<Desc/Clms Page number 1>
Sy.stème de graissage des organes de maohines en mouvement, notamment applicable aux locomotives
L'invention est relative à des perfectionnements et additions apportés au système de graissage sous pression des organes de machines en mouvement, décrit au brevet principal, consistant en un graisseur qui est porté par la pièce sur laquelle se trouve le point à graisser et qui renferme un dispositif de compression de l'huile, ce dispositif ou pompe de compression étant mis en action par les déplacements relatifs de la pièce qui le porte' et d'une autre pièce de la machine, voisine de la première, mais ne participant pas au même mouvement.
L'invention concerne plus particulièrement la commande des pistons de la pompe ou dispositif mettant l'huile sous pression et la commande du levier de cette pompe elle-même, actionnée par un organe voisin de celui qui la'porte, de manière à réaliser un ensemble fonction- nant automatiquement et sans aucune intervention, en marche, de l'agent chargé de conduire la machine.
<Desc/Clms Page number 2>
Le mécanisme de la pompe doit, en outre, être tel que la pompe fonctionne sans choc, sans jeu.et sans usure, puisqu'elle est abandonnée à elle-même pendant la marche et hors de vue du mécanicien. Cette pompe assure l'alimentation d'un certain nombre, variable suivant chaque cas particulier, de départs conduisant l'huile directement jusqu'aux divers points à graisser, chaque départ étant alimenté séparément pour rendre le graissage positif. A cet effet, la pompe comporte autant de pistons que de départs; les axes de ces pistons sont parallèles entre eux et tous actionnés par un même cadre animé d'un mouvement rectiligne alternatif.
La. commande du mouvement de ce cadre et le système d'encliquetage de l'arbre de la pompe avec la manivelle conduits par un organe voisin, sont établis de façon à assurer un fonctionnement sans choc et sans jeu.
Pour bien faire comprendre l'invention, on l'a décrite ci-après, en regard du dessin annexé sur lequel:
La figure 10 est une vue en plan du cadre actionnant les pistons de la pompe et de sa manivelle de commande, et
La fig, 11 la vue en coupe verticale, axiale correspondante, suivent le plan 11-11 de la fig.10,
La fig. 12 est uno vue-prospective du mécanisme de liaison de la pompe avec le levier qui l'entraine et qui est actionné lui-même par un organe voisin de la machine.
La pompe destinée à mettre l'huile sous pression est susceptible de varier de forme suivant le nombre de départs qu'elle doit alimenter et aussi suivant l'emplacement qu'alla doit conuper. A chaque départ correspond un piston spécial et tous ces pistons sont actionnés par un même cadre 43 ( fig. 10 & 11 ) supposé isolé de tout le reste de la pompe avec le mécanisme qui l'entraîne. Ce cadre est animé d'un mouvement rectiligne alternatif suivant les flèches f
<Desc/Clms Page number 3>
grâce à des guides non représentés, par le bouton de manivelle 44 monté sur le plateau 45 lui-même fixé à l'extrémité de l'arbre 46. Cet arbre tourne autour de son axe sous l'action d'une pièce voisine, comme il est indiqué ci-après.
Si le mouvement du cadre 43 était commandé par un simple tourillon n'épousant pas complètement l'espace libre entre les coulisseaux du cadre, les pièces seraient sujettes à des chocs, l'usure, et prendraient rapidement un jeu nuisible.
Cette partie de l'invention a précisément pour but de donner le maximum de surface de contact à la soie de la manivelle 44. A cet effet, elle est garnie d'un coussinet en bronze 47 qui coulisse dans un logement cylindrique 48 ménagé dans le cadre 43. Ce coussinet 47 entraîne par la manivelle 44, va et vient dans son logement tout en trans- mettant le mouvement voulu au cadre 43 sur lequel il porte par une grande surface.
Le coussinet 47 est percé, suivant son axe, d'un canal 49 qui traverse également la soie de la manivelle 44 et qui amène l'huile à l'axe de la manivelle. Par suite du mouvement alternatif que le coussinet 47 prend suivant son axe, dans son logement cylindrique 48, l'huile, qui baigne le tout, a aussi un courant alternatif dans le canal 49 et la soie de la manivelle se trouve parfaitement lubrifiée.
L'arbre 46 est actionné par l'intermédiaire du dispositif de la figure 12.
La pompe montée sur une pièce, mobile ou fixe, de la machine, est actionnée par une pièce voisine n'ayant pas le même mouvement que la première. Cette pièce agit, en général, pour donner un mouvement de va et vient au levier 50, au moyen d'une biellette articulée en 51. Si l'on faisait @
<Desc/Clms Page number 4>
commander l'arbre 46 à la manière connue, par le levier 50 au moyen de deux cliquets, l'un moteur monté sur 50, l'autre de retenue monté sur un point fixe, on n'aurait qu'une dent du rochet actionnée par le cliquet moteur et une retanue par le cliquet fixe ; il en résulterait une usure importante et il faudrait employer des dents assez grosses pour avoir la résitance nécossaire.
Suivant le dispositif de l'invention, représenté en perspective sur la figure 12, toutes les dents des rochets concourent ensemble à l'entraînement ou à la retenue de l'arbre. A cet effet, l'encliquetage se compose de trois roues 52, 53 et 54 coaxiales avec l'arbre-manivelle, de manière à éviter toute perturbation qui pourrait provenir de l'excentricité du centre de gravité.
La roue inférieure
52, solidaire du levier 50 a sa denture taillée sur sa face supérieure, tandis que la roue intermédiaire 53 porte des dentures sur ses deux faces ; les dentures de 53, en sens inverse l'une de l'autre, peuvent venir en prise avec les dentures correspondantes des .roues voisines 52 & 54. cette roua 53 ou± fix@@ aux l'arbre-manivelle 46 et alle est entrainée dans le sens de la flèche! par la roue 52 du levier 50.
La roue supérieure 54 avec denture taillée sur sa face inférieure est solidaire du bâti de la pompe ; retenuepar la butée 55, elle ne peut tourner, mais se déplacer légèrement le long de l'arbre 46 de façon à laisser échapper les dents de la roue 53 lorsque celle-ci tourne dans le sens de la flèche i. Quand ce mouvement cesse, le ressort supérieur 56 remet les dents en prise et la roue 53 ne peut revenir en arrière. Le ressort inférieur 57 permet, de même, aux dents des roues 52 et 53 d'échapper, lorsque le mouve- ment du levier 50 et, par suite, de la roue 52 se fait en
<Desc/Clms Page number 5>
sens inverse de la flèche j et que 53 est immobilisé par 5; ce ressort remet, au contraire, les roues 52 & '53 en prise dès que le levier 50 tourne dans le sens de la flèche j.
On voit que le levier 50 entraîne l'arbre 46 progressivement dans le même sens, avecttoutes les dents des roues 52 et 53 en prise, que 46 est immobilisé pendant le mouvement inverse du levier 50 et que la rotation de l'arbremanivelle 46 peut être aussi lente qu'on le désire, car elle dépend du nombre de dents des rochets.
Revendications 1 ') Dans un système de graissage sous pression suivant le brevet principal, comportant une pompe destinée à mettre l'huile sous pression, laquelle peut varier de forme suivant le nombre de départs qu'elle doit alimenter, un piston spécial correspondant à chaque départ et tous ces pistons étant actionnés par un même cadre supposé isolé du reste de la pompe, un mécanisme de transmission de mouvement d'une manivelle au cadre, auquel cette manivelle communique un mouvement rectiligne alternatif, caractérisé par l'application d'un coussinet en bronze tournant sur la manivelle et coulissant en même temps dans un logement cylindrique ménagé dans le cadre, l'ensemble étant percé de canaux en vue de la lubrification.