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PERFECTIONNEMENT AUX BRULEURS A GAZ
Depuis quelques temps, il se manifeste une tendance pronon- cée vers le perfectionnement des brûleur à gaz, non seulement en ce qui concerne la réalisation d'un meilleur rendement, c'est- à-dire d'une meilleure utilisation de la chaleur de la combustion, mais aussi et surtout, on cherche à éviter les retours'de flamme à l'injecteur, parce que c'est un inconvénient assez courant dans beaucoup de brûleurs de type ancien.
Dans certains brûleurs, par exemple dans les rampes destinées aux appareils de chauffage au gaz, ori a imaginé et appliqué des dispositifs très intéressants, comportant, dans le mélangeur ou près des ajutages de sortie, des toiles métalliques, des tubes à fentes et autres, ayant pour but d'allonger le chemin que doit parcourir le mélange et' d'éteindre la flamme au contact d'organes relativement froids et à lumières étroites.
Dans les brûleurs pour les appareils de cuisson, on se con- tente de diminuer le débit horaire à l'effet de réduire la dépen- se de gaz, bien qu'en réalité, l'expérience prouve que ce moyen
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n'est pas efficace, puisque l'on consomme très approximativement la même quantité de gaz pour obtenir un résultat déterminé.
Par contre, en ce qui concerne la'suppression du retour de flammés à l'injecteur, plusieurs inventeurd se sont appliqués à donner une solution à cet intéressant problème, mais la plupart des dispositifs sont assez coûteux.
Il est important, sans doute, de pouvoir obtenir le résultat envisagé sans compliquer le. brûleur et sans devoir recourir à des travaux de mécanisage dispendieux.
Le brûleur faisant l'objet de la présente invention, réalise complètement les conditions précitées : suppression du retour de flammes et fabrication ultra-économique.
Les figures montrent à titre d'exemple et schématiquement, quelques unes, parmi les différentes formes d'exécution possibles de ce brûleur.
Dans la Fig. 1: 1 est le mélangeur, dont l'entrée est pour- vue d'un rétrécissement ± convenablement déterminé, suivant les conditions variables de pression, de débit et de richesse du gaz; 3 représente la tête du brûleur, qui a, ici, la forme d'un godet à virole centrale 4. Cette virole est destinée à donner passage à l'air secondaire central, dont l'appel est d'ailleurs favorisé par l'échauffement de la tête du brûleur et elle forme, par con- séquent, cheminée d'appel.
Le godet 3, au lieu d'être complètement ouvert, est fermé en grande partie par un diaphragme 5, formant corps avec la paroi externe du godet et laissant une fente circulaire 6, très étroi- te, entre son diamètre (lumière intérieure du diaphragme) et la paroi externe cylindrique ou éventuellement conique de la chemi- née 4, de manière à former un étranglement très prononcé par où le mélange doit s'échapper avant d'arriver à la tête du brûleur proprement dite.
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La paroi du godet 3 dépasse le niveau du diaphragme 5 sous forme d'un cordon 7, qui peut être à surface conique pour servir de plan directeur au mélange. Le sommet de la cheminée centrale 4 peut être plan ou conique et il peut dépasser également le ni- veau du diaphragme 5, comme montré dans le dessin en coupe (8).
Oe dispositif, à. part les saillies circulaires 7 et 8 est une application particulière du brevet belge ? 281.841 du 14 14 Août 1919.
Au-dessus du godet avec diaphragme ci-dessus décrit, est pla- cé un chapeau 9 dont la forme peut être conique. Ce couvercle prend appui en 10 en se juxtaposant sur le rebord 8 de la cheminée 4 en y formant un joint aussi parfait que possible, par simple contact, cependant que le pourtour de ce chapeau prend appui sur le pourtour surélevé 7 du godet 3 par une série de dents 11 for- mant une couronne circulaire d'ouvertures calibrées par où s'écou- le le mélange, selon les flèches 12-12'.La conformation du cha- peau ¯9 est telle, qu'il laisse en 13 un espace annulaire libre, sorte de chambre d'expansion, où le mélange peut se détendre avant de sortir du brûleur pour être enflammé.
Au lieu d'un diaphragme, on peut en prévoir deux, ainsi que le montre la Fig. 2, dans laquelle le deuxième diaphragme est re- présenté par 5/ et la fente circulaire par 6'. Cette fente peut se trouver ne pas 0 coïncider avec la génératrice du cylindre passant par la fente 5'. Il va sans dire que l'on peut également multiplier le nombre de diaphragmes, ceux-ci pouvant affecter la disposition de/ plans parallèles ou de plans coniques disposés de diverses manières.
On peut également prévoir Fig. 3 un plan directeur 14.au-des- sus du chapeau formant un canal 15 en forme d'entonnoir, par où s'écoule selon les flèches 16-16' l'air secondaire appelé par la cheminée 4 et qui, préablement échauffé, se dirige sur la couronne de flammes du brûleur. 17 représente un récipient, placé à une
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distance convenablement déterminée, au-dessus du brûleur. On sait que cette distance a une grande influence sur le rendement.
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Lo mode do fonotlonnnlTlOf!t du dispositif ont rimpile et no nécessite aucune explication spéciale.
Il est intéressant de faire ressortir qu'au poinL de vue du prix de revient, ce brûleur, dans cette forme d'exécution selon Fig. 1 ne saurait être plus simple et partant moins coû- teux, puisqu'il ne comporte que deux parties entièrement brutes de fonderie, ou bien éventuellement trois pièces, si l'on uti- lise le plan directeur 14 indiqué à la Fig. 3.
Il va sans dire, qu'au lieu de prévoir une fente circulaire 6 (étranglement) comme le montre la Fig. 1, on peut également supprimer ce passage et le remplacer par une série de petits trous forés en guise de passoire, ainsi que le montre la Fig. 4 en coupe et la Fig. 5 en plan. Les trous sont figurés par 18, 18, 18......
D'autre part, on peut également prévoir un diaphragme sépa- ré 5" ( Fig. 6) formant fente, comme à la Fig. 1 ; enfin 5''' (Fig. 7) bouchant complètement le plafond du mélangeur dans le ¯godet. Dans ces deux cas, la forme du ou des sièges peut être quelconque. Ce qui est important, c'est que ce diaphragme pourra alors être fait en tôle estampée ou découpée, ce qui est un mode d'exécution précis et économique dans le cas de fabrication en masse.
Fig. 8-9-10 montrent quelques exemples de réalisation du diaphragme 5'" (Fig. 7). On voit que le passage étranglé du mélange peut se faire au moyen de fentes radiales (Fig. 8), de fentes en forme de secteurs concentriques avec solution de con- tinuité et avec deux ou plusieurs rangées soit rayonnantes (Fig 9) soit disposées en quinconce (Fig 10), ou de toute autre façon convenable.
En utilisant un diaphragme séparé, le prix de revient du
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brûleur n'en sera pas affecté, attendu que le supplément insi- @ gnifiant de prix sera largement compensé par la facilité de moulage du godet ouvert.
L'entretien de ce brûleur est excessivement simple et les trous de sortie du mélagge ne peuvent pas s'encrasser par des projections, parce qu'ils sont protégés par le bord du chapeau, ainsi qu'éventuellement par le plan directeur de l'air secon- daire provenant de la cheminée centrale, Fig. 3, lequel peut affleurer ou surplomber l'enveloppe du godet.