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Dispositif.pour la coulée du laitier La .présente invention due à, Messieurs THIBAU-
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BIËR et TilÉ 'a pour but de perfectionner les procédés à'6' coulé Ï'- âtl'.Iait jer des hatforneanx/en vue d'obte- nir leur solidification sous la forme de pains de peti- tes dimensions, ce qui les rend facilement transporta--
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bles et manîpulables d'une part, et ce qui diantre part améliore la constitution physique du produit.
Quand on n'envisage pas son utilisation pour ciment, cas où il est- alors granulé à l'eau, le décras- sage et l'évacuation du laitier s'effectuent actuelle-
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ment soit dans des wagons spéciaux où le pain se solidifie à l'intérieur d'un manteau tronconique amovible de 1 à 4 mètres cubes de capacité, soit dans de grandes poches mon- tées sur boggies et d'une capacité de dix à trente mètres cubes permettant de déverser le laitier encore liquide soit sur un crassier, soit dans le cas où on envisage son utilisation pour empierrement, dans des alvéoles de gran- de largeur où il se solidifie en nappes minces.
L'un et l'autre de ces procédés demandent des appareils importants en raison de la grandeur des masses formant soit un pain, soit une poche, et en même temps qu;ils nécessitent des emplacements considérables pour le déchargement,entratnent dans une usine des frais de trac- tion et de main-d'oeuvre importants avant que le laitier ne soit obtenu sous forme de petits éléments solidifiés faciles à manutentionner et à introduire aux concasseurs.
De plus, le moule -poche ou cuve à pain-* n'est libéré qu'assez longtemps après son remplissage. Dans le cas de la poche, il faut en effet faire un long trajet aller et retour entre le fourneau et le chantier de déver- sement ; dans le cas du pain coulé en cuve à manteau amo- vible il faut, en raison des dimensions du pain, attendre un temps considérable avant de pouvoir démouler et renver- ser le pain et libérer ainsi la cuve et son wagonnet.
Suivant la présente invention, au contraire, on obtient directement le laitier sous forme de petits élé- ments en le courant dans des augets montés sur un engin mécanique tels que table tournante, chaîne sans fin ou au- tre transporteur, qui les fait défiler devant la rigole de coulée.
La vitesse de circulation est réglée par le ma- chiniste de façon que les augets absorbent toute la quanti- té de laitier qui s'écoule de la rigole de coulée.
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En un point du circuit sans fin parcouru par les augets l'épaisseur du laitier solidifié au contact des parois et du fond est devenue suffisante pour qu'on puisse démouler les pains, soit par culbutage, soit par déplacement des pains tronconiques par rapport à un fond fixe de l'auget, soit par déplacement d'un fond mobile par rapport à des parois tronconiques fixes été**
Ce démoulage'peut être effectué en marche, c'est-à-dire sans arrêt de l'engin qui porte les augets.
Après démoulage l'auget continuant de circuler est refroi- di et reprend la position qu'il doit avoir au moment où il repasse devant la rigole de coulée. Vautre part, tou- jours sans que la marche des augets soit interrompue, le pain démoulé est ripé par un engin approprié tel que pous- soir ou tireur sur un refroidissoir où s'achève sa solidi- fication.
A la sortie du refroidissoir, le pain peut être déchargé soit en wagons soit sur tout autre moyen de transport vers les concasseurs.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exem- ple, une forme de réalisation d'une machine à couler le laitier
La fig. 1 en est une coupe verticale
La fig. 2 en est un plan.
La fig. 3 on est une coupe horizontale par la ligne III-III de la fig. 1.
La fig, 4 en est une coupe verticale par la li- gne IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe partielle analogue à celle de la fige 1, se rapportant à une variante.
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Les fige 6 et 7 montrent respectivement en élé- vation et en plan une variante du poussoir pour l'évacua- tion des pains.
Les augets 1 sont fixés à demeure sur le pour-, tour d'une roue 2 montée sur un axe vertical 3, et tour- nant devant un chenal à laitier 8.
Ces augets à parois tronconiques comportent un fond 4 mobile verticalement solidaire d'une tige vertica- le 5 reliée par deux bielles parallèles 6 à un montant vertical 7 solidaire du châssis de la roue.
Ces organes forment un parallélogramme articulé qui permet d'obtenir un guidage parfait du fond de l'au- get suivant la direction verticale.
Les bielles 6 peuvent être droites comme le re- présente la fig. 1 ou bien, pour gagner de la place en hauteur, être courbes comme il est représenté sur la fig.5. de façon qu'elles puissent pénétrer à l'intérieur de l'au- get lorsqu'elles s'élèvent.
Dans les deux oas, la commande du soulèvement des fonds 4 est obtenue au moyen d'une came fixe 9 sur la- quelle vient rouler un galet 10 monté sur l'une des biel- les 6.
Pour faire passer les pains démoulés sur le re- froidisseur Il., on utilise des poussoirs 12 en forme de secteurs qui peuvent évacuer par exemple trois pains à la fois, pendant qu'ils sont soulevés par la came 9.
Ces poussoirs sont entraînés dans le mouvement de la roue mais peuvent de plus coulisser radialement sur des galets-guides 13; ils sont articulés à des balanciers 14 portant des galets 15.
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Ceux-ci viennent à tour de rôle s'engager dans une glissière-came 16 disposée sur le sol au droit du re- froidisseur et produisant le basculement de chaque balan- cier et l'évacuation des pains.
Les fit. 6 et 7 montrent une variante de l'agen- cement du poussoir, telle que le déplacement de ce pous- soir est amplifié et rend le ripage plus rapide.
Dans ce cas, le poussoir 12 est articulé sur un levier 17 articule lui-même sur un moyeu 18 solidaire de la roue ou de son arbre.
Le balancier 14 est relié par une biellette 19 au levier 17.
Bien entendu, les augets, au lieu d'être fixes et d'avoir un fond mobile, peuvent avoir un fond fixe et c'est alors l'enveloppe même de l'auget qui est mobile ver- ticalement: ils peuvent être d'une seule pièce, montés sur tourillons et se démouler par renversement, etc..
A titre d'indication, une roue de 5 mètres de diamètre par exemple portant 36 augets contenant 50 kilogs débitera 12 tonnes de laitier à l'heure; la roue afera une rotation en 9 minutes. Il y aura seulement sur la roue à chaque instant environ la moitié seulement des augets rem- plis, les autres seront déjà démoulés, Pour débiter par les procédés ordinaires la même quantité de laitier à l'heu re, il faudrait deux poches de douze tonnes, dont l'une au fourneau, l'autre sur le chantier de renversement, et l'intervalle entre le retour de la même poche ou de la mê- me cuve à pains sous la rigole de coulée serait de plu- sieurs heures.
Cet exemple caractérisé l'extrême améliora- tion de lutilisation du matériel de coulée, puisque le
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volume de ces 36 augets n'est que les huit centièmes du volume des poches. En même temps, il s'est montré que la diminution du temps de solidification a une influence des plus favorables sur les qualités physiques du laitier.
Le môme laitier coulé en gros pains ou en petits pains pour- ra fuser dans un cas et ne pas fuser de l'autre, la len- teur de la solidification favorisant la formation d'un si- licate expansif "l'alite" qui se désagrège en poudre fine les laitiers trop calcaires*
Quant au refroidissement des augets,il peut être réalisé soit par une circulation d'eau dans une dou- ble paroi (cas prévu sur la figure 1 où les augets sont à double enveloppe), soit simplement par aspersion ou par immersion de l'appareil tout entier dans un bassin*
L'appareil suivant l'invention est destiné à trouver place immédiatement auprès du fourneau devant la rigole de coulée, mais on pourra aussi, dans certains cas, couler le laitier d'abord dans une poche de grande capacité,
puis le recouler dans l'appareil à mouler.
L'objet de l'invention n'est d'ailleurs pas li- mité à la coulée du laitier de haut fourneau, il peut s'appliquer également au décrassage de toutes sortes d'ap- pareils similaires.