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Agrafes pour haubans.
La présente invention se rapporte à des agrafes pour câbles dont les extrémités doivent être tenues ensemble,ou pour un hauban dont l'extrémité passe autour d'un ancre et est fixée à la partie Verticale de la ligne. Elle s'applique plus particu- 'fièrement à une forme spéciale d'agrafe de hauban dans laquelle on se sert d'une cale pour rendre la ligne rigide ; enparticulier, la cale employée dans ce type d'agrafe n'est pas en contact direct avec les câbles; il en est séparé par deux mâchoires glissantes qui s'appliquent sur les cotés intérieurs des câbles, tandis que les côtés extérieurssont tenus par une agrafe fixe.
L'objet de l'invention est: en premier lieu, de procurerune agrafe simple et efficace pour des câbles et des cordages, et pouvant être appliquée ou re- tirée avec une dépense minimum de temps, de travail ou d'effort, sans détériorer les lignes ou l'équipement, et, sans danger pour les ouvriers; en second lieu, de confectionner Une agrafe qu'un seul homme peut, avec un marteau de forgeron, aisément fixer pour la rendre capable de résister aux plus grands efforts qui lui sont imposés, en même temps qu'il peut aussi desserrer l'agrafe soumise à ces efforts, ou reliée à une corde lâchée graduellement sans que 1'0- pération nécessite l'emploi dune machine ou d'un engin de ma- noeuvre quelconque ;
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en troisième lieu, de fabriquer une agrafe dont tout le des- sus reste constamment ouvert, afin que la cale de serrage,puisse être introduite dans la brèche ouverte, et tenue en place, prête à être enfoncée au moyen du marteau quand le hauban a une tension suffisante, après quoi la cale est arrêtée au point voulu et fixée sans produit un serrage trop fort ou trop faible sur le cable; en quatrième lieu, d'établir l'agrafe de façon qu'elle ne puis- se pas se mettre dans une fausse position, et de façon que la cale puisse être introduite par l'un ou par l'autre des bouts pour faciliter son enfoncement et pour aider à empêcher la cale de'tomber pendant le serrage du hauban;
en cinquième lieu, de confectionner les mâchoires d'agrafage de panière que chacune puisse effectuer un léger mouvement longitudinal, c'est-à-dire parallèle au câble qu'elles maintien- nent, de manière à s'appliquer convenablement sur la surface de ce câbler en sixième lieu, de procurer une agrafe, soit moulée, soit for- gée, d'un poids relativement réduit.
Ces résultats sont obtenus au moyen du dispositif décrit ci-après avec référence au dessin ci-anne qui indique:
Fig.l, une vue perspective d'un mât comme ceux employés avec haubans de retenue fixés à des souches d'arbres émergeant du sol ;
Dig,2, une vue en plan sur le côté ouvert de l'agrafe, avec la cale partiellement enfoncée; Fig.S, une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de la fi- gure 2; Fig-4, une coupe transversale, d'une forme modifiée de l'appa- reil, dans laquelle les parties différent des figures précédentes seulement en ce que les cotés de l'agrafe sont couvergents et les côtés des mâchoires de serrage sont parallèles;
Fig.5, la cale vue en plan;
Fig.6, la cale vue par côté;
Fig.7, en élévation, par côté une agrafe ayant des gorges en
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Fiels.) une vue en plan correspondant à la figure 7.
Sur le dessin, on voit un mat 10 retenu par des câbles 13 et 14 attachés à des pieds d'arbres ou souches 11 et 12, D'autres haubans !6 sont aussi indiqués comme attachés en haut du mât 10 .
Comme on le voit, chaque câbe est muni d'un crochet spé- cial 16 Passe une fois autour du mat 10, puis accroché sur le pli du câble, ce qui lui permet de serrer fortement le mât et d'empêcher le glissement du câble. Pour de très gros troncs d'arbre, un second groupe de câbles est souvent attaché en un point intermédiaire sur le fût de l'arbre pour l'empêcher de se courber sous la charge, D'ordinaire, on attache six câ- bles en haut de l'arbre et quatre dans la région moyenne, ce qui fait dix câbles en tout. Il est clair que, quel que soit le mode d'attache ou d'amarrage de ces ombles ou haubans, il faut que le dispositif soit simple,sûr facile à manier et, par dessus tout n'exige pas une grande habileté des opérateurs.
Le câble de traction 127 est d'ordinaire manoeuvré à l'aide d'un tambour mû par une machine motrice, mais non représenté sur le dessin ; le câble passeà travers le bloc 18 qui est fixé au mât au dessous des attaches du câble, au moyen d'un câble court qui tient le bloc écarté d'environ un mètre du mât pour faciliter son entraînement dans différentes directions.
Il est d'usage de tailler une bague 19 sur la moitié du tour de la souche d'attache pour tenir le câble. Le câble de traction 17 se termine par un crochet 20 passé dans l'oeil 21 attaché à l'extrémité du hauban qui a été préalablement passé autour de la souche Il*
Quant à l'agrafe, c'est une pièce 22 qui est plate à l'ex- térieur, avec bords 23 tournés en dedans 23 et laissant au- des- sous d'eux un passage pour les parties 24 et 25 des haubans 44.
Contre chaque partie 24 et 25 est appliquée à glissement une mâchoire 26 dont le côté. touchant le câble présente une fa- ce courbe 27 rugueuse pour produire un meilleur contact avec le câble*
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Dans la variante représentée sur la figure 4, les mâchoi- res 28 ont des côtés parallèles, et les côtés intérieurs des pièces de serrage 29 sont convergents. L'emploi de cette forme d'agrafe est le même que dans le cas où les côtés sont parallè- les, sauf que l'agrafe doit toujours être introduite par l'ex- trémité large, ce qui, dans certains cas, est moins favorable, uo quoique l'action de l'agrafe sur le hauban soit la même dans les deux cas.
A chaque extrémité de chaque mâchoire 25 une tête 30 en forme deT empêche l'agrafe de se déplacer le long du câble sur une grande distance, parce que les têtes sont arrêtées par les extrémités de l'agrafe 22,
11 convient de laisser un assez grand espace entre les ex- trémités en forme de ! et l'agrafe pour .que les mâchoires puis- sent s'appliquer convenablement sur la surface rugueuse du câble.
Les pointes 31 des cotés 25 tournés vers l'intérieur ne se touchent pas; elles sont écartées pour recevoir les parties 24 et 25 des câbles avant que l'on attache le câble de traction, aussi bien pour introduire les mâchoires 26 que pour les retirer ensuite. A l'arrière de l'agrafe 22 sont formées les côtes de renforcement 32 servant à renforcer l'agrafe et à faciliter son maniement ' à la main ou, s'il y a lieu,à ficeler un certain nombre d'appareils sur un câble pour les traîner .à travers bois comme on le fait d'ordinaire.
Un autre avantage des poignées adaptées sur le côté infé- rieur de l'appareil, c'est de rendre celui-ci plus stable avant tension sur le hauban.
Les mâchoires 26 se rétrécissent en forme de coins et leurs côtés 35 touchent la cale 34 qui est beaucoup plus longue que l'agrafe même de manière à éviter la nécessité d'un biais trop prononcé. La.cale 34 est munie de vis de serrage 35 et 36, l'un ou l'autre venant porter contre le côté intérieur 37 de l'agrafe22
Par l'emploi des vis 35 et 36 on peut régler la position de la c al e et la fixer ainsi de la façon la plus convenable, -Du lien d'avoir à s'arrêter sur un certain trou avant que la cale soit complètement ajustée, ou d'avoir à enfoncer davatage la cale
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pour établir la coïncidence avec le trou suiv ant.
En outre, quand on emploi des goupilles, il y a toujours à craindre qu'elle se perde ou s'échappe au coups des efforts considérables subis par le dispositif lors des déplacements à travers bois.
Dans certains cas, il est désirable de perforer la cale 34 et la pièce 22 d'un ou de plusieurs trous pour des goupilles en métal mou fixées par flexion. Pour dégrafer l'appareil, il suffit de tirer l'agrafe vers l'arrière, ce qui cisaille la goupille. On peut d'ailleurs, au lieu de goupiller, employer des clavettes ou des boulons.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: S'il est employé pour attacher des haubans à des souches d'arbre servant d'amarre, on attache d'abord le câble à l'arbre élagué et on passe l'autre bout de ce câble autour de la souche ) d'amarrage., On pose à terre l'agrafe 22 devant la souche et on y introduit les deux parties 24 et 25 du câble. Puis on met en place les mâchoires 35 outre les côtés intérieurs des câ- bles, on enfonce la cale 34 entre les deux mâchoires 26, et on serre la vis 35 sur cette cale pour qu'elle ne tombe pas.
Le câble de traction 17 est' alors attache à l'extrémité du hauban ; au moyen de ce cble 17, le hauban 14 est tiré par l'a- grafe et autour de la souche jusqu'à ce que la tension voulue soit atteinte. En, ce point la première vis de serrage 25 est desserrée, et le joint est enfoncé jusqu'à ce que les mâchoires 26 exercent une pression suffisante contre le câb;le pour empê= cher tout glissement au traders, après que la tension produite par la ligne de traction a cessée, ou sous des tractions dans des sens contraires par d'autres haubans, ou dans les conditions de travail.
En attachant le bise 18 sur l'arbre et en tirant le câble de traction parallèlement au hauban lui-même, on obtient un très bon résultat*, car l'effort produit est supérieur à celui qu'on obtiendrait en attachant par exemple au pied du mât le bloc 18.
Dans la position susdite, le mat et la souche sont tirés l'un vers l'autre.
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Comme il arrive souvent, les haubans peuvent être laissés sur un mât après que le petit cheval à vapeur été retiré du voisinage immédiat et qu'iln'est pas possible de l'employer pour aider à ce travail. Toutefois, avec le nouvel appareil,cette aide extérieure n'est pas nécessaire. Tout ce qu'il y araire, c'est de desserrer les vis 35 eu Ils et de chasser graduellement la cale 54 d'entre les mâchoires 25, Si les haubans sont forte-' ment tendus, l'opération sera conduite lentement, et lerellâ- chement des haubans pourra s'effectuer graduellement pour évi- ter tout accident de personne quand la tension a finalement cessé.