<Desc/Clms Page number 1>
"PROCEDE ET APPAREIL POUR LA CONSTRUCTION
DES BATIMENTS EN BETONS
Cette invention a trait à un procédé et à un appareil pour la construction des bâtiments en béton.
Elle a généralement pour objet un procédé et un appareil perfectionnés qui facilitent la construction des maisons en béton, diminuent le coût de cette construction et permettent en même temps d'obtenir une construction durable .
D'autres objets plus particuliers de l'invention sont les suivants:
Un procédé perfectionné pour fabriquer des
<Desc/Clms Page number 2>
bâtiments en béton grâce auquel la partie inférieure du bâtiment, comprenant des semelles, un plancher, des poutres et d'autres éléments, peut être coulée en une seule fois
Un procédé perfectionné de construction des toits en béton grâce auquel, le toit* qui peut être muni de cellules à air, peut être coulé en bloc et grâce au- quel une partie des murs peut être coulée simultanément au toit
Un noyau démontable établi en vue de son appli- cation dans la construction des maisons en béton.
Un noyau perfectionné dans lequel plusieurs organes sont disposés pour constituer un noyau creux et dans lequel des moyens sont prévus pour permettre de contracter le noyau.
Un système de noyau creux multiple permettant aux noyaux individuels de grande longueur d'être enlevés facilement d'une structure.
D'autres buts de l'invention seront mis en évidence au cours de la description donnée ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels:
Fig. 1 est une vue en perspective représentant un bâtiment établi suivant l'invention; fig. 2 est une coupe verticale représentant les détails d'une partie du bâtiment de fig. 1 ; fig. 3 est un détail fragmentaire en élévation et représente les poteaux de support et une partie de l'ossature du coffrage; fig. 4 est une coupe suivant 4-4 (fig. 3); fig. 5 est un détail à plus grande échelle représentant l'organe d'entretoisement et de fixation ; fig. 6 est une vue en perspective représentant un moule ou coffrage agencé en vue de la construction d'un poteau ; fig. 7 est un plan fragmentaire représentant un détail; fig. 8 est une vue analogue à fig. 7 et représen-
<Desc/Clms Page number 3>
te un autre détail;
fig. 9 est la coupe d'une partie d'un mur et représente le joint ; fig. 10 est une vue en perspective d'une cuvette employée pour établir le joint; fig. 11 est une vue fragmentaire représentant des détails du joint pour planches de coffrage suivant l'invention; fig. 12 est une' coupe transversale représentant la façon d'établir un toit ondulé; fig. 13 est une vue de côté du dispositif prévu pour construire un toit ondulé; figer 14 est un plan fragmentaire d'une bande agencée en vue de l'établissement de murs courbes; fig. 15 est un plan représentant l'application combinée de coffrages courbes et reotilignes; fig. 16 est un plan fragmentaire d'une autre forme de réalisation de l'invention; fig. 17 est une vue de côté partiellement coupée de la variante de fig. 16;
fig. 18 est une coupe d'une partie d'un bâtiment et représente l'application de l'invention; fig. 19 est une élévation fragmentaire d'une partie d'un des noyaux interchangeables; fig. 20 est un plan d'un des noyaux; fig. 21 est une vue analogue à fig. 19, mais représente les pièces dans une autre position; fig. 22 est une élévation fragmentaire d'un ensemble composé de deux pièces et représente ces pièces dans la position de tra- vail; fig. 23 est une vue analogue à fig. 22, mais repré- sentant les pièces en train d'être enlevées; fig. 24 est un détail à plus grande échelle représentant la façon dont les deux parties de l'ensemble sont superposées; figo 25 est une coupe suivant 25-25 (fig. 21); fig. 26 est un plan d'une clé de serrage; fig. 27 et 28 sont deux élévations fragmentaires représentant une barre de commande modifiée;
fig. 29 est un plan représentant une autre application de l'invention; fig. 30 est un détail en coupe d'une variante et fig. 31 est un détail.
Dans ces figures, 10¯ désigne une construction établie suivant l'invention. Cette construction. comprend
<Desc/Clms Page number 4>
un mur extrême 11, un mur latéral 12 et un toit 14.
Dans ce qui suit, on décrira l'application de l'invention à l'établissement d'un certain type de bâtiment, mais il est bien entendu que l'invention n'est limitée à aucun genre particulier de bâtiment et est au contraire applicable à la construction de maisons,,, granges, silos, etc.., et à la construction d'ouvrages tels que pompes, canalisations, etc..
Si l'on se reporte aux dessins, 'et en particulier à la fige 2, 15 désigne le niveau du sol. Une excavation 16 est exécutée en vue de la réception d'une semelle 17.
Cette semelle est préférablement verticale à l'extérieur et inclinée de haut en bas à l'intérieur, comme représenté.
La semelle est préférablement coulée entre des: parois de coffrage composées de planches 18 et 19 maintenues à l'intérieur d'éléments d'ossature 20.
Comme les nombreuses parties du bâtiment sont destinées à être construites à l'aide de ces éléments 20, on décrira maintenant ces éléments d'une façon détail- lée.
Dans les figures des dessins, on voit que les. éléments d'ossature 20 représentés (voir particulièrement la fig. 5), comprennent des pièces de section en U 21 et 22.
Ces pièces sont disposées, comme indiqué, sur un bloc 23 et sont fixées à ce bloc à l'aide d'un organe de fixation 24. Les blocs 23 sont préférablement en bois et peuvent être enlevés de temps en temps lorsqu'ils sont usés ou lorsqu'ils ont été percés d'un nombre de trous si grand qu'ils deviennent impropres au service L'organe de fixation comprend une tête 25 et une tige filetée 26'sur laquelle un écrou 27 peut être fixé. La tête 25 est définie, comme représente, par des extrémités courbes 30' (fig. 15) et par des parties latérales parallèles 31.
Les
<Desc/Clms Page number 5>
parties latérales 31 sont espacées l'une de l'autre d'une distance suffisante pour s'adapter entre les ailea des piècea en U 21 et 22, ce qui les empêche de tourner.
Gomme représenté, les éléments d'ossature 20 sont disposés avec leurs ailes 22 inférieures de même hauteur, tandis qu'une des ailes supérieures 21 est moins haute que l'autre. Les pièces 20 sont destinées à être superposées pour recevoir les planches de coffrage 30, comme représenté dans la fig. 2. Dans l'application du coffrage, après que les éléments d'ossature ont été mis en position, on insère les extrémités supérieures des planches de moulage dans la pièce en U supérieure 22 et l'on amène les extrémités inférieures au contact de l'aile arrière de la pièce en U 21. Ceci fait, les planches sont déplacées vers le bas, de sorte qu'elles sont solidement verrouillées en position,
Les planches de moulage 30 peuvent posséder toute largeur désirée, mais il est préférable d'employer des planches de 30 centimètres au plus.
Ces planches étroites empêchent que le béton mouillé maintiennent ces planches par une action d'aspiration. Les panneaux à in- terrupteurs et autres appareils peuvent être fixée aux planches 30, oe qui facilite considérablement la cons- truction.
Après que les éléments d'ossature ont été assem- blés, on peut installer les canalisations et les conduc- teurs électriques, insérer alors les planches de coffrage puis couler le ciment. Ceci est une caractéristique importante en ce sens que dans tous les dispositifs an- térieurs dont le demandeur a connaissance, les coffrages ne comportaient pas d'ossature ajourée, ce qui empêchait le montage des canalisations et conducteurs lorsque les moules ou coffrages étaient prêts pour la coulée. Les
<Desc/Clms Page number 6>
moules sont aussi extrêmement légers et robustes, ce qui permet de construire rapidement.
Les planches de coffrage sont soumises aux intem- péries. En outre, lorsqu'elles sont employées dans l'os- sature, le béton mouillé provoque leur gonflement.. Pour cette raison, il est désirable que les planches, lors- qu'elles sont insérées, soient espacées les unes des autres d'une légère distance et que des moyens convenables soient prévus pour obturer les espaces'ainsi ménagés.
La fig. 11 représente un joint constituant une des caractéristiques de l'invention. Ce joint comprend un organe métallique 35 muni d'une partie angulaire 36 fixée à l'un des bords de la planches Le bord 35 est agencé pour s'appliquer contre la partie arrière d'une planche adjacente de façon à empêcher le béton de fuir.
Il est fréquemment désirable que les planches de moulage soient disposées obliquement les unes par rapport aux autres,, A cet effet, comme représenté dans la fig. 8, la pièce centrale 40 est munie de cotés faisant entre eux un angle propre à réaliser le résultat désirée
Pour les coins et d'autres applications qui seront évidentes pour l'homme du métier, les pièces en U peuvent être disposées sur deux côtés adjacents d'une bande 23 (fig. 7). Un exemple de l'application de l'élément d'ossature de fig. 7 est représenté dans la fig.
6 qui montre un coffrage destiné à la construction d'un poteau. On remarquera que ce coffrage comprend des plan- ches 41 dont chacune est supportée par les éléments d'os- sature 20 qui sont fixés en place par des organes de fixation démontables 42
Pour assembler le coffrage et le maintenir dans lajposition propre à constituer un mur, on prévoit des montants verticaux 45. Comme représenté, chacun de ces
<Desc/Clms Page number 7>
montants comprend une pièce de section en U présentant dans son élément de base des fentes ou ouvertures rec- tangulaires 46. Ces fentes sont agencées pour entrer en prise avec la tête carrée des boulons de fixation de façon à empêcher ceux-cide tourner Cette disposition facilite aussi le montage du coffrage.
Les éléments d'ossature 21 et 22 peuvent aussi être munis de ces fentes rectangulaires comme représenté dans la fi. 5.
Dans l'application du présent coffrage, les montants 45 peuvent être disposés verticalement ou horizontalement, suivant les besoins, et les éléments d'ossature 20 sont fixés à ces pièces. Ces éléments 20 sont espacés verticalement de façon à constituer une série d'éléments parallèles et, en vue de les fixer dans cette position, on fait usage d'organes d'entretoisement et de fixation combinés. Ces organes sont représentées en détail dans la fig. 5 dans laquelle la pièce 45 est associée à deux éléments 20. On monte un organe d'entre- toisement, qui peut être un tuyau 50, entre les pièces 23 qui, étant préférablement en bois, peuvent être percées pour recevoir un organe de fixation constitué dans ce cas par une tige 51.
Un organe d'arrêt 52 est agencé pour être fixé de façon réglable à l'aide d'une vis de blocage 53 à l'extrémité de la tige 51. L'autre extrémité de cette tige est munie d'un organe de réglage 54 qui peut être fixé à la tige par une vis de blocage 55. l'organe de réglage est fileté en 56 pour recevoir un organe de blocage fileté 57. Cet organe de blocage peut être muni d'une tête carrée ou hexagonale permettant de le serrer. Lors- qu'il a été serré, il prend appui contre la base du mon- tant 45 et presse les blocs 23 contre l'entretoise 50, constituant ainsi un coffrage solide et robuste.
<Desc/Clms Page number 8>
Pour munir un bâtiment suivant l'invention d'une porte, fenêtre ou autre ouverture, on peut insérer un cadre 60 (fig. 3) en tout,endroit désiré entre les éléments d'ossature. Il convient que ce cadre 60 possède une largeur suffisante pour que, lorsque les organes de blocage 57 ont été serrés, le cadre soit maintenu solide- ment entre les parties du coffrage
Dans le montage du bâtiment, il est désirable que des moyens soient prévus pour le maintien des écha- faudages autour des moules.Dans la fig. 4, on a représen- té des supports d'échafaudage suivant l'invention. Ce support comprend, comme représenté, une partie horizontale 65 et une jambe inclinée 66. Ces deux parties sont munies cha.cune d'une languette inclinée 67 agencée pour s'adapter à l'intérieur des ouvertures rectangulaires 46 des mon- tants 45.
Les languettes 67 s'appliquent contre la sur- face externe des planches de moulage et sont ainsi empê- chées de se déplacer accidentellement.
Dans le montage d'un bâtiment suivant l'invention, on prévoit un coffrage 18, 19 pour la semelle 17 (figo 2).
Ce coffrage est construit en disposant les éléments d'ossature verticaux 20 à l'avant et en espaçant les éléments d'ossature inférieurs d'une distance plus grande que les éléments d'ossature supérieurs, ce qui supporte la paroi de moulage arrière dans une position inclinée.
Au-dessus de ce coffrage de la semelle on prévoit un coffrage pour la fondation 71. Ce coffrage est établi avec des planches 72 destinées à former le fond et disposées sur les éléments d'ossature supérieurs 20 comme représenté.
Les ailes plus courtes de ces éléments d'ossature supérieurs facilitent beaucoup la mise en position des planches de coffrage du fond,
Pour donner de la robustesse au plancher 73,
<Desc/Clms Page number 9>
on prévoit des poutrelles 74 (fig. 1) obtenues en dispo- sant des noyaux sur les planches 72. Ces noyaux peuvent être de toute construction désirée et sont disposés de telle sorte qu'ils constituent des espaces rectangulaires au.-dessus des planches 72.
Lorsque les coffrages destinés aux semelles, au plancher et aux poutrelles du plancher ont été montés, on peut insérer les conducteurs et canalisations, après quoi les planches de moulage peuvent être placées et le béton peut être coulé. La surface supérieure du plancher 73 sera dressée à la truelle ou de toute autre manière désirée.
Lorsque le plancher a fait prise, on construit les coffrages des murs. Le mur représenté en 75 est préférablement muni de chambres ou cellules à air 76.
Pour constituer ce mur, on construit le coffrage comme représenté, puis on insère le moule dans l'espace 76.
Les coffrages du mur ayant été construits et les conducteurs et canalisations installés dans ces coffrages, on coule le béton. A cet effet, il est préférable que l'extrémité supérieure du mur ae termine à une faible distance au-dessous du sommet du coffrage, dans un but qu'on verra plus loin.
Il est bien entendu que les bâtiments comportant tout nombre désiré d'étages peuvent être construits sui- vant l'invention et lue celle-ci est applicable à la fabrication de bâtiments de types divers.
Lorsque les murs 75 ont fait prise, on enlève les noyaux. Ceci fait, on insère des cuvettes 80 dans les espaces ménagés à l'intérieur du mur. Ces cuvettes com- prennent chacune un fond muni de parties latérales 81 terminées par des rebords 82. Ces cuvettes sont préféra- blement un peu plus lar&es que l'ouverture 76 afin qu'il
<Desc/Clms Page number 10>
soit nécessaire de cintrer le fond de la cuvette pour mettre celle-ci en place. La fig. 9 représente une cuvet- te en position, le fond cintre..
Le coffrage du boit peut être installé avant ou après la mise en place des cuvettes. 80 Ce coffrage peut conprendre des éléments inférieurs et supérieurs, comme représenté dans la fig. 2. Les planches supérieures 84 (fig. 12 et 13) peuvent présenter sur leur surface inférieure des saillies constituant des éléments 85.
Ceci permet d'établir un toit qui semble comporter une couverture de tuiles.
Lorsque les éléments d'ossature du toit et des murs ont été construits et que les planches des.coffrages ont été mises en place, on verse le béton près de la panne faîtière ce béton coulant vers le bas dans la partie supérieure du mur 75. Ceci remplit la cuvette 80, de sorte que le joint relie le toit aux murs comme représenté dans la fig. 9. L'échafaudage nécessaire pour construire une maison ou autre bâtiment sera supporté par les supports précédemment décrits.
On coule préférablement le toit après que des noyaux convenables y ont été insérés. Lorsque le toit est terminée on enlève les noyaux et l'on obtient un toit creux en béton.
Il est bien entendu que les bâtiments construits suivant l'invention comprement des bâtiments autres que celui décrit et qu'on peut faire usage de toits en bois sur une fondation et des murs en ciment ou employer le toit en béton décrit sur des bâtiments de types différents.
Il est fréquemment désirable de faire usage d'un coffrage courbe et il est quelquefois aussi désirable d'éviter l'emploi de pièces en U. A cet effet, on pré- voit (figs.14 et 15) un élément d'ossature 90 comprenant
<Desc/Clms Page number 11>
une pièce arrière 91 et une pièce avant 92. Ces deux pièces sont préférablement des bandes métalliques pré- sentant des ouvertures rectangulaires 93. Les bandes représentées sont munies d'une série de lattes d'espace- ment minces 94 et d'organes de fixation 95 pour assembler le tout. Comme décrit relativement à l'élément d'ossature 20, la bande 92 est préférablement plus courte que la bande 91 pour permettre d'insérer les plancnes de coffrage.
La fig. 15 représente un procédé pour établir un coin par la jonction de deux murs. Suivant cette cons- truction, les pièces contiguës sont disposées bout à bout et fixées entre elles par des cornières 96 et 97. On obtient ainsi un angle droit lorsque le bâtiment est cons- truit.
Les figs. 16 et 17 représentent une variante dans laquelle l'élément d'ossature 20' est muni à sa partie supérieure d'une pièce en U 98. Cette pièce est munie d'un fond 99 sur lequel pivote un organe de verrouil- lage 100 qui comporte un élément de blocage excentrique 101 destiné à agir sur une cornière 102. Lorsqu'une planche de coffrage 103 est en position, on peut faire tourner la manette 100 de façon que l'élément de blocage 101 agisse sur la planche et la maintienne en position.
Pour maintenir les tiges 51 espacées pendant qu'on assemble les éléments d'ossature, on fait usage d'une bande de retenue 110 représentée dans lu fig. 4. Cette bande comprend de préférence une pièce métallique présen- tant une fente ou ouverture à chaque bout. Les tiges 51 sont destinées à être adaptées à l'intérieur de l'ouverture prévue à chaque bout, ce qui les maintient temporairement en position.
Le noyau suivant l'invention est représenté en 130 et comprend, dans le mode de réalisation préféré, quatre
<Desc/Clms Page number 12>
pièces de section en L 132, 133= 134 et 135. Chacune de ces pièces comprend (fig. 20) une paroi latérale et une paroi extrême.
Les pièces en L sont disposées à recouvrement sur les côtés et aux extrémités pour constituer un corps qui est fermé excepté aux extrémités. Le noyau maintenu dans la.position de fig. 22 par un mécanisme que l'on décrira plus loin est appliqué dans la construction des bâtiments et, après que la matière, qui peut être du béton, a été disposée autour de lui, on l'enlève après l'avoir con- tracté de façon à diminuer sa section transversale.
On avait déjà employé des noyaux pour l'établisse- ment de murs creux. Le présent noyau, en plus de son emploi individuel, permet de construire un noyau multiple composé de plusieurs noyaux individuels reliés entre eux et disposés les uns par rapport aux autres de telle sorte que les éléments peuvent être successivement réduits en diamètre par une opération continue et enlevés en une seule opération. Ceci constitue une caractéristi- que importante en ce sens qu'il est ainsi possible d'éta- blir des constructions présentant des ouvertures ou cellules très longues. De plus, cette disposition permet d'établir des conduits sanitaires et égoûts en les coulant à l'état terminé*
On se reportera maintenant aux figs. 19 et 21.
On voit que des organes de support 140 sont prévus sur les pièces 132, 133, 134 et 135. Ces supports sont constitués dans cet exemple par de petites cornières dont une branche est fixée à la paroi et dont l'autre branche est perpen- diculaire cette parois Ces supports présentent des ouvertures destinées à recevoir des tiges de commande 141 qui sont espacées les unes des autres et qui sont montées librement, peuvent tourner et possèdent aussi un mouve- ment longitudinal dans lesdites ouvertures. Pour maintenir
<Desc/Clms Page number 13>
les tiges dans la position indiquée, on a prévu des ressorts plats 142 fixés aux tiges par des organes 143 constitués (fig. 25) par des anneaux ou rondelles adaptés à l'inté- rieur de fentes ménagées sur les tiges 141.
Les extrémités des ressorts peuvent être fixées aux supports 140 par des pièces d'attache 144 ou peuvent être libres, si on le désire.
Près du bord interne des pièces 132, 133, 134 et 135 sont disposées des pièces de commande longitudinales 150. Ces pièces, comme les pièces 140, sont préférablement constituées par des cornières, et chacune d'elles est munie d'une branche fixée sur la surface interne des pièces en 1 132, 133, 134 et 135. Les pièces de commande 150 présentent, comme les supports 140, des ouvertures destinées à recevoir les tiges de commande 141.
Il ressort de la description qui précède et d'un examen de fig. 19 que chaque moitié du noyau est supportée à l'état assemblé par les pièces de support 140 et les pièces de commande 150 reliées par les tiges de commande 141.
Les pièces de commande 150 sont munies à certains intervalles le long de leurs surfaces opposées de cames 152 sur lesquelles agit une barre de commande 155 présen- tant sur ses deux faces des surfaces formant cames 156.
Ces surfaces entrent en contact avec les cames 152 lorsque la barre de commande 155 est déplacée longitudinalement et maintiennent les pièces en L à l'état développé en antagonisme à la tension des ressorts 142. Lorsque la barre de commande est déplacée verticalement, Des ressorts 142 obligent les pièces de support 140 à se mouvoir l'une vers l'autre, ce lui fait mouvoir les pièces 132, 133, 134 et 135 les unes vers les autres.
Dans la fig. 19, on n'a représenté que les pièces
<Desc/Clms Page number 14>
132 et 133, mais il est bien entendu que ces pièces sont disposées en regard des pièces 134 et 135 qui sont de cons- truction analogue.
La barre de commande 155 possède une largeur considérable et présente des surfaces formant cernes près de chacun de ses bords de sorte qu'une barre actionne la came 152 des quatre pièces 132, 133, 134 et 135 pour aug- menter et diminuer la largeur du noyau.
Pour rapprocher la pièce 132 de la pièce 135 et rapprocher la pièce 133 de la pièce 134 en vue de dimi- nuer l'épaisseur et la largeur du noyaux dès fentes 160 sont prévues dans la barre de commande 155. Ces fentes présentent des surfaces formant cames et sont établies pour recevoir les tiges de commande 141. Si l'on se reporte aux figs. 22 et 23, on voit dans la première figure que les tiges de commande 141 sont placées près de la partie supérieure des fentes 160. Ceci a comme résultat que les pièces 132 et 135 d'une part et les pièces 133 et 134 d'autre:part sont espacées de la distance maximum.
Lors- que la barre de commande 155 est élevée à la position représentée dans la fig. 23, les tiges de commande 141 se meuvent le long de la fente 160 jusqu'à la position représentée dans cette figures et la surface de came 161 de la fente 160 rapproche les tiges de commande 141 l'une de l'autre ce qui rapproche simultanément les pièces 132 et 135 d'une part et les pièces 133 et 134 d'autre part.
Les fentes -160 permettent le montage du disposi- tif en raison de la disposition de leur ouverture qui permet aisément d'insérer les barres de commandes, La position des pièces est telle que, normalement, les tiges de commande 141 sont espacées des extrémités des fentes 160, de sorte que le dispositif entier est peu sujet à se démonter de lui-même
<Desc/Clms Page number 15>
Pour soulever la barre de commande 155, on se sert d'un levier de commande 165 qui pivote en 166 sur un sup- port 167 fixé à ladite barre de commande. Une biellette 170 est montée excentriquement sur le levier 165 par une de ses extrémités et entre en prise par son autre extré- mité avec une barre de commande 150.
Lorsque le levier de commande 165 reçoit un mouvement d'oscillation, on voit que la barre de commande 155 s'élève ou s'abaisse par rapport aux pièces 132, 133, 134 et 135, suivant le sens du mouvement du levier.
Près du sommet du noyau, celui-ci est muni, com- me représenté, d'une barre transversale 175. La barre de commande 155 traverse cette barre transversale à la- quelle sont suspendues deux barres de commande auxiliaires 176 qui, comme la barre de commande principale 155. pré- sentent des fentes 160 munies de surfaces formant cames.
Ces fentes- sont en prise avec les barres de commande 141 et contribuent à l'action de la barre de commande 155.
De préférence, on prévoit plusieurs barres trans- versales 175 situées à certains intervalles de la lon- gueur du noyau pour assurer de la rigidité; et pour maintenir un alignement correct des barres de commande auxiliaires 176 sur les barres 175, on disposé des cor- nières 177 qui sont fixées aux pièces en L 132. 133, 134 et 135.
Pour que le dispositif puisse être employé à la façon d'un ensemble dans les applications dans lesquelles on a besoin d'un noyau de grande longueur, on dispose sur les parties les plus basses des barres de commande 155 et 176 une série d'anneaux 180 qui sont destinés à être reliés, par l'entremise d'un fermoir à ouverture et fermeture rapides 181, à une chaîne 182 fixée au sommet des barres 155 et 176 du noyau placé au-dessous.
<Desc/Clms Page number 16>
On remarquera que la chaîne médiane est disposée, lors- que le noyau est en service, au-dessous du levier de commande 165 et, en fait, s'adapte à l'intérieur d'une rainure de ce levier comme représenté dans la fig. 31.
Il ressort de la description qui précède que, lorsque le béton a fait prise, on peut d'abord actionner le levier le plus haut 165 de façon à diminuer la section transversale du noyau le plus haut. En continuant à tirer sur ce noyau, on tend les chaînes qui se trouvent au-dessous de lui, ce qui élève le levier placé au-des- sous et détermine une contraction importante du noyau placé au-dessous Cette opération sera répétée succes- sivement jusqu'à, ce que tous les noyaux aient été enlevés.
Au lieu d'une seule barre de commande large, on peut faire usage de deux barres étroites 190 (fig. 27).
Chacune de ces barres présente des fentes 160 et, pour maintenir lesdites barres espacées, on fixe en 192 sur les faces opposées de ces barres des biellettes 191 qui peu- vent être reliées entre elles de:façon pivotante par un axe 193. Des ouvertures 194 prévues suivant une rangée le long de la barre 190 sont destinées à recevoir des goupilles 195 qui fixent les extrémités des biellettes 191, ce qui permet aux barres 190 d'être maintenues à l'espacement voulu.
Dans la fig. 29, on a représenté un mode de réalisation légèrement modifié de l'invention dans lequel. on prévoit des plaques 200 et 201 intercalées entre les pièces 132 et 133. Les plaques 200 et 201 sont munies de supports longitudinaux 202 constitués par des cornières'.
Ces cornières sonsensiblement les mêmes que les cornières 140 et jouent le même rôle, De cette façon, on peut constituer des noyaux de dimensions variables. Il est aussi évident qu'on peut, en disposant plusieurs dispo- sitifs côte à côte, obtenir des noyaux de toutes dimensions désirées,,
<Desc/Clms Page number 17>