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Appareillage pour réaliser des constructions moulées.
Cette invention a pour objet un procédé et les disposi- tifs correspondants pour l'érection de construction en béton, armé ou non:
On a, déjà proposé de réaliser des constructions en béton, notamment des constructions en béton armé, en utilisant pour la constitution des coffrages, des' plaques métalliques destinées à se superposer indéfiniment, les plaques enlevées à la partie in- férieure de la construction lorsque le béton a effectué sa prise étant immédiatement réutilisées pour constituer les coffrages supérieurs.-
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Dans les dispositions de cette nature, toutefois,,
chaque élément ou plaque de coffrage est simplement relié aux plaques ou éléments adjacents du même coté du mur en oonstruc- tion, de sorte que les erreurs ou défauts de parallélisme ou de connexion entre les divers lits ou rangées des éléments de coffrages s'ajoutent de la base au sommet de la construction.
De plus, le parallélisme des éléments de coffrages situés des deux cotes du mur en construction, est fréquemment défectueux, ce qui oblige la plupart du temps à. ménager des éléments de gui- dage verticaux lourds et encombrants. Enfin, ces dispositions ne permettent généralement pas l'érection directe, c'est-à-dire en une seule venue, des constructions à parois aérifères com- portant deux murs jumeaux parallèles laissent entre eux un espace ou chambre à air.
Le procédé, d'après l'invention, qui remédie à ces inconvénients, consiste à effectuer la mise en place des cof- frages destinés à délimiter les faces parallèles intérieure et extérieure du mur à construire sur une assise amovible de longueur appropriée, courant de préférence sur la totalité du -pourtour de la. construction à ériger, en solidarisant entre eux les éléments jumeaux de coffrages, c'est-à-dire les éléments des- tinés à déterminer la formation des faces extérieure et inté- rieure du mur à construire, au moyen d'élément@ de connexion, en nombre approprié,
prenant appui sur lesdits éléments de coffrages par l'intermédiaire de guides destinés à déterminer et à assurer exactement et rigoureusement la position relative desdits éléments de coffrages ainsi jumelés, l'espace existant entre les coffrages pouvant recevoir des éléments de remplissa- ge partiels, convenablement amovibles, le tout dans le but de permettre l'érection d'une seule venue de constructions de toute
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importance désirée et présentant une grande précision.
L'invention est caractérisée également par une ossa- ture de guidage constituée par des montants vertioaux sur lesquels viennent se fixer, à l'aide de tout dispositif appro- prié, des organes de support et de guidage horizontal d'élé- ments de coffrage.
L'invention permet de plus d'une 'part de réaliser au moyen d'éléments standards de coffrage n'importe quelle oonstruo- tion, et d'autre part d'obtenir des murs à double paroi facile-
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ment déooffrab1; .,
Enfin l'invention porte sur des organes raidisseurs et des dispositifs spéciaux pour assurer la verticalité des parois:
D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description qui va suivre et qui se réfère au dessin annexé:
La figure 1 est une vue en perspective avec coupe partielle d'un élément de coffrage suivant l'invention.
Les figures 2 et 3 montrent respectivement en éléva- tion et en coupe axiale, les parties constitutives d'un organe de guidage pour les coffrages jumelés.
La figure 4 montre un mode de réalisation d'un coffra- ge assemblé avant la mise en place du béton:
La figure 6 est une vue partielle semblable à la figure 4.montrant l'agencement de fer en U de support des cof- frages.
La figure 6 e st une coupe vue en plan montrant la dis- position de noyaux à l'intérieur d'un coffrage avec bourrage en béton. ,
La figure 7 est une vue d'ensemble en perspective partielle du dispositif de guidage et de support des éléments de
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coffrage montés pour la construction d'un bâtiment d'habitation à un étage.
La figure 8 représente en coupe horizontale une partie du ooffra.ge avec les matériaux coulas pour la. réali- sation d'un angle de la construction et d'une cloison pleine.
La figure 9 est une coupe verticale de la construc- tion suivant figure 8.
Les figures 10 et 11 sont des vues extérieure et en coupe horizontale du moule des figures 8 et 9.
Les figures 12 et 13 sont des vues intérieure et en coupe horizontale du moule des figures 8 et 9.
Les figures 14 et 15 montrent à plus grande échelle, le mode de liaison des boulons ou goujons d'assemblage aveo les panneaux intérieurs d'un moule.
Les figures 16 et 17 représentent, en élévation et plan, l'appareil qui permet de régler la verticalité des faces du moule.
Les figures 18 et 19 montrent, en élévation et coupe horizontale, un renforçateur vertical pour les éléments du moule.
La figure 20 concerne un renforçateur horizontal appliqué à ces mêmes éléments.
La figure 21 montre, en position d'utilisation, un outil permettant de déposer les entretoises tubulaires qui maintiennent, à écartement constant, les doubles parois du moule,
Les figures 22, 23, 24 et 25 représentent les moyens utilisée pour réserver des ouvertures dans le mur creux réali- @é; ces figures montrant également les parois du moule qui conforment les logements pour les stores, ainsi que les
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embrasures en ajustant, dans ces dernières, les huisseries.
Les figures 26 et 27 concernent l'établissement d'un pignon.
La figure 28 représente en coupe horizontale une va- rante de réalisation'du dispositif de chaînage horizontal des éléments du moule représenté en figure 20.
La figure 29 montre en élévation partie d'un panneau du moule destiné à conformer l'un des parements intérieurs du mur creux.
La figure 30 représente, en coupe verticale, la liaison des panneaux du moule avec les ferrures destinées à conformer les soubassements ou les corniches.
La figure 31 est une coupe verticale du moule, tel qu'il est réalisé dans le cas où ce dernier n'est pas conjugué avec des fers à U supérieur et' inférieur, destinés à conformer des assises horizontales réunissant les deux parois verticales constitutives d'un mur creux.
La figure 32 concerne une variante oonstructive de l'appareil qui permet de dégauchir les parois du moule, repré- senté en figures 16 et 17:
Dans sa forme'la plus simple, l'élément de coffrage utilisé pour la mise en oeuvre du procédé d'après l'invention, comporte, comme le montre la figure 1, une plaque 1 de préfé- rence en métal munie de rebords latéraux 2, par exemple perpen- dioulaires au plan de la plaque 1; Ces rebords comportent, éven- tuellement, des perforations 3, en tout nombre voulu, destinées à recevoir des boulons ou clavettes, pour la réunion des éléments adjacents, des butées 4, en tout nombre 'voulu, pouvant, en outre, être ménagées pour assurer l'alignement desdite élé- ments adjacents de coffrages.
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Chaque élément de coffrage comporte des trous de jumelage 5, en tout nombre voulu, destinés au passage de tiges 6, la fixation des tiges 6 dans les plaques jumelées 1, l' étant effectuée d'une part, par une tête 7 (figures 2 et 5), et, d'autre part, pa,r une clavette 8 ou tout autre organe appro- pria tel que écrou ou autre. Entre les plaques de coffrages 1, l' (figure 5), la tige 6 traverse une douille 9 comportant,, sur sa face extérieure, un certain fruit partant d'une embase 10,de dimension suffisante pour assurer un portage d'orienta- tion franc sur la face intérieure de la. plaque 1.
Cette douille constitue ainsi entretoise déterminant exactement l'éoartement des plaques ou éléments de coffrages jumelés 1, 1, tandis que d'autre part le serrage des clavettes 8, ou autres organes de fixation des tiges 6, détermine la constitution d'un ensemble rigide et indéréglable.
D'après l'invention, pour assurer la régularité de la construction, on dispose sur les fondations convenablement nivelées et de part et d'autre du mur à ériger, des rails ou poutrelles 11, de forme appropriée, présentant par exemple la forme d'un fer U indiquée en figure,5 et qui règnent de préférence sur tout le pourtour de la construction à ériger.
Lesdits rails 11 sont également jumelés comme on le voit en figure 5 par des tiges 6 avec douilles coniques 9 à embases 10.
Cette double ceinture de rails ou poutrelles 11 étant mise en place pour délimiter l'emplacement du mur à ériger, on applique sur les ailes supérieures de ces poutrelles les rebords 2 des plaques ou éléments de coffrages 1, comme on le voit en figure 5, en obtenant ainsi l'assurance que ces divers éléments de coffrages sont parfaitement de niveau.
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On peut ainsi superposer plusieurs rangées de coffra- ges 1 ou 1', deux par exemple et on effectue le coulage du béton. Une fois cette opération effectuée et le béton pris on enlève l'assise inférieure de coffrage 1 et 1' que l'on peut @ placer au-dessus des éléments de coffrage restant en place, @ avec éventuellement interposition d'une rangée de rails ou poutrelles 11.
Ces opérations se répètent jusque la partie supérieure de la construction,- les ceintures de rails ou poutrelles 11, étant également remontées à chaque nouveau lit de bétonnage.
L'invention permet également l'érection de oonstruo- tions à murs isolants dans lesquelles chaque mur présente deux parois séparées par un espace vide; on utilisera à cet effet des noyaux amovibles et extensibles, dont chacun comporte, (figure 6) des ailes ondulées 12, 13 reliées ensemble par une tête¯14. Cette tête 14 pressente de préférence une certaine élasticité tendant constamment à rapprocher l'une de l'autre les ailes 12, 1'5.
Cet élément est destinée à être utilisé avec un élément semblable, dont les branches-seront de préférenoe munies d'un dispositif raidisseur approprié tel que cornière ou autre 15 (figure 6):
Pour l'utilisation, on engage les ailes 16, 17 (figure 6) de l'élément intérieur de noyau entre les ailes 12, 13 de l'élément extérieur, cet engagement étant effectué aveo facilité par un simple coulissement de haut 'en bas, puis on place le noyau ainsi préparé entre les éléments de coffrages 1, l' (figure 6) où on les amène dans la position indiquée par un dispositif de butée, éventuellement articulé sur les éléments raidisseurs 15 des ailes intérieures 16, 17 et non représenté aux dessins. On se rend compte,
par l'examen de
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cette figure, que l'élément intérieur peut pénétrer aussi avant qu'on le désire dans l'élément'extérieur de noyau, en ménageant ainsi après ooulage du béton 18 des vides, de toutes dimensions voulues entre les murs élémentaires ainsi érigés.
Pour le démontage on retire tout d'abord les noyaux amovibles et on enlève ensuite les éléments de serrage des parois du coffrage. On dégage les olavettes 8 maintenant la. tige 6, on enlève cette tige 6 en la tirant par la tête et au besoin en frappant sur son extrémité opposée à la tête 7, après quoi on enlève les éléments de coffrages 1, l' puis on chasse les douilles 9 en les repoussant par leurs extrémités de plus faible diamètre, ces douilles sortent facilement surtout si on a pris soin de les enduire d'une substance appropriée,savon, huile ou autre.
Sur la figure 7 est représentée en perspective par- tielle une vue d'ensemble d'une ossature de guidage suivant l'invention qui peut être employée.
Cette ossature comporte une série de poteaux 19 en forme d'U comportant sur leurs ailes des trous régulièrement es- pacés destinés à recevoir des boulonsou autres organes pour la fixation sur les dits poteaux, d'éléments horizontaux de guidage 11. Les poteaux 20 situés à l'angle extérieur de l'ossature sont formés de simples cornières tandis que les poteaux 21 situés, à l'angle intérieur du mur sont constitués par des fers creux à section carrée dont un angle été abattu, en déterminant la formation d'allés 22-23 de direction perpendiculaire, dans les- quelles sont pratiquas les trous de passage des boulons ou autres organes non représentés pour le support et la fixation des éléments horizontaux de guidage 24.
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Pour la mise en oeuvre du système à l'aide du dispositif décrit, on établit tout d'abord une assise de béton 25 (figure 7) bordée de part et d'autre des éléments horizontaux 11 et 24 de guidage et venant se fixera par leurs extrémités à des poteaux 19-20 pour la faoe extérieure et 21-26 pour la face intérieure du mur. On dispose, - , la hauteur vouiue, la deuxième rangée d'éléments horizontaux de support et de guidage destinée à recevoir, entre elle et le support inférieur placé sur l'assise, des éléments de coffrage dont la fixation sera effectuée au moyen de vis, boulons ou de toute autre manière appropriée.
On dispose de même les éléments 11'-24' à la hauteur du plafond si le bâtiment doit posséder un étage ou plusieurs étages ou s'il doit comporter une plate-forme formant terrasse.
On met alors en place les éléments de coffrage jumeaux 1 aussi bien sur la face intérieure que sur la face extérieure du mur ; l'espace oompris entre les éléments jumeaux de coffrage recevant en outre les armatures telles que 27 ainsi qu'éven tuellement les moules tels que 28 destinés à déterminer la for- mation de vides dans les murs, après quoi on procède à la coulée puis au vibrage du béton à la manière usuelle.
Les figures 8 à 17 représentent, une variante de réa- lisation du moule suivant l'invention dont une caractéristique réside dans le fait que pour effectuer le moulage d'un bâti- ment quelconque, on-dispose, d'éléments de coffrage standards, dont les dimensions sont déterminées de manière qu'ils permettent, par leurs combinaisons diverses, de préfigurer en creux n'importe quel genre ou type de, construction devant être ooulée.
Ces éléments standards sont établis: a) En ce qui concerne la réalisation des parements extérieurs des parois extérieurs et intérieure d'un mur creux ou les parements extérieur et intérieur d'une paroi
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, pleine (cloison, par exemple), sous forme de panneaux reotangu- laires plans 29, 30,31 (figure 10) bordés, sur toute leur péri- phérie, par un rebord d'équerre. Ce rebord peut être obtenu soit par pliage des marges du panneau plan, soit par soudure;, sur ce dernier, de cornières.
Ces éléments ont, par exemple, une hauteur de trois mètres, leur largeur sera par exemple 30, 20 et 10 cm, de manière à permettre la conformation de parois dont le déve- loppement est variable. b) En ce qui concerne le, réalisation des parements intérieurs des parois intérieures d'un mur creux, sous forme de panneaux rectangulaires de mêmes dimensions que ceux oi- dessus. La réalisation de ces panneaux est toutefois différente.
Ces panneaux, qui peuvent être plats ou ondulés, ou qui peuvent former des nervures 32 (figure 8), ont l'un de leurs bords longi- tudinaux plié à angle droit (ou sur lequel a, été rapportée une cornière) pour jouer le rôle de raidisseur. Le bord opposa est repoussé parallèlement à lui-même dans le sens opposé à celui du relèvement dé l'autre bord ;
forme ainsi appui pour le bord du panneau voisin, cette disposition permettant de maintenir dans le même alignement les parties planes des faces de ces divers panneaux. c) En ce qui concerne la réalisation de parois dont lhauteur est inférieure à trois mètres (mur de pignon, encadre- ment d'ouvertures (baies de fenêtre ou de porte, etc...) , sous forme de panneaux standards 33-34 (figures 23-27) de dimensions plus réduites dont les uns sont rectangulaires et les autres triangulaires; les dimensions de ces panneaux étant également déterminées, de manière à obtenir, par leurs combinaisons diverses , toute construction désirée.
Le système prévoit, en outre, quelques panneaux
35 hors la série eus-indiquée pour profiler, par exemple,
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les embrasures de porte ou de fenêtre (fig.24-25) et éventuelle- ment, des raidisseurs en cornières ou fer à'U 36 (figures 18, 19, et 20). L'usage de ces moyens complémentaires sera exposé dans ce qui'suit au cours de la description des phases de la construction d'un élément de mur,
Les panneaux 29-30-31-37 du moule (qu'ils soient destinés à être placés intérieurement ou extérieurement) sont percés le long d'un ou de deux bords verticaux. Il en est de même des re- bords des panneaux correspondant aux parements de ce mur.
Ces trous sont destinés à permettre la mise en place soit de boulons, soit de goujons 38 (ces derniers qui doivent réunir les parois externe et interne destinées à oonformer chaque paroi du mur creux, étant logés dans des entretoises tubulaires 39 (figure 14) défi- nissant la distance entre panneaux parallèles ee correspondant).
Pour ériger le moule, on commence par établir une poutre inférieure 40 qui constituera l'emplanture des murs et cloisons.
Le moule sera constitué de fers à U 41 et 42 qui sont posés soit sur l'arasement supérieur de la fondation 43, soit sur des dés en tenant lieu, Ces fers 41-43 sont dégauchis et sont réunis par des goujons olavetés engagés dans les trous 43; des entretoises tubu- laires servent également à loger ces goujons et limitent l'écar- tement des fers- 41-42. Dans le moule ainsi fermé sur lui-même, on ooule le béton après mise en place du ferraillage, s'il y a lieu.
Pour l'érection des murs, on pourra, par exemple, utiliser du béton ordinaire pour la paroi externe de ces derniers, et un béton de plâtre (plâtre et sable par exemple) pour la consti- -tution des patois intérieures, cloisons comprises. Les panneaux qui conforment les parois intérieures du mur creux sont établis en feuilles métalliques, d'épaisseur plus réduite que celle des panneaux d'extérieur. Les panneaux internes pourront
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ainei encaisser les déformations sans que ces dernières nuisent à la planioité des parements extérieurs. La mise en place des panneaux, pour la conformation du mur, s'opère de proche en pro- che, c'est-à-dire que l'on commence par élever deux panneaux ex- térieur et intérieur se correspondant.
On les réunit aux fers du soubassement 41-42 au moyen de boulons traversant leurs rebords inférieurs, puis on solidarise ces panneaux en mettant en place les entretoises 39 ainsi que les boulons,on goujons 38 se logeant dans ces dernières. On observera, à ce sujet, que ces boulons ou goujons 38 sont réunis en permanence avec le panneau correspondant par un lien flexible 44, (tel qu'une chaînette par exemple) supporté, d'autre part, par une nervure soudée sur ledit panneau (fig. 12-13).La mise en place des entretoises 39 et des boulons ou goujons 38 ne présente aucune difficulté.En effet, les trous pratiqués dans les panneaux accouplés, pour leur mise en place, sont placés à proximité de leurs bords verticaux libres, ce qui permet une facile manipulation.
Il est nécessaire toutefois, avant la mise en place de ces entretoises et organes d'assemblage, de placer en position le panneau interne immédiatement adjacent, puisque ce dernier forme un recouvrement marginal qui se superpose au bord correspondant du premier panneau posé et qu'il doit être assemblé avec ce dernier (figures 8 et 11).
Cette opération terminée, on procède à la mise en place du second panneau extérieur qui se monte comme le précédent.
Toutefois, intervient une manipulation supplémentaire, à savoir: celle qui doit réunir, au moyen de boulons, les deux rebords verticaux de ces panneaux voisina; ces deux rebords s'appliquant l'un contre l'autre,
Pour dégauchir le moule et assurer la verticalité de ces éléments constitutifs, on peut utiliser l'appareillage (figures 16-17), qui est essentiellement constitua d'une pièce horizon- tale en V, 45, en fer à T ou U par exemple, dont le sommet porte
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un écrou 46 pour une vis verticale de calage. Cette vis porte un volant de manoeuvre 47 à une de ses extrémités et un patin articulé 48 à son extrémité opposée.
Les extrémités libres des deux branches 45 du V portent, au moyen de charnières 49, à axes horizontaux, des pattes 50 destinées à être fixées (par doigts ou boulons) dans les trous correspondants des rebords inférieurs des panneaux du boule. Près du sommet du V s'articule, sur un axe horizontal 51, un bras 52 qui peut ainsi faire un angle varia- ble avec le plan dudit V. L'extrémité de ce bras 52 s'engage sur une tige qui pénètre elle-même dans des trous correspondants, pratiqués¯¯dans les rebords verticaux des panneaux de ce même moule.
L'appareil est réalisé de manière que le bras 52 s'engage aveo le panneau disposé entre ceux sur lesquels sont assujettiss les branches-45 du V, lesquelles-sont réunies par des entretoises. Sur ce V peut être placé un poids quelconque 53. L'appareil étant ainsi monté et stabilisé, il suffit d'agir sur la vis pour modifier , avec toute la préoision possible, l'équerrage des panneaux du moule, sous le contrôle d'un fil à plomb 54.
On peut aussi combiner avec les panneaux de ce moule, des ,raidisseurs (figures 18-19) constitués par des profilés 36 dispo- sés verticalement (fer en U par exemple). L'âme de ces fers est peroée de trous correspondant à ceux, marginaux, des panneaux verticaux. Ces.raidisseurs sont assujettis sur le panneau oorres- pondant au moyen de boulons ou goujons 38 qui assurent, également, la liaison de ce panneau avec celui qui lui est parallèle et qui de concert aveo lui, constitue partie des deux parois oorrespondan- tes d'un même moule. On peut aussi prévoir un chaînage horizontal des éléments de la faoe externe des moules (figure 20).
Dans ce but, on dispose, perpendiculairement à la hauteur de ces derniers, des fers horizontaux 36 (fer à U, par exemple). Ces fers portent des crochets 55, à tige filetée. Les crochets s'engagent dans des
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troua conjugués des rebords accouplés des panneaux; la fixation s'opère en vissant un écrou 56 sur chacune des tiges filetées 55.
On évite ainsi que certains panneaux, sous une influence quelconque, se déplacent hors de l'alignement que réalisent ceux avec lesquels ils se combinent.
Les figures 8 à 12 montrent que, dans cette construction, les arêtes sont conformées par des éléments de panneaux 57, à. sec- tion en L ou, plus simplement, pour l'extérieur, par de simples cornières 58 se combinant avec les panneaux plans sus-décrite.
Aux arêtes internes sont substituées des parois cylindriques qui réalisent ainsi des renforcements d'angle. Ces parois oourbes réunissent soit deux murs creux formant un angle, soit deux parois d'un même mur creux pour en limiter la. longueur (formation d'une embrasure, par exemple); elles sont conformées en ointrant un panneau d'intérieur 59-60-61-62 ou 63, ce qui est possible grâce à la faible épaisseur de la tôle le constituant. Cette défor- mation est d'ailleurs facilitée si les panneaux en question sont ondulés. On peut également, lorsque les rayons de courbure sont réduits, combiner plusieurs panneaux 61-62 que l'on cintre à la de- mande et qui sont assujettis relativement par des boulons, par exemple.
Les éléments ainsi monté* sont solidarisée, en leurs ex- trémités supérieures, par des fers à U 41 formant chaînage. Le montage de ces cornières est identique à celui des U 41 et 42 destinés à mouler l'emplanture des murs. Ces U sont réunis entre eux par des boulons 43 traversant des entretoises creuses. Leurs ailes inférieures sont également boulonnées sur les rebords cor- respondants des panneaux extérieurs. Pour mouler le chaînage correspondant, un fond perdu (planche de bois ou de métal - treilla- ge, etc...) est posé sur les extrémités supérieures des parois
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du mur creux.
On remarquera que pour l'établissement de ces parois, il suffit de damer les bétons lorsqu'ils êtteignent la partie su- périeure des moules; la compression des parties inférieures de la construction se produisant automatiquement du fait de la charge que représente le poids du bétonnage même.
Lors du démoulage, après avoir dévissé les écrous ou démonté les clavettes extérieures 64 des boulons ou goujons d'as- semblage, on chasse vers l'intérieur ces derniers. Ils tombent ainsi entre les deux parois oonstituant le mur creux, mais demeurent so- lidarisés du panneau du moule auquel ils sont réunis par le lien 44.
Pour décoller les entretoises 39 et les reoueillir extérieurement, on peut faire usage d'un extracteur, réalisé comme suit (figure 21): cet appareil est constitué par un crochet 65 qui peut être introduit dans l'entretoise 39 de manière que son bec 66 vienne s'engager aveo l'extrémité intérieure de cette dernière; En son autre extrémité, la tige du crochet @5 porte une tête 67 sur laquelle peut venir frapper une masse percutante 68, qui coulisse sur la dite tige. On réalise ainsi une sorte de marteau à aotion tractive.
Les figurés 22 à 35 montrent comment on peut ménager une ouverture dans le mur creux et également comment on peut encadrer une telle ouverture par une huisserie métallique ou en bois. Cette huisserie 69 est mise en place, avec coulée da béton, de sorte que ses ferrures sont prises dans ce dernier;'elle fait ainsi corps aveo le monolithe ooulé, Les parties haute et basse de l'ouverture (s'il y a lieu) sont enoadréespar des panneaux 33 semblables à, ceux des parois, mais de dimensions plus réduites. L'embrasure est définie par des panneaux latéraux 35, qui limitent les murs d'encadrement et qui permettent la fixation provisoire de l'huisserie 69.
Dans le linteau de¯la fenêtre, on peut réserver, au moyen d'une plaque incurvée 70, l'espace vide qui servira au montage d'un store à en- roulement,
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Les figures 26 et 27 concernant la réalisation d'un pignon, au moyen de plaques rectangulaires 33 et triangulaires 34 qui s'assemblent entre elles, par leurs rebords se correspondant. L'en- semble du moule (parements externe et interne) repose sur le chaî- nage qui termine le mur creux, en sa partie supérieure. Le pignon peut être moins épais que le mur; dans ces conditions, le. partie libre 71 du chaînage peut fournir appui pour les extrémités des poutres de la. charpente coulée.
Les moyens sus décrite permettent l'érection de bâtiments à plusieurs étages. D'ailleurs le matériel utilisé est établi de manière à pouvoir obtenir la conformation de piliers d'angle ou de piliers intermédiaires, armés ou non, qui constituent ainsi l'armature de la construction et entre lesquels on peut, de la manière décrite dans ce qui précède, constituer des murs à double paroi.
La figure 28 représente-en coupe horizontale une variante de réalisation du dispositif de .chaînage horizontal des éléments du moule représenté en figure 20. D'après cette variante, 1@ rai- disseur 36 est utilisé non seulement pour maintenir les éléments 39-qui constituent, le parement externe de l'une ou l'autre paroi du mur creux, mais encore pour assujettir les éléments internes 72 devant conformer le parement correspondant de l'une ou l'autre paroi de ce mur. Autrement dit, les fers en U 41, qui jouent le rôle de raidisseur pour,les éléments externes 29 du moule main- tiennent également, à écartement, constant de ces derniers, les éléments internes correspondants 72 dudit moule.
Bans ce but, au lieu de crochets, on utilise des goujons 73 dont les têtes 74 prennent appui sur les éléments internes 72 du moule. Ces goujons 73 traversent l'espace creux 75 (qui reçoit le matériau de construction, devant être moulé) au moyen d'entre-
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toises creuses 76 maintenant l'écartement entre les éléments interne 72 et externe 29 du moule. Ces goujons 73, après avoir traversé la paroi des éléments externes'29 du moule,-ainsi que les raidisseurs horizontaux 41 (en fers à U)'reçoivent, extérieurement dans leurs ¯mortaisés, les olavettes d'assemblage 77. pratiquement, les âmes des fers à U 41 peuvent comporter des boutonnières successives afin de faciliter la mise en place des goujons 73.
Les éléments internes du moule 72 sont établis de manière que les nervures 78 ne soient plus formées sur leurs bords. Les mar- ges planes 79 (figure 29) qui se superposent à, recouvrement avec celles des panneaux voisins portent : les unes, des perforations 80, les autres des encoches 81 débouchant latéralement. Les goujons 73 sont disposés dans le passage que constitue la superposition d'une perforation 80 appartenant à un élément 72 avec l'encoche 81 que porte l'élément 72 immédiatement voisin; Ces moyens facilitent le montage et le démontage,
Les nervures 78 sont obtenues par repliage de la tôle oomme le montre la coupe figure 28. Ces nervures 78 permettent d'y assu- jettir, au moyen de chaînettes 82 par exemple, les goujo#s 73 par leurs têtes 74.
De cette manière, lors du démoulage, il suffit de chasser ces goujons 73 vers l'intérieur. Ils se dégagent complètement en tombant entre les deux parois du mur. Mais les chaînettes 82 les relient aux panneaux 72, de sorte qu'ils accompagnent ces derniers lors de leur démontage, 'au cours du démoulage de la construction.
On peut aussi utiliser les fers à U41 du chaînage horizontal pour solidariser la base des panneaux 39 aveo les fers à U 83 qui serventà conformer la fondation (ou soubassement des murs) ou les oorniohes réunissant les deux parois de ces derniers. Dans ce but, l'aile inférieure des raidisseurs 41 possèdent des tenons 84 qui
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sont destinée à passer au travers de l'aile 85 des fers à U@ infé- rieur 83 (ou supérieur); l'aile 85 do ces derniers (qui sont alors dissymétriques) étant plus large que celle inférieure.
Après mise en place, les tenons 84 sont assujettis au moyen de clavettes 86 qui sont introduites dans les mortaises qu'ils comportent à cet effet, ces clavettes 86 prenant ainsi appui sous la face de l'aile 85 de ces éléments 83 du moule de fondation.
Ces dispositions ont pour but, naturellement, de fixer l'implanture des parois des murs creux et de maintenir l'écartement entre les dites parois. Dans le cas où la constitution d'un tel soubassement (ou corniche) n'est pas indispensable, on peut obtenir le même résultat par l'utilisation des moyens suivants (figure 31): on dispose à la partie inférieure des éléments externes 29 du moule un raidissement 41, en fer à U, analogue à ceux déjà décrits dans ce qui précède; ce raidissement 41 sert d'appui pour la clavette de fixation 77 d'un goujon 73 dont la tête 74 prend appui sur l'élément externe 29' conformant l'autre paroi du mur creux.
Pour maintenir les écartements, ce goujon 73 traverse une entretoise perdue 87, disposée entre les éléments 29' 72' du moule pour la paroi interne du mur, une entretoise en deux pièces 88 dont les extrémités abou- tées sont taillées obliquement (cette entretoise 88 s'intercale entre les éléments internes 72-72' des deux moules qui limitent la partie creuse 89 du mur) une autre entretoise 87 disposée entre les éléments 29-72 du moule externe et, finalement, le fer en U de raidissement 41. Les deux parties de l'entretoise centrale 88 sont respectivement rattachées par chaînes 82 aux éléments internes 72-72' des deux moules.
Lorsque le goujon 77 est chassé extérieure- ment, les deux parties de cette entretoise 88 se séparent, tombent dans la partie creuse 89 du mur et sont extraites avec les panneaux internes 72-72' lorsqu'on démonte ces derniers.
Enfin, l'invention concerne également une codification
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apportée dans la oonstruotion de l'appareillage représenté sur les figures 16 et 17 destinée à permettre, le dégauohissage des éléments du moule. Dans cette variante de réalisation, le régla- ge de.cet appareil s'opère en agissant sur la longueur du bras obli- que 90 qui triangule les panneaux 29 aveo la base 91 dudit appareil. A cet effet, ce bras oblique 90 est établi en deux tronçons dont les extrémités se correspondant sont filetées à pas inverses pour se combiner avec le manchon 92 taraudé sembla- blement et qui peut être manoeuvré à la manière d'un tendeur.
En allongeant ou raccourcissant ce bras 90, on déplace angulaire- ment les panneaux 29 du moule qui sont mobiles relativement aux organes de liaison'qui unissent leurs parties inférieures avec la base 91 de l'appareil.- @ REVENDIOATIONS.-
1.) Appareillage pour réaliser des constructions moulées dans lequel on forme préalablement sur les fondations, une pgutre horizontale moulée destinée à constituer l'emplanture des murs, caractérisé par le fait que les éléments opposés de ooffra- ge, c'est-à-dire les éléments destinés à être placés de part et d'autre du mur à construire, constitués par des plaques par exemple oonvenablement planes et munies de rebords, sont reliés les uns aux autres par des éléments de jumelage formés d'organes tels que tiges ou douilles,
s'engageant sur chacun des deux éléments ou sur l'un seulement de ces éléments par l'intermédiaire de dispositifs de guidage verrouillant les éléments de coffrage en position.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.