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L'invention concerne une bande porte-cartouches tissée
d'une seule pièce dans laquelle il existe entre chaque cellule une pièce intermédiaire.
Les bandes porte-cartouches généralement employées pour
les mitrailleuses se composent de deux tissus séparés, lesquels, pour former les cellules, sont réunis ensemble par des lamelles métalliques à des distances équidistantes. Les bandes de ce genre sont exécutées parfaitement lisses.
On a déjà proposé de réunir mutuellement par tissage, à
des distances déterminées, les deux bandes de tissu, dans lesquelles les deux bords sont pourvus de deux renforcements tissés, les cellules étant rétrécies en forme de cône du côté de la balle.
L'invention a pour objet une bande porte-cartouches composée d'un tissu multiple, assurant une meilleure disposition des cartouches et une parfaite immobilité de celles-ci, dans la bonne position, lors de l'introduction dans la mitrailleuse, de façon à éviter des ratés.
Suivant l'invention, la transition d'une part des pièces intermédiaires existant entre deux cellules successives à cartouches sur les parois des cellules se fait uniquement à l'aide de fils de chaîne croisés, tissés de telle façon que la forme intérieure des cellules corresponde sur toute sa longueur à la forme extérieure de la cartouche, et, d'autre part, qu'à chaque fois une partie des fils de chaîne passe d'une face à l'autre
du tissu.
Par cette combinaison, on peut obtenir une bande portecartouches, qui permet d'obtenir les avantages ci-dessus énoncés.
La bande porte-cartouches est, de préférence, tissée de telle façon que le côté douille soit formé de quatre groupes, chaque groupe comportant trente-six fils de chaîne et que le côté balle soit formé de six groupes, chacun d'eux comportant trente-deux fils de chaîne. Chacun de ces dix groupes recevant une tension préalable d'environ huit kilogrammes par groupe.
Une liaison très bonne pour ces bandes est la liaison quadruple en chevron.
On a décrit plus amplement ci-après, à l'aide des dessins annexés, une forme d'exécution particulièrement avantageuse. Dans ces dessins :
La fig.l est une vue de côté ;
La fig.2 est une vue par dessous correspondant à la, fig.l, mais avec une cellule supposée ouverte et une cellule fermée ;
La fig.3 est une vue à plus grande échelle d'une partie
de la fig.2 ;
La fig.4 montre une partie d'une bande suivant l'invention, à une échelle quatre fois plus grande et sur la longueur d'un rapport ;
Les fig.5 et 6 représentent une carte de tissage y relative et dans laquelle le rouge est le fil de chaîne supérieur et le bleu le fil de chaîne inférieur, chacun d'eux représenté par des carrés noirs, et des carrés avec une croix.
Dans la fig.l, 1 représente les cellules et 2 les pièces intermédiaire s.
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étant droites du côté extérieur et sensiblement parallèles à elles-mêmes. Du côté intérieur ces fils de chaîne forment le
profil des cellules au moyen de croisements 4 (voir également fig.3).
La fig.4 montre l'aspect d'une bande sur toute la longueur
d'un rapport. Cette figure montre clairement le manque total
de saillies extérieures ou autres surépaisseurs ainsi que la
partie droite séparant deux cellules et le tissage tubulaire
des deux bords formant les pièces intermédiaires qui sont fermées par tissage. Un échantillon correspondant à la fig.4 est
joint à la demande. Les parties 5, 6 et 7 se composent d'une quadruple liaison en chevrons droits, gauches respectivement
droits ; chacune de ces parties comporte quarante-huit fils de chaîne, la partie droite 8 en comporte 192 dont six dans le
bord droit. Le nombre des fils de trame est de soixante-quatre.
Les fils de chaîne croisés vont alternativement d'un côté
du tissage creux à l'autre côté pour former le profil de la cartouche ; les autres fils de chaîne restent du même côté du
tissu complexe.
Les fig.5 et 6 montrent la carte de tissage divisée en
deux parties. La chaîne supérieure, qui normalement (pratiquement) est figurée en rouge, est ici représentée en noir, la
chaîne inférieure normalement bleue, est ici représentée par
des croix. Sur cette carte (fig.5) on constate, qu'à la séparation, d'une part entre les parties 5, 6 et 7 (côté douille) et, d'autre part, entre la partie 8 (côté balle) se trouvent vingtquatre fils à gauche du milieu (plus détaillés dans la fig.4).
Grâce à cette disposition, la bande est donc plus serrée du
côté de la balle que du côté de la douille, ce qui permet d'obtenir une rigidité axiale convenable.
Les parties 2-2 entre les cellules 1-1 peuvent être plei -
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verts dans ces parties dans le cas où ils sont tissés ouverts.
La bande décrite n'a pas les inconvénients des bandes
connues citées plus haut et passe de façon tellement souple
dans la mitrailleuse qu'il est possible d'obtenir une grande
vitesse de tour et une durée d'usage de la mitrailleuse beaucoup
plus longue. Etant donné que cette bande est dépourvue de toute
surépaisseur, elle est très lisse et souple mais a néanmoins
une très grande rigidité axiale et ne se courbe pratiquement
pas sur sa surface. Cette nouvelle bande maintient les cartouches sur toute la longueur et les maintient donc mieux que les
bandes connues. Elle peut être fabriquée pour n'importe quel
calibre.
REVEND]CATIONS.
1. Bande porte-cartouches tissée d'une seule pièce, dans
laquelle il existe entre chaque cellule une pièce intermédiaire
caractérisée en ce que la transition des pièces intermédiaires
entre deux cellules successives sur les parois des cellules se
fait uniquement par des fils de chaîne croisés, tissés de telle
façon que la forme intérieure des cellules corresponde sur
toute sa longueur à la forme extérieure de cartouche et que chaque fois une partie des fils de chaîne aille d'une face à l'autre du tissu.