Positionneur électromagnétique La présente invention concerne un positionneur électromagnétique.
Il existe de nombreux types de positionneurs électromagnétiques, dont la plupart sont basés sur des principes qui les rendent peu précis ou ne leur permettent qu'un nombre limité de positions. Aucun des positionneurs électromagnétiques connus jus qu'ici ne convenait, par exemple, au positionnement d'un bras de lecteur d'une mémoire en forme de dis que, pour en tirer des informations, lorsqu'une telle mémoire est utilisée avec des calculateurs numé riques.
De même, aucun des positionneurs électroma gnétiques existants ne convenait à la commande d'opérations d'usinage.
Le positionneur électromagnétique selon la pré sente invention comprend des bobines et une arma ture mobile dans le champ magnétique de celles-ci ; il est caractérisé par plusieurs prises sur les bobines et par un dispositif pour relier les prises choisies à une source de courant électrique, de façon à faire passer du courant dans différentes directions par des parties adjacentes des bobines et à créer ainsi des champs magnétiques opposés, pour positionner l'armature en conséquence.
Quelques formes d'exécution particulières de l'objet de l'invention sont décrites ci-après et à titre d'exemple, en se référant aux dessins annexés, où les chiffres correspondants se rapportent aux mêmes parties et où la fig. 1 est une vue partielle en élévation et en coupe verticale partielle d'un positionneur selon l'in vention, la fig. 2 est une section par la ligne 2-2 de la fig. 1, la fig. 3 est une vue en élévation d'une paire de lamelles avec languette pour le raccordement aux parties de bobines adjacentes.
la fig. 4 est une vue analogue à celle de la fig. 3, mais de 1,'autre face.
la fig. 5 montre un fragment du tube central avec élévation latérale de l'élément illustré par les fig. 3 et 4, y compris un membre isolant pour ses côtés, la fig. 6 est un schéma des connexions électriques d'un système utilisant le positionneur illustré par les fig. 1 et 2, la fig. 7 est un schéma des connexions électri ques d'une autre forme de positionneur, avec traits interrompus représentant une position ajustée du dispositif,
la fig. 8 est une élévation latérale fragmentaire de la forme de\ dispositif pour laquelle la fig. 7 indi que le schéma des connexions électriques, des parties du dispositif étant ouvertes pour mieux en montrer la construction, tandis que des parties cachées sont indiquées en traits interrompus, la fig. 9 est une coupe verticale par la ligne 9-9 de la fig. 8, et la fig. 10 est un schéma des connexions électri ques illustrant un circuit typique pour la commande du positionneur selon les fig. 8 et 9, à l'aidé de dis positifs de commande électriques.
Comme le montre la fig. 1, un dispositif du type à armature bobinée est constitué par un boîtier exté rieur en deux parties 11 et 12. Chaque moitié de ce boîtier comprend une extrémité et un côté, ainsi que, des parties de dessus et de dessous. Les côtés 11 et 12, qui ne comprennent pas une extrémité de l'en semble du boitier, peuvent être fixées à des lan guettes fixées au membre latéral opposé, comme in diqué en 14 et 15 pour le côté 12, sur la fig. 1. Un moyen approprié quelconque, tel que des vis 16, peut être employé pour fixer le côté 11 aux lan guettes 14 et 15.
Avant que les deux moitiés du boitier soient assemblées, un tube 17 est introduit par une ouver ture 18 de l'extrémité du côté 11 et est empêché de traverser complètement par cette ouverture au moyen d'un dispositif approprié, tel qu'une rondelle élastique 19 qui s'engage avec le tube 17 et est trop grande pour traverser l'ouverture 18. On assemble ensuite sur le tube alternativement des anneaux de distancement 20 et des paires de lamelles 21, dont chacune est entourée par un membre isolant 22, comme cela est indiqué plus nettement par la fig. 5.
Un dispositif approprié est prévu sur les paires de lamelles pour relier à une source d'énergie exté rieure les bobines qui seront finalement confection nées sur le tube. Un tel dispositif est indiqué par les fig. 3 et 4, où un matériau diélectrique 24 est formé en une figure à six côtés, dont des parties sont estampées. Ce matériau diélectrique est cons titué par deux minces feuilles fixées l'une à l'autre par un seul rivet 25, qui fixe également la lan guette de connexion 26 à ce matériau. Chacune des lamelles présente une échancrure 27, indiquée en trait plein aux fig. 3 et 4.
Les deux cornes 28 et 29 de l'échancrure 27 sont disposées de manière que des parties du matériau diélectrique délimitées par la corne 28 selon les lignes en traits interrompus situées derrière elle, en 30, et de même pour la corne 29, soient respectivement dans l'une et l'autre des feuil les en matériau diélectrique de chaque côté de l'élé ment.
Le matériau diélectrique 24 peut par consé quent être enfoncé dans l'échancrure 27 de l'une des lamelles, de façon que la partie 24a de la feuille s'aligne avec cette lamelle, les parties estampées de la feuille 24a coïncidant avec les cornes 28 et 29 des lamelles. Il en est de même, inversement, pour la partie 24b ide la feuille et l'autre lamelle de la paire. Le matériau diélectrique 24 est ainsi conve nablement accroché par les deux lamelles, et la lan guette de connexion 26 est fermement maintenue iso lée des lamelles.
Le membre isolant 22 présente une ouverture à son centre supérieur, afin de pouvoir être glissé sur la languette 26 et entourer les deux côtés de la paire de lamelles 21. La paire de lamelles 21 et le mem bre isolant 22, ainsi que les feuilles en matériau di électrique 24 et la languette 26, sont assemblés sur le tube 17, sous forme d'éléments alternant avec les anneaux de distancement 20, qui peuvent être en différents matériaux. Un matériau approprié, qui sert à amortir le mouvement du positionneur, est le cuivre.
Lorsque tout dépassement de la position choi sie est indésirable, et lorsque le positionneur doit agir avec le maximum de force, les anneaux 20 peu vent être en matériau non conducteur, tel que de la fibre.
Comme l'indique la fig. 1, les anneaux 20 et les lamelles 21 sont alternés le long du tube, tandis que les languettes 26 sont alignées. Lorsque cette dis- position est achevée, avec le nombre d'anneaux et de lamelles que le tube peut porter, on les comprime et une bague de serrage telle que la rondelle élasti que 19 est placée près de l'autre extrémité du tube.
Après que tous les anneaux et toutes les lamelles ont été fixés sur le tube, on confectionne la bobine 31, en utilisant le tube comme mandrin et en le mon tant dans un dispositif tournant. La bobine 31 peut être considérée comme une seule longue bobine di visée par des prises et des lamelles entre ses diffé rentes parties, ou comme une série de petites bobi nes espacées par les lamelles et reliées en série. Cha que partie de la bobine 31 est reliée aux languettes 26, de part et d'autre, de façon qu'au moins les bobines ou des parties de bobines entre prises exci tées soient connectées en série dans le circuit.
A chaque extrémité du dispositif, l'une des extré mités du fil qui constitue la bobine 31 est fixée à la prise d'extrémité. Ces deux prises d'extrémité peu vent constituer les extrémités d'une bobine ou être reliées entre elles, comme l'indique la fig. 6, par un fil de renvoi 42 s'étendant à l'intérieur du boitier, par exemple dans l'angle 32 indiqué à la fig. 2.
Chaque extrémité du tube 17 reçoit une arma ture supportant un dispositif, tel qu'un palier anti friction 34, dans lesquels l'arbre 35 est monté. A cet arbre est fixé un noyau 36, en matériau magnétique ou pouvant être aimanté, indiqué à la fig. 1 sous forme d'aimant permanent, dont les extrémités ou pièces polaires 37 et 38 sont d'un diamètre légè rement plus grand que la partie centrale du noyau 36. Les périphéries de ces pièces polaires sont con vexes, de sorte que le plus grand diamètre n'a qu'une largeur limitée, comme l'indique la flèche 39 sur la pièce polaire 37.
Grâce à cette forme des pièces po laires de l'armature qui ressemble à un corps de bo bine, les lignes de flux sont concentrées dans une partie relativement étroite de la pièce polaire. Cette construction réduit au minimum les franges de flux. Elle tend à concentrer le passage des lignes de flux entre la pièce polaire et les lamelles. On a cons taté qu'il était préférable de donner cette forme à l'armature ou d'utiliser simplement les lamelles 21 sans donner cette forme à l'armature, mais il est encore plus avantageux de prévoir une armature de la forme décrite et d'utiliser les lamelles.
D'une ma nière générale, l'armature et/ou le support de la bo bine de commande sont construits de façon à réaliser une concentration des lignes de force.
Comme l'indique la fig. 6, les paliers 34 repré sentés schématiquement supportent l'arbre 35 qui porte l'armature 36. La bobine 31 est dessinée sous forme d'une bobine continue, avec les languettes 26 qui constituent des prises individuelles. Ces prises sont reliées par les conducteurs 40 aux plots 41 d'un commutateur. Les deux extrémités de la bobine 31 sont reliées entre elles par une connexion interne, représentée par la ligne de renvoi 42.
Le commuta teur est muni d'une paire de curseurs principaux 44 et 45, reliés mécaniquement entre eux par un dispo- sitif approprié et représenté sur le dessin par la ligne en traits interrompus 46, qui peut être un bouton de commande manuelle ou une liaison mécanique à un dispositif mobile, auquel le positionneur doit réagir.
Des conducteurs représentés par les lignes 47 et 48 relient les curseurs 44 et 45 à une source de cou rant 50 en série avec un interrupteur de com mande 49.
Lorsque l'interrupteur 49 est fermé, du courant passe par le curseur 44 (ceci à titre d'exemple) et le conducteur 40, jusqu'à la languette 26 à laquelle le curseur 44 est relié. De là, le courant se subdivise et s'écoule dans les deux sens à travers les enroule ments 31 jusqu'au conducteur 40 auquel l'autre cur seur 45 est relié. Les enroulements 31 sont ainsi di visés en champs magnétiques opposés, avec pôles magnétiques opposés, créés aux points où les cur seurs sont reliés.
En outre, du courant circule dans toutes les spi res de la bobine 31 et le flux magnétique qui passe de l'armature aux lamelles produit l'interaction usuelle entre un champ magnétique et un conducteur parcouru par du courant et placé dans ce champ magnétique. Conformément aux lois générales de l'interaction de champs magnétiques et de conduc teurs parcourus par du courant, une force est engen drée perpendiculairement aux sens du courant et du champ. De ce fait, l'armature subit un déplacement linéaire jusqu'au moment où ses pièces polaires sont orientées sous les pôles magnétiques opposés, créés par les bobines excitées.
A ce moment-là, l'arma ture se trouve à un point neutre, de sorte qu'elle s'arrête et demeure dans cette position jusqu'à ce que le dispositif de commande 46 déplace les curseurs 44 et 45, d'une façon ou d'une autre, à une nouvelle position, auquel cas l'armature se déplacera immé diatement vers la nouvelle position des curseurs.
Lorsque le commutateur ne comporte que les curseurs 44 et 45, le nombre des positions aux quelles l'armature peut être déplacée est déterminé par le nombre des différentes positions auxquelles le dispositif de commandé 46 peut déplacer les deux curseurs 44 et 45. Etant donné qu'ils sont espacés, du moins électriquement, d'une distance égale à la longueur de l'armature 36, qui est la moitié de la longueur de la bobine 31 pour cette forme de dis positif, le nombre des positions prises par l'armature et la structure représentée par le schéma de la fig. 6 sera limité à la moitié du nombre des plots 41 du commutateur.
Sans augmenter le nombre des prises ou des bo bines, on peut réaliser un dispositif présentant un beaucoup plus grand nombre de positions possibles de l'armature. L'une de ces techniques est repré sentée par la fig. 6. Pour cela, on prévoit des cur seurs auxiliaires 51 et 52, qui sont également fixés à la liaison mécanique 46, de sorte qu'ils sont dé placés en même temps que les curseurs 44 et 45 et maintenus rigidement espacés l'un de l'autre et des curseurs principaux respectifs. Un conducteur 54 relie le curseur 52 à un curseur 55 qui glisse sur une résistance 56, de façon à constituer un rhéostat. De même, un conducteur 57 relie le cur seur 51 à un curseur 58 du rhéostat 59.
Les cur seurs 55 et 58 sont liés mécaniquement, de façon à glisser simultanément et avec un espacement uni forme, au moyen d'une liaison appropriée, repré sentée par la ligne en traits interrompus 60. Les deux rhéostats 56 et 59 sont reliés par les conduc teurs 61 et 62, respectivement, aux amenées de cou rant 47 et 48.
Lorsque toute la résistance des ,rhéostats 56 et 59 se trouve dans la ligne des curseurs auxiliaires 51 et 52, à peu près tout le courant traverse les con nexions principales. L'armature 36 est alors située avec ses pièces polaires 37 et 38 immédiatement adjacentes aux connecteurs qui se trouvent directe ment sous les bobines reliées aux curseurs 44 et 45, comme l'indiquent les lignes en trait plein de la fig. 6. Par contre, lorsque les rhéostats sont dépla cés vers les conducteurs 61 et 62, de sorte que leur résistance est diminuée, il se produit une certaine subdivision du courant entre les curseurs 44 et 52 du côté gauche de la fig. 6 et les curseurs 45 et 51 du côté droit.
Un changement s'étant produit dans le courant, la division entre les champs magnétiques opposés se déplace graduellement vers les curseurs auxiliaires 51 et 52. Lorsque les curseurs 55 et 58 des rhéostats se trouvent à l'extrême gauche, comme indiqué en traits interrompus sur- la fig. 6, le cou rant qui passe par les curseurs 44 et 52, d'une part, et 45 et 51, d'autre part, est subdivisé plus ou moins uniformément, de sorte que les pièces polaires 37 et 38 occuperont une position située sensible ment entre les connexions pour les deux curseurs, comme indiqué par les lignes en traits interrompus pour les pièces polaires 37 et 38 sur la fig. 6.
En employant cette technique, on peut obtenir pour l'armature 36 une série de positions beau coup plus rapprochées, allant des positions sous les curseurs principaux à une position à mi-chemin en tre chacun des plots 41 du commutateur. On crée ainsi une série d'échelons principaux, égale à la moitié du nombre des plots 41, et un grand nombre de plus petits échelons de la résistance des rhéostats 56 et 59, entre chacun des échelons principaux. L'ajustement fin réalisé par les rhéostats 56 et 59 ne concerne toutefois que la distance partant de chaque contact principal vers la droite, à une posi tion entre ce contact et le suivant. La seconde moitié de cet espace n'est pas englobée par les fins éche lons des rhéostats pour la technique qui vient d'être décrite.
Il s'agit en quelque sorte d'une série de fines graduations, espacées les unes des autres par blocs.
Lorsqu'une structure selon les fig. 1 à 6 est em ployée et que les anneaux de distancement 20 sont en cuivre, le déplacement de l'armature 36 réagis sant avec les enroulements 31 produit également une réaction avec les anneaux de cuivre 20. Selon les lois générales pour les champs magnétiques se dé- plaçant devant des conducteurs de façon que les lignes de force du champ magnétique soient coupées par les conducteurs, une force électromotrice est engendrée dans les anneaux de cuivre 20, force qui est inverse à celle dans la bobine 31 qui fait dépla cer l'armature.
En conséquence, plus l'armature se déplace rapidement, plus la force électromotrice en gendrée dans les anneaux 20 est grande, ce qui pro duit un courant qui réagit avec le champ magnéti que de l'armature, en sens contraire à celui des en roulements, et tend ainsi à freiner le déplacement de l'armature. Il en résulte un effet amortisseur, qui em pêche l'armature de dépasser la position occupée par les curseurs 44 et 45, par exemple. De plus, cette production de courant dans les anneaux de cuivre amortisseurs réduit la force totale exercée par l'armature.
Lorsque les anneaux 20 sont en matière non conductrice, telle que de la fibre, la force engendrée est plus grande et peut même permettre à l'arma ture 36 de dépasser, par inertie, le point neutre, ce qui provoque immédiatement une inversion du sens de déplacement de l'armature, qui dépassera à nou veau le point neutre, mais sur une distance un peu moins grande, c'est-à-dire que l'armature subira des oscillations pendulaires (pompage), pour s'arrêter finalement au point neutre, lorsque son inertie aura cessé d'agir. Lorsque la puissance du dispositif est largement suffisante pour le travail à accomplir, même en présence d'anneaux amortisseurs, et qu'un pompage du mécanisme est indésirable, un amortis seur est manifestement indiqué.
Inversement, un lé ger pompage peut être admis, lorsqu'il s'agit de dé velopper le maximum de force.
Les fig. 8 et 9 montrent une autre forme du dis positif, où deux noyaux 64 et 65 sont maintenus espacés entre eux parallèlement par des pièces 66 non magnétiques, à travers lesquelles passent par exemple des vis 67 et 68, vissées dans les noyaux 64 et 65. Seule l'une des extrémités du dispositif est représentée. Une pièce semblable est prévue à l'autre extrémité des deux noyaux. Cela constitue un châs sis rigide, dans lequel la partie mobile de la struc ture peut se déplacer. Chaque noyau porte des lamelles 69 alternées, entourées par un membre iso lant 70, avec enroulements 71 entre elles. Les arêtes des lamelles 69 sont chanfreinées, afin de réduire la perte de flux.
Des anneaux isolants 72 peuvent être prévus pour maintenir l'espacement voulu entre les lamelles 69. Pour cette forme de structure, les an neaux d'espacement 72 sont en matière isolante pour les raisons indiquées plus loin.
Des membres 74 et 75, en. forme de U, entou rent les pièces d'extrémité, auxquelles ils sont fixés par des vis 76, par exemple. Les arêtes parallèles opposées de ces membres constituent des rails 77 et 78 sur lesquels peuvent rouler les galets 79 de l'armature 80.
Dans cette forme de dispositif, l'armature est un électro-aimant avec bobine 81 et pièces polaires 82 et 84. Dans ce cas, les pièces polaires sont espacées en faisant un angle droit avec le sens de déplacement de l'armature, au lieu d'être espacées le long de la ligne de déplacement, comme dans le cas de la struc ture représentée par les fig. 1 à 6. Un dispositif approprié, tel que les fils boudinés indiqués en 85, sert à relier la bobine 81 à une source de courant.
Une tige 86 (ou tout autre dispositif approprié) est fixée à l'armature pour relier celle-ci au dispo sitif qu'elle doit actionner. Sur la fig. 6, cette tige est solidaire d'un plateau 87 fixé à l'armature par des vis 88. Des plaques de recouvrement 91 de l'ar mature peuvent être fixées au châssis, par exemple par les bossages 89 et 90 des membres en U 74 et 75 (fig. 9). Les plaques de recouvrement 91 y sont facilement fixées par des vis 92, par exemple. Au besoin, une bride de montage peut être prévue.
La fig. 7 est un schéma des connexions électri ques du dispositif dont la structure est représentée par les fig. 8 et 9. Le guidage de la tige 86 est re présenté par le symbole d'un palier 77-79, qui cor respond aux éléments 77 à 79. Les deux bobines 71 et 73 sont dessinées de la manière habituelle, paral lèles entre elles et avec l'armature 80 portant l'en roulement 81. Les pôles de l'armature sont désignés par 82 et 84, comme sur les fig. 8 et 9, de même que les conducteurs boudinés 85, qui sont prolongés par les conducteurs 95 et 96, pour relier l'armature au circuit principal de la bobine d'actionnement.
Le circuit principal est représenté par la source de courant 97, reliée par les conducteurs 98 et 99 à la structure de commutation. La ligne d'amenée peut être prévue avec un interrupteur 100.
La structure de commutation primaire est repré sentée par les curseurs 101 et 102, qui sont liés mé caniquement, comme l'indique la ligne en traits inter rompus 104. Ces curseurs peuvent ainsi être dépla cés le long des bobines pour y établir des connexions électriques aux différents points de contact 105 de la bobine 71 ou 106 de la bobine 73.
Bien que les points de contacts 105 et 106 soient représentés comme étant directement sur la bobine, de même que les curseurs 101 et 102, cette dispo sition peut être en réalité comme celle représentée par la fig. 6. Les points de contact 105 et 106 ne sont dessinés directement sur les bobines que pour faciliter la compréhension. La liaison entre les bobi nes et le dispositif de commutation peut être prévue d'une manière quelconque, par exemple comme l'in dique la fig. 1 Dans le schéma de la fig. 7, des con ducteurs s'étendent toutefois depuis les parties des bobines 71 et 73 qui relient les enroulements individuels entre les lamelles, puis ils traversent le châssis pour être reliés au dispositif de commutation.
Au point de vue électrique, les curseurs 101 et 102 peuvent toutefois coulisser le long des bobines 71 et 73 pour venir en contact avec n'importe les quels des plots<B>105</B> et 106. Une liaison mécanique 104 maintient constamment les curseurs 101 et 102 directement opposés l'un à l'autre. Bien que cela ne soit pas facilement rendu visible sur les fig. 8 et 9, les extrémités opposées des bobines 71 et 73 sont reliées par un élément électrique approprié, dans ce cas par les conducteurs de renvoi<B>107</B> et 108.
En conséquence, lorsque l'interrupteur princi pal 100 est fermé, du courant est appliqué aux cur seurs, par exemple à 101. Le courant circule alors dans la bobine 71 dans les deux directions en par tant du plot 105. Le courant qui s'écoule vers la gauche du plot 105 dans la bobine 71 suit le con ducteur de renvoi 108 et circule en sens inverse par la bobine 73, pour revenir au curseur 102. Simul tanément, le courant qui s'écoule vers la droite passe par le conducteur de renvoi 107 dans la bobine 73, jusqu'au curseur 102.
Ainsi donc, les enroulements électriques sont de nouveau divisés en champs ma gnétiques opposés et le courant circulant dans des directions opposées de part et d'autre du point de contact tend à produire des interactions opposées avec le flux magnétique qui s'écoule de l'une des extrémités de l'armature et est coupé par les conduc teurs parcourus par le courant. Etant donné que la force de chaque côté du point de contact tend à être d'un sens opposé, le pôle de l'armature cherche une position centrale ou neutre, où la force totale exercée dans les deux sens est équilibrée. Les bobi nes 71 et 73 sont confectionnées de manière à pro duire des forces simultanées dans le même sens sur les deux pièces polaires 82 et 84, bien que celles-ci soient de polarités contraires.
Si le positionneur ne comportait que les curseurs principaux<B>101</B> et 102, il serait limité au nombre de plots 105 et 106. Ces plots opposés sont utilisés par paires, verticalement, contrairement aux paires espacées le long de l'armature de la fig. 6. Lors qu'il est nécessaire de disposer d'un plus grand nom bre de positions auxquelles le dispositif se déplace, on peut employer une technique semblable à celle décrite pour le mécanisme de la fig. 6.
Les curseurs auxiliaires 109 et 110 touchent d'autres plots 105 et 106, que ceux touchés par les curseurs principaux 101 et 102. On remarquera éga lement qu'ils sont espacés de deux plots et non pas d'un seul, contrairement au dispositif de la fig. 6. La liaison mécanique 104 lie ensemble tous ces cur seurs, de sorte que leurs positions relatives demeu rent fixes, bien qu'ils puissent être déplacés en groupe le long des bobines 71 et 73. Le curseur auxiliaire 109 est représenté lié au curseur 111 du rhéostat 112, qui est lui-même relié par le conducteur 114 à l'amenée de courant 98. Une structure semblable est prévue pour le curseur auxiliaire 110, avec le curseur 115 du rhéostat 116, relié par le conducteur 117 à l'amenée de courant 99.
Le fonctionnement des curseurs auxiliaires et des curseurs des rhéostats est identique à celui des curseurs selon la fig. 6, sauf que toute la structure de curseurs peut se déplacer, comme cela est indiqué vers la droite par les lignes en petits traits interrompus, à la fig. 7. En même temps, les curseurs des rhéostats se sont déplacés d'un peu plus de la moitié en direction de la con nexion avec la source de courant. En conséquence, la position en traits interrompus de la tige de tra vail 86 et de l'armature 80 est telle, que cette der nière se trouve à un peu plus du quart de la dis tance entre les deux curseurs<B>101</B> et 109.
Si le curseur 111 était déplacé entièrement à gauche, de sorte que le courant passant par les cur seurs 101 et 109 serait exactement le même, l'arma ture 80 se trouverait directement sous le plot 105A, à mi-distance des connexions en traits interrompus représentant le curseur principal 101 et le curseur auxiliaire 109. Ainsi, en agissant sur le rhéostat 111, on peut obtenir toutes les positions possibles entre un plot 105 et le suivant.
L'ensemble du mécanisme de commutation pouvant être déplacé chaque fois d'un espace entre deux plots, et les plots du rhéos tat permettant un grand nombre de contacts suc cessifs, espacés uniformément, entre des plots 105 adjacents, la structure de commutation représentée permet d'obtenir un grand nombre de points de posi tionnement, uniformément et étroitement disposés sur toute la longueur des bobines 71 et 73.
II va de soi que les curseurs 111 et 115 sont liés mécaniquement et se déplacent simultanément de la même valeur. Cette liaison. ne figure pas sur le schéma, car cela l'aurait rendu moins clair. Ce même double espacement entre curseur principal et cur seur auxiliaire pourrait être prévu dans la structure illustrée par la fig. 6 pour une graduation complète du mouvement sur toute la longueur de la bobine.
Dans le cas de la structure représentée par la fig. 7, on a affaire à un très grand nombre de positions tout à fait distinctes et précises de l'armature 80, allant d'une extrémité à l'autre de la bobine d'actionne- ment. Cela est différent de l'action de la structure représentée par la fig. 6, où l'on a affaire à un grand nombre de positions possibles entre n'importe quel plot jusqu'à un point à mi-chemin seulement entre ce plot et le suivant. Théoriquement, le fonctionne ment est sensiblement le même dans les deux cas.
Dans le cas de la fig. 6, il s'agit d'une série de blocs de positions étroitement espacées, avec de nets sauts de l'un à l'autre, tandis qu'avec le dispositif de la fig. 7 le passage d'une position à l'autre est continu, sur toute la longueur de la bobine. Des variations entre ces deux dispositions permettent des possibili tés presque infinies de mouvement gradué. Ainsi, par exemple, si les curseurs principaux et auxiliaires sont espacés de trois plots, on peut obtenir des blocs che vauchant à mouvement gradué.
Lorsqu'un amortissement est désiré pour n'im porte quelle forme de positionneur, les conducteurs qui produisent l'amortissement doivent s'étendre en tre les bobines et l'armature. Si les anneaux d'espa cement 72 de la fig. 8 étaient en matériau conduc teur, cela n'aurait guère d'effet pour l'amortissement. Ces anneaux sont donc toujours isolants pour cette forme de positionneur. Des conducteurs d'amortis- sement devraient être placés entre les bobines 71, 73 et l'armature 80.
La fig. 10 montre un circuit utilisable lorsque le positionneur 117 est commandé par une source d'im pulsions, qui peut être un cadran d'appel d'appareil, téléphonique, un calculateur numérique, etc. Comme l'indique le schéma, une source d'énergie 118 est reliée par l'interrupteur principal 119 et les amenées 120, 121 à la source d'impulsions et, par un autre interrupteur 122, commandé par la bobine d'action- nement pas à pas, au dispositif de commutation du positionneur 117.
Des conducteurs 124 et 125 relient la source d'impulsions à la bobine pas à pas, qui peut s'obte nir dans le commerce et répond à des impulsions en déplaçant sa liaison mécanique 126 d'un pas pour chaque impulsion reçue, par exemple. La liaison mé canique 126 agit sur les bras des curseurs 127 et 128. Lorsque la bobine pas à pas compte les impul sions, le curseur 127 se déplace sur les plots voulus <B>129</B> et le curseur 128 sur les plots 130. Les plots 129 sont reliés aux prises de la bobine du posi- tionneur 117 par les conducteurs 131 ; les plots 130 par les conducteurs 132. Lorsque la bobine pas à pas a amené les curseurs 127 et 128 aux positions désirées ou indiquées par la source d'impulsions, elle ferme l'interrupteur 122.
Le positionneur 117 est alors actionné et déplace sa tige 134 à une position qui correspond au signal impulsionnel. Le position- neur, dont le schéma est représenté par la fig. 10, est un dispositif analogue à celui des fig. 7, 8 et 9. Il s'agit d'une structure analogue à celle indiquée par la fi-. 7, où seuls les curseurs principaux 101 et 102 sont employés. Il va de soi qu'une source secondaire d'impulsions peut faire fonctionner une commande secondaire, de la façon des rhéostats 112 et 116.
La fig. 10 représente une forme de dispositif où la commutation a lieu électriquement et non mé caniquement par liaison mécanique à un mécanisme ou par commande manuelle.