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BREVET D t I N V E N T 1 0 N "Perfectionnements apportée aux pulvérisateurs de combustible pour moteurs à combustion interne et autres applications".
Société dite : "The Marion Steam Shovel Company". à Marion Comté de Marion
Etat d'Oisio (Etats..Unis d'Amérique
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L'invention a trait, au point de vue méca- nique, aux pulvérisateurs de combustible pour mo- teurs à combustion interne, fours de chauffe et autres applications, dans lesquels le pétrole ou autre hydrocarbure liquide et l'air comprimé sont mélangés et le mélange est réglé de manière que l'hydrocarbure liquide soit évacué à l'état pul- vérisé ou finement divisé, et elle a trait, au point de vue procédé, à la production d'un combus- tible amené à l'état de brouillard, destiné plus spécialement à constituer la charge combustible dans les moteurs à explosions.
Un des buts de l'invention est l'établisse- ment d'un pulvérisateur, de construction simple et robuste,ne comportant qu'un petit nombre de pièces, agencé et actionné de manière que le combustible
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soit finement divisé et que la perte de combustible, c'est-à-dire le combustible qui traverse le pulvé- risateur sans être réduit à l'état de fine divi- sion-, soit réduite au minimum ;
de manière en outre que la quantité d'air nécessaire à la pulvérisation soit réglée et proportionnée à la consommation d'hy- drocarbure liquide et enfin de manière que la quan- tité de combustible évacuée du pulvérisateur puisse être réglée pour satisfaire aux nécessités des va. riations fractionnelles de la charge. L'invention a également pour but de commander la direction de la sortie du combustible pulvérisé qui se trouve dans le pulvérisateur.
Dans les pulvérisateurs du type conventionnel, destinés à pulvériser les combustibles liquides avec de la vapeur ou de l'air comprimé, le combustible liquide est évacué par un orifice tandis que la vapeur ou l'air est évacué sous une pression et à une vitesse considérables, par un autre orifice, le courant d'air ou de vapeur venant frapper le courant de combustible liquide et le réduisant en une pluie plus ou moins fine.
Dans certains pul- vérisateurs de ce genre, il y a perte de combustible provenant de ce que le combustible passe devant le courant d'air ou de vapeur avant qu'il ait pu être complètement divisé et, si pour essayer de diminuer la perte de combustible on emploie pour la pulvérisation de l'air en excès, cet excédent d'air est un obstacle à l'allumage régulier et, par conséquent au fonctionnement régulier et satis- faisant.
L'agencement et le mode de construction du pulvérisateur qui fait l'objet de l'invention
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permettent de régler avec précision à la fois l'hydrocarbure liquide et l'air, ou autre agent de pulvérisation, tout en réglant le volume d'air em- ployé proportionnellement au volume d'hydrocarbure liquide, et ils permettent aussi de supprimer pra- tiquement toute perte d'hydrocarbure liquide par suintement. Même avec de l'air à une pression rela- tivement faible, l'hydrocarbure liquide est réduit uniformément à l'état finement divisé, et sa sortie du pulvérisateur est parfaitement réglée.
Les mêmes lettres de référence désignent les mêmes pièces sur toutes les figures du dessin ci-annexé.
La fig. 1 de ce dessin montre, en coupe verticale, le pulvérisateur en position dans la ou- lasse du cylindre d'un moteur à combustion interne.
La fig. 2 est une vue à échelle agrandie de la partie inférieure du pulvérisateur représenté sur la fig. 1.
La fig 3 est une coupe verticale partielle qui montre les oupapes de commande dans la position ouverte.
La fig. 4 est une coupe transversale sui- vant a-b fig. 2. les fige 5 et 6 sont des vues de détail, en partie brisées, qui montrent des variantes de forme de la soupape d'échappement et la fig. 7 est une vue de détail, en coupe verticale, qui mon- tre une variante de construction de l'extrémité du pulvérisateur où sefait l'échappement.
Sur la fig. 1, 1 désigne la culasse du cylindre d'un moteur à combustion interne (on peut aussi supposer que intérieure
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d'un four) ; 2 désigne le corps du pulvérisateur qui est fixé dans la culasse du cylindre; 3 est un cha- peau fixé amoviblement au corps 2 avec lequel il forme un joint à recouvrement 4. Sur le chapeau 3 est articulé un culbuteur 6 sur la tête duquel est motté un poussoir réglable 7 avec oontre-éorou 8.
Dans le chapeau 3 est montée la tige 9 attaquée par le poussoir.
Un diaphragme flexible à nervures 10 est serré avec sécurité entre le corps du pulvérisateur et le chapeau 3. Ce diaphragme peut être en matière flexible ou élastique.Une tige de soupape 11 traverse le diaphragme 10 ; est fixée à peu près en son milieu et est Détenue en position par rapport au diaphragme par l'écrou 12 et le contre éorou 13. L'é- crou 12 est muni d'oreilles fendues 14, dans lesquel- les s'engagent des broches 15 fixées dans le corps du pulvérisateur, en vue d'empêcher l'écrou 12 de tourner quand le contre-écrou 13 est vissé à fond. La tige 9 vient porter sur le contre-écrou 13, Une pression exercée sur cette tige fait descendre le diaphaagme 10 et la tige 11 de la soupape.
D'autre part, la pression du fluide s'exerçant sous la diaphragme 10 tend à faire remonter la tige 11 de la soupape.
Dans le forage 16 du corps du pulvérisateur est solidement fixé le fourreau 17 de la tige de soupape qui se termine à son extrémité inférieure par une base conique 18, La surface extérieure conique de cette base est ajustée par rodage en 19 dane ls siège conique formé dans l'extrémité inférieure du corps du pulvérisateur. Le fourreau 17 est fixé en position par un éorou 30. Une chambre annulaire 31 est formée @
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dans le corps 2 entre le fourreau 17 et la forage 16.
A l'extrémité inférieure de la tige de soupape est montée une soupape à hydrocarbure liquide 20 qui s'applique sur un siège formé dans l'intérieur de la base du fourreau 17. Au-dessous du siège de la sou- pape se trouve la chambre de pulvérisation 21 qui est obturée par une soupape d'échappement 22. Celle-ci peut aussi être oonsidérée comme constituant la soupape de réglage de l'air parce qu'elle commande l'admission de l'air dans la chambre de mélange 21,
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ainsi que l'évacuation du oombustiblerulrisd hors de cette chambre. La soupape d'échappement 22 et la soupape d'admission de l'hydrocarbure liquide 20 son, reliées et actionnées par l'extrémité inférieur
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23 de la tige 11 de la. soupape.
Un éorou 24 siert à maintenir la tige de soupape enpositionpendant son réglage et il peut être utilisé pour maintenir le disque de la soupape d'échappement en position sur la tige de la soupape, lorsque ce disque est construit comme pièce séparée en vue de faciliter le remplacement ou les réparations. On comprend main- tenant que la pression exercée par le fluide sous le diaphragme 10 maintiendra les soupapes 20 et 22 appliquées sur leur siège.
Le montage de la soupape d'admission de 1' hydro- carbure liquide et de la soupape d'échappement (qui est aussi la soupape de réglage de l'air) sur une seule et même tige garantit d'une façon très simple le synchronisme et l'ouverture proportionnée de ces soupapes, deux conditions qui sont importantes au point de vue de l'économie de combustible ainsi que de la régularité de l'allumage et de la combustion.
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Une chambre annulaire 26 est formée dans le siège conique 19 formé lui-même dans l'extrémité inférieure du corps du pulvérisateur; cette chambre est mise en communication avec le contre-forage 27 de la partie supérieure du corps du pulvérisateur par un conduit 28 et avec la chambre de pulvérisation 21 par les ajutages ou conduits tangentiels 29, comme on le voit aussi sur la figure 4.
La tige de la soupape a un diamètre réduit en un point situé immédiatement au dessus de la sou- pape 20, en vue de former une chambre annulaire 32 qui est mise en communication avec la chambre à hydrocarbure liquide 31 par des conduits 33.
L'air comprimé est admis dans le contre- forage 27 par une ouverture 34 et descend par le conduit 28 dans la chambre 26. L'air afflue alors à une grande vitesse dans la chambre de mélange 21 par les ajutages 29 qui sont disposés tangenti@llement à la chambre de mélange. L'air affluant par les aju- tages, forme un tourbillon d'air dans la ohambre de mélange. L'hydrocarbure liquide est admis dans le conduit 35 et la chambre 31 par l'ouverture d'admis- sion 36, il se rend ensuite par le conduit 33 à la chambre 32 située au-dessus de la soupape à hydrocar- bure 20.
Lorsque le déplacement de la tige de soupape 11 produit l'ouverture de la soupape 20, la soupape 22 s'ouvre aussi. L'air pénètre dans la chambre de pulvérisation ou de mélange 21 par l'ajutage 29, pulvérisant en forme de pellicule, par dessus la soupape 20 l'hydrocarbure liquide qui afflue dans mette chambre 21.
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Dans le cas de l'application à un moteur à combustion interne où. l'allumage et la combustion doivent être intermittents, la tige de soupape 11 est actionnée au moyen d'un culbuteur, comme cela est indiqué en 6 et 9. Lorsque l'on aotionne la tige de soupape, la soupape 22 s'ouvre et la pression ces- se instantanément de régner dans la chambre 21 pour un moment. La soupape à hydrocarbure liquide 20 s'ou- vre simultanément et une mince pellicule de cet hy- drocarbure pénètre dans la chambre 21 par dessus la soupape. Cette pellicule est immédiatement divisée par les courants d'air àgrande vitesse qui affluent tangentiellement par les ajutages 29,et le mélange d'hydrocarbure et d'air s'échappe par la soupape 22 qui est ouverte.
Lorsque la pression cesse d'agir sur le culbuteur, la pression de l'air qui règne sous le diaphragme 10,.. lequel a une superficie supérieure à celle des deux soupapes 20 et 22 réunies -, appli- que les soupapes sur leur siège. Il est à remarquer que quand la soupape d'échappement 22 est formée, la soupape à hydrocarbure liquide 20 l'est aussi et que, de plus, l'air n'afflue pas dans la chambre de mélange et ne la traverse pas, parce que sa sortie ne peut s'effectuer qu'à travers la soupape 22 seulement. Mais à l'instant même ou la tige de soupape est actionnée pour produire l'ouverture des soupapes, l'air à l'in- térieur de la chambre de mélange est mis en mouvement et c'est dans cette atmosphère agitée qu'afflue la mince pellicule d'hydrocarbure liquide.
Du fait que cette pellicule affecte la forme titan cylindre creux et que l'air agité vient frapper cette pellicule sous une tangente,- l'agitation du mélange se con- tinuant pendant son passage à travers la chambre de mélange,- résulte un état de fine division/ du mélange
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résulte un état de fine division du mélange d'hy- drocarbure et d'air formant un combustible analogue à un brouillard qui s'échappe par l'ouverture de la soupape 22. La forme sous laquelle la vapeur d'hydro- carbure s'échappe de la soupape 22 dépend de la forme de l'ouverture de celle-ci. Dans les pulvérisateurs pour moteurs à combustion interne établis conformément à l'invention, la soupape a la forme annulaire re- présentée sur le dessin.
Le brouillard d'hydrocarbure s'échappe alors sous la forme d'une nappe radialement à la soupape. Bans le cas de l'application à un four, la forme de la soupape peut être la même ou bien on peut faire usage d'une soupape à orifice, la soupape elle-même s'appliquant dans l'intérieur de l'orifice comme cela est le cas du pointeau de toute admission de liquide.
Il a été question plus haut d'un dispositif culbuteur pour actionner le pulvérisateur, mais ce dispositif est nécessaire seulement dans le cas où la nappe d'hydrocarbure liquide pulvérisée doit être évacuée par intermittences. Dans le cas où la vapeur doit être évacuée sans interruption comme cela se produit pour les fours, le dispositif culbuteur peut être remplacé par un dispositif à vis de réglage d'un genre quelconque approprié ou par tout autre système convenable, la vis de réglage venant porter sur la tige de soupape 11 pour actionner les soupapes 20 et 22.
Le suintement de l'hydrocarbure liquide par la soupape constitue non seulement une perte mais, dans le cas d'un moteur à combustion interne, le suintement dans un cylindre entraine un manque d'éc o- nomie, l'irrégularité de la qualité du mélange et,
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dans certains cas, l'irrégularité de l'avance à l'al- lumage. Un,pulvérisateur dans lequel il y a suintement est appelé quelquefois un pulvérisateur "pleureur".
Cette défectuosité est évitée dans le pulvérisateur du présent système du fait que si l'hydrocarbure li- quide venait à fuir au-delà de la soupape 20 il faudrait aussi qu'il fuie au-delà de la soupape 22 avant de pouvoir s'échapper de la chambre 21 et aussi par le fait que la pression entre 1'hydrocarbure li- quide et l'air est équilibrée ou bien que la pression de l'air est supérieure à celle de l'hydrocarbure.
Dans un cas comme dans l'autre, la pression d'air qui règne dans la chambre 21 s'opposera à tout suintement au-delà de la soupape 20 alors même que celle-ci man- querait d'étanchéité. Une pression de l'air, supérieure à celle de l'hydrocarbure liquide, n'aurait pas pour conséquence de refouler cet hydrocarbure dans les con- duits 33 et 31 puisque lorsqu'il s'agit d'un moteur à combustion interne, la soupape 22 est fermée pendant un laps de temps court et, avant que le mouvement de l'hydrocarbure liquide puisse être renversé, la pres- sion dans la chambre a été réduite par l'ouverture de la soupape 22;
l'hydrocarbure liquide et l'air ont été injectés tous deux dans la chambre 21 et le brouillard d'hydrocarbure dans le cylindre du moteur, le défaut de suinter est très grave pour la plupart des pulvérisateurs et surtout pour ceux où. il est fait usage de pressions élevées pour l'hydrocarbure li- quide et l'air et où aucun effet d'équilibrage n'est créé entre les deux éléments du mélange. Si l'on suppose par exemple un pulvérisateur dans lequel les
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pressions d'air et celles de l'hydrocarbure liqui- de atteignent jusqu'à 56 kg. à 70 kg 30 par centi- mètres carré, et dans lequel il n'y a aucun effet 'équilibrage, la moindre irrégularité dans les sur- faces des soupapes entraînera le suintement de l'hydro- carbure liquide.
Si l'on employait de telles pressions dans le pulvérisateur qui fait l'objet de l'invention, l'hydrocarbure liquide serait retenu par l'air compri- mé à l'ouverture de la soupape. De plus, si l'air fortement comprime avait une tendance à fuir au-delà d'une soupape d'échappement, cette tendance serait compensée et au-delà par la pression de l'air qui s'exerce au-dessous du diaphragme 10. L'effet compen- sateur du diaphragme 10 en antagonisme avec les pres- sions agissant sur les soupapes à hydrocarbure et à air a pour résultat une réduction considérable du taux de compression sur le mécanisme de commande des soupapes et sur leurs organes de fermeture.
Le dia- phragme est préférable à un ressort à boudin comprimé parce qu'il faudrait que le ressort ait la force suf- fisante pour surmonter toutes les pressions d'hydro- carbure liquide et d'air qui pourraient être em- ployées, tandis que la pression d'air qui agit sur le diaphragme est proportionnée à celle qui agit sur la soupape à air.
On sait que dans certains types de moteurs à combustion interne et avec certains types de pul- vérisateurs on utilise une grande quantité d'agir comprimé à haute pression pour pulvériser la charge d'hydrocarbure liquide. La raison en est que la pression du cylindre est élevée, qu'il faut que l'hydrocarbure liquide soit insufflé dans /et air
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fortement comprimé à une vitesse considérable, qu'il soit aussi suffisamment pulvérisé pour assurer l'al- lumage , et que parfois il est nécessaire que l'air afflue à une grande vitesse pour balayer la tête du piston et en chasser l'hydrocarbure qui n'a pas été brûlé. Or la grande vitesse de l'air et de l'hydro- oarbure liquide pulvérisé constitue un inconvénient en ce qu'il est très difficile sinon impossible, de l'enflammer par l'étincelle électrique.
Le grand volume d'air par charge d'hydrocarbure liquide est rendu nécessaire avec un pulvérisateur de ce genre-là paroe qu'il faut du volume pour diviser 1!hydrocarbure et refouler la charge tout entière dans le cylindre moteur. Dans ces conditions et avec des pulvérisateurs eu type dont il vient d'être parlé, le volume d'air employé est de 16 à 30 fois plus grand à charge d'hy- drooarbure liquide égale, que celui qui est nécessaire avec un pulvérisateur du présent système. Il en ré- sulte que la vapeur fournie par ce dernier peut être rendue beaucoup plus riche que la vapeur ou le mélan- ge pulvérisé donné par les pulvérisateurs des types indiqués plus haut ; plus, l'effet du refroidissement est beaucoup moindre car la consommation d'air est moindre et la pression est mons élevée.
La richesse ou la pauvreté d'un mélange influe aussi sur les pressions dans la cylindre. Un bon mélange s'englammera par allumage automatique dans une atmopphère dont la pression ne dépasse pas 8,5 Kg par centimètre carré. Un mélange pauvre ne s'enflam- mera pas de cette manière avec sureté, et si l'on injecte une charge avant la phase de compression et si la charge est faible, le taux de compression est réduit, le mélange sera pauvre et l'allumage/ne se
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produira pas. Mais, si l'on peut obtenir un bon mé- lange et l'injecter dabe le cylindre, sur le trajet d'une étincelle, à une vitesse assez réduite pour que celle-ci puisse l'enflammer, il y aura allumage.
Le pulvérisateur établi conformément à l'invention permet de réaliser ces desiderata, lors même que le taux de compression est faible et que le mélange fi- nal, à l'état de brouillard, formé par l'hydrocarbure liquide finement pulvérisé et l'air injecté dans le cylindre, est pauvre. Les mélanges pauvres exigent une compression élevée lorsque l'allumage est effectué par la chaleur de compression seulement. Par consé- quent, dans les cas où il est fait usage de volumes d'air considérables pour la pulvérisation, et à taux de compression réduits, il faut que la compression soit élevée pour assurer l'allumage automatique. Il faut ajouter en outre à la compression nécessaire pour surmonter les effets de refroidissement dus à la dilatation un grand volume d'air à haute pression.
Bien que dans ces cas là un accroissement de la oom- pression augmente le rendement thermique du moteur, il y a une limite à ce perfectionnement, laquelle est imposée par la dépense exigée pour comprimer l'air et par les considérations physiques auxquelles il doit être satisfait.
Le pulvérisateur qui fait l'objet de l'invention premet de réaliser un écoulement rapide et un brou.il- lard aussi riche qu'on peut le souhaiter, à un état de @ivision tel que l'allumage et la combustion com- plète soient assurés.
Ce brouillard est injecté dans le cylindre à une pression quelconque capable de faire arriver la
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charge dans la chambre de compression dans le court laps de temps dont on dispose et il est enflammé soit par la chaleur de la compression, soit par l'étincel- le électrique; étant donné que ce pulvérisateur per- met l'injection dans le cylindre d'une charge de brouillard de qualité certaine et déterminée à l'a- vance, on peut calculer l'instant où se produit l'al- lumage avec une grande précision pour obtenir les meilleurs résultats.
A faibles charges et pressions, on peut produire la mise de fey certaine au moyen de l'étincelle électrique et cette caractéristique du présent pulvérisateur permet la mise en marche d'un moteur froid à partir d'un arrêt, soit en avant, soit en sens contraire, sans avoir recours à l'air comprimé ou d'autres moyens pour renverser le moteur.
Quelques centimètres cubes d'air pour la pulvérisa- tion, quelque charges d'hydrocarbure liquide (souvent une seule) et une étincelle, suffisent pour mettre un moteur en marche. La différence dans le nombre de charges d'hydrocarbure liquide nécessaires dépend du moteur ou de l'état du combustible. Lorsque un moteur a été au repos pendant un certain temps, le premier coup dans un cylindre froid peut ne pas al- lume aussi bien que le deuxième, et la première explosion qui en résulte peut-être insuffisante,- l'hydrocarbure liquide et l'air étant réglés pour la marche,- pour faire tourner le moteur jusqu'au point d'allumage suivant.
Pour opérer le changement du moteur d'un canot automobile et d'un autre moteur analogue, dans le présent système il n'est pas besoin d'avoir recéurs à un système de changement de marche. Il suffit
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d'intercepter l'admission du combustible pour permet- tre au moteur de s'arrêter, de déplacer l'étincelle, de rétablir l'admission du combustible et de régler la position de l'étincelle jusqu'à ce qu'on obtienne la première explosion. Ce système de mise en marche est décrit dans un autre brevey déposé le 1er août 1927 par la société The Mari on Steam Shpvel Company.
Après la mise en marche et dès que la pression atteint 8,5 kgs cm2 environ, on peut mettre l'étincelle hors circuit et continuer l'allumage par la chaleur de compression. Les demandeurs ont reconnu qu'une pression d'air de 14 kg cm2 environ est suffisante pour l'injection du brouillard d'hydrocarbure dans le cylindre ait nne vitesse suffisante pendant la marche où la compression varie de 8,5 à 10,5 kg/cm2 et une petite provision d'air destinée à la mise en marche du moteur est portée à une pression un peu plus élevée, la pression en excès ayant pour objet de se précau- tionner contre toute fuite possible d'air du réser- voir.
Dans le cas d'un moteur de 30 BP, pour bateau, la capacité du réservoir à air prévue sera de 500 cm2 environ et, à la mise en marche après arrêt il arrive fréquemment que la réduction de la pression dans ce réservoir n'est pas supérieure à de 1 à 3 %. Après la mise en marche, l'air du pulvérisateur est fourni par une petite pompe ou compresseur d'air commandé par l'arbre moteur.
Il a été reconnu que dans le cas d'un échappement du type conventionnel commandé par une soupape, l'écoulement de la pellicule de vapeur d'hydrocarbure dans le sens vertical est incertain. la pellicule a une tendance à suivre la surface avec laquelle elle est en contact, ou bien, lorsqu'elle quitte cette surface, elle tend à suivre une surface adjacente @
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Gela est surtout le cas quand la face extérieure de 1'ouverture ou de la soupape est une surface unie, cylindrique ou autre. Il en est de même aussi pour une pellicule d'hydrocarbure liquide.
A sa sortie par l'ouverture de la soupape, cette pellicule, si elle n'est pas réglée peut jaillir vers le haut ou vers le bas, par dessus les surfaces de la culasse du aylin- dre, les parois du cylindre, et les surfaces de l'in- jeoteur ou pulvérisateur, et la tendance de la pel- licule à dévier du chemin direct sera influencé et modifiée par les variations des conditions et des pressions à l'intérieur du cylindre. Lorsque l'allu- mage est effectué par l'étincelle électrique, l'ir- régularité dans la direction de la sortie de la pel- licule donnera lieu à une combustion et à un fonc- tionnement irréguliers et, même lorsque l'allumage est effectué par la chaleur de compression où par d'autres moyens, cette irrégularité dans la direction de la sortie de la pellicule occasionnera des pertur- bations.
Dans le présent système, la sortie de la pellicule est réglée et dirigée par un stabilisateur 37, -représenté sur les fige 1,2,3,5,6 et 7 du même dessin,- formé sur la périphérie de la soupape 22 ou du siège de soupape 38, ou dans le voisinage de l'ouverture. Que le stabilisateur soit venu d'une pièce avec la soupape ou avec son siège, qu'il soit venu d'une pièce avec la paroi d'une ouverture de forme quelconque, ou qu'il soit monté indépendamment de la soupape ou de la paroi de l'ouverture, il devra se terminer angle aigu et son diamètre extérieur devra être plus grand que le diamètre extérieur des parties adjacentes de l'appareil.
La pellicule d'hy-
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drooarbure liquide ou de vapeur d'hydrocarbure suit la surface de l'ouverture de la soupape et celle du stabilisateur jusqulà son bord extrême qu'elle quittera sans modifier sensiblement sa direction. La forme du stabilisateur influe sur la direction de l'évacuation. Un stabilisateur horizontal du genre représenté sur la fig. 6, donnera une pellicule à peu près horizontale, et un stabilisateur de la forme représentée sur la fig. 5 donnera à la pelli- cule une direction légèrement descendante.
Lorsqu'on désire appliquer l'allumage électrique, la direction de la pellicule d'hydrocar- bur e à sa sortie étant commandée, on peut régler la position de l'étincelle de la manière la plus satisfaisante. On a remarqué que lorsque le moteur est froid à la mise en marche, ou bien lorsqu'il marche au ralenti, il est préférable que la pellicule soit dirigée à travers le pont d'étincelle, c'est- à-dire que l'étincelle est réglée de manière qu'elle puisse entourer la pellicule. Le jaillissement de létinoelle et l'injection sont en pratique synohronisés, bien qu'un certain réglage soit prévu entre eux parce qu'il est reoonnu que lorsque les conditions de mise en marche ou de fonctionnement diffèrent, un léger réglage peut permettre d'obtenir de meilleurs résultats.
Lorsque les conditions de fonctionnement sont normales, on met l'étincelle hors circuit après la mise en maeche et on opère l'allumage par la chaleur de compression. Le fonctionnement est aussi amélioré lorsque la direction de la pellix ouïe est réglée.
Dans le mode de construction représenté sur
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le dessin, l'ouverture de sortie formée entre la sou- pape 22 et son siège a la forme annulaire, mais oette forme pourra varier suivant l'application à laquelle le pulvérisateur est destiné. Ainsi par exemple dans le cas de son application au travail de four, dans lequel la oommande de la direction de la pellicule à sa sortie a moins d'importance que dans le cas d'un moteur, l'ouverture de la soupape peut être formée à l'extrémité du pulvérisateur au lieu de se trouver sur le coté comme le montre la description; dans oe cas, la soupape est du type intérieur (oomme dans un pointeau) au lieu d'être du type extérieur.
Dans les pulvérisateurs du présent système établis en vue de leur application aux fours, l'échappement est interrompu et l'ouverture et la fermeture du pointeau ou de la soupape extérieure sont commandées par une vis ou autre organe analogue actionné à la main. Dans certains genres de travaux de fours on fait usage assi d'un stabilisateur directeur de pel- licule entourant l'ouverture de sortie, conformé de manière à guider la pellicule dans la direction vou- lue.
On voit par ce qui précède que l'invention comprend un mode de production d'un brouillard des- tiné à former la charge d'un moteur à explosions ou à combustion et que les phases de cette production consistent à introduire dans une chambre une quantité d'air comprimé relativement plus faible que la quan- tité d'hydrocarbure liquide, évaluée tous deux en poids; à introduire par intermittences par pression de l'hydrocarbure liquide en quantité relativement plus grande que la quantité d'air ainsi calculée;
à ouvrir par intermittences l'extrémitéde cette chambre
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où se fait la sortie étant donné que l'hydrocarbure est admis par l'extrémité de l'admission, et à con- traindre la pression exercée sur l'air de l'agiter oiolemment et, par l'effet de son agitation, de l'o- bliger à pulvériser l'hydrocarbure liquide de telle façon qu'une fois ainsi mélangé à l'air, il en résulte un combustible analogue à un brouillard.
On conçoit également que l'air est admis de pré- férence dans oette chambre depuis le conduit à air, tangentiellement par rapport à la paroi de la chambre, de façon à accroître le tourbillonnement de l'air où. à le produire. Il est évident qu'il est préférable aussi d'admettre l'hydrocarbure liquide dan s ladite chambre sous la forme d'une pellicule ce qui, com- biné au tourbillonnement de l'air, a pour résultat une division de l'hydrocarbure liquide plus parfaite et pour ainsi dire infinitésimale, de sorte que quand ces partooules infimes sont absorbées par l'air il en résulte le produit assimilable à un brouillard ci- dessus mentionné.
Il a été question plus haut d'appliquer une pression de 14 kg/cm2 pour effectuer l'injection quand la compression est environ 8,5 à 10,5 kg/cm2.
Il est à remarquer de plus que la pression d'air em- ployée pour le pulvérisateur est ordinairement de 8,5 à 28 kg/om2 ce qui est suffisant à la rencontre de l'hydrocarbure liquide et de l'air dans la chambre de mélange ou de pulvérisation 21, l'air affluant dans cette chambre par les ajutages tangentiels 29.
Ces courants d'air tangentiels exercent une action violente pour diviser et pulvériser l'hydrocarbure liquide et obliger les fines particules à rester pour ainsi dire en suspension dans l'air. La pression @
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de l'air et oelle de l'hydrocarbure liquide, qui sont toutes deux par exemple de 10,5 à 28 kgs par centi- mètre carré, la course tourbillonnante de l'air, affluant tous deux dans la chambre de pulvérisation 21, et le passage rapide de l'hydrocarbure liquide et de l'air devant la soupape d'échappement ou disque 22 exercent leur action combinée pour réduire les parti- cules d'hydrocarbure liquide à un état de pulvérisa- tion tel qu'il se distingue seulement de l'état de vapeur ou de Vaporisation,
ce dernier état ne se pro- duisant pas avant que cet agent de combustion ait été exposé à l'action de la chaleur inhérente à la oom- bustion ou celle qui précède immédiatement l'allumage.
La meilleure indication que l'on puisse donner sur l'état de la charge combustible, lorsqu'elle sort de ce pulvérisateur et afflue dans un cylindre, c'est qu'elle forme un brouillard formé par les constituants de l'hydrocarbure liquide et de l'air.
Il doit être entendu aussi que le brouillard produit par ce pulvérisateur se compose d'une quanti- té d'air inférieure à la quantité d'hydrocarbure.
Cela se réfère aux quantités relatives telles que déterminées en poids. Ainsi par exemple, si l'on prend 28 1/3 décimètres cubes d'air liquide par effort de freinage d'un cheval vapeur (ce qui est relativement élevé) et 270 grammes environ d'hydro- carbure liquide par un effort de freinage d'un oheval- vap eur-heure (ce qui est approximativement la quan- tité employée) le poids de ce volume d'air sera 34 grammes environ par effort de freinage d'un cheval- vapeur-heure. Cela en supposant que l'ait libre est à la température de 21 C environ.