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MEMOIRE DESCRIPTIF
Déposé à l'appui d'une Demande de
BREVET D'INVENTION
Par : La Société Anonyme des Verreries et Manufacture de Glaces ' d'ANICHE
Pour : "Machine à pocher et à verser".
La présente invention a pour objet une machine destinée à prendre ou à pocher une substance dans un ré- cipient pour la transporter ensuite et la verser en un point quelconque d'utilisation; cette machine dite "po- cheuse-verseuse" est agencée de manière qu'elle puisse être adaptée à n'importe quelle installation existante, quelles que soient les positions relatives du récipient et du point de versage.
Cette machine comporte une plateforme mobile sur des rails et sur laquelle est monté et peut se dépla- cer transversalement , par rapport aux rails, un chariot
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portant une plateforme pivotante ou touralle sur laquelle sont disposés les organes commandant le pochage et le ver- sage.
La poche destinée à préiever la matière dans le récipient et à la verser au point d'utilisation, est assujettie à l'extrémité d'un bras relié à un ar- bre auquel peut être imprimé un mouvement de rotation et qui est monté dans une pièce dite "canon" ; celle-ci peut pivoter autour d'un arbre dit "de versage" disposé parallèlement à l'arbre du canon et tourillonnant dans une pièce appelée berceau qui peut tourillonner elle- meme dans un support monté sur la tourelle; l'inclinaison résultante donnée au bras portant la poche, combinée avec la cotation de ce bras, permet de réaliser le pochage.
On a recours de préférence à l'air comprimé pour commander les différents mouvements de la poche de manière à imprimer à celle-ci, sans l'emploi d'organes ou de harnais démultiplicateurs, des mouvements très doux empêchant la formation de bulles d'air dans la matière lorsqu'elle est à l'état pâteux ;
Le dessin ci-annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention appliqué à une machine à pocher le verre dans un four à bassin et à le verser sur le tablier d'une échine à laminer ,
La fig.l est une élévation latérale de la machine.
La fig. 2 en est un plan partiel.
La fig.3 est une élévation latérale partiel- le de la machine vue du côté opposé à celui de la fig,l,
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La fig. 4 est un plan partiel correspondant.
La fig.5 est une coupe verticale suivant la,ligne 5-5 de la fig.3.
Les fig.6 à 10 sont des schémas servant à l'explication des divers mouvements de la poche.
La machine comporte une plateforme 1 qui peut rouler sur des rails 2, en face du four dont la paroi antérieure est indiquée en 3; sur la plateforme 1 ou pont peut rouler, transversalement aux rails 2, un chariot 4 sur lequel est montée et peu; tourner autour d'un pivot , la tourelle 5.
La commande des mouvements de translation du pont et du chariot et de pivotement de la tourelle est effectuée électriquement à partir d'un poste ou d'une cabine établie sur un prolongement 6 de la tourelle et comportant les organes de commande nécessaires, con- trollers, etc.. qui sont manoeuvrés par un seul homme en outre le conducteur de la machine a également à sa dis- pcsition dans la babine les robinets commandant l'ad- mission et l'échappement d'air comprimé servant par l'in- termédiaire des organes qui seront décrits plus loin, à imprimer à la poche les divers mouvements requis;
de même le conducteur de la machine commande de sa cabi- ne les mouvements d'ouverture et de fermeture du four à bassin pour donner passage à la poche,
Sur la tourelle ,du côté opposé à celui où se trouve la cabine, est fixé au moyen d boulons un bâti support 7 qui est en outre pourvu à sa base de quatre vis-vérins 8 à filets carrés de façon à pouvoir régler la machine, suivant les hauteurs respectives
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de la masse de verre fondu dans le four et du bord su- périeur du tablier de versage de la machine à laminer,
Ce bâti-suppert 7 est muni de deux paliers recevant les tourillons 9 d'une pièce 10 dite "berceau" dont la forme spéciale a été choisie pour répondre d'abord aux meilleures conditions de résistance mécani- que et pour permettre ensuite son oscillation et celle des organes qu'elle porte autour de seo deux tourillons 9.
Le berceau supporte une pièce 11 dite "canon" munie de doux coussinets dont on peut excentrer la ligne d'axe par rapport à ladite pièce 11 dans le cas où, pour une cause fortuite, il faudrait ajuster la hauteur d'axe de la machine dans une limite restreinte; dans ces coussinets est monté un arbre 12 recevant, à son extrémité opposée à la cabine de commande, une flèche 13 qui y est assujettie par emmanchement conique et par clavetage et qui porte la poche 14 de section ellipti- que.
A son extrémité opposée à celle reliée à la flèche 13 , l'arbre 12 porte un pignon spécial 15 dont le nombre de dents est défini par l'amplitude du mou- vement à réaliser et qui porte à sa périphérie deux encoches 15a et 15b; ces encoches sont destinées à coopérer avec un cliquet 16 indiqué schématiquement aux fig,6 à 10 et porté par le canon; le décalage (180 ) de ces encoches conditionne les positions extrêmes ocoy- pées par la poche dans sa rotation autour de son axe,
Le canon 11 est relie au berceau 10 par deux flasques 17 clavetés sur un arbre secondaire 18 qu'on ap- apellera dans ce qui va suivre "l'arbre de versage";
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cet arbre qui est parallèle à l'arbre 12 et par suite au canon 11 est monté dans des paliars appartenant au berceau 10 et sa distance au dit arbre 12 est légèrement supérieure à la longueur du demi petit axe do l'ouver- ture de la poche ;de cette manière, le canon, la flèche et la poche peuvent être entraînés, par une commande appropriée,à tourner autour de l'axe de l'arbre de versage dont le prolongement passe près du bec de la poche. L'avantage qui en résulte, c'est, qu'au moment où la poche se vide , la hauteur de chute du verre reste constante aux abords du bec de versage.
Le poids du canon, de l'arbre 12, de la flèche
13 et de la poche 14 est équilibre par un contrepoids
19 monté entre les flasques 17.
Sur l'arbre de versage 18 est claveté un sec- teur denté 20 avec lequel coopère une crémaillère 21 attelée à la tige d'un piston qui se déplace dans un cylindre à double effet 22 attenant au berceau et muni en outre d'un dispositif d'amortissement dont le but et le rôle seront expliqués plus loin.
L'air comprimé nécessaire à la manoeuvre du piston attaquant la crémaillère est fourni par un com- presseur 23 monté sur la tourelle 5 et entraîné par un moteur électrique et il est emmagasiné dans deux ré- servoirs 24 disposés de part et d'autre de la cabine de commande.
Sur l'arbre de versage est montée fmlle une roue dentée 25 comportant un nombre pair de dents et
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quatre encoches 25a j 25, 25çJ 25d (f.,6 10) à sa périphérie ; cetteroue, dont le diamètre est double de celui du pignon 15, engrène avec celui-ci.
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Pour rendre la rotation de la poche autour de son axe solidaire du mouvement de bascule du berceau
10 autour de ses tourillons 9, l'arbre de versage porte, monté fou sur lui,un étrier 26 entre les branches duquel est disposée la roue 25 et qui est muni d'un contre- poids 27 et d'un cliquet 28 destiné à coopérer avec les en- ruches 25a à 25d (fig.6 10).
Au delà du petit pignon 15 est calé sur l'arbre de pochage 18, un volant 29 convenablement équilibré et destine 3. permettre de commander l'arbre à la main au cas où, pour une raison quelconque, l'air comprimé viendrait '- faire défaut.
L'étrier 26, bien qu'il soit fou sur l'arbre
18, es cependant retenu dans une position bien déter- minée du. fait qu'il est relié à un point fixe de la tourelle 5 par ne bielle 30 de longueur réglable.
Le cliquet 28, orienté et disposé de manière à transmettre l'effort moteur à la roue 25, a une forme appropriée lui permettant de s'engager à volonté dans l'une des quatre encoches de la dite roue, d'y demeurer engagé si l'impulsion résultante tend à faire tourner la roue 2$ dans le sens des aiguilles d'une montre et au contraire de c'en dégager, si elle est sollicitée en sens opposé.
D'autre part, la rotation du pignon 15 n'est possible que si le cliquet 16 est dégagé des deux enco- ches 15 et 15b; la taille de celles-ci et la forme et la position du cliquet 16 sont telles que celui-ci se dégage lorsque le pignon 1 tourne dans le sens des ai- guilles d'une montre et vice-versa, c'est-à-dire que ce mouvement est 1'inverse de celui décrit ci-dessus pour la roue 25 et le cliquet 28.
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Le basculement du berceau et du canon autour des tourillons 9 pour le pochage est commandé au moyen d'un levier coudé 31 articulé en 32 (fig.3) entre deux flasques 33 fixés sur la tourelle 5, au-dessous du berceau et à l'arrière de celui-ci; ce levier attaque le berceau par l'intermédiaire d'une biellette 34 enga- gée entre les branches de la fourche que forme le levier 31 à son extrémité correspondante.
L'autre extrémité de ce levier est attelée à un coulisseau 35 assujetti à se déplacer horizontale- ment sous l'action d'un piston 36 auquel il est relié par une tige 37 et qui peut se déplacer dans un cylindre à air comprimé 38 fixé sur la tourelle au-dessous du ber- ceau.
Une commande appropriée (non représentée) et manoeuvrée à la main au moyen d'un volant, permet de relever la poche au cas où l'air comprimé vien- drait à faire défaut de manière à ne pas laisser la poche séjourner dans le bain de verre qui deviendrait de ce fait inutilisable.
Dans un but qui sera expliqué plus loin, il est nécessaire de rendre le canon solidaire du ber- ceau: au début de l'opération de pochage, par un dispositif de verrouillage qui désolidarise automa- tiquement le canon du berceau à la fin de l'opération de pochage , pour que le versage soit possible.
Ce dispositif de verrouillage est commandé par le levier coudé 31 et il se trouve ainsi sous la dépen- dance des mouvements du piston 36; à cet effet, sur le levier 31 est fixé un tourillon 39 sur lequel est arti- culée la tête d'une petite bielle 40 qui peut entraîner
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avec elle une tringle 41 munie d'une bague 42 portant un doigt 43. Cette tringle d isposée horizontalement au-dessc du cylindre 38 prend appui sur celui-ci et sur le bâti support 7 en coulissant dans deux bagues en bronze dont l'une est représentée en 14 (fig.3).
Le verrou proprement dit est constitué par uie tige cylindrique 45 muni à ses extrémités de deux pièces robustes 46 et 47 calmes sur elle de manière à constituer un double marteau. Cette tigo est maintenue parallèlement à la face latérale du berceau 10 dans deux oeillets 48 fixés sur celui-ci et elle est retenue pour ne pas glisser par deux bagues d'arrêt 49, Elle peut être ainsi orientée sous l'action d'une fourche 50, qui, disposée à sa partie inférieure, tourne sur celle-ci au moment où elle est poussée par le doigt 43 qu'entraî- ne la levier coudé 31.
Dans ces conditions, le verrouillage est obte- nu lorsque les becs 46 et 47 en forme de marteau, vien- nent se placer le premier à le partie inférieure sous le berceau, tandis que le second de trouve engagé sur un téton 51 vissa dans la paroi du canon .
Comme il importe que le verrouillage et le déverrouillage se fassent avec précision immédiatement au début ou à la fin de l'opération de pochags sans que le fourche du verrou gêne en rien les mouvements du pis- ton, il est venu à l'idée d'accélérer l'impulsion reçue par la fourche à l'aide d'un contrepoids 52 dont l'équi- libre est rompu à un moment donné.
A cet effet, sur le berceau est fixé un pontet
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portant en son milieu un tourillon sur lequel peut psciller au-dessous du milieu de sa longueur, une tige 53 portant le contrepoids 52 ; tige passe dans deux oeillets dont l'un 54 est solidaire de la tige 45 et dont l'autre 55 est rattaché comme la fourche de commande à la bague inférieure dans lesquels passe la tige 45. Le contrepoids 52 qui est en position d'équilibre suivant la verticale, peut en outre être retenu en deux autres points extrêmes conditionnés par la position et l'orientation que peuvent occuper les deux oeillets 54 et 55.
En résumé, le doigt d'entraînement 43 pousse d'abord la fourche 50 du verrou et par conséquent l'oeil- let oscillant 55 qui lui est opposé, cas deux pièces étant portées par la même bague, le contrepoids 52 in- clins à droite ou à gauche suivant le cas est amené sous cette influence jusqu'à la position verticale,
Puis l'équilibre étant rompu, le contrepoids en tombant fait tourner rapidement le verrou 45 et quand il maintient le berceau et le téton 51 du canon entre ses deux extrémités, les deux oeillets ,après avoir oscillé retiennent la tige 53 du contrepoids dans l'une ou l'au- tre des positions extrêmes qu'il doit oecuper.
Pendant ce temps, la fourche s'est orientée de telle manière que le doigt d'entraînement 43 s'en est dégagée mais sa position est telle que celui-ci pourra, pour le déver- rouillage, revenir à son contact dès le début de la cour- se inverse du piston, nécessaire au rétablissement de la poche en position horizontale pour la sortie du four.
Le fonctionnement de la machine est le suivant;
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Pour faciliter l'exposé des opérations et afin de fixer les positions relatives des différents organes dans leurs mouvements, on admettra une fois pour toutes dans ce qui va suivre, que les explications sont données par le conducteur de la machine se trouvant placé dans la cabine de manoeuvre et regardant la poche dans la direction de sa flèche 13.
La machine étant au repos fig.6, la poche 14 est retournée la flèche 13 et le canon 11 sont maintenus en position horizontale parce que le berceau 10 est re- tenu en équilibre sur ses tourillons 9 par le levier coudé 31. Dans cette position, le piston 3 6 du cy- lindre à air comprimé 38 est à fond de course arrière (côté cabine) (fig.3, 4 et 5).
Si la poche est introduite dans le four par la translation du chariot 4 sur le pont 1, l'opération de pochage peut commencer en introduisant , par un robinet spécial affecté à ce moment, de l'air comprimé sur la face arrière du piston 36. De ce fait, le berceau se soulève en pivotant autour des tourillons 9 et le mou- vement continue jusqu'à ce que le levier coudé 31 occu- pe la position symétrique de celle représentée sur la fige); ce levier tnaintient constamment l'ensemble en équilibr et évite des battements de la poche dane la masse de verre en fusion. Durant la descente, la ro- tation de la poche se produit simultanément de façon que son bord attaque la nappe de verre sous un angle de 40 .
En même temps que le piston 36 s'est déplacé vers la droite de la fig.3, le système de verrouillage du canon avec le berceau a fonctionné.
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L'explication du mouvement de pochage, mouve- ment, résultant qu'on obtient en combinant, par un sys- tème d'encliquetage, la plongée avec la rotation de la poche, peut se faire de la façon suivante :
Lorsque , sous l'action du piston 36 partant de fond de course arrière du cylindre 38, le levier 31 fait basculer le berceau, l'arbre de versage 18, la roue dentée 25 et l'étrier 26, ainsi que le canon de l'arbre de pochage, sont entraînés avec lui. Mais l'é- trier, étant retenu d'autre part par la bielle 30, il en résulte que, son cliquet 28 du fait qu'il ast logé dans l'encoche 25a de la roue 25, fait tourner celle- ci de 90 autour de l'arbre de versage pendant la durée du mouvement de plongée de la poche .
Cette rotation ayant lieu en @ens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre, la roue dentée 25 entraîne avec elle, :nais en sens contraire , le pignon 15 cals sur l'arbre de la poche, car dane ce cas, le cliquet 16 peut glisser et se dégager de l'encoche 15a.* Comme le rapport entre le diamètre de la roue et de celui du pignon est égal à 1/2, lorsque la roue 25 fait un quart de tour, le pignon 15 fait un demi-tour et la poche se trouve com- plètement retournée (fig.7).
Autrement dit en partant de la position repré- sentée à la fig.6, le cliquet 28 engagé dans l'enco- che 25a, ayant entraîné la roue 25, cette encoche, primi- tivement située sur l'axe horizontal est venue vers le bas sur l'axe vertical . Pendant ce temps, le pignon 15 dégagé de son cliquet 16, à cause du sens de rotation, a tourné d'un demi-tour, soit de 180 , de sorte que
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l'encoche 15b est venue occuper la place de l'encoche
15a dans laquelle le bec du cliquet 16 est retombé.
Il est remarquer que lorsque la poche s'incline pour entrer dans le bain de verre, il peut arriver qu'en raison de la viscosité plus ou moins grande de calui-ci, la réaction sur la poche amplifiée par la longueur de la flèche 13 puisse contrebalancer l'effet prépondérant de la masse du canon 11 sur le contrepoids 19.
Il s'ensuit que, le mouvement de ver- sage tendant à se déclencher, la roue motrice 25 n'oc- cupant plus la position initiale correspondante à l'engagement du cliquet 28 dans les encoches 25a ou 25c suivant le cas, le pignon 15 et son cliquet 16 ne peuvent plus revenir, en fin de pochage, aux positions qui leur ont été assignées pour obtenir les mouvements réguliers de la poche et par suite son remplissage dlune quantité de verre toujours constante; cet in- convénient est précisément évité par le verrouillage du canon sur le berceau.
A la fin de l'opération de pochage, le piston 36 étant à fond de course avant.le levier 31 occu- part la position symétrique de celle représentée à la fig.3 . la poche se trouve dans la masse en fusion et pleine de verre, il faut alors la relever en action- nant le piston 36 vers la gauche de la fig.3 pour ramener le levier 31 à sa position initiale.
L'ensemble du berceau portant l'arbre de versage, de la roue 25 et de l'étrier 26, est ainsi ramené à la position horizontale. L'opération étant inverse de la précédente, le cliquet 28 s'est dégagée
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dans l'intervalle, de l'encoche 25a pour gagner l'en- coche suivante 25b décalée de 90 et s'y maintenir.
Le pignon 15 n'ayant reçu, dans aucun sens, d'impul- sion de la roue 25, demeure bloqué par son cliquet 16 placé dans l'eneoche 15b en maintenant ainsi horizontale- ment la poche remplie de verre (fig.8), La poche peut alors être retirée du four sans aucun inconvénient, par le recul du chariot 4, En effet, aucun organe ne peut plus entrer en mouvement sans une influence exté- rieure .D'une part le piston 36 est à fond de course, maintenu par l'air emprisonné, les deux engrenages 15 et 25 sont bloqués par leurs cliquets 16 et 28 prison- niers dans leurs encoches respectives. La machine est alors prête pour l'opération du versage.
Pour cette opération, le piston du cylindre 22 à double effet, attenant au berceau, attaque par la crémaillère 21 le secteur denté 20 calé sur l'arbre de versage 18 en entraînant dans sa rotation le canon de l'arbre de la poche qui en est solidaire par ses deux flasques 17. Pour le mouvement inverse, après versage, le canon, partant de sa position haute, revient à sa position initiale dans le berceau toujours sous l'ac- tion de la crémaillère 21, combinée avec l'action du dispositif d'amortissement prévu sur le cylindre 22 et constitué par exemple par une bille qui étrangle la section du passage offert à l'air comprimé d'échap- pement.
La poche étant en position horizontale de sortie, on admet de l'air à l'aide d'un robinet (dif- férent de celai du pochage) au cylindre 22, Sous l'ac-
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tion de la crémaillère 21 solidaire du piston le secteur 20 fait décrire un arc de cercle au canon et à la poche autour de l'arbre de versage, Cette rotation ayant lieu en sens inverse des aiguilles d'une montre, la poche bascule autour de son bord en décrivant un angle de 90 at en se vidant de son contenu.
Dans ce mouvement de bascule, l'étrier 26 n'étant pas sollicité, reste dans sa position; mais le pignon entraîné par la rotation autour de l'arbre de versage, tend à agir comme satellite de la roue 25 et à tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une mon- tre, ce qui a pour effet de maintenir le cliquet 16 dans l'encoche 15b où il était déjà prisonnier, Par un effet de réaction, la roue 25 se trouve entraînée par le pignon 15 (qui lui ne peut tourner) do telle façon que la cliquet 28, se dégageant de l'encoche 25b, glisse peur retomber dans l'encoche 25c (fig.9)' A la fin de ce mouvement,les cliquets 28 et 16 étant prisonniers, l'un dans l'encoche 25c, l'autre dans l'encoche 15b,
la poche est vide at il reste alors à la ramener à sa position initiale (le canon coucha dans le berceau et la poche retournes dos en dessus) pour ensuite passer aa refroidissement
Sous l'action de la crémaillère 21 le canon et l'arbre reviennent en position dans un mouvement inver- se eu précédent.
La roue 25 étant retenue en position fixe par son cliquet 28 et, par la réaction du pignon satellite 15, celui-ci tourne de 180 dans le sens des aiguilles d'une montre puisque le cliquet 16 a pu sortir
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de l'encoche 15b pour glisser vers l'encoche 15a, 4 la fin de cette opération, les positions respectives des cliquets sont les suivantes: celui 28 est prisonnier dans l'encoche 25± et celui 16 est retenu, dans l'enco- che 15a (fig.10).
Cotte figure est Identique à la figure 6. Le cliquet 16 est de nouveau engage dans l'encoche 15a, seul le cliquet 28 est passé de l'encoche 25a à l'encoche 25è sur le même diamètre horizontal, la roue 25 dentée étant folle sur l'arbre 18. Ceci n'a aucune importance, car en examinant les figures 6 à 10, on constate que les en- coches 25b et 25d servent pour les positions inter- médiaires, mais qu'au contraire à la fin ou début d'une opération complète, le cliquet 28 sera toujours enga- gé soit dans l'encoche 25a soit dans l'encoche 25c.
Avant de retourner au four pour recommencer une autre opération de pochage ,le pont transporte la poche au-delà de l'angle du pignon du bassin opposé à la machine à laminer, et c'est à cet endroit que s'effec- tuent réellement las mouvements représentés par la fig.10 pour vider les fonds de poche.
La poche doit être ensuite rafraichie .Par la manoeuvre du chariot et de la tourelle, la poche est introduite dous une hotte où se trouve disposée une tuyauterie à eau sous pression permettant de l'arroser copieusement , tant à l'intérieur qu'à l'extérieur ,
D'après ce qui précède on voit que tout le réglage de la machine est conditionnépar la distance du point d'articulation de la bielle 30, dont la longueur est réglée une fois pour toutes au centre de la roue 25.,
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d'une part et d'autre part au point d'articulation de ladite bielle sur la tourelle 5.
Pour le pochage et le retournement, l'étrier 2b étant ainsi relié à la tourelle par la bielle 30 de longueur constante lorsque la poehe s'abaisse ou se lève autour de l'axe d'oscillation, le point d'attache de la bielle 30 au cliquet 28 occupe invariablement la même ppsition dans l'espace, mais sa position relative par rapport aux autres organes est modifiée, Pour fixer les idées, ¯ce point est assujetti à se maintenir, durant les mouvements ascendants et descendants du cen- tre de la roue 25 à égale distance de ce centre et ses deux position relatives sont limitées aux deux points d'intersection de l'arc décrit avec les direction des deux bissectrices des angles droits forcés par les deux axes 'principaux (vertical et horizontal),
Suivant la distance de la roue 25 par rapport
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à l'axe 3bscillation de tout le système, le mvement du point de centre de cette roue aura un déplacement d'amplitude plus ou moins grand et il s'ensuit que le point d'attache de la bielle 30 a l'étrier 26 n'est pas indifférent, car pour une amplitude déterminée de ce mouvement la roue 25 doit faire un quart de tour.
D'autre part, comme tous les organes sont en- tre eux dans un rapport fixe, il faut avoir soin de prévoir dans l'étrier 26 une lumière allongée dans la direction du centre de la roue 25 permettant de trouver par rapport à la longueur de la bielle 30 le point de réglage désiré,
Durant le mouvement de versage, la bielle ar-
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ticulée 30 ainsi réglée, joue le rôle d'un support ou d'une béquille maintenant l'ensemble du mécanisme en position horizontale par rapport à l'axe d'oscillation.
La position dans l'espace du tourillon reliant la tête de la bielle 30 à l'étrier 26 demeure invariable et pendant la rotation de cet étrier, seul son cliquet 28 sollicité dans un sens ou dans l'autre peut s'engager ou se dégager des encoches, conditionnant ainsi les mouve- . ments de rotation relatifs des engrenages droits 25 et
15.
En ajoutant à la machine une deuxième roue motrice identique à celle 25 et placé-e symétriquement à celle-ci par rapport à l'axe principal, on peut réaliser ainsi le pochage par l'un des bords de la poche et le versage par l'autre bord ; disposition a l'avantage d'éviter que, s'il s'est produit des bulles d'air dans la masse de verre au moment du pochage et du côté du bec de la poche, ces bulles ne soient pas entraînées et restent dans le fond de poche.
Enfin tout en conservant le même bâti support si l'on double la machine pour les manoeuvres à deux po- ches on peut réaliser ainsi toutes les combinaisons néces- saires à la fabrication du verre armé.