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"Procédé installations et machine -pour la fondation de bâtiments "
Il est universellement connu que l'on doit choisir diffé- remment suivant la constitution du sol de fondation la méthode et le système de fondation des bâtiments. Lorsqu'ona affaire à un bon sol ou à un terrain où le bon sol de fondation peut être atteint à faible profondeur et sans grandes difficultés, les parties portant le bâtiment en totalité, ou aptes avoir été réparties en piles isolées, sont conduites jusqu'à la bonne couche, après extraction"et évacuation préalable des terrains qui se trouvaient au-dessus de cette couche. Après quoi, à la place de ces terrains, on doit exécuter le béton ou la maçonne -rie des murs ou des piles de fondation.
Quand le bon sol de fondation'n'existe qu'à des profondeurs, où les difficultés et les frais de l'extraction et de l'enlèvement des terres, aug- mentés du prix du cubage des murs de fondation ou des piles de fondation, seraient inadmissibles ou si l'on est hors d'état de trouver un bon sol à l'emplacement où l'on bâtit, on se voit
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obligé de recourir à l'un des nombreux systèmes de fondation artificielle. Dans certains de ces systèmes,on transmet éco- nomiquement la charge du bâtiment au bon sol de fondation qui est situé profondément (fondations profondes).
Dans d'autres systèmes on renonce à transmettre directement la charge au bon sol, mais on la répartit sur le mauvais sol, soit en sur- face, soit en profondeur, de façon qu'il ne se produise pas de tassements nuisibles du bâtiment (fondations suspendues).
Aussi bien pour les fondations profondes que pour les fondations suspendues on connaît un grand nombre de procédés qui sont en usage dans la pratique. Ils présentent tous l'in- convénient de ne pouvoir être employés que pour une constitu- tion déterminée du sol. Par suite lorsque les propriétés du sol ne sont pas connues d'avance avec précision ou se modifient d'une manière imprévue, il faut fréquemment recourir à des sondages et à des modifications coûteuses. Chacun des procédés connus exige un appareillage spécial, et cet appareillage ne convient pas à un autre procédé. Or, sur la surface horizontale d'un bâtiment ce n'est pas seulement la charge spécifique du bâtiment, mais aussi, fréquemment la profondeur et la capacité portante du sol qui varient, ce qui rend inévitable un chan- gement de la méthode de fondation.
Le procédé conforme à la présente dnvention consiste en ce que, sur la surfaee du bâtiment qui a été subdivisée sui- vant un réseau serré fixé à l'avance, on enfonce par battage à la même profondeur des blocs de fondation standardisés, pos- sédant la même forme et la même grandeur, et que , suivant les résistances du sol que l'on a constatées en enfonçant ces blocs on enfonce un autre bloc de fondation ayant une longueur ap- propriée, à une profondeur telle que la résistance totale de ce bloc avec les blocs qui forment un groupe avec lui, dépasse la charge que ce groupe doit supporter .
Si, lorsqu'on enfonce les blocs, on constate que l'on a affaire à un sol dont la compressibilité ou la déformabilité
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auraient une valeur inadmissible pour les efforts de pression ou de cisaillement qui lui échoient d'après le projet de cons- truction, conformément à l'invention, ce sol sera durci ou con- solidé de telle façon que sa résistance mécanique et sa défor- mation soient ramenées à une valeur convenable.
Dans les sols qui, à cause de leurs propriétés liantes, ne se montrent pas suffisamment durcissables ou consolidables, le procédé de fon- dation, utilisant la plasticité élevée de ces sols, permet en même temps de former par refoulement du sol des piles portantes (colonnes) fortement comprimées ayant une longueur suffisante- Les fractions de sol qui se trouvent entre les piles portantes se conduisent alors comme des inclusions de masses solides,sou- mises de tous côtés à la compression, et ces inclusions sont capables, tout comme les piles portantes elles-mêmes, de trans- mettre la pression du bâtiment sur le sol à une couche plus pro- fonde ayant la capacité portante voule,c'est à dire une com- pressibilité plus faible .
A vrai dire, l'on connaît des procédés de fondation dans lesquels un cimentage plus ou moins étendu du sol est combiné à la confection de pieux de béton. Mais tous les procédés em- ployés jusqu'ici ne remplissent pas les conditions essentielles qui ont une influence décisive pour l'obtention d'un durcisse- ment étendu et d'une consolidation dans les sols qui n'ont pas de propriétés liantes ou qui en ont peu, comme les sols poreux ou mouvants. De même ces procédés ne permettent pas d'obtenir sûrement des inclusions résistantes à la compression dans des terrains ayant des propriétés liantes, comme l'argile, la glaise, la terre de marais, la tourbe, etc..
C'est seulement grâce au procédé conforme à l'invention que l'on peut obtenir réellement des fonçages à des profondeurs qui peuvent atteindre assez souvent 20 à 25 mètres, suivant la position de la couche du sol qui ne subit plus de déformations notables. En revanche avec les installations connues, qui permettent de confectionna*
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de longs pieux de béton dansdes trous de battage, de sondage ou d'injection, un fonçage de ce genre est simplement théo- rique, ou ne peut être réalisé dans la pratique qu'avec des frais énormes.
Suivant le présent procédé de durcissement ou de conso- lidation du sol, la masse de béton, ayant la constitution vou -lue est introduite, sous une pression élevée, dans les puits de battage, de sondage ou d'injection, et elle est maintenue pendant un temps convenable sous une pression qui peut, éven- tuellement, être augmentée à volonté. Dans ce procédé, on évite toute interruption dans l'introduction du béton et dans le maintien de la pression, de sorte que l'on n'a à craindre aucun trouble ou aucune suppression des actions hydrauliques et hydrostatiques, que doit exercer le liquide qui passe de la masse du béton dans les pores du terrain et qui y exerce son action liante, pour pénétrer une zône aussi grande que possible de sol.
Dans les sols liants, ce liquide expulse l'eau contenue dans les pores du terrain et produit ainsi d'une part un élargissement maximum du diamètre des colonnes et, d'autre part, la tension de compression nécessaire pour les inclusions. Toutes les particules de la masse de béton soumise à une haute pression sont dirigées d'un seul coup, et sans dépôt nuisible, directement à la place où. leur prise et leur durcissement doivent se produire.
Dans les procédés connus, les divers tubages du puits de battage ou de fonçage sont enlevés seulement par fractions, de sorte que le procédé ne peut être mis en oeuvre qu'avec des interruptions. En plus ces procédés ne permettent d'enlever les tubes qu'après qu'ils ont été remplis auparavant de la masse de béton.
Il en résulte que cette masse subit un dépôt nuisible et ae conduit par rapport à la zône de terrain qui l'entoure à peu près comme une masse morte
Comme on ne peut surveiller et éprouver les colonnes de
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béton, les consolidations ou/les inclusions du sol comme des constructions à l'air libre, et que cependant le résultat de la construction dépend largement de leur état, il convient que le mo -de de travail ne laisse pas place à la possibilité d'un dommage sérieux ou d'une détérioration du béton introduit.
Il existe des procédés dans lesquels le béton introduit par fractions, et dont les fractions les plus profondes se prennent déjà, est surchargé par de trop fortes pressions, parce que l'on s'appuie sur lui pour soulever et extraire le tubage, La valeur d' un tel béton est fortement diminuée. En outre, dans ces procédés, pour extraire le tubage, on doit fréquemment recourir à une rota- tion et à un étranglement; on produit ainsi de graves changements de structure de la colonne et de la zone de consolidation qui 1' entoure .
Le procédé de durcissement ou de consolidation du sol conforme à l'invention est un procédé dans lequel, lorsque les sols, liants ou non liants, ont une compressibilité et une déformabilité trop , grandes, on élimine cette propriété nuisible, ou on supprime l'in convénient en s'assurant sur de larges surfaces la coopération sta -tique d'une couche de terrain plus profonde et moins compressible Conformément à l'invention on obtient ces résultats avec une sécu- rité parfaite . qui provient du procédé et des dispositifs qui le mettent en oeuvre, sans avoir besoin de supprimer les couches de ; terrain défavorables.
Dans une variante du procédé de fondation suivant l'invention pour les sols de très faible consistance, tels que les sols de vase ou de marais qui ont une grande profondeur, on crée une série de corps de consolidation ayant un volume aussi grand que possible et on les utilise comme soubassement pour une autre série de blocs préparés de la même façon.
Grâce au procédé et aux installations conformes à l'invention, les inconvénients des anciens procédés sont absolument éliminés.
On réalise par le fait même de l'emploi du procédé une épreuve mé- canique de résistance de tous les points du terrain, et tous les
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sols, quelle que soit leur constitution peuvent être utilisés. En outre, les matériaux de construction peuvent être traités avec les mêmes machines. Le procédé convient donc à tous les cas particu- liers. Lorsqu'on l'emploie on évite d'abord d'avoir à transporter sur le terrain tout un appareillage spécial pour une méthode par- ticulière de fondation. De plus, le procédé est supérieur même aux procédés de fondation ordinaires par murs et piles, et par conséquent encore bien plus aux procédés de fondations profondes et de fondations suspendues.
La figure 1 montre une coupe schématique exécutée à travers une fondation conforme à l'invention.
La ligne en pointillé mixte m-n indique la limite d'une fon- dation ordinaire dont les degrés trahissent les variations de la oompressibilité spécifique du sol et aussi les variations de la charge par le bâtiment. a1 et a2 sont des blocs de fondation stan- dardisés, qui ont été introduits dans le sol par battage. A1 et A2 sont des blocs de fondation que l'on peut enfoncer plus profon- dément suivant les besoins. R est un grillage qui a été posé sur les blocs de fondation après leur enfoncement; sur ce grillage on construit le bâtiment-
Pour mettre en oeuvre le procédé on se sert de tables cal- culées d'après des formules de battage. Ces tables, d'après le poids du mouton et ses hauteurs de chute, donnent la valeur de la résistance à la pénétration.
Dans le mode d'exécution représenté, on a admis, pour la simplicité , que le grillage transmet la char -ge du bâtiment sur trois blocs de fondation successifs. Mais on peut également choisir des groupes de transmission de charge comprenant un plus grand nombre de blocs de fondation.
Si par exemple, lorsqu'on a enfoncé le bloc de fondation al, on a constaté que la résistance à la pénétration était environ 2/3 de la charge spécifique du bâtiment, le second bloc de fonda- tion A1, auquel succède un bloc de fondation al standardisé, sera enfoncé à une profondeur telle que l'on ait une résistance à la pénétration 5/3 de fois supérieure à celle du bloc al. On désigne
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par charge spécifique, la porti/n de charge qui échoit à l'espace compris entre deux axes de blocs de fondation- De cette manière,le groupe des cônes a1 A1 et a1 possède une résistance totale à la pé- nétration qui est de 2/3 + 5/3 + 2/3 = 3 fois la charge spécifique.
Des blocs a2 A2 a2 -a3 A a3 - a4 A4 a4, etc.. forment des groupes du même genre. Quand, dans un groupe la charge spécifique augmente, ou quand par suite de la mauvaise constitution du sol, la résistance à la pénétration diminue , on compense cette différence, en enfon- çant plus profondément le bloc compensateur, qui joue ainsi un rôle différentiel.
Sur les figures 2 à 6, on a montré la mise en oeuvre du procédé de durcissement ou de consolidation du sol dans le cas d'une fonda- tion à quatre colonnes de durcissement. Ces figures montrent les effets qui se produisent dans des couches différentes superposées.
Les figures 2 et 3 sont des coupes verticales à travers les colonnes et à travers le sol. La figure 4 est une coupe horizontale suivant la ligne A-B de la figure 2, les puits des colonnes étant encore ouverts. les figures 5 et 6 sont des coupes horizontales suivant les lignes C-D et E-F de la figure 2.
On a admis que le sol se composait des couches suivantes : v terrain irrégulier- w pierraille mouvante, x graviers pauvres en sable , y argile molle, et z pierraille stable. Grâce à l'emploi du , nouveau procédé, on obtient entre les colonnes de béton des inclu- sions résistantes à la pression et désignées par al dans le terrain irrégulier, a2 dans la pierraille mouvante, a3 dans le gravier pau- vre en sable, a4 dans l'argile molle. Autour des colonnes de béton on a des zones de consolidation bl dans le terrain irrégulier, b2 dans le gravier, ainsi que des durcissements c1 dans la pierraille mouvante, c2 dans le gravier et c3 dans la pierraille stable.
En figure 7 on a montré comment on procède lorsque, par exemple,' dans des vases ou des terres de marais ayant une grande profondeur, on ne peut trouver pour une fondation normale une résistance suf- fisante .
On enfonce alors le tube de guidage qui sert à la fabrication
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des blocs de fondation standardises et on le pousse à la profondeur voulue. Par le procédé à l'air comprimé on obtient alors un bloc de fondation C1 de consolidation du sol, ayant un volume aussi grand que possible. Lorsqu'on retire le tube, le puits B1 est rempli d' une matière légère, ou on le laisse s'écrouler. On obtient de la même façon le bloc C2. Entre les puits B1 'et B2 on enfonce de nou- veau le tube mais pas aussi profondément que pour l'obtention des blocs C1 et C2. Une fois que l'on a obtenu le bloc Dl on retire le tube en comprimant du béton dans le puits. Sur la première ran- gée des blocs C1. C2.
C3 et U4 qui servent de fondation, on a une seconde rangée de blocs D , D2, etc.. dont les colonnes verticales de béton vont jusqu'au grillage R. De cette manière, même dans les terrains de vase et de marécages on trouve la résistance voulue pour la construction du bâtiment.
Afin de mettre en oeuvre le procédé d'une façon particulière- ment avantageuse, on emploie une machine permettant à la fois de préparer et d'enfoncer les blocs standardisés, les blocs différen- tiels, les colonnes de durcissement et les blocs de consolidation du sol, et cela quelle que soit la constitution du sol, la fondation sous l'eau étant même possible
Un mode d'exécution de la présente machine a été représenté à titre d'exemple aux dessins annexés. Avec cette machine on utilise comme source de force un gaz sous pression quelconque, par exemple de l'air comprimé.
La figure 8 est une coupe verticale à travers le châssis rou- lant de la machine, le tube de guidage et l'appareil de levage, tan- dis que la figure 9 montre une partie du plan et la figure 10 une élévation latérale du châssis nu .
La figure 11 représente la traverse de soutien, et les figures 12 et 13 montrent la bague double du dispositif de levage, fonction- nant comme bague de serrage et comme support.
La figure 14 est une coupe à travers le mouton de battage ac- tionné par l'air comprimé. Un certain nombre de coupes horizontales suivant les lignes G-H, A-L et L-M de la figure 14 sont représentées
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par les figures 15 à 17.
Les figures 18 à 20 sont des vues qui montrent une transmission spéciale par leviers entre les cylindres de levage et la traverse de soutien*
Au moyen de deux longerons et de quatre traverses 1 et 2 (fi- gures 8 à 10) on forme une plate-forme rigide aux angles supportés par quatre roulettes fixes ou tournantes 3 dont la voie est réglable ou fixe. Sur les deux traverses du milieu on a placé deux montants 4 qui sont maintenus verticaux par des goussets rigides 5 ,et par des jambes de force 6, 7.
En outre, les deux montants d'une des traverses sont réunis 1' un à l'autre , à peu près au tiers de leur hauteur, par une entre- toise fixe 8, et ces montants portent plus loin en haut deux étri- ers 9, 10 qui permettent d'y glisser d'autres entretoises 11 à ces hauteurs. Les diverses entretoises 8 et 11 possèdent chacune trois encoches demi-circulaires qui permettent le placement de tourillons
Sur les deux parties de la plateforme qui sont à l'extérieur des montants, se trouvent des appareils de levage 12 et 13. Ces deux appareils de levage constituent avec la traverse de soutien 14 . qui les réunit, l'appareil de levage permettant le soulèvement pro- gressif d'un tube guidé à l'intérieur des montants 4.
Aux dessins on a représenté un mode d'exécution de ces appa- reils de levage 12. 13 propre à fonctionner à l'air comprimé. Cha- que appareil comporte un cylindre 16 avec piston 17 et tige de pis- ton 18. La tige 18 est guidée dans une perforation du couvercle 19 u cylindre. L'air comprimé est admis au-dessous du piston 17 par une soupape d'arrêt latérale 20. Cet air soulève.le piston de la longueur du cylindre. Au moyen d'un robinet à trois voies 21 placé sur la conduite d'air, avant la soupape 20, on peut laisser sortir de nouveau lentement l'air comprimé. Les deux tiges de piston 18 portent, par l'intermédiaire de chapeaux appropriés 22, chacune une des jumelles 14 qui sont reliées entre elles par la traverse 15 à la hauteur voulue.
A cet effet, les jumelles sont percées sur
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toute leur hauteur de façon ce qu'on puisse y enfoncer à de petits intervalles deux fortes chevilles 23.
Sur les chevilles 23 repose librement la traverse 15. Cette traverse 15 entoure le tube de guidage 33 au-dessous de sa ba- gue de renforcement 36 et elle est maintenue fermée par un simple verrou 24, 25 est une articulation qui permet de mettre en place les jumelles.
Afin de pouvoir saisir et suspendre au châssis le tube 33 non seulement au-dessous de sa bague de renforcement 36,mais aussi à un endroit quelconque , on peut dans les encoches demi- circulaires de toutes les entretoises 8 et 11, c'est à dire à diverses hauteurs, et pour chacune de ces hauteurs à trois em- placements différents, suspendre une bague de serrage qui peut être soit en deux parties soit en une seule.
La bague en deux parties 26, 27 (figures 8, 12 et 13) comporte deux pièces superposées réunies l'une à l'autre par un pivot vertical 28. La pièce inférieure est un anneau fermé 26 dont le diamètre est tel qu'il peut être traversé facilement par les bagues de renforcement du tube de guidage. Cette'pièce porte deux tourillons 29 diamétralement opposés et entre ces tourillons on trouve l'oeil qui reçoit le pivot 28. La pièce supérieure constitue une bague de serrage 27 garnie de joues en bois 30. Cette bague est en deux parties' ayant pour charniè- re. le pivot 28. Les deux joues sont commandées par une vis 31 au moyen d'un volant 32 de façon à convenir à différents dia- mètres de tubes.
Les deux tourillons 29 des bagues ci-dessus peuvent, comme on l'a indiqué, venir se placer dans les encoches médianes ou dans les encoches latérales des entretoises 8 et 11, de sorte que l'on peut décaler perpendiculairement à l'axe longitudinal du châssis l'axe vertical du tube.
Les cylindres 12, 13 de l'appareil de levage peuvent être déplacés suivant les besoins sur la plate-forme du châssis.
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Le tube de guidage 33 (figure 8) est un tube de 50 cm. de diamètre , ayant des parois relativement minces, et comportant une bague de renforcement extérieure 36 vers le haut, et une bague de renforcement intérieure 38 vers le bas. La bague de renforcement 38 se trouve dans la partie conique du tube de gui -dage et constitue une forte bride sur laquelle la plaque de tête 39 du bloc intermédiaire 37 du cône d'enfoncement 34 vient buter, chaque fois que le tube de guidage 33 n'accompagne pas librement le cône d'enfoncement 34. Lorsque l'appareil de levage soulève le tube de guidage là bague de renforcement 38 entraîne la plaque de tête 39 avec le cône d'enfoncement 34.
Le cône 33, 34 a environ 120 cm. de long et se prolonge en'diminuant de dia -mètre d'une manière appropriée par le sabot de répulsion 40 La tige de répulsion 41, qui a la longueur voulue et qui sert à guider le mouton automatique 35, est guidée elle-même dans un chapeau 42 placé sur le tube de guidage. La tige 41 est centrée par ce chapeau et elle peut tourner par rapport à lui. Le cha- peau possède des ouvertures permettant l'introduction du tuyau à air comprimé ou de tout autre tuyau.
La longueur totale du tube de guidage 33 est telle que le mouton automatique 35 qui circule à l'intérieur, lorsque sa hauteur de soulèvement est maxima, se trouve encore au-dessous du chapeau 42.
Le mouton à air comprimé est constitué par le cylindre 35 (figure 14) comportant un couvercle 43. Ce cylindre est suscep- tible de se déplacer en va et vient sur une tige de piston for- mée de deux tubes concentriques 46,47. Le piston 48 est fixé à ces deux tubes. L'espace creux 60 qui se trouve entre les deux tubes est fermé à l'atmosphère et reçoit le tiroir de distribu- tion 49 et le ressort 50 placé en dessous. Dans le piston 48 . ' on a ménagé une petite soupape 51 qui permet à l'air de s'échap- per de la chambre du ressort 52.
La tête de distribution 53 forme l'extrémité supérieure des deux tubes et comprend lerac- cord courbe 54 qui sert à la liaison avec la conduite d'air com-
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primé: A l'intérieur de'la tête 53 se trouve une soupape de distribution 55, qui, par l'intermédiaire du tube de cuivre 56, peut établir la communication de la conduite d'air com- primé avec la chambre 52 au-dessous du tiroir de distribution 40. En outre, dans la tête 53 se trouvent (figure 18) la vis étrangleuse 57 et la vis auxiliaire 58. Une vis d'échappement 59 (fig.17) se trouve dans le piston 48.
. Le gaz comprimé parvient par le raccord 54 (fig.14) dans la tête 53 et dans l'espace intermédiaire 60. Le tiroir 49 descend donc et comprime le ressort 50. Le mouvement vers le bas du tiroir 49 dure jusqu'à ce que le gaz comprimé, par les trous 61, parvienne dans la chambre aupérieure du cylindre.
Le cylindre se soulève donc, le piston 48 s'appuyant par 1' intermédiaire du tube 47 sur la plaque de tête 39 du bloc intermédiaire. Avant que le cylindre parvienne à son point mort supérieur, la soupape 55 est poussée par le couvercle 45 du cylindre et l'air comprimé, par cette soupape 55, le tube de cuivre 56, et le trou 62, parvient dans la chambre du res- sort 52. Il se produit donc un équilibrage de pression et le ressort 50 peut soulever le tiroir 49. Il en résulte que , d'abord les ouvertures d'admission 61 sont fermées et qu'en- suite l'échappement est ouvert, en ce sens que l'air comprimé, par les trous 61, le canal annulaire 63 et les trous 64 (figu- res 14 et 16) parvient dans la chambre du cylindre qui se trouve au-dessous du piston et sort à l'air libre par les grands trous 65. Le cylindre 35 du mouton peut donc tomber.
La soupape 55 se ferme, mais le tiroir 49 reste à sa position supérieure, car il y a toujours de l'air comprimé au-dessous de lui . Lorsqu'il existe des fuites, grâce à la vis auxili- aire 58 (fig.15) on peut amener de l'air comprimé dans la chambre 52 afin d'éviter une chute de pression et par consé- quent un abaissement du tiroir 49, qui aurait pour effet un
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changement de sens prématuré de la distribution. A la fin de la chute libre, quand par suite de son choc contre le couver- cle 45 du cylindre, la soupape 51 est ouverte, la chambre 52 se trouve reliée par le canal 66 (figs.14 et 17) à l'air ex- térieur, et cesse par conséquent d'être sous pression . Le tiroir est abaissé, de sorte que la série de phénomènes re- commence .
La vis étrangleuse 57 (fig.15) permet de remplir aussi vite qu'on le veut la chambre 52 d'air comprimé. Par suite on règle la vitesse de montée du tiroir 49 puisque ce tiroir n'est élevé par le ressort 50 que dans les proportions où la chambre 52 se remplit d'air comprimé.
Le desserrage de la vis d'échappement 59 (fig.17) permet d'éviter l'élévation prématurée du tiroir lorsqu'il n'est pas étanche. En effet, l'air qui a passé vers le bas à travers ce tiroir non étanche peut s'échapper. Les deux vis de réglage 58 et 59 permettent aussi un fonctionnement correct du tiroir de distribution même lorsque celui-ci est fortement usé.
Le fonctionnement de la machine qui a été décrite, pour rétablissement de fondations, est le suivant :
Quel que soitle plan à partir duquel on doitfaire les fondations d'un bâtiment : à partir du niveau du sol, ou à partir du fond d'une fosse utilisée pour quelque sous-sol,ou à partir d'échafaudages, on commence par placer dans l'aligne- ment des bâtiments dont on veut faire les fondations des ma- driers qui servent de voie pour les roulettes du châssis de la machine. Bien entendu, il faut veiller à l'horizontalité et à l'égalité de hauteur de ces madriers, condition qui est aisément remplie , le cas échéant, au moyen d'une infrastrau- ture provisoire.
Pendant le transport de la machine, le cône d'enfonce- ment 34 est suspendu à l'extrémité inférieure du tube de guidage 33 qui est soulevé et le mouton automatique 35 s'ap-
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puie sur le cône d'enfoncement* Grâce au chapeau 42 le tube de guidage maintient l'extrémité supérieure de la tige 41. Le {,- tube de guidage 33 lui-même est suspendu.à la traverse 15 qui passe en dessous de la bague de renforcement 36 du tube de guidage, et qui repose par l'intermédiaire des jumelles 14 sur les cylindres 12. 13. En outre le tube de guidage est main- ' tenu par la bague double 26, 27 qui repose par ses tourillons
29 dans les encoches médianes des entretoises fixes 8 des montants 4 du châssis.
Une fois que le châssis de la machine a été mis sur sa voie de madriers et qu'on l'a arrêté au-dessus du point où doit commencer la première série de blocs de fondations, les tuyaux à air comprimé sont adaptés au raccord 54 du mouton et aux deux cylindres 12-13 de l'appareil de levage.
On peut alors commencer le battage du cône d'enfoncement avec des hauteurs croissantes de chute du mouton. La grandeur de la résistance à l'enfoncement que rencontre le cône aux différents emplacements, estobtenue au moyen de la table- Aussitôt que l'on est certain que cette résistance à l'enfon- cement correspond à la charge spécifique du bâtiment, l'en- foncement peut cesser avant que l'on ait à abaisser le tube de guidage.
Mais si la résistance à la pénétration demeure in -férieure à la charge spécifique du bâtiment, on fait encore pénétrer l'axe cylindrique du cône d'enfoncement de 20 cm. environ au-dessous de la surface et l'on détermine alors la résistance à la pénétration du cône
Si la résistance à la pénétration ainsi obtenue est au moins les 2/3 de la charge spécifique on arrête l'enfoncement Dans le groupe formé de trois blocs n enfoncera encore un autre cône standardisé équivalent, tandis qu'un troisième bloc sera poussé à une profondeur telle que la somme des trois résistances à la pénétration atteigne ou surpasse la charge qui échoit au groupe.
Mais si la résistance à la pénétration d'un cône reste encore inférieure à 2/3 de la charge spécifique
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on se sert du tube de guidage jusqu'à ce que l'on ait atteint en continuant à s'enfoncer la résistance à la pénétration qui équivaut à la charge spécifique - l'extraction du cône et du tube de'guidage par l'appareil de levage, une fois la. profondeur voulue atteinte , se fait d'a- bord pour le cône seul par répulsion (voir brevet 597 876) puis, pour le cône et le tube grâce à l'appareil de levage de la ma- nière suivante:
La traverse 15 est placée toute ouverte au-dessous de la bague de renforcement 36 du tube de guidage 33. Au moyen de la serrure 24 on serre légèrement la traverse sur le tube.
Ensuite, on enfonce les chevilles 23 dans les trous des jumelles 14 qui se trouvent immédiatement au-dessous de la traverse 13. On admet ensuite l'air comprimé dans les cylindres 12 et 13.
Le soulèvement produit par cet air est d'environ 30 cm. La vis 31 de la bague double 26, 27 est serrée de sorte que le tube de guidage 33 sera maintenu à la hauteur qu'il, aura atteinte, même quand l'air comprimé sera sorti des cylindres et que par suite les jumelles 14 de l'appareil de levage seront redescendus de 30 om- environ. Il n'y a plus alors qu'à remonter les chevil- les 23 de la hauteur voulue 'jusqu'à la nouvelle position de la traverse 15, à introduire de nouveau de l'air comprimé, etc..
Dès la première action de l'appareil de levage la bride de ; la bague 38 vient buter contre la plaque 39 de sorte que le cône ' d'enfoncement, son sabot 40 et le mouton qui repose sur lui sont soulevés. Ce soulèvement doit être continué jusqu'à ce que la pointe inférieure du cône parvienne au-dessus de la surface du ! sol, ce qui permet de déplacer le châssis et de l'amener à l'em-.. placement où l'on doit enfoncer le second bloc de fondation.
Dans des conditions défavorables de terrain, si l'on cons- tatait que les tubes qui ont été enfoncés sont retenus par le terrain avec trop de force pour que l'action des cylindres assu- re le soulèvement du tubage, on se servira du dispositif repré-
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sente aux figures 18 à 20. Grâce à cette transmission on agit sur les tubes à soulever avec une force multiple de celle qui est exercée par les tiges de piston 18 sur les jumelles 14,
Les jumelles 14 sont enlevées des extrémités des tiges 18 et sur ces extrémités on place des chapeaux 67 sur lesquels s' articulent des leviers à un seul bras 68, 69. Les leviers 68,69 qui forment des cadres, ont leur point de pivotement sur des axes horizontaux portés par des pupports oscillants 71.
Ils en- tourent le tube supérieur du tubage. Au-dessus de chaque tige de piston 18 une des jumelles 14 est articulée à l'un des le- viers 68,69 en 72, de sorte que la tige de piston de l'un des cylindres 13 agit sur le levier 68 et la jumelle 14' placée au- dessus de l'autre cylindre 12. Inversement la tige du piston du second cylindre 12 agit sur le levier 69 et sur la jumelle 14 .qui se trouve au-d essus du cylindre 13. De cette manière la force qui s'exerce sur le tronçon de tube peut être multipliée.
Aux figures 21 à 26 on a représenté les dispositifs qui servent à la mise en oeuvre du procédé de durcissement et de consolidation du sol. La figure 21 est une coupe à travers le tube de fond d'un dispositif de battage où, après avoir enlevé le noyau de battage, on peut introduire un piston étanche dans le tubage avec un tuyau pour le béton- La figure 22 est une coupe dans le tubage après introduction du piston et du tuyau.
Les figures 23 et 24 montrent la constitution de tubes fendus qui sont utilisés pour le revêtement des puits, et les figures 25 et 26 sont un dispositif auxiliaire.
Dans le procédé de durcissement et de consolidation on em- ploie un sabot de levage ou de répulsion 101 analogue à celui du brevet 507 876. Ce sabot permet de retirer d'une manière ab- solument sûre et facile un noyau de battage 102 court et faci- lement maniable dont l'extrémité va en s'amincissant légèrement même si les profondeurs d'enfoncement sont considérables; le no yau peut, d'une manière facultative être revêtu d'un fourreau mince 103 qui reste dans le sol. Ce fourreau présente un rebord
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interne 104 qui s'appuie sur un degré méaé dans le sabot 101, ce qui assure au fourreau l'entraînement dans le mouvement vers le bas
Le fourreau 103 a un double but: d'une part, après enlève- ment du noyau 102, il empêche les éboulements dans une zone courte mais profonde .
D'autre part, au début de l'injection de béton sous pression, il dirige toute'la pression du béton sur l'ex- trémité ouverte du puits, sans que l'énergie qui serait néces- saire pour modifier la forme et la constitution de la paroi du tube ne se perde alors qu'elle est employée à l'élargissement et à la consolidation de la base de la colonne dans le sol (c3 figs.2 et 3). Le béton sous pression ne peut,.clone d'abord trouver un autre chemin qui lui soit ouvert que le fond du tube On évite aussi que le fond du puits ne soit déplacé prématuré- ment par le gonflement des parois du tube ou qu'une masse de bé- ton, restant adhérente à la paroi par frottement, empêche de travailler le fond du puits.
La tige 105 est formée , suivant une méthode usuelle dans la technique du fonçage, par une série de tronçons ayant une grande résistance à la torsion. De préférence; sa section est hexagonale. Pour réunir les divers tronçons de la tige on se sert de tenons filetés avec des écrous 106 à six pans-
A l'extrémité inférieure de la tige 105 est disposé le sa- bot 101 et le noyau 102 lui est réuni grâce à un filetage 107.
La tête 108 du noyau possède (de préférence intérieurement) un système de couplage à cônes, dont une des parties 109 se trouve sur la tête du noyau, tandis que l'autre partie correspondante 110 est placée sur la tige 105 à une certaine distance de la partie 109. Extérieurement, le noyau présente un filetage 111 de pas inverse à celui du filetage 107. Sur ce filetage 111 est ; vissé un raccord 113 présentant un filetage interne et fixé à , l'extrémité inférieure du tube de fond 112. Le raccord 113 pré- sente extérieurement une surface conique, de sorte que, une fois ' que la tige 105 a été reliée au noyau 103, le fourreau 103 trouve,
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un appui sur toute sa longueur.
Un mouton guidé par la tige 105 est actionné automatique- ment: ou à la main ou au moyen d'une machine.
Après battage, quand on fait tourner la tige 105, non seu- lement le noyau 102 se détache du fourreau 103, mais encore le tube de fond 112 et tous les tronçons de tuyau placés sur lui
112a 112b.112c, etc.. sont soulevés verticalement vers le haut d'une quantité r qui correspond au filetage inférieur (environ
15 cm. en fig.22), de sorte que les résistances au soulèvement provenant des pressions capillaires qui s'exercent sur toute la surface externe du tubage, et qui sont dans certains cas très importantes, se trouvent surmontées. Lors du soulèvement du noyau de la quantité r, il seproduit finalement la mise en prise du couplage 109-110, et comme on continue à faire tourner la tige 105 mais que le noyau 102, en raison de ce couplage ne peut pas s'élever plus, il en résulte que le noyau 102 sera entraîné dans la rotation.
Mais, comme on l'a dit, le filetage 111 du sommet du noyau est de pas inverse au filetage 107 du bas. Donc, quand le noyau 102 est entraîné par la rotation de la tige, son file- tage de tête a pour effet de le dévisser, de l'écrou formé par ,le tube 112. Il en résulte que la liaison du noyau et du,tube est supprimée et que l'on peut enlever ce noyau du puits tubé en élevant la tige.
En ce qui concerne le tubage du puits au-dessus du tube de fond 112 qui repose sur le noyau on peut, suivant la force de pression des eaux utiliser des tubes fermés ou fendus, qui sont de préférence adaptés les uns aux autres par vissage.
Le tube fermé (fig.22) présente à une extrémité un filetage interne d'écrou. A l'autre extrémité dans l'intérieur des tubes on a rivé ou soudé une douille 114, 114a, 114b.. sur laquelle on a taillé extérieurement un filetage correspondant à celui dont on vient de parler. Grâce à ce vissage, on peut obtenir une étanché-' ité complète du tubage pendant le battage de sorte que le mouton
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se déplace complètement à/sec, 'ce qui est particulièrement important quand ce mouton est automatique :
Si l'on emploie un tubage fermé il faut pour prolonger ce tubage, si l'on emploie un câble pour actionner le mouton, que chacune des fractions du tube à ajouter soit enfilée sur le câ- ble.
Dans tous les cas, le procédé de durcissement du fond exige que la masse de béton introduite soit maintenue sous pression du commencement à la fin de son introduction. Par conséquent, même pendant l'extraction du tubage, toutes les fractions de tu- be devenues libres doivent rester enfilées sur le tuyau qui in- troduit la masse de béton dans le puits. Une pareille exploita- tion est très compliquée, et on la simplifie, conformément à 1' invention, en utilisant exclusivement des fractions de tubes fendues. Ceci procure l'avantage que, chaque fois que l'on adapte un tube de prolongement, ce tube peut être très facilement placé ; sur le câble du mouton, et que, quand on extrait le tubage, cha -que fraction de tube est enlevée du tuyau aussitôt qu'elle a' été libérée.
Il en résulte que la durée du travail pour l'in- troduction et la récupération du tubage est notablement réduite: Eh outre, comme les fractions de tubes n'ont pas besoin de res- ter enfilées sur le tuyau, le placement de ce tuyau lorsque 1' extraction des tubes progresse, est beaucoup plus simple. Il est donc évident économiquement que, dans tous les cas où l'état du sol n'exige pas nécessairement un tubage fermé, on effectuera , le revêtement des puits et des trous de sonde au moyen de tubes fendue.
Dans le mode d'exécution représenté en figure 23, au-dessus du tube de fond, qui est toujours fermé,on aplacé uniquement des fractions de tubes fendues 115, 115a, 115b. Les fentes de ces éléments de tubes, désignées par 116, s'élargissent par le haut et sont recouvertes par des pièces 117 en forme de coins qui sont recourbées comme la paroi du tube. Une fois ces coins mis en place tout se passe comme si l'on avait un tube cylindri. :
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que complet. En coupe les/coins 117 et les bords des fentes de tubes sont taillés en biseau de façon que les coins ne puissent tomber vers l'extérieur.
Du côté interne des bords des fentes de tubes on a adapté des baguettes de guidage 113 qui, avec les bords biseautés du tube, forment des rainures de guidage pour le coin, Aux deux extrémités des éléments fendus 115, 115a.
115b on a fixé , par exemple par rivetage, des douilles de li- aison 119 également fendues présentant extérieurement un file- tage. Pour la jonction des tubes on emploie un filetage interne
120 correspondant au filetage externe 119. Les filetages des douilles de jonction 119 ne sont taillés qu'après découpage de la fente et mise en place du coin 117, afin d'éviter des ine- xactitudes de filetage au bord des fentes. Par conséquent, n n'éprouve aucune difficulté pour dévisser les tubes.
Les fentes de la douille de jonction 119 sont comblées par des pattes 121, 122 fixées aux coins 117..L'extrémité libre de la patte supérieure 121 est de préférence arrondie symétrique- ment, pour que la pression de l'élément de tube voisin s'exerce d'une manière parfaitement centrée et pour que les angles du coin ne puissent se détériorer. La fermeture de la fente 116 est effectuée de la manière la plus simple en plaçant le coin dans la fente et en le laissant tomber. La fente qui reçoit la patte inférieure 122 est si étroite que cette patte passe entre les baguettes 118 lorsqu'on met et lorsqu'on enlève le coin.
L'élément de tube qui se trouve être en haut.,au lieu d'une douille, reçoit un chapeau 123 (figs.35 et 26), qui sert à la fois à donner de la rigidité au tubage et à guider la tige. Ce chapeau peut s'ouvrir autour de la charnière 124. On assure sa fermeture au moyen de la vis à oreille 125, et les câbles du mouton passent librement dans ces ouvertures 126 et 127.
Une fois que l'on a atteint la profondeur de battage voulue on commence à faire tourner la tige 105, ce qui a pour effet, comme on l'a dit, d'élever d'une certaine quantité tous les élé-
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ments de tubes 112, 112a, 112b... On dévisse ensuite le noyau
102 du tube de fond 112. Cela fait, on extrait de la fosse le noyau ainsi que le sabot, après avoir enlevé le mouton.On introduit alors dans le puits tubé le piston de fermeture 130 représenté en fig.22, et qui possède le même filetage que la' tête de noyau.
Ce piston est vissé dans le filetage du raccord
113 du tube de fond- l'opération est la suivante
A la place du chapeau, on met sur l'extrémité supérieure du tubage une fourche usuelle dans l'industrie du sondage et, au moyen de cette fourche on saisit le raccord du tube verti- cal 131 qui est fixé au piston, de sorte que ce piston est sus- pendu dans la partie supérieure du puits. On introduit alors dans le tube vertical 131 une tige spéciale 132 qui se termine à sa partie inférieure par un quatre pans ou un six pans 133 qui s'adapte à une cavité du piston 130. Cette tige est prolon-: gée par un élément de tige ordinaire 134. Sur rétament 134 ' on enfile le premier élément de tuyau 135 et on l'adapte rapi- . dément et solidement au tube vertical.
A ce moment on saisit avec le double crochet usuel la douille supérieure de raccord:
136, ce qui décharge la fourche qui peut alors être enlevée.
Le piston 130 est alors enfoncé de la longueur du premier élé- ment de tuyau 135, et l'on saisit avec la fourche la douille
136. Ces opérations se continuent jusqu'à ce que l'on atteigne le record 113 du tube de fond. On utilise alors la tige 134 comme une clef anglaise et l'on visse le piston 130'dans le tube de fond 112. On extrait ensuite les tiges 133, 134 qui se trouvent dans les tuyaux, en démontant leurs divers éléments.
Le raccord supérieur du tuyau se trouve à ce moment sur le cha ' -peau que l'on vient de mettre en place, et l'on peut y adapter les tuyaux qui conduisent aux machines à béton.
Ces machines à béton sont constituées différemment suivant le système de battage et de production du béton que l'on a. adopté.
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Au lieu de comporter/un noyau, il est évident que le tuba- ge du puits peut recevoir dans le filetage du raccord 113 du tube de fond la bague d'adaptation d'up appareil de sondage à dispositif d'injection ou sans dispositif d'injection, cette bague pouvant être actionnée de la manière connue par la tige 106. ,Le couplage peut même être prévu pour que, quand on fait tourner en sens inverse la tige 105, la bague d'adaptation soit dévissée et puisse être enlevée avec le dispositif de sondage et le dispositif d'injection. Le défaut de compression du sol dans des puits de ce genre peut être compensé par l'accroiss e- ment de la pression du béton, de façon que l'effet de durcis- sement, de consolidation et de confection d'inclusions soit le même.
Cependant, on évitera de faire des puits de sondage là ou on peut faire des puits de battage.
Grâce à l'équipement qui vient d'être décrit, on réalise un travail continu extrêmement important pour le résultat à obtenir. On réalise également un creusement par battage conti- nu dont l'effet économique et technique est remarquable dans la plupart des sols .
Les opérations se succèdent à peu près de la manière sui- vante : Le noyau 102 est placé au-dessous d'un chevalet. Le tube de fond 112 est enfilé sur la tige 105 et vissé au noyau
102. Le mouton est soulevé et on commence le battage. Au fur et à mesure de l'enfoncement on ajoute de nouveaux éléments de tubes jusqu'à ce que l'on ait atteint la profondeur de battage désirée. Quand on utilise des tubes fendus on fait descendre d'une réserve une douille 120 chaque fois que l'on veut adop- ter, un nouvel élément de tube. La réserve de douilles est sus- pendue au chevalet. Le câble a été enfilé dans toutes les doui: -les avant le début du travail. Une fois le battage achevé on commence par extraire le mouton; cependant si le mouton est automatique il peut rester sur le noyau et être extrait seule- ment avec lui.
Ensuite on replace le chapeau et on fait tourner
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la tige 105 de façon à. soulever le tubage de la quantité r.On dévisse la tête 108 du noyau du raccord 113 du tube de fond,et l'on extrait le noyau 102 et la tige 105 au moyen du treuil et du double crochet qui a été enfoncé aussi profondément que pos -sible dans le tubage. En même temps on démonte les éléments de la tige.
L'opération est continuée par l'introduction du piston de fermeture 130 (fig.22) avec le tuyau 135 et la tige 132- 134, etc., puis par l'extraction de cette tige 134.
La pression sous laquelle se fait l'injection de béton est augmentée jusque ce que la pression du béton sur le pis - ton 130 soit assez grande pour surmonter le poids du tubage, du piston et du tuyau augmenté des forces périphériques exercées par les pressions capillaires du sol, si ces pressions capil- laires n'ont pas été déjà éliminées par le soulèvement de 1' ensemble d'une quantité r.
Suivant le programme de fondations que l'on a adopté,qui peut consister en un durcissement du sol plus ou moins étendu, tout le soulèvement du tubage est effectué par la pression du béton, ou au contraire aidé plus ou moins vigoureusement au moyen de câbles de levage..
. Un réglage automatique de la vitesse avec laquelle le tu- ! bage s'élève, est assuré grâce à l'action de la forme conique ! de l'extrémité 113 du tube de fond 112. En effet, aussitôt quel la résistance qui s'exerce au fond du puits, une fois que le ; pied de la colonne s'est élargi suivant o3, est devenu plus grande que la résistance du tubage, le mouvement du tubage vers le haut commence.
Mais, dès que l'extrémité inférieure 113 du tube de fond sort du fourreau 103, la masse de béton pâteuse ou fluide, qui se trouve écrasée entre d'une part la ' paroi cylindrique du puits et d'autre part le cône 113, frei- nera hydrostatiquement le mouvement du tubage, et exercera son action dans la zone du puits dont la hauteur est celle du cône
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en question.
Comme , suivant la constitution de cette zone de la paroi il y pénétrera, dans l'unité de temps, une quantité plus ou moins grande de béton, et que la réaction dirigée normalement au cône 113 sera par suite plus petite ou plus grande, les forces tangentielles qui s'exercent sur cette partie du tube 'seront plus petites ou plus grandes, suivant que la zone de @errain ainsi traversée sera plus ou moins compressible, ou plus ou moins pénétrable.
Dans le premier cas, le mouvement vers le haut du tubage ; sera moins retardé et dans le second cas il le sera plus, si bien que l'on aura une adaptation automatique de l'ascension du tubage aux exigences des diverses zones de terrain.
D'après les conclusions que l'on aura retirées du battage en dehors de cette adaptation automatique, on pourra régler le durcissement dans les diverses zones en profondeur, en accé -lérant l'ascension du tube de fond 112 dans les zônes plus so -lides au moyen d'un levage, tandis que dans les zones mois passées la vitesse d'ascension sera réduite en appuyant le tu- bage contre,le chevalet qui supporte le mouton ou une autre charge, ou en pratiquant un ancrage interne ou externe du tu- bage, soit en se servant d'une plaque d'ancrage placée au fond du tube, soit en se servant de points fixes extérieurs. Le re- tard de l'ascension permet de rendre le durcissement plus in- tense.
D'après la consommation de béton pour chaque profondeur, on peut conclure avec une grande exactitude à la forme de la colonne de durcissement et à la consolidation du sol qui en- toure cette colonne .
Aux figures 27 à 30 on a montré un mode d'exécution du cône d'enfoncement et de sa liaison avec le tube de guidage.
L'emploi de ce dispositif permet d'utiliser la machine pour le durcissement ou la consolidation. Au moyen de cette ma-
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chine, on peut non seulement /Obtenir un enfoncement quelconque mais aussi passer 'en tout temps de la fondation par blocs à la fondation par colonnes de durcissement. Pour ce passage, le châssis de la machine n'a besoin de rester en place que pendant le temps absolument nécessaire pour l'enfoncement du tube de fond. Aussitôt que le tubage a pénétré assez profondément pour se guider lui-même, on déplace le châssis à l'instant où le tube, de guidage s'est enfoncé au-dessous de la hauteur des essieux du châssis. Pour continuer l'opération on a besoin simplement d'installer en place un trépied ainsi que l'appareil de levage qui a été enlevé du châssis.
Ce châssis peut être utilisé pour continuer la fondation par blocs. Dans ce mode d'exécution la liaison du cône d'enfon- cement avec le tube de guidage est étanche, de manière à empê- cher l'eau de pénétrer du sol dans la zone de frappe du mouton.
La figure 27 est une coupe verticale à travers un tube de guidage et à travers le cône, la figure 28 est une coupe hori- zontale suivant la ligne E-R, la figure 29une coupe suivant la ligne S-T de la figure 27. La figure 30 estune coupe verticale à travers le tube de guidage, le piston placé dans ce tube et le fourreau. Dans ce mode d'exécution le tube de guidage 75 est dans l'ensemble cylindrique. Près de son extrémité inférieure il possède une bride 76 formant saillie en dedans. Le cône 77 est relié au sabot 78 par l'écrou de répulsion 79 qui ne peut tourner et qui ne peut présenter qu'un déplacement vertical très faible. Dans cet écrou 79 est vissé le filetage 81 de la tige de répulsion 80.
A l' extrémité de la tige 80 se'trouve un .. bouton 84 qui est mobile avec un petit jeu vertical dans une ca -vite du sabot 78, de manière à produire l'entraînement du sabot quand on élève le cône. La course de répulsion est limitée par . le cône d'embrayage 82 contre lequel vient s'appliquer le siège ' conique 83, solidaire du cône 77.
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Au-dessous de la plaque de tête 88 on trouve dans la pa- roi cylindrique du cône 79 des perforations 90 à travers les- quelles on fait passer deux forts ressorts à lame 89. Ces res- sorts sont fixés à la plaque de tête 88 et leurs dimensions et leur forme sont telles que les extrémités de la lame inférieu- re font saillie sur le diamètre de la bride 76 et s'appuient solidement sur cette bride. Cependant ces ressorts, lorsqu'on soulève le cône permettent le passage à travers les douilles de raccordement des éléments du tubage. La force des ressorts -',doit être choisie d'après la résistance de frottement et d'ac- célération de l'ensemble du tubage. Les coups de battage, qui sont transmis par le bloo intermédiaire 99 au cône 77, agis- sent, par suite de l'effet des ressorts 89 élastiquement sur la bride 76.
Les ressorts 89 peuvent aussi naturellement être pla ces dans le bloc intermédiaire 99.
Le cône 77 présente dans sa partie cylindrique 98 un fi- letage externe 85, grâce auquel il est vissé dans le raccord conique 87 du manchon cylindrique 86. Ce manchon accompagne donc le mouvement du cône, tandis que l'avancement du tubage par le fait du ressort se produit progressivement, ou même de- vient une chute libre, quand le poids du tubage estplus grand que l'adhérence des tubes au sol, A la fin de la chute le bord inférieur du tube de guidage rencontre un degré 91 du raccord 87, une fois que l'espace libre qui s'étend entre 76 et 91 a été parcouru. Entre le manchon 86 et le tube de guidage 75 on a interposé un système pour empêcher la rotation, par exemple un certain nombre de griffes 92 qui pénètrent dans les encoches longitudinales 93.
L'étanohéité entre le cône 77 et le tube de guidage 75 est assuré par une collerette de cuir 94.qui repose au-dessous de la bride 76 sur la partie cylindrique 98 du cône. A chaque phase de l'enfoncement l'étanchéité est donc assurée. Grâce à oe dispositif, la machine est susceptible de travailler avec un niveau d'eau quelconque, sans que l'eau pénètre dans le
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puits tubé et empêche l'action du battage.
Lorsqu'on a atteint la profondeur voulue, on effectue le démontage du cône 77. A cet effet, on fait tourner la tige 80 dans un sens tel que la partie cylindrique 98 du cône se dé-' tache du sabot de répulsion 78. Le manchon 86, qui -est relié au cône s'élève avec lui et entraîne, grâce au degré 91, éga- lement le tube de guidage 75, de sorte que l'on obtient ainsi le premier soulèvement du tube de fonds 76. Lorsque le siège 83 vient adhérer au cône 82, le cône d'enfoncement se trouve solidarisé avec la tige 80au point de vue de la rotation et se dévisse du manchon 86. En même temps, le sabot 78 se déta- che du sol. Si l'on extrait alors la tige 80 on enlève égale- ment le cône ainsi que les ressorts 89 et le bloc intermédi- aire 98.
Four les fondations profondes ordinaires on peut alors remplir le puits de béton damé en soulevant en même temps par degré le tubage, le manchon 86 est alors entraîné par les grif- fes 82 passant dans les encoches longitudinales 93.
Lorsqu'on veut procéder au durcissement, après avoir en- levé le cône 77, on introduit, au moyen des tuyaux à air com- primé 96, le piston 95 (fig.30) dont la paroi cylindrique ex- j terne est de même diamètre que celle du cône d'enfoncement 77. , La partie inférieure de ce piston présente un filetage corres- pondant aiiletage 85 du manchon 86. On visse le piston 95 dans le filetage 85. Grâce au degré 97 constitué par le raccord 87, et, au besoin en se servant d'une rondelle d'étanchéité, on ob ' -tient une fermeture étanche pour le béton qui est soufflé au- dessous du piston 95.
D'autre part, l'adhérence de la colleret- te 94 à la paroi lisse du piston 95 empêche l'eau de pénétrer au-dessus du piston dans le tubage afin de faciliter l'extrac- tion du tubage.
Comme les chocs se produisent ici seulement sur le cane ; tandis que le lourd tubage tombe librement, ou est entraîné tout au moins d'une manière élastique, on réalise un effet de !
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battage notablement supérieur. Dans aucun des dispositifs de battage utilisés jusqu'ici on n'a obtenu un rapport aussi fa- vorable entre la masse frappante et la masse frappée.
De plus, les diverses pièces du tubage qui est coûteux et les éléments de tige ne sont pas usées par les chocs et res- tent utilisables beaucoup plus longtemps.
Pour de longs tubages, quand on travaille dans des puits très profonds, le retrait du tubage par l'effet du jeu des ree- goris 89 produit un effet avantageux. Après chaque avancement du sabot, se abot,par l'effet de l'action des ressorts est toujours un peu retiré de sorte que le choc suivant le pousse d'autant plus énergiquement.
Grâce au dispositif d'étanchéité 94, à l'extrémité du puits, on peut employer la machine même sur une infrastructure flottante .
Grâce à la machine précédente on peut, en toutes circons- tances, dans tous les sols bons ou mauvais, obtenir des fonda- tions à la fois rationnelles, sûres et économiques ce qu'on n' avait jamais réussi à faire jusqu'ici.
REVENDICATIONS.