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Procédé pour le montage des chaussures à semelle souple et matériel pour sa mise en application Messieurs Elimaleoh A R 0 N B K, 4 -Avenue Simon Bolivar à PARIS,
Citoyen russe$ et Edouard Gaston L A L Y,
80 Faubourg Saint-Denis à PARIS.,
Citoyen français.
La présente invention a pour objet un procédé pour montage des chaussures à semelle souple*
Suivant ce procéda le bord inférieur de la tige, rabattu vers l'extérieur, est encollé, ainsi que le bord de la face su- périeure de la semelle, après quoi, la tige étant placée sur forme, on presse l'un contre l'autre les bords encollés de la tige et de la semelle, de préférence, en poussant autant que possible le pli de la tige entre la forme et la,semelle.
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En pratique, le pressage a lieu en deux temps; il porte successivement sur les parties voisines de la pointe de la chaussure et sur les parties voisines du talon, ou inversement 'L'invention vise également le matériel destiné à la mise en application du procéder
Ce matériel comprend deux machines, l'une qui sert à ef- fectuer le pressage du bord inférieur de la tige contre celui de la semelle, l'autre à rabattre le bord inférieur de la tige et du contrefort dans la région du talon.
Le dessin annexé, auquel on se réfère, représente, à ti- tre d'exemple: fig.l, une forme de réalisation sommaire de la première ma- chine, vue de face; fig.2, la marne vue de profil; fig.3, la machine vue en plan; fig. 4 et 5, des plaques d'enfonçage de la tige ; fig.6, une vue de face d'une forme de réalisation perfectionnée de la machine à presser la tige sur la semelle ; fig.7 et 8, la même machine vue de profil et en plan ; fig. 9 et 10, des détails de la dite machine vus en plan ; fig.ll, une vue de face de la machine à rabattre la tige sur le talon ; fig.12 et 13, la même machine vue de profil et en plan ; fig.14, une coupe de la figure 13 par un plan vertical a-a.
Dans une première forme de réalisation sommaire de l'appareil à presser les tiges sur les semelles (figures 1 à 3) celui-ci se compose de deux parties essentielles: la partie supérieure 1 et la partie inférieure 2.
La partit inférieure 8 est montée directement sur une ta- ble quelconque et reçoit une plaque a ou b (figures 4 et 5) pré- sentant une découpe ayant la forme appropriée des semelles à col- ler.
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Sous la plaque a ou b, est placée une ou plusieurs feuil- les 4 de caoutchouc ou de tout autre corps souple destinées à servir daappui élastique à la semelle*
La partie 1 est articulée sur la partie 2 et est constant* ment poussée vers le haut par des ressorts-lames 5 placés de chaque côté de l'appareil.
La partie 1 porte un étrier constitué par les deux biel- lettes 6 et la traverse 8. Les de bielles 6 présentent des dents dans lesquelles peuvent s'engager les extrémités du lo- queteau double 3, lors de l'abaissements de la partie 1. Le lo- queteau est commandé par une poignée 7 et rappelé à sa position d'encliquetage par des ressorts à boudin. Sur la traverse 8, est fixée une tringle 10 reliant ainsi la partie 1 à une pé- dale 11 dont la course peut être réglée au moyen du tendeur à lanterne 9.
Pour amener la partie 1 sur la partie 2, on l'actionne donc au moyen de la pédale 11.
Par ce mouvement et la pression qui s'ensuit on lie la tige des chaussures avec la semelle dont les bords ont été préa- lablement encollés. Le loqueteau 3 se ferme sur les bielles 6 et la partie 1 est immobilisée sur la partie 2.
L'opération étant terminée, il suffit d'agir sur la poi- gnée 7 pour dégager le loqueteau des biellettes 6 et pour que la partie 1 rappelée par les ressorts 5, reprenne sa position de départ.
On peut sur le même appareil fabriquer des chaussures de différentes pointures, en changeant les plaques & et 2. suivant les besoins et suivant qu'il s'agit de chaussures gauches ou droites.
Dans une autre forme de réalisation perfectionnée, la ma- chine comprend un plateau fixe 15, porté par des pieds qui sont assujettis à. l'établi. Sur le bord arrière de ce plateau fixe s'articule, sur un axe horizontal 16a, un plateau 16, qu'on
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peut rabattre.vers le plateau fixe en agissant sur la pédale 17.
A cet effet, celle-ci est reliée, par la tige 18 à tendeur 18', à une traverse 19 qui est reliée à son tour, par des biellettes 19' aux deux bords latéraux du plateau mobile, à une certaine distance de l'axe d'articulation 16a. Un ressort antagoniste 20 s'attache d'une part à la pédale 17 et d'autre part à un point fixe de la machine.
Au milieu et au-dessous du bord antérieur du plateau fixe 15 se trouve un verrou 21, susceptible de coulisser transversalement à la traverse 19, vers laquelle il est sollicité par un ressort 22. Ce verrou, dont la forme générale est celle d'un coin, est prolongé an avant de la machine par une tige se terminant en une poignée 23. Une encoche est ménagée dans la face supérieure de la traverse 19 pour le guidage de ce verrou.
Le plateau mobile est constitué de deux plaques où. est pra- tiquée une large échancrure s'ouvrant vers l'avant de la machi- ne. Entre ces plaques, un logement est réservé aux mâchoires 24.
Le dit logement s'ouvre sur la face antérieure du plateau mobi- le, de manière à permettre l'introduction et l'enlèvement faciles des mâchoires 24.
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Celles-ci, formées de plaques métalliques relativement minces, s'articulent l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un grain 25. Elles sont pourvues, sur leur bord arrière, chacune d'une encoche 24* dans laquelle se trouve saisi un goujon, tel que 26, porté par l'une des plaques constituant le plateau mo- bile (figure 7).
Vers chacun des bords latéraux de ce plateau s'articulent des leviers à poignée 27, qui pénètrent entre les deux plaques constituant le plateau mobile et qui sont susceptibles d'agir sur les mâchoires 24,par leur extrémité façonnée en biseau.
Pour chaque sorts de chaussure à travailler sur la ma- chine, il y a une paire de mâchoires correspondant à la région de la pointe (figure 8) et une paire correspondant au talon (figure 9).
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Le plateau fixe porte, au-dessous de l'échancrure du pla- teau mobile,des plaquas de caoutchouc ou autre matière élastique 28, dont le nombre et l'épaisseur varient avec 1 épaisseur du cuir des semelles à travailler.
La machine fonctionne de la manière suivantes
La tige de la chaussure étant placée sur une forme et la semelle mise en place après encollage des bords et séchage; on pose le tout sur les feuilles de caoutchouc du plateau fixe, en l'orientant convenablement. On rabat ensuite le plateau mobile en agissant sur la pédale 17 et les mâchoires 24 viennent s* ap- pliquer sur le bord de la tige pour le serrer contre celui de la semelle. En repoussant les leviers 27, qui étaient jusqu* alors tirés à fond, on rapprocha les mâchoires 24, tout en les rame- nant en avant. Le bord interne des mâchoires qui est en biseau, vient donc pousser entre la forme et la semelle le pli du bord de la tige, ce qui fait que la chaussure se moule exactement sur la forme.
La pression doit durer pendant quelques minutes, Bile est maintenue automatiquement par le verrou 21 .qui, dès que la tra- verse 19 s'abaisse, se trouve poussé au-dessus de celle-ci par le ressort,22 et s'engage d'autant plus que la-traverse 19 se trouve abaissée davantage, selon-l'épaisseur du cuir de la chaus- sure montée.
Pour provoquer le desserrage en fin de pression, il suffit de tirer sur la poignée 23 pour libérer la traverse 19 du verrou 21. Le ressort 20 ramène alors le plateau mobile à la position d'ouverture,
Ce plateau porte, 'au milieu de son bord arrière, un goujon carré ou analogue 29, qui maintient un double talon amovible 30 pour-petites et grandes pointures. Ce talon sert à former la tige, avant de la présenter à la forme 32 de la machine à rabattre décri- te ci-dessous.
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La dite machine à rabattra (figures 11 à 14) comporte une plaqua de base 31 reposant sur un établi ± auquel on la fixe, par exemple par des vis. Transversalement à l'établi, cette plaque présente une rainure 31', servant de guide à la base d'une forme 32. Dans cette base'se vissent des tiges verticales 33, guidées dans une mortaise 32' de la plaque 31, mortaise qui est dirigée suivant l'axe de la rainura 31' et à laquelle correspond une au- tre mortaise dans l'établi.
Un levier 34, articulé sur la plaque 31, en 34',forme une fourche dans laquelle s'engage un ergot de la base de la forme, de sorte que l'on peut faire coulisser cette dernière dans la rainure 31', en agissant sur le levier 34.
Derrière la forme est disposée une plaquette métallique' mince 35, fixée à la plaque 31. Le haut de cette plaquette est sollicité conntamment vers la forme.Il en épouse le contour et en affleure le sommet.
Des mâchoires 36, montées symétriquement de part et d'autre de la forme, s'articulent sur des arbres horizontaux 36*, trans- versaux par rapport à l'établi. Ces mâchoires sont guidées dans des encoches 36", ménagées dans la plaque 31. A la base de chacu- ne d'elles, s'articula une des biellettes 37. Bas deux biellettes 37 s'articulent d'autre part, chacune vers une des extrémités d'un joug 38. Au milieu de ce dernier s'attache une tige 39, reliée à une pédale 40 et pourvue d'un tendeur 41, à deux filetages in- verses. En ce même point s'attache d'autre part un ressort 42, qui est accroché par son autre extrémité à l'une des tiges 33.
Sur l'axe darticulation d'une des biellettes 37 au joug 38, est monté un levier 38a. à poignée, qui repose sur l'axe d'articula- tion de l'autre biellette et présente, vers son extrémité, la forma dtune équerre.
La forma 32 comporte un logement vertical, renfermant un ressort 43* qui s'appuie, par une de ses extrémités, sur la tê- te d'une tige 43, et par son extrémité opposée, contre un épauler
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ment entourant le trou par lequel la tige 43 sort de son loge- ment, à la partie supérieure de la forme 32. Cette tige, pourvue extérieurement à la forme 33 d'une autre tête, sert d'axe à une manivelle 44, qui est montée folle sur la dite tige et qui, en raison des dispositions de celle-ci, peut jouer élastiquement dans le sens vertical.
Vers l'extrémité de cette manivelle tou- rillonne, longitudinalement, un rouleau 44a qui, dans l'exemple choisi, est tronconique et présente des stries hélicoïdales (fi- sure 14).
Pour se servir de la machine, on place la tige de la chaus- sure dans la position renversée, le talon en avant et on la pas- se sur la forme de manière à ce que son bord dépasse le sommet de celle-ci, de la.largeur qui doit être encollée. On rabat la plaquette 35 contre le talon de la tige, puis on agit sur la pé- dale 40, de manière à rapprocher les mâchoires 36, qui viennent eau- brasser la forme, en serrant la tige de la chaussure contre elles.
La plaquette 36, qui s'interpose entre la tige et l'extrémité des mâchoires, empêche la formation des plis au cours de cette opération.
Le montage à coulisse de la forme 32 permet de travailler sur la machine toute épaisseur de cuir. On amène la forme à la position qui correspond à 1* épaisseur du cuir en agissant sur le levier 34.
Lorsque les mâchoires 36 sont serrées à fond, la partie en équerre du levier 38a vient tomber derrière l'axe qui soutenait jusqu'alors l'extrémité libre de ce levier et qui lui sert dé- sormais de butée, de sorte que les mâchoires 36 se trouvent ver- rouillées.
En faisant alors tourner la manivelle 44, on fait passer le rouleau 44a sur le bord en saillie de la tige et, en exerçant une pression suffisante sur la manivelle, on rabat vers l'extérieur ce bord et le contrefort du talon.
On provoque le desserrage des mâchoires 36 en déclenchant le levier 38a, ce qui permet au ressort antagoniste 42 d'entrer en action. La tige de la chaussure peut alors être enlevée de la forma
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Dans la pratique, on aura intérêt à procéder tout d'abord au montage de la tige sur le talon au moyen de la machine qui vient d'être décrite puis à enduire de colle le pourtour de la base et,après l'avoir laissé sécher, à faire le montage sur la semelle au moyen de la machine décrite précédemment.
Il est bien évident que l'invention n'est pas strictement limitée à ce qui est décrit et représenté mais qu'elle peut don- ner lieu à des variantes.
Ainsi dans la machine à rabattre le bord inférieur de la tige, le rouleau 44,$ peut avoir une forme toute autre. Dans la machine à presser, on peut prévoir deux axes d'articulation ou plus pour les leviers 27, ces axes étant situés à des distances différentes du point d'articulation des mâchoires 24, et les le- viers 27 étant rendus susceptibles d'être articulés sur l'un quelconque de ces axes, suivant le besoin.
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