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Soc. PIERONI & CORI, Naples, Italie, via Caracciolo 11.
Thermomètre clinique en métal sans mercure.
Les thermomètres employés pour vérifier la température des malades, sont généralement constitués par une tige en verre, ayant au centre un tube capillaire fermé aux deux bouts, dont l'un est gonflé en ampoule remplie préférablement de mercure qui, en se dilatant par l'effet de l'augmentation de la température, marque sur une échelle tracée le long du tube même,la dite température.
Ces thermomètres sont en général à maxima, c'est-à-dire que la colonne de mercure ou une partie de cette colonne, montée dans le tube capilaire, reste immobile, une fois que le thermomètre n'est plus en contact avec le patient, afin de retenir l'indication du degré de température atteint pendant l'application. Avant de s'en servir à nouveau, il est nécessaire de soumettre l'instrument à une série de secousses plus ou moins violentes, pour que la partie du mercure restée dans le tube, retombe dans l'ampoule à son niveau normal.
Or ces thermomètres ont plusieurs inconvénients, ils sont d'abord très fragiles, ils ont une longueur incommode et tant soit peu incombrante. et enfin l'opération de faire retomber la colonne mercuriale est généralement ennuyeuse.
L'instrument formant l'objet de la présente invention est un thermomètre clinique en métal sans mercure. Il
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convient plus particulièrement aux observations médicales.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente à une échelle plus grande, une forme d'exécution du thermomètre en métal suivant l'invention.
La Fig.i le montre en vue antérieure.
La Fig.2 en est une vue de derrière, la calotte de protec- tion étant enlevée, et
La Fig.3 montre schématiquement, en perspective, une par- tie du mécanisme intérieur, plus particulièrement l'arbre du mouvement avec les organes qui sont montés sur ce dernier.
Comme dans toutes les montres ou instruments du même genre, le mécanisme du thermomètre métallique repré- senté, est maintenu entre deux platines a et b, dont la dernière forme la plaque arrière. La pièce principale du mécanisme est constituée par l'arbre±, supporté entre des coussinets en pierre dure et sur lequel sont montés et fixés: au dehors de la platine-avant a, une aiguille e dont l'extrémité court le long d'un arc gradué en degrés et dixième@de degrés de température, à partir d'un point de base donné, par exemple à partir de 35 C. au dessous duquel la température humaine ne descend jamais. L'arc gradué est protégé par une calotte en verre permettant la visibilité de l'échelle.
Derrière la platine a est placée une petite roue dont la périphérie est taillée sur tout le pourtour en engrenage à petites dents inclinées vers la gauche par
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rapport aux rayons de la roue (Fig.2).
L'arbre ± porte en outre, une petite poulie à gorge h, placée derrière la roue g, ainsi qu'un ressort en spirale i, semblable à un ressort ordinaire de montre, mais très léger et fort sensible aux changements de température. L'extrémité intérieure de la spirale est accrochée à l'arbre c et son extrémité extérieure est attachée à la platine b. Ce ressort étant l'organe moteur produisant la rotation de l'arbre ± dans une direction ou dans l'autre selon que le dit ressort i se détend ou se resserre, entraine l'aiguille e dans ses mouvements.
Dans la gorge de la poulie h est enroulé un cheveu de tête d'homme sain, fixé par son extrémité rapprochée du centre à la dite poulie-et par son autre extrémité au bout inférieur d'un levier 1 pivotant en! et dont l'extré- mité supérieure est reliée rigidement par une petite bielle de connexion 1, à un ressort compensé m, constitué de deux métaux à coéfficient de dilatation différent, tel que par exemple acier et laiton. Ce ressort m a la forme d'un grand J et l'extrémité de sa partie recourbée n est fixée en o à la platine b.
Par cet arrangement, la rotation de l'arbre c due à l'expansion du ressort 8, fait enrouler le cheveu sur la poulie h et tirer en conséquence le levier qui repousse en arrière le ressort m en le tendant.
Un bras élastique p, s'étendant presque radialement à travers le boitier du thermomètre et qui est fixé par
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son extrémité extérieure à la boite, est taillée à son extrémité tournée vers le centre, d'une série de petites dents égales et inclinées dans le même sens que celles de la roue¯g avec lesquelles elles sont en prise, ce qui fait que la roue ¯01 tant qu'elle engrène avec ce bras, peut tourner dans une direction qui est précisément celle de la direction des aiguilles d'une montre, mais non pas dans le sens opposé. En conséquence l'aiguille peut glisser, en montant le long de l'échelle des températures, mais elle ne peut pas descendre aussi longtemps que l'accouplement décrit subsiste.
A la partie inférieure de la boite du thermomètre est disposée dans une glissoire 3 une pièce comportant d'un côté un bras r, s'étendant vers le haut et de l'autre côté un bouton s, faisant saillie sur le bord de la dite boite. Le bras r a une longueur telle et est placé de telle sorte qu'il puisse heurter au dessous de la bande élastique.? et la soulever, lorsqu'il est tiré à gauche par le bouton s. Ce soulèvement de la bande p délie l'accouplement entre la roue g et la bande de sorte que cette roue libérée peut tourner dans le sens contraire entraînant avec elle l'aiguille, qui peut maintenant retourner au point de départ.
Enfin, du côté opposé à la bande et également à travers de l'instrument, est disposée une pièce t, conve- nablement formée pour appuyer sur la partie n du ressort compensé m et en régler la tension. Cette pièce est
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commandée par une vis u, qui se visse depuis le dehors du thermomètre, dans le creux axial fileté de la dite pièce t.
Le fonctionnement du thermomètre décrit, a lieu de la manière suivante. A l'état de repos, le bouton s doit être tiré tout à fait à gauche de la gilssière q (Fig.2), le ressort i est complètement détendu et l'aiguille se trouve à la partie la plus basse de l'échelle, le ressort m est tendu de manière à maintenir la tension du cheveu sur la poulie h et la bande élastique p engrène avec son extrémité en crémaillère avec la dentelure périphérique de la roue g.
A l'instant où le thermomètre est mis en contact, à l'endroit choisi avec le corps du patient, le ressort 1 commencera à sentir les effets de l'augmentation de la température et se détendra, mais comme il est fixé avec son extrémité à la platine b et à l'arbre ±, il fera tour- ner ce dernier dans la direction des aiguilles d'une montre entraînant avec lui l'aiguille e parce que la roue ± n'est pas empêchée ou gênée dans ce mouvement par la crémaillère du bras p, au dessous de laquelle elle peut glisser, grâce à l'inclinaison et à la forme parallèle des dentures de ces deux organes. En même temps la poulie h entraînée dans le mouvement de rotation de l'arbre±, fera enrouler le cheveu qui y est fixé.
Ce dernier, tirant à son tour le levier 1, fera plier en arrière le ressort compensé m le maintenant ainsi en tension.
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Ce mouvement durera jusqu'à ce que la température du ressort i qui est encore inférieure à celle du corps avec lequel le thermomètre se trouve en contact, augmentera, et que le ressort lui-même continuera à se dilater. Dès que les deux températures seront égalisées, la dilatation du ressort i cessera et, avec lui, le mouvement de rota- tion de tout le mécanisme ainsi que de l'aiguille, dont la pointe aura marqué sur l'échelle la dite température.
Si le thermomètre est retiré du contact avec le corps du patient et comme la crémaillère de la bande élastique d'arrêt p empêche la rotation en sens inverse de la roue et de tout le mécanisme, l'aiguille restera immobile à la graduation qu'elle aura atteinte, tandis que le ressort m sera tendu.
Entre temps, le ressort i commencera à se refroidir et tendre à se contracter, mais cette contraction ne pourra pas avoir lieu parce que la roue g et l'arbre ± sont arrêtés.
Si le bouton s est maintenant tiré à gauche, dans sa glissoire 2 le bras ± soulèvera la bande p, rompant l'accouplement entre l'extrémité en forme de crémaillère de cette dernière et la denture de la roue de sorte que la roue, rendue libre, permettra aux ressorts i et m de se détendre, ce dernier agissant sur le cheveu, fera tourner la poulie h, qui ramènera tout le mécanisme à la position de repos ou de départ, avant une nouvelle appli- cation du thermomètre sur le corps du patient.
Il est évident que, pour que ces mouvements de retour
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aient lieu à fond, c'est-à-dire pour que l'aiguille retombe tout-à-fait dans sa position initiale de départ, il faut laisser au ressort i le temps nécessaire de se refroidir, avant de reprendre la température normale, sans quoi ce mouvement de retour ne serait pas complet, ainsi qu'il est aisé de le comprendre.
Le thermomètre décrit est exclusivement constitué dans ses organes essentiels par des parties métalliques, de sorte qu'aucun danger de rupture n'est à craindre.
Sa forme générale semblable à celle d'une montre de poche est peu encombrante et il suffit de déplacer un petit bouton s, placé à l'extérieur de la boite, pour que l'aiguille indiquant la température revienne automatique- ment à son point initial.
Un autre avantage du thermomètre selon la présente invention est que la température est indiquée par une aiguille qui@ parcourt un arc gradué, visible au dehors, ce qui rend la lecture facile, contrairement à ce qui artive dans les thermomètres ordinaires en verre, dans lesquels, pour augmenter la visibilité de la colonne de mercure, le tube est prismatique et la lecture de la graduation est parfois difficile, surtout si la lumière n'est pas assez claire ou pas assez bien placée.