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PERFECTIONNEMENTS AUX ISOLATEURS.-
On sait que la porcelaine, le quartz, le verre. la stéatite, et d'autres substances isolantes pouvant être utilisées dans les isolateurs, et notamment dans les isolateurs de suspension, présentent une résistance méca- nique bien plus élevée à la compression, qu'à la traction ou au cisaillement.
C'est pourquoi on a proposé et construit des éléments d'isola- teurs dans lesquels les ferrures de liaison avec les éléments adjacents,pren- nent appui de part et d'autre d'une masse ou portion de l'élément, qui est soumise à des efforts de compression.
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Toutefois, dans les systèmes connus, les deux ferrures sont dispo- sées dans des plans distincts, généralement perpendiculaires entre eux, et ce n'est que la faible portion de substance isolante se trouvant près de la ligne d'intersection des plans, qui supporte les efforts de compression, et est donc soumise à des fatigues relativement élevées, et en outre à des ef- forts de traction et de cisaillement.
Ceci posé, la présente invention a pour objet des perfectionnements destinés à obvier à cet inconvénient, et portant essentiellement sur les points suivants, qui peuvent être pris isolément ou en combinaison :
1 / Les surfaces de contact de la porcelaine avec les deux ferrures de liaison, se' trouvent dans des plans parallèles, et présentent une étendue appréciable.
2 / L'isolateur comprend un champignon dont une partie constitue la masse soumise à la comparaison.
3 / Une des ferrures forme chape autour du champignon.
4 / L'autre ferrure, présentant la forme d'un T, est introduite dans l'isolateur, et est tournée de 90 pour amener la branche supérieure du T dans son logement.
5 / La ferrure en T prend appui sur la porcelaine, au moyen de semelles
6 / Des matelas élastiques sont interposés entre les ferrures et l'iso- lateur.
7 / Des blocs isolants permettent de caler la fermeture en T.
8 / La partie vide est remplie d'un compound convenable. @ la description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'inven- tion.
Les Fig. 1 et 2 sont deux coupes, perpendiculaires entre elles, d'un isolateur établi conformément à l'invention,. la Flg.3 en est un plan vu par dessous.
La Fig.4 en est un plan vu par dessus.
La Fig.5 est une coupe horizontale, prise suivant 5-5 des Fig. 1 et2.
La Fig.6 est une vue perspective de détail.
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La. Fig.7 se rapporte à un isolateur à plusieurs jupes. la Fig.8 montre une noix de traotion.
La Fig.9est le schéma d'une variante.
L'isolateur représenté aux Fig. 1 à 5 comprend un corps creux 11, de section rectangulaire, à angles arrondis, surmonté d'un champignon 12, de forme circulaire.
Les sections intérieures du corps 11 et du champignon 12 sont aussi rectangulaire et circulaire, respectivement, et la grande dimension du canal 13 ménagé dans le corps 11, correspond au diamètre de la cavité 14. la ferrure inférieure 15, en forme de T, peut être, soit en une pièce, soit en deux pièces, savoir : la tige 16 et la tête 17, assemblées par filetage, ou autrement ; la mettre en place, on la fait tourner de 90 , après l'avoir introduite dans le corps de l'isolateur, par le canal 13. la tige 17, après avoir été introduite avec la ferrure, ou après avoir été vissée, est calée et centrée au moyen de deux blocs isolants 18.
On dispose une plaquette 19 venant s'appliquer, avec ou sans scellement, à la base de l'isolateur. La plaquette est ensuite fixée par une goupille 20, une clavette, ou un autre dispositif analogue. La tige 17 se termine par un an- neau de liaison 21.
La cavité 14 est de préférence remplie d'un compound, ou autre isolant liquide convenable (Fig.5).
La ferrure supérieure 22 présente la forme générale d'un capot (ou d'une chape) métallique muni d'un crochet 23 coopérant avec l'anneau de la ferrure adjacente.
Ce capot recouvre le champignon la, ainsi que les deux segments 24 les raccordant aux grandes faces du corps de l'isolateur. Les branches infé- rieures 25 du capot se trouvent donc placées vis-à-vis des surfaces 26 ser- vant d'appui à la ferrure intérieure. la masse de porcelaine située entre les surfaces planes 25 et 26, qui travaille à la compression, présente ainsi un volume notable et très su- périeur à celui des systèmes connus; en conséquence, la fatigue unitaire est d'autant plus faible.
L'isolateur travaille donc dans des conditions particulièrement
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favorables à une résistance mécanique élevée, puisque la charge de rupture de la porcelaine, à l'écrasement, est notablement supérieure à la charge de ruppure à la traction, ou au cisaillement, qui sont les conditions dans les- quelles les isolateurs travaillent fréquement
Pour augmenter la surface d'appui de la branche 17 sur la por- celaine, on utilise avantageusement deux semelles 27, que l'on voit en coupe sur les Fig. 1 et 2, et en perspective sur la Fig.6.
Pour améliorer la répartition des pressions, on dispose de préférence, des garnitures en métal tendre, ou autre matière élastique, en 28, 29 et 30 (Fig. 1,2 et 6). la tension critique de l'isolateur étant déterminée par la ligne de fuite entre la partie inférieure du capot et l'extrémité inférieure de la tige intérieure, ou de toute pièce métallique solidaire, on peut élever cette tension en donnant, au corps 11 de l'isolateur, une plus grande lon- gaeur, et en fixant, sur ce corps, des jupes simples ou multiples 31, de for- me appropriée, circulaire ou autre, et éventuellement munies de nervures 32 (Fig.7). la tension critique ou de perforation de l'isolateur, peut être augmentée également, en donnant une épaisseur plus grande au parois du champignon isolant 12.
la Fig.8 se rapporte à une noix ou olive de traction pour sus- pensions caténaires et analogues. Comme on le sait, ces appareils doivent résister à des efforts mécaniques très élevés, tandis qu'ils n'ont à suppor- ter que des fatigues électriques relativement faibles; c'est pourquoi ils ne comportent pas de jupe.
La Fig.9représente l'application de l'invention à un isola- teur du type Hewlett, c'est-à-dire comportant deux canaux 33, 34 ménagés dans la masse 35, dans des plans perpendiculaires entre eux. Suçant l'inven- tion, les canaux reçoivent des méplats Respectifs36, 37 vis-à-vis l'un de l'autre; de cette façon, la masse isolante 38 travaillant à la compression, est de forme parallélipipédique et présente un volume notable, ce qui réduit la fatigue unitaire; les ferrures reçoivent des formes appropriées correspon- dantes.
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D'une manière générale, les dispositions qui ont été indiquées-, à titre d'exemple, ne sont nullement limitatives, et on peut s'en écarter sans pour cela sortir du cadre de l'invention.