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BREVET d'INVENTION Perfectionnements à la fabrication de briquettes combustibles
La présente invention concerne la fabrication de briquettes combustibles en partant mit d'anthracite ou de tout autre char- bon ou co ke, soit d'un mélange contenant une ou plusieurs de ces matières, qui sont mélangé es à un état convenabl e de fine di- vision avec un liant constitué par une liqueur sulfitée résiduel- le provenant des fabriques de pâte de bois, ces briquettes étant moulées, puis cuites.
Dans la fabrication de briquettes d'après les procédés déjà connus, on se heurte à des difficultés considérables pour obte- nir de manière suivie un produit final qui soit imperméable à l'humidité, capable de résister aux chocs et qui possède une bonne qualité de combustion, principalement en raison de ce que les proportions de matière granuleuse et de poussier ou farine de charbon contenus dans la masse, sont facilement sujettes à variation.
L'objet principal de l'invention est de permettre la fabri ca-
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@ d'une matière briquetée qui possède de manière suivie de bonnes qualités de combustion, qui soit imperméable à l'humidité et possède une grande résistance mécanique.
, Dans ce but, la présente invention .consiste en général à sé- parer le poussier fin, ou farine, de la partie grànuleuse du combustible à sec, et à réintroduire ce poussier ou farine en proportion définie dans la matière granuleuse après que cette dernière a été mélangée avec le liant On a trouvé que la pré- sence de ce poussier ou farine en proportion définie a un effet avantageux du fait qu' il remplit les interstices entre les partie granuleuses de la masse et rend en même temps la qualité du pro- duit uniforme quelles que soient les variations d'origine des matières premières.
Suivant un mode de mise en oeuvre dé l'invention, des fines d'anthracite sont d'abord séchées et tamisées à travers un tamis de 2 à 2,4 mailles au cm. de façon à enlever toute matière de diamètre supérieure à 4 ou 3mm. matière qui peut, si on le dès!- re, être concassée et ramenée au tamis, , ou peut, si on le préfè- re,être vendue comme menu ou charbon fin..
La matière tamisée contient une proportion notable de poussier fin pu de farine qui doit être séparée de la portion granuleuse et est mise de coté pour l'emploi subséquent* Cette séparation peut être effectuée par un extracteur à cyclone qui peut agir sur la matière lorsqu'Felle passe à travers le séchoir. Le séchoit de charbon p eut être combiné ou non avec le tamis, suivant les besoins.
Les fines 6' anthracite, après lenlèvement de la farine, con tiennentgénéralement une matière granuleuse suivant les catégories ci-après dans les proportions suivantes:
EMI2.1
<tb> Grains <SEP> de <SEP> 2,4 <SEP> mailles <SEP> au <SEP> cm <SEP> 60%
<tb>
<tb> " <SEP> 6,6 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> 12%
<tb>
<tb> " <SEP> 10 <SEP> " <SEP> " <SEP> " <SEP> 7%
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Grains de 26,6 mailles au cm 15% La quantité de farine contenue dans les fines avant traitement varie beaucoup, et on a trouvé que c' est à cette variati&n que sont dues en grande partie les difficultés auxquelles on se heurte dans la fabrication de matière briquetée de qualité suivi Or d'après 1 a présente invention, l'anthracite' granulé sé ché, après emlèvement de la farine est mélangé, avec de la liqueur sulfitée à environ 28 B et à 65 ,
dans un appareil convenable qui assure une distribution parfaite de la liqueur à travers la mati ère granuleuse, des proportions convenables étant: 86% en poids de matière granuleuse pour 9% de liqueur sulfitée. Après que ces constituants ont été convenablement Mélangés, on ajoute approximativement 5% de poussier ou de farine et on recommence l'opération de malaxage jusqu' àce que la masse devienne effectivement plastique, après quoi elle peut être transportée à la trémie de la presse à briqueter.Une fois moulées les brique ttes sont cuites à une température d'environ 326 C pendant environ 22 minutes et sont ensuite refordies.
Des briquettes ainsi fabriquées peuvent résister à une pression de 39 kg/cm après cuisson, et même après immersion dans de l'eau pendant 20 minutes, elles résistent à une pression de 24 kg/cm2. De plus, ces briquettes s' enflamment, aussi facilement que le charbon ordinaire et brûlent sans fumée.
Le dessin ci-j oint représente schématiquement une installatior pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention.
Dans la disposition représentée, la matière à briqueter est amenée d'une soute A par des moyens convenables, par exemple, une grue roulante ou un pont roulant B, une trémie C d'où elle est élevée par un transporteur à chaîne sans fin C' à une trémie D disposée au dessus du choir E. Ce séchoir peut être chauffé par les produits de combustion d'une chaudière S passant par un @ tuyau T, et, en engendrant dans la chambre de séchage un tirage
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centrifuge ascendant, le poussier ou farine peut être séparé et conduit à un réservoir F, tandis que la matière granuleuse plus lourde passe du fond du séchoir E à un tamis incliné pos- sé dant environ 2, 4 mailles au cm, tamis auquel on a combiné un séparateur magnétique pour enlever tous les morceaux de fer.
La matière granuleuse tamisée passa du tamis à un simpl e broyeur à rouleaux H et tout nouveau poussier ou farine produit est enlevé et transporté au réservoir F, tandis que la matière gra- nuleuse pénètre dans un transporteur à vis I dont le rotor est de actionnépréférence à grande vitesse de sorte que la vitesse d'avancement est approximatitement d'un kilog :le combustible à la seconde au delà d'un point donné quelconque pour une ins- tallation travaillant avec un rendement d'environ 3 tonnes à l'heure. Pendant son passage à travers ce transporteur à vis, le combustible est humecté de liqueur sulfitée de densité re- quise et de température requise, cette liqueur étant introduite par une série d'ajutage J disposés au dessus du transporteur I.
Bu transporteur I, la masse humectée passe à un deuxième trans- porteur à vis K et pendant son passage par ce transporteur la proportion requise de poussier ou de farine est introduite par réservoir F. Lorsque l'ensemble de la masse a été soigneusement malaxée, cette masse devient relativement plastique et, non col- lante, et est ainsi en état convenable pour le moulage, En quit tant le transporteur à vis K, la masse plastique est conduite 1 une presse de moulage L dont les roul eaux consolident la matiè- re et lui donnent la forme de briquettes qui sont déchargées sur une bande transporteuse M à mailles ouvertes, pour le pas- sage au transporteur N du four de séchage 0.
les mailles ouver- tes de la bande transporteuse M sont de grosseur telle qu'elles laissent tomber les briquettes brisées ou endommagées sur une bande transporteuse inférieure o, qui conduit cette matière à une trémie collectrice S'ou elle 'peut être ramenée par un trans
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porteur R à un point convenable de l'appareil pour un nouveau traitement*
La chaudières ci-dessus mentionnée peut fournir de la vapeur @ pour élever la température de la liqueur sulfitée, pour alimenter des j jets de vapeur destines au nettoyage, et pour d'autres utili- sations.
Cette chaudière peut être chauffée, au gaz, le gaz étant tiré d'uneinstallation de gazogène brûlant les briquettes fabri- quées d'après le présent procédé. De même, le gaz ainsi fabriqué, p eut être employé au chauffage du four de séchage des briquettes*