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Procédé perfectionné pour la conservation des oeufs.
Cette invention est relative à la conservation des oeufs. De grandes quantités d'oeufs sont produites dans des pays lointains, et comme il faut un temps considérable pour les recueillir, les empaqueter et les transporter, il est nécessaire de les protéger contre toute altération pen- dant cette période si on veut pouvoir les utiliser comme aliment lorsqu'ils atteignent le consommateur. Jusqu'à ce jour, les jaunes d'oeufs avaient été enlevés de la coquille et séparés du blanc, puis conservés à l'aide d'acide bori- que, mais ceci est considéré comme préjudiciable à la santé par beaucoup de membres de la profession médicale.
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Le but de la présente invention est par conséquent de prévoir un moyen inoffensif et efficace pour conserver soit l'oeuf entier (après qu'il a été retiré de la coquille), soit seulement le jaune, à un état propre à leur permettre d'être employés pour le même but qu'un oeuf nouvellement pondu.
Les inventeurs ont trouvé que la glycérine est un agent conservateur convenable et que, si on l'ajoute des oeufs et qu'on évapore le mélange jusque ce que le tout ait regu la consistance d'une masse pâteuse, le produit peut être conservé pendant un temps considérable à un état tel que les oeufs peuvent être reconstitués, lorsqu'on dé- sire les utiliser, par l'addition d'une proportion convena- ble d'eau. A titre de variante, les oeufs conservés peuvent être mélangés avec n'importe quel autre liquide ou véhicule convenable.
L'évaporation partielle peut être effectuée en soumettant le mélange à l'action d'air sec auquel il peut être exposé dans des cuvettes peu profondes. La chaleur peut encore être appliquée pour éliminer la quantité d'eau désirée, mais il convient que la température ne soit pas assez élevée pour coaguler l'albumine ou détériorer de quel- que autre façon la matière traitée.
L'évaporation peut en- core être effectuée à basse température, dans le -ride,
Suivant l'invention, la glycérine mélangée avec
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les oeufs préserve le résidu (après l'enlévementc4.e 7.e, quarr- tité convenable de l'élément aqueux) à un état qui lui permet d'être reconstitué par l'addition d'une quantité équivalente d'eau, ce qui est impossible après qu'on a lais- sé l'albumine se coaguler.
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La glycérine contenue dans les oeufs reconstitués est entièrement inoffensive et n'influence pas leur saveur.
On a trouvé que des résultats satisfaisants sont obtenus avec 2,5 à 15% de glycérine, mais on peut employer dtautres proportions, suivant la proportion d'eau de ltoeuf entier ou du jaune.
On décrira ci-après plus en détail une façon de réaliser le présent procédé en se référant au dessin annexé dans lequel:
Fig. 1 est une coupe verticale d'un appareil éva- porateur employant de l'air sec;
Fige 2 est une coupe suivant 2-2, Fig. 1;
Fig. 3 est un détail montrant, vue en bout, une des cuvettes.
Pour réaliser le présent procédé, on enlève d'a- bord les coquilles des oeufs, puis on ajoute à la partie restante des oeufs, ou seulement aux jaunes d'oeufs, 10% de glycérine (proportion qui peut être modifiée suivant que les circonstances l'exigent). Les oeufs ou jaunes d'oeufs sont alors parfaitement malaxés dans un malaxeur de tout genre connu.
Le mélange est ensuite versé dans des cuvettes peu profondes a qui peuvent être empilées les unes au-dee- sus des autres de façon à permettre le passage d'air sec (préférablement chaud).
Ces cuvettes peuvent comporter deux cotes plus hauts b servant à les espacer et peuvent présenter des rai- nures c agencées pour entrer en prise avec des glissières verticales d supportées sur les cotes d'une cheminée rece- vant de l'air sec et à travers lequel les cuvettes passent pendant l'évaporation.
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Des cavités f sont formées dans les parois opposées de la cheminée, près des cotes de faible hauteur des cuvet- tes, de fagon à relier les espaces 1 situés au-dessus de chaque paire de cuvettes ± d'un cote et à relier l'espace situé au-dessus de la cuvette supérieure d'une paire à ltes- pace situé au-dessus de la cuvette inférieure de la paire située au-dessus de l'autre côté, de sorte que de ltair sec dérivé de toute source commode h peut passer successivement à travers les espaces et entre toutes les cuvettes dispo- sées dans la cheminée, pour s'échapper finalement par un carnau i.
L'air peut passer à travers tout dispositif connu d'un genre propre à le sécher et le chauffer.
Suivant la disposition représentée, les cuvettes a, après qu'elles ont été remplies, sont déplacées le long d'une table IL et amenées sur les côtés b de' la cuvette supé- rieure qui se trouve dans la cheminée e à travers laquelle @ les dites cuvettes reçoivent un mouvement de descente à une vitesse telle que la quantité désirée d'humidité (40 envi- ron en poids de la matière traitée) ait eu le temps d'être retirée du contenu de chaque cuvette au moment où.
celle-ci atteint la table de distribution m située à la partie in- férieure de la cheminée.Des portes (non représentées) peu- vent être prévues dans les parois de la cheminée e pour permettre d'avoir accès aux cuvettes en vue d'agiter leur contenu et de la surveillance au cours de l'évaporation.
Tous moyens convenables peuvent être prévus pour faire descendre la colonne de cuvettes. On peut par exemple employer une table montante et descendante n actionnée par une vis o. lorsque la colonne a été descendue, la cuvette
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qui se trouve au-dessus de la cuvette située le plus bas est supportée à la partie inférieure de la cheminée ± par un ou plusieurs boulons ou tous autres organes convenables (non représentés), tandis qu'on retire la cuvette la plus basse de la partie inférieure de la colonne, après quoi on élève de nouveau la table à une position telle qu'elle supporte la colonne de cuvettes.
quand il s'agit de traiter des quantités d@oeufs plus petites, le mélange peut être exposé à l'action d'air sec et calme dans des cuvettes peu profondes et être agité casionnellement.
A une température de 18 c., le degré désiré d'é- vaporation peut être obtenu en deux ou trois jours.
Il est bien entendu que l'invention n'est pas li- mitée aux moyens d'évaporation qui ont été décrits ci-dessus, l'évaporation pouvant -être effectuée dans le vide ou de tou- te autre manière connue.