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"Bobine de transformateur de bas.se fréquence et son procédé de cons- truction".
La présente invention a pour objet une bobine de transformateur de basse fréquence et son procédé de construction. ,
Le procédé, objet de 1'invention, peut trouver également son appli- cation dans la construction de transformateurs de moyenne et de haute fréquence.
Les appareils radio-électriques et en particulier les appareils u- tilisés pour la réception, doivent satisfaire à des conditions très ri- goureuses en ce qui concerne la construction de transformateurs de bas- se fréquence. On sait, en effet, que ces transformateurs doivent 'être établis de telle manière qu'au point de vue de l'impédance du primaire, ils correspondent exactement aux tubes avide auxquels les dits pri- maires sont connectés directement. De plus, les bobines des transfor- mateurs précités doivent comporter, autant que possible, des enroule- ments s'ans c apac i t é.
On sait, de plus, que l'isolement des transformateurs du genre en question doit être très rigoureux, afin d'éviter les disruptions qui sont très fréquentes notamment dana l'enroulement primaire.
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Pour satisfaire aux conditions mentionnées précédemment, il faut que les spires entre lesquelles existe une différence de poten- tiel considérable soient autant que possible éloignées l'une de l' autre. Jusqu'ici on cherchait à atteindre ce résultat en enroulant les bobines suivant le procédé connu dans l'industrie sous le nom "bobinage en disque". Ce mode d'enroulement est toutefois désavan - tageux en ce sens qu'aux endroits où viennent se souder ensemble les extrémités des fila de cuivre faisant partie de l'enroulement en diaque, se forment toujours des points faibles qui occasionnent des disruptions. Ces disruptions fréquentes sont très probablement favorisées par l'humidité qui pénètre à travers le guipage.
Les mo- yens de protection utilisés jusqu'ici et en particulier l'imprégna- tion du guipage avec de la paraffine n'ont pas donné jusqu'à pré- sent de résultat satisfaisant. Il faut donc admettre que lors de l'imprégnation avec de la paraffine cette dernière ne pénètre pas suffisamment à l'intérieur de l'enroulement.
L'invention est caractérisée par ce fait que simultanément avec l'enroulement en fils de cuivre, on fait enrouler autour du noyau de la bobine des fils en coton, en soie ou en toute autre ma- tière appropriée, de telle manière qu'au cours du bobinage l'enrou- lement en cuivre et l'isolant (la soie et le coton) viennent se su- perposer, en couches alternées, sur la bobine elle-même.
On obtient ce résultat en donnant à la bobine un mouvement de rotation et en faisant déplacer sur cette bobine,.d'un mouvement de va-et-vient, les fils de soie ou de coton,,la vitesse de ce dépla- cement étant supérieure à celle des fils de cuivre.
La bobine ainsi obtenue est remarquable en ce sens que l'épais- seur de la couche de coton ou de soie qui est interposée entre les '.eux couches successives de cuivre, augmente au fur et à mesure qu' monte la différence de potentiel entre deux fils de cuivre super- )osés l'un à l'autre et faisant respectivement partie des deux cou- hesprécitées.
Pour la mise en oeuvre du procédé qui fait l'objet de l'inven- ion, on opère de la manière suivante.
Lors du bobinage on fait enrouler le fil de cuivre à la manié-
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- re habituelle en partant d'une extrémité de la bobine, cet enroule- ment étant effectué à l'aide d'un organe enrouleur animé d'un mouve ment 'de va-et-vient.
En même temps, un autre organe enrouleur fait enrouler des fils de coton ou de soie en partant de l'extrémité opposée de la bobine,le deuxième organe enrouleur se déplaçant d'un mouvement de va-et-vient avec une vitesse supérieure à celle du premier organe enrouleur.
Sur le dessin annexé, on a représenté de manière absolument sché- matique, en coupe transversale et à une échelle agrandie, une partie de la bobine enroulée suivant le procédé qui vient d'être exposé.
Sur la figure unique de ce dessin les fils de cuivre sont dési- gnés par 1, tandis que la couche de soie ou de coton est désignée par
2.
Lorsqu'on enroule les fils de cuivre dans le sens de la flèche x, de telle manière que la- et lb forment respectivement la première & la dernière spire de la première couche, l'organe enrouleur des fils de soie ou de coton effectue, au cours du bobinage de la couche pré- citée la - 1b, un certain nombre de déplacements en avant et en ar- rière. L'épaisseur de la couche isolante formée au cours de cette pé- riode est montrée sur le dessin (voyez ligne 3-3).
On procède ensuite à l'enroulement de la deuxième couche de fils de cuivre dans le sens de la flèche 7 en partant de la spire le. En même temps que le fil de cuivre s'enroule sur la bobine de manière à former la deuxième couche conductrice, l'enrouleur des fils de coton (ou de soie) effectue un certain nombre de courses avant et arrière, le long de la bobine. Il en résulte qu'à gauche de la spire le se forme une couche de coton dont l'épaisseur augmente progressivement; lorsque le deuxième enroulement de cuivre estparachevé la couche i- solante qui lui sert de support a une certaine inclinaison. Les cou- ches suivantes sont formées de manière identique, ainsi qu'on le voit sur le dessin sur lequel on n'a montré qu'une partie de la troisième couche de fils de cuivre.
- Il résulte de ce mode de bobinage que la couche de coton ou de soie interposée entre deux couches successives de cuivre, augmente toujours en épaisseur pour atteindre l'épaisseur maximum vers cette extrémité de la bobine, qui comporte deux fils de cuivre superposés
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dont la différence de potentiel est la plus grande. Ainsi qu'on le voit sur le dessin, la couche isolante interposée par exemple entre la spire la du premier enroulement et la dernière spire 1d de la deu- xième couche de cuivre a une épaisseur d. C'est en effet l'épaisseur maximum de la couche de coton et elle correspond à la différence de potentiel maximum qui existe entre les spires la et ld. Le même phénomène se produit pour toutes les couches successives de la bobine.
Le progrès technique que ce procédé permet de réaliser consiste dans le fait que l'enroulement du transformateur établi conformément à l'invention a une trèsfaible capacité. De plus, en raison de la grande distance qui sépare les spires entre lesquelles existe une dif- férence de potentiel élevée, on réduit considérablement le danger des disruptions.
L'invention est encore avantageuse en ce sens qu'elle permet une pénétration plus efficace de la paraffine à l'intérieur de l'ensemble de la bobine en raison du fait que la bobine comporte, de part et d'autre, des couches isolantes d'épaisseur relativement importante. Lorsqu'on coupe une bobine de transformateur enroulée conformé ment au procédé qui vient d'être décrit on constate que l'ensemble de l'enroulement forme un tout compact ayant une grande résistance mécanique.
Dès que l'enroulement de la bobine est fini, cette dernière est séchée par un dispositif de chauffage approprié, après quoi elle est immergée dans un bain de paraffine. Comme le transformateur ainsi obtenu est entièrement sec, il peut 'être cuirassé de manière connue.
L'inconvénient qui est commun aux transformateurs cuirassés et qui consiste dans le danger des disruptions en raison de l'humidité de l'enroulement, se trouve ainsi complètement évité,
REVENDICATIONS.
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