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DISPOSITIF DE FERME-PORTES
Jusqu'à présent, les dispositifs destinés à fermer les portes par rappel d'un organe élastique, n'ont été munis que de ressorts à boudin, à spirale ou à lames travaillant à la torsion. Dans certaines portes de fours d'appareils de cuisson, par exemple, on a appliqué des lames multiples, juxtaposées et encastrées dans deux broches qui servent de pivots aux char- nières dont l'une est fixée au cadre fixe, l'autre à la porte, un des deux pivots pouvant être tourné et assujetti dans la position correspondant à la tension voulue.
Lorsque l'espace disponible est fort restreint, comme c'est le cas dans l'application des ferme-portes aux portes des fours de cuisinières, il est matériellement exclu de pou- voir employer un ressort à boudin et moins encore un ressort en spirale. Le premier nécessite un fil de diamètre trop gros, le second a besoin, par principe, d'un diamètre relativement grand du barillet.
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On en est dès lors réduit à faire usage de bandelettes métalliques plates, simples ou multiples, travaillant à la tor- sion. Ce système est peu logique, puisqu'il nécessite des sec- tions assez fortes pour un certain effet à réaliser. D'autre part, ces bandes soumises à la torsion peuvent se déformer dans le sens de leur axe longitudinal et on doit les placer dans une gaine tubulaire formant enveloppe.
A part les organes élastiques précités, produisant le rappel, il y en a un très intéressant par sa simplicité et son efficacité, qui n'a pas encore été appliqué aux dispositifs destinés à refermer les portes. C'est un simple tube métallique par exemple en tôle d'acier ou de laiton durci et qui, au lieu d'être complètement fermé, possède une fente longitudinale le long d'une génératrice. Un ressort de cette forme agit d'une façon analogue à celle d'un ressort à spirale conique à lame plate, où la compression axiale modifie la direction de la génératrice par rapport à la surface enroulée et l'élasticité de la matière ramène la génératrice dans sa position initiale, qui peut être arbitrairement choisie.
A titre d'exemple, soit Fig. 1 un tube fendu longitudina- lement dans lequel 1 est l'enveloppe et 8 la fente.
Fig. 2 montre la même enveloppe 1,développée. On conçoit que si cette enveloppe est enroulée selon une ligne a-b paral- lèle à une des arrêtes de la surface 1, on formera un cylindre droit ; mais si l'on soumet ce tube fendu à une torsion, la direction a-b se modifie et devient a'-b' (ou a"-b") selon que la torsion est dirigée, dans l'un ou l'autre sens. En fai- sant cesser l'effort de torsion et à supposer que la limite de torsion n'a pas été atteinte, le tube se remet dans sa po- sition initiale en correspondance avec la direction a-b.
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Les applications d'un organe élastique de cette espèce sont multiples. Il ne sera considéré ici que deux cas jugés comme les plus intéressants, sans pour cela exclure toutes les autres applications qu'il est facile de réaliser.
En premier lieu, on peut envisager l'emploi de ce ressort de rappel tubulaire dans les portes des fours des appareils de cuisson. On sait qu'il y a une tendance à équilibrer les portes à charnières' horizontale inférieure, de manière à éviter la chute des portes et le bris éventuel des pivots ou des ca- dres de fonte.
Pour une application de ce genre, il est important que l'organe élastique soit d'une simplicité extrême et d'une effi- cacité certaine, tout en n'occupant qu'une place très restreinte Le point délicat, si l'on peut dire, est celui se rapportant à la liaison d'un tube à paroi mince aveo les organes sur lesquels ce ressort doit agir.
Fig 3 montre une forme particulière du profil du tube 1, où la fente,8 est comprise entre deux lèvres 3 et 3' s'étendant sur toute la longueur du tube. On conçoit que l'on puisse immo- biliser une des extrémités dans une encoche prévue à cet effet dans la pièce fixe, l'autre extrémité pouvant être insérée dans une encoche analogue prévue dans la partie mobile (porte).
'Ouverture de la porte produit une torsion et engendre un ef- fort de redressement qui dépend des dimensions du tube et de la tension initiale, qui peut être plus grande que zéro.
La forme du profil comme représenté à la Fig 3 permet un réglage très simple de la variation de la tension en cas de tor- sion. En supposant une extrémité immobilisée et l'autre soumise à un effort de torsion, on aura, pour un quart de tour de la porte, par exemple, à développer un effort = 1. Mais si on atta-
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que le tube en se rapprochant de l'extrémité immobilisée, l'augmentation de la tension augmentera en proportion inverse de la distance. Le point d'attaque peut être modifié à volonté en faisant coulisser sur le tube d'entraînement, rendu soli- daire de la porte et qui est traversé par le tube, cependant que les saillies prennent appui dans une encoche prévue dans cet organe d'entraînement.
Il n'est donc pas besoin, comme cela arrive dans les lamelles plates travaillant à la torsion, d'aug- menter l'angle de torsion initial, ce qui provoque généralement des déformations permanentes. le-4 montre que ces levés ou barbes peuvent être seulement prévues aux extrémités du tube 1, lorsque les conditions de fonctionnement sont parfaitement prédéterminées et qu'un réglage ultérieur n'est pas à prévoir.
Fig. 5 montre que les barbes longeant la fente peuvent être prévues à une des extrémités, l'autre pouvant être fixée au moyen d'une goupille 5.
Fig, 6 montre, enfin, que le tube, non muni de lèvres le long de la fente, peut recevoir des encoches 6-6' servant l'entrainement.
La deuxième application intéressante se rapporte aux ferme- portes d'appartements etc.. à charnières verticales. Fig. 7 mon- tre un exemple à titre schématique.
1 est le tube fendu, 7 une douille ou tête fixée au tube 1 par une liaison appropriée 8. Cette tête est munie d'un oeillet 9 dans lequel est monté à genouillère la branche 10 agissant sur la porte.
Le bas du tube 1, muni d'encoches 11, dans lesquelles passe une broche 12, est reiié à un chapeau 1$ que l'on peut immobili- ser par rapport à l'enveloppe 14 du ferme-porte par un dispositif
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16 approprié (crans etc.,) La gaine 14 est munie de pattes 15 pour être fixée sur le montant fixe de la porte.
Il:va sans dire que, dans le cas d'une porte de four, il peut également être fait usage d'un dispositif de réglage de la ten- sion initiale, lequel peut être analogue ou différent de celui décrit à la Fig 7.