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BREVET d'f'NVENTION " Bas pour varices et son procédé de fabrication "
La présente invention concerne un bas pour varices du genre des bas tricotés de façon à serrer la jambe.
On sait que dans ces bas, l'on doit prévoir une ouverture
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our le passage du talon, afin que la partie supérieure,ne soit passollicitée vers le pied, ce qui diminuerait beaucoup le serrage qu'elle exerce autour de la jambe.
Ces ouvertures ont été jusqu'ici pratiquées à la main, une fois le bas tricoté, les deux bords étant arrêtés au moyen d'un surjet. Le travail ainsi réalisé est peu satisfaisant; les surjets constituent des points faibles dans le bas et, de plus et surtout, les bords de l'ouverture ont tendance à se replier en bourrelets durent la marche, ce qui est fort désagrable et parfois douloureux.
Suivant l'invention, l'ouverture nécessaire pour le pas- sage du talon est obtenue sur ls machine à tricoter elle-même sans surjet et elle est entourée d'une zone dans laquelle le tissu est doublé, ce qui renforce les bords et supprime la for- metion de bourrelets. D'autre part, la zone doublée est limitée à la moitié arrière du bas de telle sorte que celui-ci ne pré- sente sur l'avant aucun aspect particulier.
Le bas suivant l'invention est essentiellement fabriqué, d-ns la zone comprenant l'ouverture précitée, au moyen de trois tissus parallèles, l'un forment la continuation de la face avant du bas, et qui peut être tricoté séparément puis recousu ensuite avec les autres sur les côtés, et les deux autres étant liés ensemble de façon à former une sorte de poche fermée, l'ou- verture étant réalisée par un arrêt du travail de tricotage dans la zone centrale.
L'on peut d'autre part, dans la zone doublée, lier les deux tissus élémentaires en plusieurs endroits par des lignes de mailles réunies, cette liaison ayant pour résultat de réunir
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glus intimement les deux tissus élémentaires l'un à l'autre afin qu'ils se comportent'parfaitement comme un tissu unique d'épaisseur double.
Enfin, l'on peut encore, au lieu de réaliser brutalement dans la face arrière une ouverture pour le talon, ménager une portion centrale formant attache et divisant ainsi l'ouverture en deux. Cette attache s'obtient également sur la machine elle- même, sans couture ou surjet, par des diminutions appropriées réalisant une bande de tricot centrale, le travail ayant été arrêté sur les bords de ladite face arrière, puis étant repris lorsque la longueur de la bande centrale est jugée suffisante.
Ladite attache ou bande centrale est, com;ie la face arrière du bas dans la région du talon, un tissu tricoté à deux épaisseurs qui peuvent éventuellement, être réunies en des points détermi- nés, par des lignes de mailles réunies, cornue il a été expliqué ci-dessus.
Les dessins annexés feront mieux comprendre l'invention.
Fig.l montre schématiquement un bas à varices posé sur la jambe.
Fig.2 indique le genre d'ouverture qu'on a réalisé jusqu'ici.
Fig.3 montre l'ouverture suivant l'invention.
Fig.4 est une vue en perspective de la zone comprenant l'ouverture, dans un bas suivant l'invention.
Fig.5 est une coupe suivant A A (fig.5) de ladite zone.
Fig.6 montre en perspective la face arrière d'un bas suivant l'invention muni d'une attache au talon.
Fig.? en est une coupe partielle suivant B B, destinée
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à montrer les liaisons des deux tissus élémentaires.
Fig.8 montre la face arrière en plan, le tricot étant supposé coupé en CC et DD pour permettre l'aplatissement de la face.
Le bas à varies tricoté est, ainsi qu'on le sait, une sorte de tuyau, souple comportant une ouverture 1 pour le talon
2. Cette ouverture (fig.2) a été obtenue jusqu'ici à la main et après tricotage, par exemple en coulant deux mailler pour dé- terminer les extrémités, en effilant entre les deux trous ainsi ré&lisés et en surjetant les lèvres 3 et 4 de ladite ouverture.
Comme sus-indiqué, les lèvres 3 et 4 ont tendance à se rouler bous le pied en bourrelets qui blessent le porteur.
Le bas suivant l'invention (fig.3 et 4) comporte une fente 5 obtenue directement au tricotage et par suite sans surjet ou arrêt analogue. D'autre part, il est renforcé autour de cette fente au moyen d'un second tissu 6 doublant le premier sur le moitié arrière du bas et sur quelques centimètres au-dessus et aa-àessous de le fente 5.
Comme le montre la fig.l, ce renforcement 6 reste caché.
D'autre part il évite la formation de bourrelets, supprimant ainsi une gêne considérable. Il prolonge aussi la durée du bas et lui garde toute sa souplesse dans la région du talon.
Le bas décrit s'obtient comme suit (fig.5) :
Le tricotage ayant lieu dans le sens de la flèche, sur une machine ordinaire, quand on est arrivé au point 7, l'on arrête (au moyen d'un peigne ou autrement) la moitié avant du tricot et l'on recommence le travail en liant les mailles des deux tentures à la première passe. On va donc réaliser un nouveau
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tricot tubulaire 6-8, fermé à sa partie supérieure.
,Au point 9, on ménage l'ouverture par exemple en arrê- tant le tricot sur se partie centrale au. moyen d'une chaînette et en ne le remettant pas sur les aiguilles de'la région inté- ressée. Cette chaînette sera faite à la main ou à la machine.
Le tricot se reprend automatiquement après l'ouverture.
Au point 10 on lie de nouveau les mailles des deux fontu- res pour fermer les deux faces 6 et 8. On reprend alors le face avant 11 qui avait été arrêtée en 7 et on la tricote seule jusqu'à l'amener au point 10. A ce moment l'on reprend le tra- vail normal.
Pour finir le bas, il suffit de relier les côtés de la face avant 11 avec la face arrière double 6-8, ce qui s'obtient aisément à la main ou à la machine par un trav@il bien connu dans la fabrication des bas ordinaires à côtes.
Le bas des fig.6 à 8 est semblable à celui qui a été dé- crit ci-dessus, sauf en ce qui concerne l'attache 12 qui sépare en deux l'ouverture 5 et est prévue d'une longueur suffisante pour passer autour du talon sens pour cela tirer le bas d'une façon anormale.
Cette attache 12 pourrait, bien entendu, être rapportée sur un bas du genre précédemment d.écrit, dans le but de mainte- nir les deux lèvres 3 et 4 de l'ouverture 5, mais en procédant de cette façon on serait obligé de prévoir des coutures disgra- cieuses et de plus formant des épaisseurs pouvant blesser.
On obtient au contraire l'attache 12 directement au tri- cotage de la façon suivante :
Le tricotage ayant toujours lieu dans le sens de la flèche quand on est arrivé au point 9, on réalise une série de diminu-
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ions menant la face arrière à ne plus former qu'un mince ruban 12.
Lorsque ce ruban 12 a la longueur convenable, l'ou- vrière remonte sur les aiguilles de la machine les mailles C C, c'est-à-dire un certain nombre des mailles latérales de la portion amincie, six par exemple de chaque côté. En reprenant !:lors le travail ce tricotage sur toute la largeur de le face, ces cailles C C se lient aux mailles D D nouvelles et l'on ré@lise le tissa montré en fig.6.
Les fig.6 et 8 montrent une série de traits 13. Ces traits représentent des lignes de mailles communes aux deux tissus élémentaires constituant la face arrière (fig.7). Ces liaisons assurent l'union satisfaisante des deux tissus et évitent les glissements et les plis.
Comme le montre bien la fig. 6, le bas ainsi réalisé tend à épouser la forme même du talon, ce qui donne au bas un coup d'ceil plus esthétique.
'Bien entendu, les liaisons 13 seraient applicables à un bas sens attache comme celui de la fig. 4. Au contraire, l'on pourrait réaliser le bas de la fig.6 sans liaisons.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description ci- fessus ne constitue qu'une indication pour le compréhension de l'invention et qu'on pourra, suivant les cas et les métiers employés, s'en écarter plus ou moins en remplaçant les détails décrits par tous autres équivalents. En particulier il est bien évident qu'au contraire de ce qui a été décrit l'on pourrait fbire la face avant 11 (fig.5) avant la face arrière 6-8.
Le travail de tricotage du talon pourra évidemment se faire à mailles simples, doubles ou autrement, sans sortir de l'invention.