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"Perfectionnements apportés aux outils à manche, notamment aux outils de choc de ce genre".
L'invention est relative aux outils à manche; et elle concerne plus particulièrement, parce que ctest dans leur cas que son application semble de- voir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, parmi ces outils, les outils de choc tels que marteaux, pioches, etc...
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, les susdits outils, qu'ils répondent mieux que jusqu'à ce jour aux divers desiderata de la pratique.
Elle oonsiste, principalement -- et en même temps qu'à faire comporter aux outils du genre en
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question un manche amovible, de préférence établi en métal léger,-- à avoir recours, pour assurer la fixation de l'outil proprement dit sur ce manche, à un dispositif dtemmanchage comportant au moins une pièce de serrage à déplacement axial.
Elle consiste, mise à part cette disposi- tion principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment en une deu- xième-disposition, dont la mise en oeuvre est spéciale- ment intéressante pour les outils de choc et consistant, ladite disposition, dans les outils à manche, à interpo ser, entre le manche et l'outil proprement dit, un dis- positif de liaison élastique propre à empêcher, ou tout au moins à réduire, la trahsmission au manche des réao- tions subies par le susdit outil pendant le travail.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisa- tion, des susdites dispositions, et elle vise plus parti- culièrement encore, et ce à titre de produits industriela nouveaux, les outils du genre en question comportant ap- plication de ces mêmes dispositions, ainsi que les élé- ments spéciaux propres à leur établissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont}, bien entendu, donnés surtout à titre d'in- dication.
La fig. 1, de ces dessins, représente, en coupe axiale avec arrachement partiel, une fourche établit conformément à un premier mode de réalisation de l'inven- tion.
Les fig. 2 à 4 montrent, également en coupe axiale avec arrachement partiel, trois variantes
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d'établissement de la susdite fourche.
La fige 5 est une vue d'un dispositif d'em- manchage de fourche établi conformément à un deuxième mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 6 à 12 montrent diverses varian- tes de ce deuxième mode de réalisation.
Les fig. 13 et 14 représentent, respecti- vement en coupe axiale et en coupe transversale, un dis- positif d'emmanchage pour fourche établi conformément à un mode de réalisation de l'invention différent du précé- dent.
Les fige 15 et 16 illustrent, respective- ment en élévation et en coupe transversale, un dispositif d'emmanchage pour fourche établi conformément à un autre mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 17 à 19 sont des schémas montrant l'application de l'invention à un marteau.
La fig. 20 est un croquis perspectif des- tiné à montrer les facilités d'usinage d'un marteau com- portant un dispositif d'emmanchage établi conformément à l'invention.
Les fige 21 et 22 représentent, respecti- vement en élévation et en plan, une pioche agencée de fa- çon à pouvoir être assujettie à un manche à l'aide d'un dispositif d'emmanchage établi conformément à l'invention.
Les fige 23 et 24 sont des coupes axiales avec arrachement partiel de pioches classiques emmanchées conformément à deux modes de réalisation différents de l'invention.
La fig. 25, enfin, est une coupe axiale avec arrachement partiel d'une pioche agencée de façon à pouvoir recevoir un manche en bois tout en conservant les avantages inhérents au dispositif d'emmanchage faisant l'objet de la fige 5.
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Selon l'invention et plus spécialement se- lon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exemple et tout d'abord, détablir un ou- til à manche du genre d'une fourche, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
En ce qui concerne tout d'abord la fourche proprement dite, on l'établit à la façon usuelle, c'est- à-dire de manière qu'elle comporte une nervure transver- sale 1 portant denture d'un côté la et, de l'autre côté une sorte de goujon de fixation (appelée "soie") 1b, la- dite soie pouvant être, soit rapportée, soit, comme il sera supposé ci-après, venue d'une seule pièce lors du forgeage de l'outil.
On prévoit alors, pour supporter cette fourche, un manche tubulaire 2 que l'on établit,de pré- férence, en métal léger ou en matière plastique.
Cela étant, on a recours, pour assurer la fixation de la fourche proprement dite sur le manche 2, à un dispositif d'emmanchage comportant au moins une pièce de serrage 3 à déplacement axial.
A cet effet, on peut tout d'abord, à sup- poser que la soie 1b soit cylindrique, avoir recours au mode de réalisation qu'illustre la fig. 1 et selon lequel, - on attribue à la pièce de serrage 3 et à l'extrémité du manche 2 une forme conique dont le sommet est tourné du côté de la denture de la fourche, - on ménage dans la susdite pièce 3, un alésage 3a pour le passage de la soie 1b, - on filette enfin ladite soie et l'on fait coagir avec elle un écrou de serrage 4 propre à assurée lorsque vissé, un déplacement axial de a pièce 3, déplacement qui a pour
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effet de coincer ladite pièce 1 dans l'extrémité du man- che 2 et de provoquer de ce fait le blocage de la four.* che proprement dite sur ledit manche.
Il suffira, avec un tel dispositif d'em- manchage, de disposer d'une clé spéciale suffisamment longue pour pouvoir rapidement assujettir la fourche sur le manche ou au contraire pour désolidariser ces deux éléments, un même manche pouvant servir pour plusieurs fourches ou, au contraire, être remplacé au cas où il se trouverait détérioré alors que la fourohe proprement dite est encore en bon état.
Si la soie 1b, au lieu d'être cylindrique, est à section carrée, on pourra, comme représenté fig. 2, - la gainer à l'aide d'un manchon fileté 5 comportant un orifice axial également de section carrée, ledit manchon étant maintenu, dans le sens axial, par un organe de blo- cage tel, par exemple, qu'une clavette 6, - et tarainder l'alésage 3a ménagé dans la pièce de ser- rage 3 en sorte que ladite pièce puisse être vissée sur le manchon 5, par exemple par l'intérieur du manche 2 à l'aide d'une clé à ergots venant ooagir avec des encoches 3b ménagées à cet effet dans la susdite pièce 3.
Eventuellement, on pourra prévoir un oon- tre-écrou de blocage de la pièce de serrage 3. Par ail- leurs, le manchon 5 pourra être fendu selon une généra- trice de façon à présenter une certaine élasticité lui permettant de mieux enserrer la soie 1b.
On a représenté, fig. 3, une variante sui- vant laquelle l'extrémité du manche 2 est cylindrique et la pièce de serrage 3 se visse directement sur la soie 1b supposée cylindrique, ladite pièce provoquant alors l'ex- tension d'un manchon fendu 7 dont la paroi extérieure est cylindrique et dont la paroi inférieure est conique et
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d'angle au sommet correspondant à celui dé la pièce de serrage 3.
Enfin, on a représenté, sur la fig. 4, une variante du dispositif d'emmanchage faisant l'objet de la précédente figure, variante selon laquelle, - la pièce de serrage 3 est engagée sur la soie 1b supposée à section carrée et maintenue sur ladite soie par une clavette 8, - et le blocage de l'ensemble s'opère par l'avant de l'outil à l'aide d'un manchon taraudé 9 coagissant avec une pièce filetée 10 à déplacement axial propre à venir coiffer, par sa paroi intérieure à laquelle on attribue une forme conique, la pièce de serrage 3.
Dans les divers cas envisagés précédemment, on obtenait en fait un emmanchement rigide de la fourche.
Mais,on pourrait encore, suivant une autre disposition de l'invention, qui s'applique avantageusement aux outils de choc mais que l'on supposera tout d'abord appliquée à une fourche, interposer, entre le manche 2 et la soie 1b, un dispositif de liaison élastique constitué, par exemple, par un manchon de caoutchouc 11 maintenu sous pression par un dispositif de serrage approprié.
Suivant le mode de réalisation qu'illustre la fig. 5 et pour lequel la soie 1b est supposée cylin. drique le dispositif de serrage est constitué très sim- plement en filetant l'extrémité de la susdite soie et en faisant coagir, avec cette extrémité, un écrou 12 propre à assurer l'application d'une rondelle 13 contre le man- chon 11.
Si la soie 1b est à section carrée, on pourra, comme représenté fig. 6, gainer ladite soie sur partie de sa longueur à l'aide d'un manchon fileté 14 à section intérieure carrée et faire coagir, avec ce man-
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chon un écrou de serrage 15 propre à assurer la compres- sion dans le sens axial du manchon élastique 11 par l'in- termédiaire d'une entretoise tubulaire 16 disposée entre le susdit écrou 15 et une rondelle 17.
Selon la variante qu'illustre la fig. 7, - le manchon élastique 11 est buté à son extrémité arrière par une rondelle 18 à orifice central carré (la soie lb étant supposée à section carrée), ladite rondelle étant elle-même maintenue par une goupille 19 ou par tout autre organe de blocage approprié. et le serrage s'opère par l'avant de la fourche à @ l'aide d'un mandhon taraudé 20 coagissant avec un four- reau fileté 21 à section interne carrée préalablement enfilé\.sur la soie 1b.
La fig. 8 représente un dispositif d'emman- chage différant du précédent par le simple fait que le manchon de serrage 20, au lieu d'être taraudé, est fileté et coagit directement avec l'extrémité avant du manche 2, extrémité avant qui est alors taraudée.
La fig. 9 montre une autre variante sui- vant laquelle le manchon 20 comporte, pour l'engagement de l'extrémité avant du manche 2, un'évidement annulaire taraudé dans lequel la susdite extrémité avant, préalable- ment filetée, peut être vissée et provoquer ainsi la com- pression du manchon élastique 11.
La fige 10 illustre un autre mode de ser- rage avant du manchon'élastique 11 à l'aide d'une goupille conique 21 propre, lorsque enfoncée, à provoquer un dé- placement axial dune rondelle de compression 22 montée coulissante sur la soie 1b et prenant appui contre l'ex- trémité avant du susdit manchon élastique.
Il y a lieu de noter que l'on pourra, si l'on désire conférer plus de souplesse à la fixation de .la fourche sur son manche, scinder le manchon élastique
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en deux éléments lla et 11b (fig.ll), lesdits éléments étant alors avantageusement soumis à Inaction d'un dis- positif de serrage unique constitué, par exemple, par un crou 23, un jeu de rondelles d'application 24 et une entretoise tubulaire 25.
Dans les divers exemples envisagés précé- demment, le serrage du manchon 11 s'opérait par une pres- sion exercée dans le sens axial. Mais on pourrait encore envisager des solutions suivant lesquelles le serrage en question serait provoqué par un dispositif agissant dans le sens radial.
C'est ainsi, par exemple, que l'on peut utiliser un dispositif de serrage du genre de ceux com- portés par les stylographes à poche élastique, ce pour quoi, par exemple et comme représenté fig. 12, on monte sur le côté du manchon élastique 11 une barre de compres- sion 26 soumise à l'action d'un levier latéral 27 arti- culé sur l'extrémité avant du manche 2, le rabattement dudit levier ayant pour effet de rapprocher la barre 26 de l'axe du dispositif et, par suite, de provoquer le blocage du manchon 11 sur la soie 1b.
On peut encore réaliser un dispositif d'em- manchage à serrage radial, - soit comme montré fige 13 et 14, en interposant entre la soie 1b (supposée à section carrée) et la paroi inter- ne du manche 2, une pluralité de manchons élastiques 28 comportant chacun un méplat 28a et montés tourillonnant sur des axes 29 eux-mêmes supportés par une cage tournante
30, cage dont la rotation permet de provoquer le blocage ou le déblocage de la soie 1b suivant que cette dernière prend appui contre une portion cylindrique des manchons
28 ou, au contraire, contre leur méplat 28 , - soit, ainsi que représenté fig.
15 et 16, en prévo- tant un manchon élastique 11 unique entre la soie 1b et
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l'extrémité du manche-, 2 et en fendant sur une certaine longueur ladite extrémité, le blooage de l'ensemble étant alors obtenu par un simple collier de serrage 31.
En suite de quoi, on dispose d'une four- che qui présente entre autres avantages, celui d'être légère, - celui de pouvoir être facilement démontée en vue d'opérer un changement de manche ou d'outil, et celui, enfin, de présenter, suivant le mode de réalisation adopté, soit une rigidité parfaite, soit au contraire une certaine souplesse au niveau du dispositif dtemmanchage.
Si lion se propose maintenant d'établir, non plus une fourche, mais un outil de choc tel, par exem ple et tout d'abord, qu'un marteau 32 (fig. 17), on aura
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intérêt à réanié.l.es3..t...marteau à son manche 2, manche que l'on constitue de préférence par un élément tubulaire 'métallique, à l'aide d'un dispositif dtemmenchage souple du genre de ceux décrits précédemment au sujet de la fourche.
A titre d'exemple, on a représenté sur la fig. 17 un dispositif de ce genre particulièrement simple pour lequel la compression du manchon élastique 11 est obtenue à l'aide d'un écrou 12 se vissant sur l'extrémité de la soie 22b du marteau et prenant appui sur une ron- délie 13 semblablement à ce qui se passe pour le disposi- tif dtemmenchage faisant l'objet de la fig. 5.
Il y a lieu de noter que l'invention permet outre la réalisation d'un dispositif assurant un amortis- sement partiel des chocs reçus par le marteau, un usinage de ce dernier beaucoup plus simple que celui nécessité par les marteaux à emmanchage classique.
En effet, dans ce dernier cas, il fallait @ ménager dans le corps même du marteau, un évidement al-
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longé destiné à recevoir le manche.
Au contraire, avec ùn marteau emmanché conformément à l'invention, on peut se contenter, - soit, comme représenté fig. 17, de faire venir la soie 32b d'une seule pièce avec le corps du marteau, au- quel cas toute opération de perçage se tronve supprimée, - soit, remplacer la soie 32b par une tige filetée 33 traversant de part en part le corps du marteau, ou par un goujon 34 venant se visser dans un orifice borgne ménagé à cet effet dans le susdit corps de marteau, ces deux solutions nécessitant seulement un perçage cylindrique (complet pour la première et partiel pour la seconde) du marteau proprement dit, opération beaucoup plus simple que celle consistant à forger un oeil allongé,
On pourra alors aisément, dans'ces deux derniers cas,
envisager la fabrication en série de corps de marteau 32 par laminage au profil convenable d'une billette d'acier (fig. 20), par découpage de ladite bil- lette à la soie en autant d'éléments que l'on désire réa- liser de corps de marteau, et enfin par perçage desdits éléments, cette dernière opération pouvant éventuellement être effectuée avant le découpage.
On bénéficierait, bien entendu, des mêmes facilités constructives s'il s'agissait dtun outil de choc autre qutun marteau, par exemple d'une pioche, ainsi que représenté fige 21 et 22, auquel cas il suffirait d'effectuer, dans la partie médiane du corps 35 de cet outil un simple perçage 35c alors que, pour des pioches à emmanchement classique, il était nécessaire de prévoir un bossage de renforcement dans lequel on ménageait, par, forgeage, l'oeil allongé destiné à recevoir le manche.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que l'on pourra' toujours utiliser un dispositif d'emmen-
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chage souple conforme à l'invention pour le montage d'ou- tils agencés en vue de recevoir un manche classique.
C'est ainsi, par exemple, que si on dis- pose d'un corps de pioche 35 à bossage 35a et à oeil al- longé 35b, on pourra, @ soit comme représenté fig. 23, réunir ce corps de pioche à un manche tubulaire 2 à l'aide d'un manchon élastique 11 maintenu comprimé par un boulon 36 coagis sant, par une de ses extrémités, avec une rondelle 37 débordant le contour de l'oeil allongé 35b et, par son autre extrémité, avec une rondelle de serrage 13 prenant appui sur la face arrière du susdit manchon .élastique 11, - soit, ainsi que montré fig.
24, attribuer à l'ex- trémité avant du manche tubulaire.2 une forme évasée permettant toutefois de rengager dans l'ceil allongé 35b avec interposition d'un manchon élastique 11, le blocage du corps de pioche 35 sur le manches 2 étant alors obtenu à l'aide d'un dispositif de serrage constiel tué, par exemple, par une pièce conique 38 à déplacement axial commandé par une vis 39 coagissant avec un filetage ménagé dans une pièce 40 solidaire du manche 20
Enfin, on peut envisager de réaliser l'em- manchage d'un outil de l'une quelconque des façons envi- sagées précédemment, non plus directement sur le manche 2 mais sur un embout conique 41 (fig. 25) propre à recevoir un manche en bois 2a de type classique.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se li- mite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayqnt été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
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