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BREVET D' INVENTION LAMPE DE MINE "
L'invention concerne un perfectionnement apporté à l'éclairage des mines dans le but d'empêcher les explosions lorsqu'en cas de dénudation ou mise à découvert du système éclairant, c'est-à-dire en cas de rupture de la lampe, par exemple des lampes électriques à incandescence, les lampes à courant de grande intensité etc... des mélanges gazeux explosifs viennent en contact avec les filaments métalliques restant incandescents et s'enflamment.
La sécurité contre les explosions en cas de dénudation du système éclairant peut être obtenue de diverses manières et par des moyens différents, par exemple en employant des corps liquides, gazeux ou soulides placés directement autour u sur le corps éclairant et qui,en cas de rupture des globes en verre,
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d'est-d-dire en cas de dénudation du filament, abaissent à @ (un degré tel la température auteur du filament métallique dont l'état incandescent persiste, qu'une inflammation de mélanges gazeux explosifs, qui se produit seulement à environ 600 , soit absolument évitée.
On peut employer aussi des lampes à vide édaireant sans filaments*. Ces lampes présentent l'avantage qu'en cas de destruction des parties en verse, le mélange gazeux explosif ne s'enflamme pas par suite de la température basse des électrodes. Il est bien entendu que dans le cas de l'emploi de lampes de mines de ce genre, on peut encore adopter des moyens auxiliaires comme ceux mentionnés plus haut pour empêcher des explosions.
Dans ce but, on peut, par exemple, remplir l'espace compris entre la lampe proprement dite et le globe protectur avec un liquide, par exemple avec de l'eau.
Au lieu de l'eau, on peut aussi remplir l'espace avec des gaz neutres, plus spécialement ceux qui sont plus légers que l'air, ou bien on peut aussi remplir l'espace avec des corps dégageant= ou cédant des gaz.
Le globe protecteur entourant la lampe ou le globe même de la lampe peut contenir aussi de la pierre pulvérisée, poudre qui est soulevée en tourbillons lors dé la destruction des verres et est projetée sur les
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filaments métalliques restant incandescents.
Enfin, on peut employer, des moyens mécaniques qui, lors de la destruction des verres, coupent auto- matiquement l'arrivée du courant, ou bien on peut adopter aussi une combinaison de ces moyens avec ceux précédemment décrits.
Les figs. 1 à 5 du dessin annexé montrent diverses formes d'exécution de la lampe de mine comme lampe électrique a courant de grande intensité, dont la disposition et la fonction sont décrites en détail ci-après.
Dans la fig. 1, la lampe est désignée par a.
Elle est entourée d'un globe protecteur b qui, de son côté, est protégé par un tissu métallique. L'espace d est rempli complètement ou par tiellement avec de l'eau, qui, par suite de la suppression du vide en cas de destruction du verre protecteur b et de la lampe a, se déverse sur les filaments, de sorte que la persistance de leur état incandescent est radicalement empêchée. L' espace d entre la lampe a et le globe b peut aussi être rempli, comme cela a été mentionné déjà, avec des gaz neutres, plus spécialement avec des gaz plus légers que l'air, ou bien on peut loger aussi dans l'espace des corps dégageant ou cédant des gaz (par exemple des bicarbonates, du bicarbonate de sodium, du tétra-chlorure de carbone, dont le point d'ébullition est à 70 - 80 ).
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On peut les introduire dans le globe protecteur lors du remplacement de la lampe.
La fig. 2 montre une forme d'exécution dans la- quelle l'espace d entre la lampe a et le globe protectaur b ou encore la lampe a même reçoit de la pieree ou roche pulvérisée. Celle-ci peut être placée sur le fond des deux globes en verre a, b en regard du filament, ou encore dans un espace spécial f. En cas de destruction des veres a, b, la poudre de pierre est soulevé-e en tourbillons et est projetée sur les filaments restant incandescents qui sont ainsi complétement enveloppés et protégés contre les gaz explosibles.
Les agents qui interdisent l'accès au mélange gazeux explosif, par exemple la pierre pulvérisée ou les corps dégageant ou cédant des gaz ou l'eau, peuvent aussi être placés dans un récipient spécial ou une boîte g (fig.
3) au-dessus de la lampe, récipien-t ou boîte dont l' ouverture se produit forcément en cas de destruction des parties en verre de la lampe a, b, de sorte queles agents empêchant l'explosion sortent et peuvent entourer le système éclairant. Dans ce but, la boite g, dans laquelle est montée aussi la douille de la lampe, est pourvue en plusieurs endroits de sorties inclinées h,i dont les ouvertures sont fermées par de minces plaquettes de verre k. Dans Il espace d est placée un bague munie de
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percuteurs 1 qui brisent les plaquettes k en cas de destruction des verres, et donnent ainsi issue à l'agent empêchant l'explosion, que est dirigé sur le système éclairant par- suite de l'inclinaison de la sortie.
La fig. 4 représente une forme d'exécution dans laquelle l'arrivée du dourant est interrompue automati quement par des moyens mécaniques en cas de destruction des parties en verre. A cet effect, le filament ou les fils d'arrivée du courant 1 sont reliés par us e ou plusieurs traverses o avec le globe de verre a. Lorsque le verre est détruit, le filament est également rompu et, par suite, le courant est coupé.
Le dispositif d'interruption forcée de l'arri- vée du courant, qui vient d'être décrit, peut aussi être employé en combinaison avec les moyens précédemment décrite à savoir l'emploi de corps liquides ou gazeux, ou avec l'emploi de poudre de pierre autour ou sur les corps éclairants.
Afin d'empêcher la chute de morceaux de fila- ments arrachés, en cas de destruction complète des verres, on a prévu dans le grand globe protecteur b (fig. 5) un dispositif' récepteur 2 en tissu métallique, qui est suspendu par des ties t à la boite g.