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Perfectionnements apportés aux soupapes de sûreté à clapet pilote.
SOCIETE ANONYME DES ETABLISSEMENTS JULES COCARD
La présente invention est relative à divers per- fectionnements apportés aux soupapes de sûreté, dans les- quelles le mouvement d'un clapet principal est commandé par un clapet auxiliaire dit clapet pilote. Notamment, le brevet français 623. 506, déposé par la demanderesse le 24 Février 1926 concerne une telle soupape.
Lorsque la pression de vapeur, ou tout autre fluide accumulé, atteint un taux supérieur à celui de ré- gime, le clapet pilote intervient pour faire ouvrir, puis faire fermer le clapet principal, de façon à laisser éva- cuer l'excédent du fluide contenu dans la chaudière.
Deux difficultés peuvent se présenter dans le fonctionnement de ces soupapes à clapet pilote. D'abord
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la chambre qui surmonte le clapet pilote, communique néces- sairement avec l'atmosphère, de telle sorte que des poussiè- res ou autres corps étrangers peuvent pénétrer dans cette chambre et se loger dans la boîte du clapet pilote.
D'autre part, la vapeur qui s'échappe sous le clapet pilote, lors de son ouverture, vient en contact avec le ressort du clapet pilote, l'échauffe, le dilate et modi- fie sa tension : il peut en résulter une certaine impréci- sion dans l'action de ce ressort de rappel.
La présente invention a pour but d'éviter les inconvénients précédents.
Elle concerne d'abord une soupape à clapet pilote, caractérisée par une coupelle de protection disposée au des- sus du clapet pilote, et empêchant ainsi les poussières ou autres corps étrangers de parvenir au clapet pilote et de s'interposer entre ce clapet et son siège.
Suivant une variante de l'invention, un organe mobile vient, (en fin de course du clapet pilote, lorsque la pression du régime est atteinte) établir un joint d'une certaine étanchéité sur un élément du corps du clapet ou de la chambre d'échappement, ce qui empêche la vapeur d'é- chappement de venir en contact avec le ressort du clapet pilote et évite ainsi toute élévation de température exagé- rée de ce ressort.
Suivant une forme de réalisation de cette derniè- re disposition, l'organe mobile est constitué par la coupel- le de protection elle-même, qui est chassée par le courant de vapeur s'échappant à l'atmosphère, et vient établir le joint empêchant le contact de cette vapeur et du ressort du clapet pilote.
Une soupape à clapet pilote, conforme à l'inven- tion, est représentée à titre d'exemple, sur le dessin ci- joint dans lequel :
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La. fige 1 est une coupe de cette soupape par un plan vertical ;
La fig. 2 est une élévation de cette soupape ;
La fig. 3 est une coupe de la soupape suivant la ligne 3-3 de la fig. 2 .
Le clapet pilote 8, repose sur le siège 10. Il surmonte la tige 20 logée dans un appendice 9, qui lui-mê- me repose sur le taquet support 18 ; cesupport 18 est cons- titué par un bouchon en métal inoxydable terminé à sa partie supérieure par une cavité perforée sur son pourtour, à l'ef- fet de constituer un filtre à la vapeur qui vient agir sur l'appendice 9 empêchant ainsi tout corps étranger de péné- trer dans l'intérieur du pilote.
Un conduit 12, met en communication la face infé- rieure du clapet pilote 8 et la chambre 6 ménagée au-dessus du clapet principal 4, tandis qu'un conduit 2, amène sous l'appendice 9 la vapeur vive provenant de la chaudière.
Le clapet pilote 8, peut d'autre part être ma- noeuvré à la main, par un levier à sonnette 22 articulé sur un axe 23, sollicité par un ressort de rappel 24 tt engagé dans l'étrier 25 d'une tige de commande 26 ; cettetige est engagée dans un manchon 27 rapporté sur la tige 31 du clapet pilote 8. Le ressort de rappel 11,prend ap- pui d'une part sur ce manchon et d'autre part sur un écrou 28, vissé sur la tubulure intérieure 29 de la chambre 30 à orifices 32 d'échappement de vapeur,
Conformément à l'invention, une coupelle de pro- tection 33 est enfilée à frottement doux sur la tige 31 du clapet pilote 8 ; à l'arrêt, cette coupelle de protec- tion repose, par sa tranche inférieure, sur le pourtour de la boîte, de sorte que les corps étrangers, poussières ou autres, ne peuvent pénétrer dans cette boîte.
S'ils s'accumulent autour de la "coupelle de protection", ils
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seront chassés dès que le clapet 8 quittera son siège 10 et que la vapeur s'échappera à grande vitesse de 12 en 32 vers l'atmosphère, ce qui détermine à la-manière ordinaire un a- baissement de pression dans la chambre 6, l'ouverture du cla- pet principal 4 et l'échappement de l'excédent de vapeur de la chaudière suivant la flèche 40.
Lorsque la pression de régime est atteinte, et que la vapeur s'échappe vers l'atmosphère, par les orifices 32, la "coupelle de protection" est chassée à son bout de course haut par le courant de vapeur et sa tranche supérieure bute contre le fond d'une bague creuse repère 35. Ce contact, relativement étanche, empêche l'écoulement de la vapeur vers le ressort 11, et évite ainsi toute élévation de température de ce dernier. Ce ressort conserve donc une tension à peu près constante, ce qui assure au dispositif une grande préci- sion de fonctionnement.
On peut évidemment apporter de nombreuses modifi- cations au dispositif ci-dessus décrit à titre d'exemple..
En particulier on a supposé, pour plus de simplicité, que la coupelle 33 formait en même temps organe mobile, inter- ceptant l'écoulement de la vapeur vers le ressort 11 du clapet pilote, mais on peut évidemment réaliser, conformé- ment à l'invention, une soupape de sûreté, à clapet pilote, comportant deux organes séparés, l'un formant coupelle de protection et recueillant les poussières, l'autre formant' organe mobile d'arrêt de vapeur.
D'ailleurs, une soupape conforme à l'invention, peut présenter l'un ou l'autre seulement de ces deux organes.