Thermomètre elinique métallique. Les thermomètres employés pour vérifier. la température des malades sont générale ment à mercure, à maxima, c'est-à-dire que la colonne de mercure ou une partie de celle- ci montée dans le tube capillaire reste immo bile, une fois que le thermomètre n'est plus en contact avec le patient, afin de retenir l'indication du degré de température atteint pendant l'application. Avant de s'en servir à nouveau, il est nécessaire de soumettre l'ins trument à une série de secousses plus ou. moins violentes, pour que la partie du mer cure restée dans le tube retombe dans l'am poule à son niveau normal.
Or, ces thermomètres ont plusieurs incon vénients, ils sont d'abord très fragiles, ils ont une longueur incommode et tant soit peu en combrante et enfin l'opération de faire re tomber la colonne mercurielle est générale ment ennuyeuse.
L'instrument formant l'objet de la pré sente invention est un thermomètre clinique métallique destiné à éviter ces inconvénients.
Le dessin annexé, donné à titre d'exem ple, représente une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fi-. 1 le montre en vue antérieure; La fi-. 2 est une vue clé derrière, la ca lotte de protection étant enlevée, et La fig. 3 montre schématiquement, en perspective, une partie du mécanisme inté rieur, plus particulièrement l'arbre du mou vement avec les organes qui sont montés sur ce dernier.
Comme dans toutes les montres ou instru ments du même genre, le mécanisme du ther momètre métallique représenté est maintenu entre deux platines<I>a</I> et<I>b,</I> dont la dernière forme la plaque arrière. La pièce principale du mécanisme est constituée par l'arbre c, supporté entre des coussinets en pierre dure et sur lequel sont montés et fixés: au dehors de la platine-avant a, une aiguille e; dont l'extrémité court le long d'un arc gradué en degrés et dixièmes de degrés de température., à partir @ d'un point de base donné, par exem ple .à. partir de 35 C au-dessous duquel la température humaine ne descend jamais. L'arc gradué est protégé par une calotte en verre permettant la visibilité de l'échelle.
Derrière la platine a est placée une petite roue g dont la périphérie est taillée sur tout le pourtour en engrenage là petites dents in clinées par rapport aux rayons de la roue (fig. 2): L'arbre c porte, en outre, une petite pou lie :à gorge h, placée derrière la roue g, ainsi qu'un ressort en spirale i, analogue à un res sort ordinaire de montre, très léger et sen sible aux fluctuations de température. L'ex trémité intérieure de la spirale est accrochée à l'arbre c et son extrémité extérieure est at tachée à la platine b.
Ce ressort étant l'organe moteur produisant la rotation de l'arbre c dans une direction ou dans l'autre selon que ledit ressorti se détend ou se resserre, en traîne l'aiguille e dans ses mouvements.
Dans , la gorge de la poulie la est enroulé un cheveu, par exemple un cheveu d'homme sain, fixé par une extrémité à ladite poulie et par son autre' extrémité au bout inférieur d'un levier j pivotant en<I>k</I> et dont l'extré mité supérieure est reliée- rigidement, par une petite bielle de connexion 1, à un ressort bimétallique m, constitué .de deux métaux à coefficient de dilatation différent, tel que par exemple acier et laiton pour pouvoir se dé former suivant les variations de tempéra ture. Ce ressort a la forme d'un grand .1 et l'extrémité de sa partie recourbée n est fixée en o à la platine b.
Par cet arrangement, la rotation de l'ar= bre c, due à la dilatation du ressorti, fait enrouler le cheveu sur la poulie h et tirer en conséquence le levier j qui repousse en arrière le ressort m en.le tendant. @ .
Un bras élastique p, s'étendant presque radialement à travers le boîtier du thermo mètre et qui est fixé par son extrémité exté rieure à la boîte, est taillé à. son extrémité tournée vers le centre d'une série de petites dents égales et inclinées dans le même sens que celles de la roue .g avec lesquelles elles sont .en prise, ce qui fait que la roue g, tant qu'elle engrène avec ce bras, peut tourner dans une direction qui est précisément celle de la direction des aiguilles d'une montre, mais .non pas .dans le sens opposé.
En conséquence, l'aiguille peut se déplacer en montant le long de l'échelle .des températures, mais elle ne peut pas @desoendre aussi longtemps que l'ac couplement décrit subsiste.
A la partie inférieure de la boîte du thermomètre est disposée dans une glissoire q une pièce comportant d'un côté un bras r, s'étendant vers le haut et de l'autre côté un boutons, faisant saillie sur le bord de ladite boîte. Le bras r a une longueur telle et est placé de telle sorte qu'il puisse buter sous la bande élastique p et la soulever, lorsqu'il est tiré à gauche (fig. 1) par le bouton s. Ce soulèvement de la bande p dégage l'accouple ment entre la roue g et la' bande p, de sorte que cette roue libérée peut tourner dans le sens contraire, entraînant avec elle l'aiguille, qui peut maintenant retourner au point de départ.
Enfin, du côté opposé à la bande p et éga lement à travers de l'instrument, est disposée une pièce t, formée pour appuyer sur la par tie n du ressort bimétallique<I>m</I> et en régler la tension. Cette pièce est commandée par une vis u, qui se visse depuis le dehors du thermomètre, dans un filetage axial de la dite pièce t.
Le fonctionnement du thermomètre décrit a, lieu de la manière suivante. A l'état de repos, le bouton s doit être tiré tout à fait à gauche de la glissière p (fig. 2), le ressort i est complètement détendu et l'aiguille se trouve à la partie la plus basse de l'échelle, le ressort 7n est tendu de manière à. mainte nir la tension du cheveu sur la poulie. h et la bande élastique p engrène avec son extrémité en crémaillère avec la denture périphérique de la roue<B>g.</B>
A l'instant où le thermomètre est mis en contact, à l'endroit choisi, avec le corps du patient, le ressort i commencera à sentir les effets de l'augmentation de la température et s'allongera, mais comme il est fixé avec son extrémité à. la platine b et à l'arbre c, il fera tourner ce dernier dans la direction des aiguilles d'une montre, entraînant avec lui l'aiguille e, parce que la roue g n'est pas empêchée ou gênée dans ce mouvement par la crémaillère -du bras p, au-dessous !de la quelle elle peut glisser, grâce à l'inclinaison et à la similitude des dentures de ces deux or ganes. .En même temps, la poulie h, entraî née dans le mouvement de rotation de l'arbre c, fera enrouler le cheveu .qui y est fixé.
Ce dernier, tirant à son tour le levier 1, fera plier en arrière le ressort in, le maintenant ainsi en tension.
Ce mouvement durera tant que la tempé rature du ressort i, qui est encore inférieure à celle du corps avec lequel le thermomètre se trouve en contact, augmentera et que le ressort lui-même continuera à se dilater. Dès que- les- deux températures seront égalisées, la dilatation du ressort i cessera et, avec lui, le mouvement de rotation de tout le méca nisme ainsi que de l'aiguille, dont la pointe aura marqué sur l'échelle ladite température.
Si le thermomètre est retiré du contact avec le corps du patient et comme la crémail lère de la bande élastique d'arrêt p empêche la rotation en sens inverse de la roue g et de tout le mécanisme, l'aiguille restera immo bile à la graduation qu'elle aura atteinte, tandis -que le ressort m restera tendu.
Entre temps, le ressort i commencera à se refroidir et tendra à se contracter, mais cette contraction ne pourra pas avoir lieu parce que la roue g et l'arbre c sont arrêtés.
Si le bouton s est maintenant tiré à gau che, dans sa glissoire q; le bras<I>r</I> soulèvera la bande p, rompant l'accouplement entre l'ex trémité en forme de crémaillère de cette der-, nière et la denture de la roue g, de sorte rue la roue, rendue libre, permettra aux ressorts i et m de se détendre, ce dernier agissant sur le cheveu, .fera tourner la poulie h, qui ramè nera tout le mécanisme à la position de repos ou de départ, avant une nouvelle application du thermomètre sur le corps. du patient.
Il est évident que, pour que ces mouve ments de retour aient lieu à fond, c'est-à-dire pour que l'aiguille' retombe tout à fait dans sa position initiale de départ, il faut laisser au ressorti le temps nécessaire de se refroi dir, avant de reprendre la température nor male, sans quoi ce mouvement de retour ne serait pas complet, ainsi qu'il est aisé de le comprendre.
Le thermomètre décrit est constitué dans ses -organes essentiels par des partieq métal liques, de manière à le rendre robuste. Sa forme générale, semblable à celle d'une mon tre de poche, est peu encombrante et il suffit de déplacer un petit bouton s, placé à l'exté rieur de la boîte, pour que l'aiguille indi quant la température revienne automatique ment à son point initial. ' Un autre avantage du thermomètre selon la présente invention est que la température est indiquée par une aiguille qui parcourt un arc gradué, visible -du dehors, ce qui rend la lecture facile, contrairement à ce qui arrive clans les thermomètres ordinaires en *verre, où la lecture de la graduation est. parfois dif ficile. ,