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"PROCEDE DE CONFECTION DE MATERIAUX MONOLITHIQUES ARIES POSSÉDANT EN EUX-MÉMES LEURS PROPRIÉTÉS DECORATIVES." la'plupart des matériau monolithiques édifiés ou coulés sur place nécessitent, pour leur décoration, l'adjonction d'enduits, de revêtements, de masses rapportées, d'éléments moulés.
La présente invention a pour objet un procédé de confection et de réalisation de matériaux monolithiques pourvant, touten possédant une résistance méeaninue très grande; présenter un aspect décoratif semblable à celui des corps naturels sans in- tervention d'aucune matière étrangère.
Ce procédé est essentiellement caractérisé par le
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fait que l'édification des matériaux monolithiques de l'invention, murs, surfaces horizontales ou masses de toutes dispositions et formes quelconques, est effectuée sur place, en déversant, par tous moyens appropriés, un béton de composition variable suivant l'aspect recherché, dans des coffrages en bois ou en métal oons- titués de manière qu'après le déooffrage, le matériau brut ainsi obtenu présente tous les vides et toutes les saillies que doit comporter le matériau définitif et qu'il suffit de décaper superfi- oiellement ce matériau brut et de procéder s'il y a lieu à la scul- ture des saillies,
pour terminer le dit matériau qui présente la teinte et l'aspect des matériaux de construction naturels.
Les matériaux monolithiques de l'invention sont, caractérisés par le fait qu'ils comportent en outre des armatures des saillies, une armature de disposition spéciale essentiellement constituée par des barres de faible section, disposées de manière à former un quadrillage incliné à 45 , et accrochées à des barres principales de toute disposition convenable, dans le but d'équili- brer les efforts internes et d'éviter les fissures, fentes, ruptu- res du matériau.
Lorsque le procédé de l'invention est appliqué à l'édification de masses de grandes dimensions telles, par exemple, que des murs de façade, le corps en béton, à l'exclusion de l'ar- mature quadrillée, patente en tout endroit désiré, des solutions de continuité. constituant des joints de contraction et de dilata- tion*
Afin de fixer les idées, il va être décrit ci- dessous en regard du dessin annexé et à titre d'exemple seulement diverses applications du procédé de l'invention.
Les fige* 1 à 3 montrent une application à la construction de murs de façade pleins.
La fig. 1 représente dans la partie droite une
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élévation de face d'une portion du mur après le déooffrage, et, dans la partie gauche,une coupe verticale faite dans le plan de l'armature quadrillée.
La fig. 2 est une coupe verticale suivant A-A de la fige 1, montrant, en traits pleins, le profil du monolithe brut après le décoffrage. et en pointillé le profil du matériau terminé.
La fig.3 est une coupe horizontale suivant B-B de la fig. 1.
La fige 4 est une coupe semblable montrant l'édi- fication de murs creux.
La fige 5 montre, en coupe, une variante.
La fige 6 est une coupe montrant l'application. de l'invention à l'édification d'une masse quelconque.
Ainsi qu'il a été spécifié; ci-dessus, le procédé de l'invention consiste en principe, à édifier sur place des matériaux monolithiques, en coulant un béton spécial dans des coffrages, en bois ou en métal,conformes de manière à obtenir un matériau brut ayant des dimensions se rapprochant le plus possible des dimensions définitives, et comportant toutes les saillies et les creux de ce matériau.
Dans l'application de ce procédé à l'édifica- tion de murs de façade, comme il est représenté par exemple fig.l à 3, le coffrage est constitué de manière telle, qu'après la prise du béton coule dans ce coffrage, on obtienne un mur mono- lithe présentant, comme on le voit fige 1, des ouvertures correspondant aux baies et des saillies b correspondant aux diverses surépaisseurs que doit comporter la façade.
Le mur ainsi que des saillies solidaires de ce dernier présentent comme il est figuré en traits pleins fige 2,
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une certaine surépaisseur destinée à permettre de faire subir au matériau édifié les opérations qui seront indignées ci-dessous, en Tue de le terminer et d'obtenir le nu définitif, aux dimen- sions désirées, comme il est représenté par exemple en pointil- lé fig. 2.
Le béton de composition spéciale peut être dé- versé dans le coffrage soit à l'aide des -procèdes ordinaires avec un damage énergique manuel ou mécanique, ou mieux à l'atle de coulage par gravité, ou. encore par projection au moyen d'ap- pareils pneumatiques. Le béton est composé d'agrégats divers dont la nature est fonction de l'aspect recherché (Pierres de différen- tes espaces : calcaires, prophyres, grès, basaltes, sables, soo- ries naturelles ou artificielles, débris de briques). Ces agrégats sont finement broyés suivant un degré granulométrique déterminé pour chaque élément, et liés par des forts dosages en ciments spéciaux à double cuisson et haute teneur en alumine. Le pour- oentage d'humidification du mortier peut varier de 5 à 25 %, suivant les cas.
Des colorants minéraux peuvent égal dirent être introduits dans la masse.
Dès que la prise de ce béton est suffisante, et aussitôt après le déooffrage, on procède, sans adjonction d'aucune autre matière à la préparation du parement. Cette préparation est obtenue en décapant la couche superficielle du matériau soit à l'aide de l'outillage ordinaire du tailleur de pierre, soit à ltaide d'engins mécaniques appropriés et suscep- tibles d'enlever la surépaisseur existant sur le corps du maté- riau et sur oses saillies pour obtenir le nu terminal aux dimen- sions désirées.
Le décapage effectué, on procède au travail défi- nitif qui permet d'obtenir un parement dont la teinte et l'aspect, avec toutes les variétés désirables, sont ceux des matériaux na-
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turels.
Ce travail peut être complété, s'il y a lieu, par celui de sculpture qui s'effectue dans le conditions ordinaires
Le procédé spécifia ci-dessus peut, bien entendu être aussi bien appliqué à la confection des murs que des surfa- ces horizontales et des masses, telle par exemple que celle re- présentée fig.
6 ou de toute autre forme quelconque que l'on peut rencontrer généralement dans la construction , les coffrages sup- portant, au droit des nervures ou saillies! de l'ouvrage quel- conque à édifier, des armatures de disposition convenable*
En outre le matériau de l'invention est muni d'une armature de disposition spéciale qui est établie de manière à remédier à l'action des efforts internes importants qui pro- duisent des fissures, des ruptures, des fentes ou le décollement des armatures dans la plupart des matériaux agglomérés rendus monolithiques par les moyens habituels de la construction en béton armé.
Cette armature spéciale est essentiellement cons- tituée par des barres métalliaues de faible section c, afin d'augmenter les surfaces d'adhérence, qui sont, disposées en croix de manière à former un quadrillage et sont reliées, à leurs entremîtes, à des barres prépaies disposées suivant les prin- cipes classiques.
Les barres o de cette armature sont, eomme on le voit clairement fig. 1, inclinées à 45 de manière à se trouver, en chaque point de la masse, normales aux directions des efforts principaux et absorbent, de oe fait, tous les efforts secondaires internes.
Cette armature quadrillée, dns le cas de murs, se trouve, comme il est représenté figs. 1 à 4, placée au milieu de l'épaisseur , et dans le cas desmasses querlconques,à une certaine
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distance telle, par exemple que dix certimètres environ du parement. Elle est renforcée, aux extrémités des pièces fléchies, par des armatures de toute disposition appropriée*
Lorsque la masse à édifier atteint des dimensions Importantes, comme dans les facades, par exemple, ces dernières présentent en tous points désirés, des joints de contraction et de dilatation d qui sont constitués par une solution de oonti- nuit' de la masse du béton e et non de 1* armature c.
Ces joints peuvent rester apparents sur la façade ou être dissimulés par une faible couche de matière! . comme il est indiqué par exemple fig. 5.
Les mura aveo les saillies qui en sont solidaires peuvent être pleins, comme il vient d'être décrit en regard des fige. 1 à S, ou oreux comme il est représenté fig. 4. Dans ce dernier cas, le matériau de l'invention peut être assimilé à une sorte de dalle e1, nervurée dont les nervures e2 servent d'enca- drement aux baies d et de logement à un matériau quelconque g qui est destiné à constituer la face interne du mur (fig.4).
Le matériau faisant 3'objet de 1 r invent j on peut aussi comme il est -représenté fig. 5 être supporté, dans un but d'économie, par unsubstratum ou un noyau h constitué par un béton léger à faible dosage auquel il est lié étroitement par suite d'une juxtaposition moléculaire provenant d'une exécution similta- née.
Les dispositions décrites ci-dessus ne sont, bien entendu données qu'à titre d'exemple , les formes et les dimensions des matériaux monolithiques de l'invention, ainsi que la nature et les proportions des matières entrant dans la composition du béton pouvant être modifiées suivant les applications dans changer en rien l'invention*