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trailleuse, comportant des alvéoles mi-extensibles et mi-inextensibles avant chargement et présentant un ensemble inextensible après chargement." '
L'invention consiste en un procédé d'obtention au tissage, d'une bande à cartouches de mitrailleuses, formée par un ruban composé de deux tissus superposés, tissés ensemble. Cette bande comporte sur sa longueur un nombre indéterminé de portions de longueurséquidistantes où les deux tissus sont indépendants pour constituer des alvéoles à deux parois dont l'une est élastique dans le sens de la longueur tandis que l'autre est inextensible en tous sens. Les inter' vêles entre les alvéoles sont formés par la liaison des deux tissus et pat suite ils possèdent une inextensibilité parfaite présentant une régularité constante.
L'élasticité de l'une des parois des alvéoles facilite, dès le premier remplissage, l'introduction des cartouches et elle évite dans les remplissages ultérieurs, tout relâchement de longueur des alvéoles, de sorte que les cartouches sont normalement maintenues dans les dites alvéoles et ne peuvent s'échapper accidentellement, même après un emploi relativement prolongé de la bande.
Les caractéristiques essentielles de l'invention sont spécifiées ci-après :
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de posséder une certaine élasticité dans le sens de la longueur de la bande, tandis que l'autre tissu n'en renferme pas et possède au contraire des propriétés d'inextensibilité en tous sens et de résistance comparables à celles d'une sangle.
2*- Les deux tissus sont complètement indépendants l'un de l'autre sur toute la largeur de la bande mais seulement sur des portions de longueur de celle-ci situées à distances régulières. Ces deux tissus sont au contraire intimement liés ensemble dans
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dants. Ces liaisons partielles des deux tissus sont faites de tel- le manière que les fils de caoutchouc du tissu qui les comporte
ne puissent ni s'écarter ni se rétracter dans ces portions, les- quelles sont de ce fait entièrement inextensibles.
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effectué de façon que les fils de caoutchouc que comporte le tis- su extensible soient à l'état étiré comme dans la fabrication connue des tissus élastiques, afin qu'après tissage le tissu renfermant des fils caoutchouc puisse se rétracter dans le sens de sa longueur, dans toutes les portions où il n'est pas lié au tissu inextensible, ce qui oblige les portions non liées du tissu-inex- tensible à devenir lâches et à se cintrer sur leur longueur pour
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tique, une alvéole tubulaire destinée à recevoir une cartouche.
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le tissage, dans celle des lisières du tissu inextensible qui constitue le bord correspondant à l'extrémité de l'alvéole formant l'entrée par laquelle doit être introduite la cartouche. Ce fil métallique a pour but de conserver à cette entrée de chaque alvéole, un diamètre rigoureusement constant qui correspond à celui de la partie cylindrique de la douille de la cartouche.
L'obtention d'une bande de tissu double d'après le procédé qui vient d'être exposé, est réalisable par diverses combinaisons d'armures connues. On décrit ci-après en référence aux dessins annexés deux exemples de réalisation : Les fig. 3 à 7 représentent les détails de l'armure donnée comme premier exemple et les fig. 8 à 11 représentent ceux de l'armure donnée comme deuxième exemple.
En utilisant l'une ou l'autre de des deux armures, on obtient identiquement un même tissu, mais le tissu obtenu avec la deuxième atmure est d'une épaisseur et d'une résistance supérieures à celles du tissu réalisable avec la première armure.
La fig.l est une vue perspective d'une portion de longueur d'une bande de tissu obtenue en utilisant le procédé imaginé, cette bande étant représentée à l'état tendu telle qu'elle se présente sur le métier en cours de tissage.
La fig.2 représente la même bande après qu'elle a été enlevée du métier, le tissu élastique s'est rétracté dans les portions de longueur non liées au tissu inextensible et il a laissé les portions correspondantes de ce dernier abandonnées à elles-
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l'une des alvéoles garnie d'une cartouche.
Comme ces deux figures le montrent,'la bande est constituée
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sont tissés simultanément selon une armure appropriée qui détermine, d'une part, l'indépendance des deux tissus sur des portions de longueur identiques (a) (a') représentées aux fig.l et 2 par 'des rayures verticales; d'autre part, la liaison de ces deux tissus sur les portions de longueur (b) qui séparent celles (a)
(a') et qui sont représentées à ces mêmes fig.l et 2 par un qua- drillage. Les portions (a) (a') constituent chacune,.par les deux tissus indépendants, une alvéole cylindre -conique servant de lo-
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Chacune des portions de longueur (a)(a') de la bande tissée, est rétrécie comme il est déjà connu à l'une de ses extrémités sur
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trécissement affecte chacun des tissus indépendants superposés et il augmente pour que la partie correspondante de l'alvéole forme, à l'état non tendu fig.2, un tronc de cône destiné à emprisonner
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trailleuse dont la partie cylindrique C est destinée à être emprisonnée sur une certaine longueur par la hauteur (a) des portions indépendantes des deux tissus superposés, comme le montre bien la fig.2 pour l'une des alvéoles.
Les fig. 3 à 7 représentent des détails d'une armure complexe combinée, taffetas et serge ou chevron, réalisant l'obtention du tissu imaginé, elles montrent élémentairement la disposition relative des divers fils constitutifs de la bande tissée sur une fraction de longueur comprenant la partie (b) qui est com-
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gauche par une fraction des alvéoles adjacentes (a), où les deux tissus sont indépendants l'un de l'autre.
Dans la fig.3 le tissu (t) est représenté par les fils de trame en coupe et par un fil de gomme (g) avec son fil tuteur. Le
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pe. On voit que dans la portion (b) le fil de gomme .(g) est lié alternativement par les trames des deux tissus tandis que dans les portions (a) ce fil de gomme (g) n'est lié que par la trame du tissu (t).
La fig.4 montre le travail de deux fils chaîne du tissu inex-
<EMI ID=14.1> figurés font, dans la partie (b) commune aux deux tissus, le même travail que les deux fils représentés. On voit que ces fils chaîne <EMI ID=15.1>
la portion commune (b).
La fig.5 illustre le travail des fils du tissu extensible (t)
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tie commune (b).
Les figures précitées 3 à 5 sont des coupes suivant la ligne
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La fig.6 est une coupe suivant la ligne BB fig.l et représente une vue analogue à la figure précédente 5, mais correspondant à la base (a') des alvéoles, c'est à dire à la partie rétrécie des dites, ce rétrécissement étant obtenu par le liage des fils du tis, 2;
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se trouvant entre les portions,(a') et (b).
La fig.7 est une coupe suivant la ligne AA fig.l, elle représente le profil général d'ensemble des fils représentés séparément aux fig.3, 4 et 5. On y voit que les fils de gomme (g) sont liés, dans la partie.commune (b), alternativement par les trames
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masse des autres fils. La sinuosité de ces fils (g) autour des coups des deux trames absorbé totalement leur élasticité, il en résulte que les portions (b) formées par la liaison des deux tissus sont absolument inextensibles.
La seule élasticité recherchée se maintient donc dans les portions (a) (a') du tissu extensible (t) qui forme la moitié des alvéoles dont l'autre moitié est formée par les portions corres-
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que' la bande tissée est enlevée du métier, les fils élastiques (g) qui étaient à l'état tendu pendant le tissage, reviennent immédiatement à leur état normal non tendu dans les portions de longueur
(a) (a'), obligeant par suite les portions correspondantes du tis- <EMI ID=21.1>
2.) A cette position ouverte, les alvéoles (a) (a') permettent l'in-
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Les fig. 8 à 11 représentent la réalisation de la bande tissée, par l'emploi d'une armure taffetas tubulaire utilisant un nombre de fils plus grand que l'armure montrée fig.3 à 7 et donnant, par voie de conséquence, une bande d'une épaisseur et d'une résistance plus fortes mais qui se comporte semblablement.
La fig.8 correspond à la fig.3, elle montre le travail des fils de gomme (g) et de leur fil tuteur qui passent sans liage dans les portions (a) tandis que dans les portions (b) ils sont liés aux
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La fig.9 correspond à là fig .4, elle montre dans les portions (a) les liages respectifs des fils des deux tissus. Dans la portion (b) commune aux deux tissus les fils de liage travaillent comme les fils de gomme (g) (fig.8)mais à contre sens de ceux-ci. Cette fig.9 est faite selon la coupe BB fig.l et elle représente dans les parties (a') le liage des deux tissus; l'armure comporte huit fils dont quatre seulement sont représentés.Les quatre autres font le même travail.
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tissu élastique (t) est seul représenté dans le liage de ses fils de chaîne à ceux de trame pour les portions (a) et dans le liage des mêmes fils de chaîne à ceux des trames des deux tissus dans la portion (b).
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on voit le liage des mêmes fils de chaîne à ceux des trames des deux tissus.
Pour les deux armures indiquées à titre d'exemples, on aurait exactement les liages de tous les fils si on superposait les <EMI ID=26.1> me armure.
Les deux armures-exemples décrites peuvent comprendre, en supplément; un fil de chaîne métallique placé parmi ceux constituant la lisière (1) Cfig.l et 2,)ce fil de métal faisant partie
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tance déterminée qui est choisie pour que ce .fil se cintre facile-
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Ce fil métallique disposé_dans la lisière susdite ( 1) de
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cartouches, une certaine rigidité qui facilite l'introduction des cartouches d'une part et assure le maintien de celles-ci dans les alvéoles, d'autre part.
On sait qu'il'est excessivement avantageux que les bandes des mitrailleuses soient fort longues lorsqu'il s'agit d'amener des cartouches à l'arme, de façon à assurer un fort débit de projectiles avec le plus petit nombre possible de manipulations de bandes. D'un autre côté, au sortir de la machine il est également avantageux que les bandes soient fort courtes, surtout dans l'aviation où les grandes longueurs de bandes se coincent dans les commandes et constituent un réel danger.
Dans ce but', il est connu d'utiliser des bandes de petite longueur, de dix cartouches par exemple; accrochées les unes aux autres par une articulation dont une cartouche forme la clavette, de telle sorte que la bande entrant très longue dans la mitrailleuse, en sort en petits éléments qui ne s'embrouilleront pas et seront aisément rangés.
On peut obtenir aisément le résultat ci-dessus avec les bandes suivant l'invention. Il suffira d'ajouter aux extrémités des éléments de bande, des logements-métalliques susceptibles de former charnière deux à deux avec une cartouche en guise de clavette.
-.Mais de plus, profitant des propriétés de la bande suivant l'invention, on peut aussi ajouter non pas, comme cela s'est fait jusqu'ici, un seul logement métallique formant charnière à chaque extrémité de la bande, mais bien deux, le dernier étant complètement en dehors de la bande, et l'avant dernier entourant la dernière alvéole de ladite bande. On obtient ainsi l'avantage d'une bien plus grande solidité, puisque le logement métallique reliant les éléments ne se trouve plus fixé simplement au bout extrême de la bande, mais sur plusieurs centimètres de celle-ci.
Il est même possible de constituer les charnières au moyen de la partie inextensible de la bande en réalisant celle-ci au moyen de fils ou lames métalliques parallèles formant fils de chai-
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encore, les bandes s'accrocheront les unes aux autres en faisant pénétrer les unes dans les autres les spires métalliques et en employant une cartouche en guise de clavette.
Les dessins ci-joints montrent des bandes de mitrailleuse perfectionnées comme il a été expliqué ci-dessus.
Fig.12 montre en élévation une partie d'une bande formée d'éléments avec articulations à charnière avec double alvéole métallique. Fig.i3 en est une vue en plan. Fig.14 représente en élévation une bande avec des fils métalliques parallèles en guise de tissu inextensible. Fig.15 en est une vue en plan.
Les fig.13 et 13 montrent clairement les doubles alvéoles métalliques 1 et 2 placées aux extrémités des éléments de bande 3 et 4. On s'arrangera dans la pratique pour que chaque élément comporte une extrémité telle que 1 et une extrémité telle que
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assemblera les deux éléments 3 et 4.
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rivets 6 et 7; comme on le voit, la solidité de la fixation sera très grande grâce à la ligne de rivets 6 très éloignée du bout de la bande.
La vue en plan de la fig.13 montre la disposition du tissu inextensible 8 à l'intérieur dé l'avant-dernière alvéole.
Dans le cas des fig. 14 et 15, la fabrication de la bande se fera comme il a déjà été décrit plus haut, avec cette seule différence qu'on supprimera tout fil de trame pour le tissu inextensible et qu'on y emploiera des fils ou lames métalliques en guise de fils de chaîne. D'autre part, la présence de ces fils ou lames métalliques permet de supprimer le fil de laiton prévu, pour former la lisière d'entrée de l'alvéole. La disposition des portions indépendantes et des portions tissées ensemble, et la façon d'obtenir alternativement cette liaison et cette indépendance ont été expliquées en détail et il est inutile d'y revenir.
Après le tissage et quand le tissu extensible se sera rétréci, la bande se présentera sous l'aspect des fig.14 et 15, les fils métalliques 9 (par exemple) formant des alvéoles cylindro-côniques pour le logement des cartouches 10.
Comme le montrent clairement les figures, les deux bandes
11 et 12 peuvent facilement s'accrocher l'une à l'autre en faisant en quelque sorte engrener les spires métalliques des alvéoles extrêmes et en introduisant une cartouche 5 en guise de clavette. Une fois la cartouche éjectée, les bandes 11 et 12 retombent séparées l'une de l'autre.; ainsi qu'on l'a indiqué plus haut. Il en sera de même dans le cas de bandes sans fin.
Bien entendu les figures ci-dessus ne sont que des
exemples et les détails pourront varier de cas en cas. Comme il
a été dit plus haut, au lieu de fils métalliques on peut utiliser des lames ou bandes suffisamment minces et de largeurs appropriées. Le métal dont on fait ces fils ou lames peut être quel*conque. Toutes dispositions équivalentes à celles décrites pourraient d'ailleurs être adoptées.
Il est d'ailleurs à noter que la disposition des fig. 14 .
et 15 peut être avantageuse en dehors de la question d'accrochage des bandes l'une avec l'autre, par la simplification qu'elle
peut réaliser sur le procédé.