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"" INTERRUPTEURS ELECTRIQUES.- ""
Dans certains dispositifs on fait agir différentiellement, sur un même élément magnétique, les ampères tours de deux circuits électriques dis- tinots Ci & C2; si le courant il de l'un des circuits Cl varie assez rapide- ment, l'induction aux différents points de l'espace varie, et il en résulte généralement une variation du courant i2 de l'autre circuit C2, qui réagit de telle sorte que l'induction dans l'élément magnétique n'est pas à chaque ins- tant ce qu'elle serait si le courant il variait très lentement.
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Ceci est très important lorsque l'induction dans l'élément magnétique, où le flux qui le traverse, commande le fonctionnement désiré, conne c'est le cas, par exemple, dans les disjoncteurs du type connu représenté schématique- ment Figure 1, et constitués d'un seul circuit magnétique qui porte les deux enroulements C1 et C2 à action différentielle, et aussi dans le cas du dis jonc. teur objet du brevet principal, représenté schématiquement en Figure 2. Il est donc intéressant d'étudier d'une façon générale l'effet de la réaction du cir- cuit C2 sur l'élément magnétique et les formes de circuits magnétiques et é- lectriques à adopter pour obtenir dans chaque cas particulier la réaction dési- rée.
Sur la Figure 2 on a représenté un noyau magnétique à trois branches P, Q, R dont deux P & Q ,par exemple, portent respectivement les enroulements C1 et C2. Si on suppose que C1 est parcouru par un courant il, et C2 par un courant 12, ce dernier circuit étant alimenté sous une tension constante V qui tend à faire passer 12 dans le sens positif ; si l'on suppose de plus, pour sim. plifier l'exposition, que la perméance en tous points du noyau magnétique soit la même et constante ; leflux résultant dans chaque branche est alors la som- me algébrique des flux fl et f2 créés par chaque circuit C1 et C2, pris sépa- rément.
Il y a deux cas à considérer :
1 ) Le coefficient d'induction mutuelle M de C1 et C2 est positif, alors les flux f1p et f2p sont de même sens que les flux f1Q et fzQ, au con- traire les flux f1R et f sont ainsi de sens inverses, au moins à l'instant initial, c'est donc dans cette branche que doit être placé l'élément commandé, par exemple l'armature du disjoncteur. On voit que si il et par suite fil, croît i2 et par suite f2R décroît, la réaction de % est donc favorable.
2 ) Le coefficient d'induction mutuelle de C1etC2 est négatif, alors les flux f1p et f2p ainsi que f1Q et fQ sont de sens inverse, au con- traire fil, et f@R sont de même sens et l'armature, ou élément commandé, doit être disposée sur la branche P ou Q; il est aisé de voir que dans ce cas la réaction de C2 est défavorable mais si l'armature est disposée sur la branche Q, cette action défavorable sera moindre que si la branche R n'existait pas, et d'autant moindre que la réluctance de cette branche 'sera plus faible vis-à- -vis de celle de P.
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L'objet de l'invention est de créer un dispositif qui comprenne
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un noyau magnétique et deux circuits électriques 0 8c Cx à action différentiel- le, tel que si le courant il de C1 varie, la réaction de 2 sur l'éléanent ma- gnétique commandé puisse être positive, négative ou nulle, selon les valeurs relatives adoptées pour les reluctances des diverses branches du noyau.
La Figure 3 représente un dispositif de ce type où le noyau A B est constitué par quatre branches p, Q, R, 8, le circuit Ci embrasse simulta-
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nément les deux branches Q et S et le circuit 04 les deux branches P et S; il est aisé de voir que les flux fil, et itls orées par a, dans les branches P S traversent le circuit Ce en sens inverses, de même les flux fQ et fgs obérés par le circuit 2 traversent Cl en sens inverses, et qu'en modifiant les ré- luctances relatives des branches P, Q, R, 8, on peut faire en sorte que l'in- ductance mutuelle de Cl & C2 soit positive, négative ou nulle, il suffit même de modifier la relue tance de la seule branche R, pour s'en rendre compte rapi- dement, on peut constater que les valeurs de cette induction mutuelle sont de signes contraires pour une relue tance de R nulle et infinie.
Un cas où l'in-
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duction mutuelle est nulle est celui où les quatre branches sont d'égale réluo- tanoe.
Deux cas sont à considérer
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l9y CAS les deux enroulements Cl et ce sont de sens contraire pour un observateur placé en A, alors les flux flP & fez sont de même sens ainsi que les flux f1Q & t2Q' les flux fie et f2S sont de sens inverses de même que les flux tlR & f2R.
L'action des deux circuits est donc différentielle sur les branches
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S et R, qui devront comprendre l'élément coiimandé.
Si les réluctances des branches sont telles que le coefficient d' induction mutuelle soit positif, la réaction de C2 est favorable.
Si, au contraire, le coefficient d'induction mutuelle est négatif, la réaction de C2 est défavorable.
Dans ces deux cas, l'intensité de la réaction pour un mode de crois- sance de ildonné pourra être réglée, par réglage des réluctances de P,Q,R,S ce qui peut s'effectuer par des moyens bien connus, réglage d'entrefer, etc...
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2ème CAS :Les deux enroulements C1 et C2 sont de même sens pour un observateur placé en A, alors les flux créés par C1 et C2 sont de sens inverses dans P & Q et de même sens dans R & S; l'élément commandé devra être placé sur P ou Q ; les autres conclusions sont analogues à celles du cas précédent. Il est à noter que dans les deux cas, si le coefficient d'induction mutuelle est nul, la réaction de C2 est nulle.
Si l'on utilise le dispositif comme disjoncteur, l'élément commandé, ou armature mobile, pourra constituer une partie d'une des branches où les flux de Ci et C2 sont de sans inverses, cette armature étant maintenue par action magnétique et rappelée en position de déclenchement par un élément élas- tique approprié par exemple, quand l'induction dans l'armature devient intéri- -eure à une valeur prédéterminée.
On peut aussi disposer l'un ou les deux circuits électriques de ma- nière à ce qu'ils embrassent une branche en sens inverse de l'autre,ils pren- nent ainsi une forme de type en 8.
Tous les résultats précédents n'ont été obtenus qu'en tenant compte de la réluctance relative des quatre branches et du sens dea ampères-tours de C1et C2 sur ces branches: toute déformation ou déplacement des branches ma- gnétiques et des circuits électriques qui ne modifient pas ces données donnent donc lesmêmes résultats,
La généralité de l'invention sera mieux comprise par l'exposé suivant:
Soit deux circuits électriques C1 et C2, Ci est parcouru par un cou- rant il dans le sens positif, C2 est alimenté par une tension constante V, qui tend à y faire passer un courant i2 dans le sens positif,
Pour une valeur donnée de i1 et i2 si l'on décompose le flux magné- tique de l'espace en tubes d'induction infiniment petits, et que l'on prend pour sens positif sur les tubes qui traversent à la fois les deux circuits, un sens tel qu'ils traversent C1dans le sens positif, certains de ces tubes que l'on dira de la classe 1 traversent C2 dans le sens positif, d'autres que l'on dira de la classe 2 le traversent dans le sens négatif; enfin une classe 3 de tubes ne traversent que Cl ou C2.
Les ampères-tours de C1 et C2 sont additifs sur les tubes de la clas- se 1, et sont soustractifs sur ceux de la classe 2.
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Si l'on suppose maintenant que ni la forme, ni la réluctance de cha- cun de ces tubes ne soient modifiées quand il et i varient, deux cas sont à considérer ! 1
1er CAS ; la réluctance totale des tubes d'induction de la classe 1 est infé- rieure à celle de la classe 2 alors le coefficient d'induction mutuelle de
C1 et C2 est positif, lorsque i1 croît le flux traversant C2 tend à croître, donc i2 tend à décroîtrai simultané-ment les ampères-tours de C1 sur les tubes de la classe croissent, et les ampères-toursde C2 sur les mêmes tubes dé@ croissent; si donc l'élément magnétique commandé est disposé sur les tubes de la classe 2, la réaction de C2 est favorable,
Sème CAS.
La réluctance totale des tubes d'induction de la classe 1 est su- périeure à celle de la classe 2, alors le coefficient d'induction mutuelle de
C1 et C2 est négatif; on voit aisément que dans ce cas la réaction de C2 est défavorable.
Or, les tubes d'induction peuvent être matérialisés par des circuits fermés en métal magnétique, séparés par des intervalles pratiquement non magné' tiques; on voit que la forme de ces circuits peut être modifiée d'une infinité de façon; l'homme de l'art pourra aisment, dans chaque cas particulier, donner à ces circuits électriques et magnétiques la forme appropriée pour obtenir les résultats désirés; et aussi généraliser, dans le cas où plusieurs des circuits magnétiques sont soumis à des effets de saturation,
R E SUIE ;
La présente invention, Système Joseph Maxime Pestarini, est relative à des modifications, changements et additions au brevet principal, elle a pour objet de créer des dispositifs comportant un noyau magnétique, deux circuits électriques C1 et C2, et un élément magnétique commandé, sur le- quel les circuits C1 et C2 agissant en sens inverse, tels que si le courant il de C1 croit, le circuit C2 étant alimenté sous tension constante et parcouru par un courant i2,la variation de i due à celle de il puisse avoir sur l'é- lément commandé une action de sens et de grandeur voulue;ceci est obtenu en prenant,conformément à l'invention, un noyau magnétique de forme appropriée, dont les branches sont de réluctance réglable et en disposant convenablement sur ce noyau les circuits C1 et C2 ainsi que l'élément commandé. ts.
Bruxelles la lA janvier @@@@
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.