préférée
Le procédé fournit une méthode non polluante pour produire des hydrates de nickel contenant des additifs. Ce procédé dissout un additif métallique, comme de l'aluminium, du cadmium, du cobalt, de l'indium, du fer, du manganèse et du zinc, dans une solution d'ammoniaque. La dissolution de l'additif en présence d'oxygène s'effectue avec la solution ayant un potentiel réducteur ou négatif. A des potentiels négatifs, le procédé coprécipite l'hydrate de l'additif avec l'hydrate de nickel, pour produire une particule d'hydrate de nickel dopé. Facultativement, le procédé revêt soit une particule d'hydrate de nickel ou une particule d'hydrate de nickel dopé, avec l'hydrate d'un additif.
En outre, ce procédé facilite le revêtement d'additifs multiples ou d'additifs dilués avec du nickel, simplement en ajustant les poudres métalliques introduites dans la solution.
EXEMPLES
Les exemples suivants décrivent des formes d'exécution spécifiques de l'invention.
Exemple 1
Celui-ci illustre le dépôt d'une couche riche en cobalt sur des particules d'hydrate de nickel.
L'introduction d'environ 1.000 g de semences d'hydrate de nickel dans une solution d'acétate d'ammoniaque/ammonium (environ 1 mole d'acétate par litre) réduisait l'hydrate de nickel en pulpe. Un récipient à chicanes de 2 1 remuait cette boue et la maintenait à une température de 70 C. Le récipient comprenait un condenseur à reflux, un arroseur d'oxygène, un contrôleur de température, une électrode redox et des orifices d'alimentation pour ajouter des poudres. L'introduction de poudre de nickel de carbonyle (environ 40 g de particules de < 3 um) et d'une fine poudre de cobalt (environ 20 g de particules de 7 pm) dans la boue, activait la poudre. Lorsque le potentiel redox devenait négatif, l'arroseur d'oxygène introduisait du
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gaz d'oxygène dans la boue à un débit de 20 mi/minute.
Ceci déclenchait la conversion des poudres de nickel et de cobalt dans leurs hydrates. Ces hydrates se déposaient sur la surface de la semence de particules d'hydrate de nickel. La réaction se poursuivait jusqu'à ce qu'essentiellement toutes les poudres métalliques soient converties en leurs hydrates, le potentiel redox devenant légèrement positif à ce moment. Une séparation de solide/liquide récupérait le produit d'hydrate de la boue ayant réagi.
Se référant à la figure 1 A, le cobalt initial est uniforme à travers l'intérieur de la particule-dans ce cas, à une concentration relativement faible (correspondant à environ 0,5 %). Et le cobalt ajouté dans cet exemple est d'une concentration beaucoup plus élevée à la surface extérieure de la particule. Ce mode de distribution du cobalt a un effet très positif sur la performance de l'hydrate dans les applications de batteries.
L'empâtage d'électrodes de nickel avec de l'hydrate de nickel de cet exemple, avant et après revêtement, préparait le matériau pour les essais. Ensuite, la soumission de ces électrodes à des essais électrochimiques dans des cellules noyées confirmait la performance accrue, réalisée avec le revêtement d'hydrate de cobalt-nickel. Se référant à la figure 2, le revêtement de cobalt-nickel augmentait l'utilisation tant initiale, que générale de l'hydrate de nickel.
Exemple 2
Le dépôt d'une couche d'hydrate de cobalt sur des particules d'hydrate de nickel.
Cet essai est le même que l'exemple 1, sauf que la boue contenait de la poudre de cobalt et que l'hydrate de nickel réagissait en l'absence de poudre de nickel. L'introduction de 860 g de Ni (OH) 2 contenant environ 4 % de zinc et pas de cobalt, dans 1, 7 1 d'une solution d'acétate d'ammoniaque/ammonium (environ 1 mole d'acétate/1) formait la solution de boue. Ensuite, l'addition de 30 g d'une fine poudre de cobalt à la boue d'hydrate activait la poudre de cobalt pour dissolution. Le potentiel redox tombait jusqu'à environ-700 mV par rapport à une électrode étalon en calomel. Après avoir réalisé ce potentiel négatif, l'introduction du gaz
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d'oxygène dans la boue à un débit de 10 muminute convertissait la poudre de cobalt en hydrate de cobalt.
L'opérateur de l'essai fermait l'alimentation de gaz d'oxygène lorsque le potentiel redox devenait légèrement positif. A ce moment, essentiellement toute la poudre de cobalt s'était convertie en hydrate de cobalt, qui se déposait sur la surface des particules d'hydrate de nickel.
Exemple 3
Le cobalt et le zinc distribués uniformément dans le réseau.
Le chauffage de 1, 7 1 d'une solution d'acétate d'ammoniaque/ammonium (environ 1 mole d'acetate/l) à 70 C dans le récipient de 2 1 de l'exemple 1, préparait la solution pour la réaction de conversion. Ensuite, environ 600 g d'une fine poudre de nickel de carbonyle étaient introduits dans la solution remuée et pouvaient interagir pendant environ 30 minutes. Le potentiel redox de la boue diminuait jusqu'à moins- 700 mV par rapport à une électrode étalon en calomel. Ensuite, 50 g de semence d'hydrate de nickel étaient ajoutés au mélange, et environ 30 minutes plus tard, l'addition d'oxygène à un débit de 50 ml/minute a débuté.
Ceci a démarré le conversion de poudre de nickel en hydrate de nickel.
Pendant la réaction, des boues aqueuses de fines poudres de cobalt et de zinc (diamètre moyen de particule d'environ 7 microns) ont été ajoutées en continu dans la boue de réaction, et l'addition totale de poudres de Co et de Zn correspond à environ 30 9 de chaque. Les poudres de Co et de Zn coréagissaient avec le nickel et s'incorporaient uniformément dans le réseau d'hydrate de nickel, comme il est illustré dans la photomicrographie de la figure 3.
Exemple 4
Post-addition de cobalt dans de l'hydrate de nickel exempt de cobalt, par sorption d'une solution contenant du cobalt.
La mise en contact de l'hydrate de nickel (4,8 % de Zn) avec une solution d'acétate d'une mole, contenant 18,8 gli de cobalt et de l'ammoniaque (environ 3 moles) faisait démarrer la réaction. Le pH de la solution maintenue à 50 C était de 9,1. A la suite de 24 heures de contact, une
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étape de séparation de solide/liquide récupérait l'hydrate. La solution analysait 16,5 g/l de cobalt et 2,73 gll de nickel, et l'hydrate en résultant analysait 0,95 % de cobalt. Se référant à la figure 4, le cobalt sorbé se distribuait assez uniformément à travers les particules.
La performance électrochimique de l'hydrate résultant de cet exemple augmentait de manière significative par rapport à celle du matériau de départ.
Bien que les solutions de procédé utilisées dans les exemples ci-dessus se reposent sur l'anion d'acétate de l'acétate d'ammonium, la viabilité de ce procédé ne repose pas exclusivement sur cet anion particulier. N'importe quel système, comme le sulphate, le chlorure, le nitrate, le phosphate, les mono-carboxylates ou poly-carboxylates, ou n'importe quelle combinaison de tels sels d'ammonium fonctionnent dans le procédé de l'invention. En outre, la réaction peut se poursuivre dans une solution libre d'anions.
Ce procédé fonctionne soit en continu, soit en discontinu. Lorsqu'il fonctionne dans des conditions stables, la solution simultanément dissout les poudres métalliques et précipite l'hydrate. Il est essentiel que la poudre de nickel soit substantiellement exempte de revêtement d'oxyde, afin de déclencher le processus de dissolution. Le placement de la poudre dans la liqueur ammoniacale du procédé, enlève tout film d'oxyde pour déclencher la réaction. Facultativement, il est possible d'activer la poudre en la rinçant d'abord en présence d'un acide fort. La dissolution des poudres activées en présence d'oxygène et un potentiel négatif ou réducteur, entraîne la réaction. Si la vitesse d'addition d'oxygène dépasse la vitesse de la réaction, le potentiel redox devient positif et la réaction s'arrête.
Avantageusement, le potentiel redox reste en dessous d'au moins-100 mV, comme mesuré avec une électrode étalon en calomel, pour entraîner la réaction à une vitesse raisonnable. L'augmentation de la superficie des particules d'additif ou des poudres, augmente la vitesse de dissolution de ces poudres et réduit davantage le potentiel redox. Le plus avantageusement, un potentiel redox entre-250 mV et-700 mV entraîne la réaction.
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Puisque le procédé de l'invention fonctionne avec de multiples poudres métalliques, il est important d'utiliser des métaux ayant une vitesse de dissolution suffisamment grande dans une solution d'ammoniaque. En général, la réduction de la grosseur de la poudre, ou l'augmentation de la superficie d'une poudre, augmente la vitesse de réaction. Le plus avantageusement, l'additif a une grosseur de particule moyenne de moins de 10 um pour la dissolution rapide dans la solution. Lorsqu'on ajoute des additifs multiples à un hydrate de nickel, il est important d'équilibrer la quantité et la réactivité de la poudre, afin de réaliser le résultat désiré.
Cette réaction repose sur une solution basique, contenant de l'ammoniaque, pour dissoudre les additifs à une vitesse élevée. Un pH entre 9 et 12 produit les meilleurs résultats. En outre, afin d'éviter que les particules ne deviennent trop cristallines, la réaction se poursuit avantageusement à une temperature en dessous de 90 C. Le plus avantageusement, la réaction se poursuit à une température entre 20 C et 80"C pour laisser une structure cristalline amorphe.
Bien qu'il soit possible de doper, de même que de revêtir l'hydrate de nickel avec un mélange de plusieurs additifs, il est important de ne pas introduire d'additifs inutiles dans le système. Les premiers essais indiquent que le dopage d'hydrate de nickel avec moins de 5 pour cent du poids de zinc, stabilise l'hydrate de nickel et prévient la formation d'hydrate de nickel de phase gamma. Cette stabilité réduit l'expansion et la contraction volumétrique associées aux cycles de chargement-déchargement d'une batterie et augmente la durée de vie de la batterie.
Similairement, le revêtement d'hydrate de nickel d'un hydrate conducteur, comme l'hydrate de cobalt, augmente aussi la performance de la batterie. Le dopage des régions du noyau de l'hydrate de nickel de 0,3 à 10 pour cent du poids d'additif, et des régions extérieures de 10 à 50 pour cent du poids d'additif, utilise les additifs le plus efficacement. Le plus avantageusement, le noyau contient 0,6 à 5 pour cent du poids d'additif, et l'extérieur contient 20 à 40 pour cent du poids d'additif. Le dopage des régions extérieures de l'hydrate de nickel d'au moins 20 pour cent du poids d'additif,
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peut augmenter de façon dramatique la conductivité de surface de l'hydrate de nickel. Un revêtement contenant au moins 80 pour cent du poids de cobalt, procure une conductivité excellente.
Pour une conductivité maximale, le revêtement contient essentiellement de l'hydrate de cobalt pur.
Facultativement, il est possible de doper le revêtement de cobalt de zinc ou d'un autre additif, jusqu'à 10 pour cent du poids.
En conformité avec les dispositions de la loi, cette spécification illustre et décrit des formes d'exécution spécifiques de l'invention.
Les professionnels dans le domaine comprendront que les revendications couvrent des changements de forme de l'invention, et que certaines caractéristiques de l'invention peuvent fonctionner avantageusement, sans une utilisation correspondante des autres caractéristiques.
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Figure 2 (en sens vertical) : UTILISATION, % (en sens horizontal) : Ni (OH) 2 de l'exemple 1
Ni (OH) 2 non traité
Nombre de cycles