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" Perfectionnements apportés aux étançons, notamment à ceux pour galeries de mines :.
L'invention est relative aux étancons ; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que -son application paraît devoir offrir le plus d'inté- rêt) mais non exclusivement, ceux pour galeries de mines,
Elle a pour but, surtout, de rendre les étan- çons tels qu'ils répondent mieux que jusqu'ici aux divers desiderata de la pratique,
Elle consiste, principalement, à constituer les étançons, essentiellement, par trois pièces métalliques distinctes, une tête mobile, un pied dans lequel peut coulisser la tête mobile et au moine une sorte de cein- ture, propre à enserrer la tête mobile et le pied et munie d'un moyen, de préférence d'une came, propre à permettre d'exercer une pression réglable, progressive ou degrés-
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sive, entre lesdits tête et pied,
et à avoir recours à au moins un corps, en matière à coefficient de frottement re- lativement élevé, par exemple en "ferodo", intercalé en des pointe appropriée tels, des surfaces frottantes de l'étançon, que, une fois le serrage de la tête mobile et du pied obtenu à une valeur déterminée d'avance, ledit corps s'oppose au glissement de celle-là dans celui-ci.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'uti- lisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui où on l'applique aux étançons pour galeries de mines) et certains modes de réalisation (ceux qui seront indiquée ci-après) desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les étançons comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les élé- ments et outils spéciaux propres à leur établissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien com- prise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexée, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'in- dication.
Les fig, 1, 2 et 3 de ces dessins montrent, res- pectivement en élévation, en vue de côté et en coupe sui- vant 3-3 fig. 1, un étançon établi conformément à l'in- vention.
Les fig. 4 et 5 montrent, respectivement en cou- pe longitudinale partielle et en plan, un autre étançon établi conformément à l'invention.
Les fig. 6 et 7 montrent, respectivement en cou- pe longitudinale partielle et en plan, encore un autre é- tançon établi conformément à l'invention.
Selon l'inventions et plue spécialement selon
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celui de ses modes d'application, et ceux des modes de ré- alisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un étançon pour galeries de mines, on s'y prend comme suit,, ou de façon analogue, On constitue cet étançon, comme le montrent les fig, 1, 2 et 3; par une tête mobile métallique a, avantageuse- ment en forme de profilé, par exemple un fer en double T, portant, fixé à ea partie supérieure, le berceau support b pour une rallonge de toit, berceau dont l'axe est, pour l'exemple choisi, perpendiculaire à l'Axe dudit fer, et, si l'étançon est utilisé comme "pilot" ou "button", pa- rallèle à ladite äme;
par un pied métallique avantageusement aussi en forme de profilé, par exemple un fer en U, propre à permettre qu'y puisse coulisser la tête mobile a dont l'un des plats est appliqué sur l'âme dudit fer en U, fer en U terminé, à sa partie inférieure, par une partie plus ou moine arrondie de son âme;
par un moyen propre à permettre de serrer ensem- ble la tête mobile a et le pied-guide x et de les desser- rer, lequel moyen on constitue par une sorte de ceinture métallique pour les deux profilée et formée, par exemple, par un fer d en U venant emboîter lesdits profilés, s'ap- pliquant par son äme, par l'intermédiaire d'une plaquette dont il va être parlé, sur l'autre plat de la tête mobi- le a et dont les ailes sont reliées entre elles, au delà du pied-guide c, par un axe f, y tourillonné, sur lequel est montée une came g, propre à venir en contact avec l'â= me dudit pied-guide et solidaire d'une poignée h dans laquelle poignée est engagé un levier de manoeuvre i, ca- me de forme telle que, suivant le sens dans lequel on fait osciller ledit levier i,
elle provoque le serrage voulu exemple en abaissant ce levier) ou le desserrage (en
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soulevant ce levier), cela le plus progressivement posi- ble; la ceinture ainsi constituée étant, de préférence, soutenue à hauteur appropriée pour l'empêcher de tomber vers la base du pied-gukde c, par exemple venant reposer sur deux butées j portées à l'extérieur respectivement par les ailes dudit pied-guide;
et par un moyen propre à permettre que, une foie la tte mobile .!:. et le pied-guide c serrés ensemble avec une pression déterminée d'avance, la première pièce ne puisse pas glisser dans la seconde, lequel moyen on cons- titue en ayant recours à la susdite plaquette e, de dimen- sions appropriées, faite en une matière à coefficient de frottement relativement élevé, par exemple en "ferodo", et introduite dans un logement prévu à. cet effet dans l'âme de la pièce d en U, ladite plaquette n'étant pas fi- xée dans ce logement, ce qui permet de la changer facile- ment ou d'interposer, facilement aussi, entre elle et le fond de son logement, une cale d'épaisseur, pour pouvoir régler la pression de la came à la valeur qu'on veut,
ou pour ramener cette pression à sa valeur initiale lorsque cette valeur a diminué par suite d'usure de ladite pla- quette.
Le tout, étant ainsi constitué et monté comme l'indiquent les fig. 1 à 3 est propre à servir d'étançon.
Pour utiliser l'étançon, on le règle à la lon- gueur voulue en faisant coulisser la tête mobile a dans le pied-guide c, et on serre ensuite ces deux pièces l'u ne contre l'autre, comme il a été dit, après avoir engagé le levier de commande i dans la poignée h de la came g et fait osciller ledit levier vers le bas,
L'étançon est ensuite mis en place comme un é- tai en bois ordinaire, le frottement dû au "ferodo" s'op- posant, si la pression exercée par la came est suffisante, à la descente de la tète mobile sur laquelle s'exerce le
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poids du toit. Si, avec ladite came, on ne parvenait pas à obtenir une pression de serrage suffisante, on adjoindrait à l'étançon une ou même plusieurs semblables cames portées par de semblables ceintures.
L'enlèvement de l'étançon s'effectue par la ma- noeuvre inverse à la précédente, en faisant osciller le le- vier de commande i vers le haut moyennant quoi, la came g produit progressivement le desserrage qui supprime ainsi progressivement la pression de la plaquette e de "ferodo" sur la tête mobile a, ce desserrage pouvant être continu ou intermittent et arrêté à un moment quelconque.
Cette manoeuvre est rendue sans danger si on a eu soin de don- ner à la poignée h de la came une inclinaison et une dis- position telles, et au levier de manoeuvre i une longueur elle-même telle, que l'ouvrier, en train d'enlever l'étan- con, se trouve à distance suffisante pour être systémati- quement à l'abri, en cas d'éboulements éventuels., derrière la ligne d'étançons nouvellement posés.
Et, ou bien on se contente de procéder comme il a été dit, ou bien, et mieux, tout en faisant comprendre à l'étançon les mêmes trois pièces principales, montées les unes par rapport aux autres de la même façon qu'aux fig. 1 à 3, savoir une tête mobile métallique a,, un pied- guide métallique c et une sorte de ceinture métallique d, munie d'un axe f sur lequel est montée une came soli- daire d'une poignée h dans laquelle on peut emmancher un levier de commande, on procède comme le montrent les fig, 4 et 5, ou 6 et 7, c'est-à-dire:
en constituant la tête mobile a par un fer en U, au lieu d'un fer en double T, et le pied-guide de même qu'à la disposition précédente, par un fer en U, mais dans le fond duquel est rivé un bloc métallique c1, le tout de façon que, l'étançon étant monté, les faces internes des fonds des U a et c soient vis-à-vis l'une de
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l'autre, que l'U a puisse coulisser, sans frottement, dans l'U c et que le bloc c1 comprenne une face plane parallèle au fond dudit U a et à relativement peu de distance dudit fond, leauel bloc ± peut avoir ou bien la forme que mon- trent les fig. 4 et 5, ou bien celle que montrent les fig.
6 et 7, ou une forme analogue, et les uns des rivets qui le fixent au pied-guide c sont, de préférence, établis de façon que leurs têtes externes empêchent la ceinture d. de tomber vers la base dudit pied-guide; et, tout en conservant la plaquette de "ferodo" e établie librement dans la ceinture d et susceptible de venir s'appliquer sur la tâte mobile.*, en ayant recours à une autre plaquette de "ferodo" k établie librement dans un logement ad hoc ménagé dans le bloc c1 et contre laquelle peut venir s'appliquer l'Orne de ladite tête mo- bile.
On comprend que, quelle que soit la nouvelle disposition décrite, le fait qu'on a recours, pour constituer la tête mobile a et le pied-guide c,à deux fers en U, as- sure à l'ensemble une résistance plus grande, à la mène charge et sous un poids moindre, qu'à la disposition représentée sur les fig. 1 à 3, et le fait qu'on utilise une plaquette supplé- mentaire k de "ferodo" assure, entre la tête mobile a, et le pied-guide c, un meilleur frottement, bien supé- rieur à celui de fer contre fer, comme cela a lieu pour ladite disposition (fig. 1 à 3).
Ensuite de quoi, on obtient un étançon, appli- cable aux gisements de mines et également à tous modes de soutènement en général, étançon entièrement métallique, léger, simple et robuste, constitué essentiellement par trois parties pouvant se séparer pour la facilité du trans- port, et présentant, par rapport aux étançons ordinaires, Antre autres avantages,ceux que voici.
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Plus grande économie d'utilisation, étant donné que ledit étançon, se comportant exactement comme un étai en bois ordinaire jusqu'à une pression déterminée d'avan- ce et variable suivant les conditions du travail, et ne commençant à jouer que lorsque la pression de réglage est atteinte (pression, en général de 5 tonnes, correspondant à la pression d'écrasement des rallonges en bois), pré- vient ainsi la détérioration desdites rallonges qui peu- vent être récupérées en même temps que l'étançon.
Plus grande homogénéité, de ce fait, du soutè- nement en prévenant les ruptures des rallonges.
Avantage marqué sur les autres étançons métal- liques dont le serrage s'obtient à l'aide de cales, les étançons, objet de l'invention, étant entièrement métal- liques et comparables entre eux relativement à la diminu- tion de longueur sous l'action d'une même pression. Ce point est très important pour la bonne tenue du toit, qui doit s'afaisser lentement,, régulièrement, sans saccades, conditions remplies automatiquement sans que l'ouvrier ait à intervenir.
Mise en place beaucoup plus rapide qu'avec les étais en bois, les étancons ordinaivres ou les autres étan- çons métalliques, en particulier ceux avec cales, cela sans avoir recours à un outil quelconque.
Desserrage pouvant s'effectuer progressivement quand on veut utiliser de nouveau l'étançon.
Possibilité, comme il a été expliqué, d'enlever l'étançon à distance par la seule manoeuvre d'un levier, par conséquent plus de sécurité pour la manoeuvre.
Economie notable du temps consacré au boisage, dans le cas notamment de gisements de mines, par suite de la rapidité et de la facilité de la mise en place et de l'enlèvement des étançons, le temps ainsi économisé pouvant être consacré à l'abatage proprement dit, ce qui augmente le rendement de l'ouvrier.
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Sécurité plus grande dudit ouvrier qui, ayant sous la main des étançons de mise en place facile et ra- pide et ne lui faisant pas perdre de temps, n'hésitera pas à se protéger plus efficacement.