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" Moule pour la fabrication de châssis en ciment ou en pierre artificielle ."
La présente invention a pour objet un dispositif pour le moulage des châssis en pierre artificielle ou en ciment, armé ou non, et destiné à réduire la main d'oeuvre en même temps que les immobilisations nécessitées par ce genre de fabrication suivant les procédés actuels.
L'on a, jusqu'à présent, en général, effectué le moulage de ce genre de châssis de fenêtres dans les moules préparés devance en bois ou en bois armé de fer et à raison d'un moule de ce genre pour chaque type de châssis. Cette façon de faire exige une immobilisation considérable dès que le fabricant doit entreprendre l'exécution d'un assez grand nombre de modèles dif- férents et présente en outre de grandes difficultés pour le
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démoulage, au cours duquel il se produit très fréquemment des bris de châssis moulés.
Suivant la présente invention, le moule est constitué par l'assemblage sur une aire plane d'un certain nombre d'éléments appropriés pouvant être assemblés et juxtaposés suivant un grand nombre de combinaisons et en nombre plus ou moins grand, de manière à permettre la réalisation avec un même jeu d'élé- ments d'une grande variété de modèles de châssis.
L'invention consiste à utiliser, pour la constitution du moule, une série de blocs à bords convenablement profilés sur lesquels se disposent des cadres rigides et pesants également convenablement profilés et qui, par leur assemblage, forment le moule pour le croisillonnage du châssis et réservent les vides pour les carreaux. Ces blocs sont assemblés et serrés au moyen de longerons et de traverses également onvenablement profilés,- de manière à constituer xxx simultanément le moule de l'encadrement du châssis.
Le démou age s'effectue en faisant glisser le châssis exécuté de la table de coulée sur le wagonnet transporteur et en profitant de ce mouvement pour faire tomber, dans ltintervalle réservé entre ce wagonnet et la table, les différents blocs de moulage, les longerons et traverses de l'en- cadrement ayant été enlevés au préalable.
D'ailleurs, l'invention sera décrite en détail ci-dessous avec référence aux figures du dessin annexé, lesquelles repré- sentent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisa- tion de l'invention.
La figure 1 est un plan de la table de moulage sur laquelle on a supposé montés les moules pour trois châssis différents; la figure 2 est une coupe verticale dans cet ensemble sui- vant la ligne II-II de la figure 1; @ la figure 3 est une vue en détail montrant en coupe les différents types d'éléments de moulage;
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la figure 4 est un plan d'un des blocs; la figure 5 représente schématiquement le procédé de dé- moulage.
Référant à ces figures, l'on constate que le moule est dis- posé sur une aire plane, par exemple une table en bois 1 très rigide et de dimensions suffisantes. Cette table est munie le long d'un de ses cotés, d'un rebord fixe 2 destiné à fournir la butée aux éléments du ghâssis pendant leur serrage. Elle est en outre percée d'un nombre suffisant de mortaises 3 dans lesquelles doivent s'engager les coins de serrage 4 pour l'assemblage des châssis. Les moules proprement dite comprennent les éléments du moule du croisillonnage et les éléments du moule de l'encadre- ment. Le oroisillonnage des châssis est déterminé dans les espa- ces 6, que laissent entr'eux les blocs 5 juxtaposés et les ca- dres 7 superposés à ces blocs.
La figure 4 montre en plan et la figure 3 en coupe, un de ces blocs 5 auquel on donne la dimension type d'un carreau et dont les rebords sont profilés de manière convenable. Il peut être avantageux, pour réduire le nombre de ces blocs dont doit dispo- ser l'entrepreneur, de leur donner un profil double 5' et 5", tel que posés sur l'une ou l'autre de leurs faces, ils puissent donner des profils de châssis différents. Ces blocs peuvent d'ail- leurs être réalisés sous la forme de cadres présentant extérieu- rement le profil voulu.. Des cadres 7, résistants et, suffisamment lourds pour ne pas flotter dans le/béton fluide ou dans la matiè- re du châssis encore liquide, sont superposés aux blocs 5.
A cet effet, ils présentent un profil convenable pour se fixer en po- sition exacte et pour fournir la partie supérieure du profil du croisillonnage du châssis. pour le démoulage, on donne aux cadres 7 une dépouille per- mettant de les retirer vers le haut, tandis que les blocs 5 ont une dépouille en vue de leur retrait par la face intérieure du
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châssis. Les blocs 5 supportai les cadres 7, sont fortement serrés les uns contre les autres, de manière à prévenir les fui- tes de ciment, au moyen de longerons et de traverses qui oonsti- tuent simultanément le moule extérieur de l'encadrement.
On peut voit, en 8 et 8', à la figure 3 un profil approprié pour les longerons et les traverses. Ces éléments ont la forme de cornières épaisses s'adaptant contre les blocs qutils doivent serrer et présentant une baguette 14 qui déterminé, dans l'en- cadrement du châssis, un évidement en demi-lune. Cet évidement est destiné à servir de logement aux barres en fer qui servent de liaison entre les châssis dans la construction. pour la préparation du moule, ces longerons sont supportés par des lattes ou des fers plats 9 disposés sur la table et qui se placent dans les creux subsistant entre les blocs. Au démou- lage, le dégagement de ces fers plats facilite l'enlèvement des longerons.
Lorsque les longerons et les traverses encadrant les blocs
5 pourvus de leurs cadres 7, ont été disposés sur la table et ont buté contre le rebord 2, le serrage de l'ensemble se réalise au moyen de coins 4 chassés dans les mortaises 3.
La traverse basse des châssis qui, dans les profils habi- tuels fait généralement une saillie assez importante sur la faoe extérieure de ceux-ci, est avantageusement moulée dans des tra- verses dont le profil spécial apparaît clairement à la figure 2.
Ces traverses 10 et 11 s'adaptant l'une avec l'autre, sont portées par des consoles 12 ménagées aux extrémités de la table 1 et y sont maintenues en place au moyen de coins de serrage 13.
Dans la pratique courante, les cadres 7 seront réalisés en 2 on 3 hauteurs au maximum, et on pourra réaliser toute une série de profils pour le croisillonnage des châssis généralement pro- portionnels à la dimension de ceux-ci, en utilisant soit 1'un ou l'autre des profils 51 ou 5" des blocs 5 et en n'utilisant pas
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ou en utilisant des cadres/7 de l'une ou de l'autre dimension.
-, D'ailleurs, le nombre de variantes ainsi réalisable dans la fabrication n'est limité que par l'abondance de matériel que l'in- dustriel veut utiliser, bien qu'en fait, il y ait toujours avan- tage à standardiser le plus possible ces éléments auxiliaires in- dispensables de la fabrication.. pour le démoulage, après avoir desserré les coins d'assembla- ge et retiré les lattes métalliques 9, on peut dégager facilement les longerons, et les traverses de l'encadrement. On fait alors glisser l'ensemble du châssis et des blocs 5 de la table sur le wagonnet 14 destiné à transporter le châssis dans les séchoirs.
Le wagonnet sera en moyenne disposé à une distance de la table légèrement supérieure à la dimension des carreaux, de manière à pouvoir profiter de cet intervalle pour y faire tomber les blocs 5 comme il est clairement montré à la figure 5.
L'on se rend compte immédiatement que la présente invention permet d'utiliser un matériel limité, composé d'éléments tous sem- blables pour la réalisation de châssis présentant une disposition et un nombre quelconque de' carreaux.
Des blocs de forme spéciale sont prévus pour la réalisation des châssis cintrés, ainsi que pour réserver les évidements du montage pour des vasistas, fenêtres basculantes, fenêtres à guil- lotine, etc...
Le même dispositif peu.t être utilisé pour la fabrication des cloisons. Dans ce cas, les blocs seront remplacés complètement ou partiellement par des éléments plans, par exemple, des carreaux d'éternit ou de matière analogue qui prennent leur place dans 1'encadrement.